> Janine Lévy (Traducteur)

ISBN : 2253182206
Éditeur : Le Livre de Poche (2001)


Note moyenne : 3.63/5 (sur 49 notes) Ajouter à mes livres
Le 31 octobre, les sorcières s'envolent sur leur manche à balai : c'est Halloween, la fête du potiron.
A cette occasion, Mrs Drake a organisé une soirée pour les " plus de onze ans ". Les enfants participent aux préparatifs, sous l'?il nonchalant de Mrs Oliver, q... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Sharon, le 20 mars 2012

    Sharon
    Quel est le propre d'un bon auteur ? Celui d'oser s'aventurer dans des domaines que d'autres auteurs n'explorent pas. Agatha Christie met en scène un crime particulièrement horrible : Joyce, la victime, n'avait que 13 ans, et elle a été noyée dans la bassine qui servait à un des jeux d'Halloween. le crime est abominable, de l'avis de tous. Il ne peut être que l'oeuvre d'un déséquilibré. Ils sont si nombreux ! Il ne se passe pas une semaine sans qu'un enfant innocent et imprudent ne disparaisse et ne soit retrouvé, mort, dans un fossé, dans une carrière, que sais-je encore ! Les hôpitaux sont vides, et l'Etat est obligé de libérer des malades qui errent en liberté. Ils ont parfois l'air tout à fait normal, et c'est ce qui est inquiétant. Ils peuvent ainsi duper leur victime. Effrayant, n'est-ce pas ? Si ce discours vous paraît étrangement proche de nous, c'est que nous l'entendons presque toujours de nos jours - et qu'il est très facile pour un assassin de sang-froid, doté d'un mobile, de se servir de ce préjugé, comme le prouve Agatha Christie dans son roman.
    Autre cliché battue en brèche : "l'innocence de l'enfance". Joyce n'est à aucun moment un personnage qui nous est sympathique. Bien sûr, il est les précautions oratoires d'usage, elle n'était qu'une enfant, il ne faut pas dire du mal des morts, etc, etc... mais, comme le dit Hercule Poirot, p. 31 "Quand il s'agit d'un meurtre, il n'est jamais méchant d'expliquer ce qu'était la victime [...] C'est absolument nécessaire. La personnalité de la victime est la cause directe de bien des meurtres". Joyce apparaît comme une élève moyenne, qui ne se distingue en rien, si ce n'est dans sa propension à inventer des histoires et à enjoliver la réalité. Sa seule véritable amie semble être Miranda Bulter, fille de Judith Butler, amie de l'écrivain Ariadne Oliver, à qui elle a sauvé la vie lors d'un voyage en Grèce, lors d'un épisode où Ariadne s'est révélé l'émule de Stephen Mathurin, le héros de Patrick O'Brian. Ariadne a été si choquée par le meurtre de Joyce que c'est elle qui a contacté notre détective privé à la retraite.
    Hercule Poirot est immédiatement intéressé par l'affaire, pour de nombreuses raisons. Un de ses amis, le superintendant Spence, a pris sa retraite dans le village où le crime a lieu. Il y vit avec sa soeur, dont le sens de l'observation n'a d'égal que celui de son frère - deux précieux alliés. de plus, cette région regorge de crimes, et si Joyce a réellement été témoin d'un meurtre dans sa jeunesse, Hercule Poirot n'a que l'embarras du choix. Serait-ce cette richissime vieille dame, passionnée de jardinage, tante de Mrs Drake chez qui Joyce a été tuée qui aurait été assassinée? Son testament a bien été falsifié, par cette jeune fille au pair d'origine étrangère, mystérieusement disparue, elle aussi. Serait-ce ce jeune homme au passé douteux, poignardé ? Cette jeune professeur, assassinée ? Non, Woodleigh Common n'est pas un village paisible ! Et si toutes ses affaires n'en formaient qu'une ?
    Les références aux auteurs classiques (Shakespeare en premier lieu) et à la mythologie inscrivent l'intrigue dans le registre de la tragédie, j'aurai presque envie de dire "la fatalité", si Hercule Poirot n'était là pour empêcher un drame plus atroce encore de se produire.
    Laissons cependant la tragédie la plus pure pour nous intéresser à la tragédie individuelle d'Ariadne Oliver, auteur de romans policiers à succès, et grande amatrice de pommes. Ce qu'elle a vécu en ce jour d'Halloween l'a dégoutée (à tout jamais ?) de ce fruit. Et Hercule Poirot ose la remercier pour cette affaire remarquable. Je laisse à Ariadne le mot de la fin :
    "Et vlan ! Comme toujours, il faut que ce soit sur moi que ça retombe" !

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-le-crime-d-halloween-..
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    • Livres 3.00/5
    Par Audreyy, le 01 novembre 2011

    Audreyy
    Pour commencer, j'aime beaucoup Agatha Christie. C'est un peu une valeur sûre dans le monde du policier alors quand j'ai envie d'en lire un , c'est avec plaisir que je me lance dans une de ses histoires.
    Ici, c'est Halloween. Une fête se prépare organisée par Mrs Drake pour les enfants de plus de onze ans. Au programme course de balais, souper, jeu de la bassine de pommes etc.. Lors des préparatifs, Joyce une fillette qui est considérée comme une menteuse la plupart du temps, se vante d'avoir assisté à un meurtre quelques années plus tôt. Personne ne la prend au sérieux, "c'est dans son habitude d'en faire toujours trop pour impressionner les autres." Qui souhaiterait-elle impressionner ici ? Sans doute, Mrs Oliver, une romancière écrivant des policiers présente lors de la soirée. En tout cas, c'est ce que tout le monde croit.
    Puis, la soirée a lieu entre jeux et fous rires des enfants. En nettoyant après la fête, c'est le corps de Joyce qu'on retrouvera sans vie dans la bibliothèque. Mrs Oliver, se rappelant de ce qu'elle avait dit plus tôt dans la journée, n'y verra plus une coïncidence. Elle fait donc appel au grand détective Hercule Poirot.
    Hercule Poirot n'a pas finit de nous impressionner, là où on voit des détails sans importances, il y voit un indice révélateur. Pendant que nous sommes en train de nous creuser la tête à essayer de trouver qui est l'assassin, il avance et trouve très facilement.
    Donc, le roman avance lentement et très rapidement à la fois car très vite, il interroge tous les invités. En revanche, contrairement aux autres de ses romans, je n'ai pas trouvé qu'ils avaient tous cachés quelque chose à cacher au contraire ! Ils semblaient tous si innocent et avaient vraiment rien à voir là dedans, c'est donc encore plus un casse-tête pour réussir à trouver qui a tué Joyce ?
    Un deuxième meurtre arrivera beaucoup plus tard et à partir de celui-là, tout va très vite jusqu'au dénouement final qui fera tomber les masques.
    Encore une fois, Agatha Christie m'aura bien surprise avec son dénouement qui est imprévisible je pense, pour ma part du moins.
    C'est une histoire très prenante qui est à lire si l'envie vous prend de lire un roman policier !
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  • Par Aline1102, le 11 octobre 2011

    Aline1102
    Ariadne Oliver, la célèbre romancière, est invitée par une de ses amies à une petite fête d'Halloween, donnée pour des enfants. Au cours de la préparation de cette soirée, l'une des fillettes, Joyce, se vante d'avoir été témoin d'un meurtre. Personne ne la croit, car Joyce a l'habitude de mentir. Toutefois, à la fin de la soirée, Joyce est retrouvée morte, noyée dans un seau plein d'eau...
    Bouleversée, Mrs Oliver fait appel à Hercule Poirot, afin qu'il découvre l'identité du meurtrier.
    "La fête du potiron" était ma lecture d'Halloween! Malheureusement, à part les décoration pour la fête des enfants, les références à cette fête étaient peu nombreuses.
    Mais l'intrigue n'en reste pas moins intéressante. Beaucoup de personnages, vivants ou morts, entrent en scène, et amènent une couche de mystère supplémentaire à l'histoire.
    Quant à la sympathique Mrs Oliver, elle semble avoir "mûri" (si l'on peut dire cela d'une femme de son âge), puisqu'elle m'a donné l'impression de moins se laisser dominer par son imagination et son impétuosité.
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    • Livres 4.00/5
    Par laconteuse, le 10 mars 2011

    laconteuse
    Si je vous dit que c'est mon premier Agatha Christie, vous me croyez ?? Non, mais c'est vrai en plus, c'est la toute première fois que j'ai eu l'occasion de lire l'auteure.
    Un bon point pour Agatha Christie, c'est que j'aime les romans policiers, bien que l'histoire du crime le jour d'Halloween soit peut-être un peu simpliste. J'ai trouvé l'histoire bien ficelée grâce au célèbre Hercule Poirot. J'ai pu suivre non pas une mais plusieurs enquêtes. Rien que le fait de parler avec les personnages de la ville, il a su trouver qui était le coupable du meurtre de Joyce.
    Comme je le disais, l'histoire est bien ficelée, mais très simpliste. J'ai été contente de découvrir l'auteure que je ne connaissais pas mais j'avoue que cela ne sera pas l'auteure de l'année au point de vue découverte.
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    • Livres 3.00/5
    Par OhOceane, le 23 avril 2011

    OhOceane
    Le Crime d'Halloween s'ouvre sur un crime d'enfant. Lors d'une fête d'Halloween, la petite Joyce Reynolds se vante inconsidérément d'avoir assisté à un crime. Bien sûr on la retrouve morte un peu plus tard. La chatoyante romancière Ariadne Oliver assistait à la fête et horrifiée, elle fait appel à son ami Hercule Poirot pour triompher de cette énigme.
    C'est étrange d'observer les réactions des intervenants, qui restent assez indifférents à la mort de cette gamine (certes un peu odieuse…) Ouvrir un Agatha Christie et ne pas en ressentir de contentement à la lecture est une chose impossible.. J'ai aimé retrouver dans ce roman la farfelu Ariadne, tellement éloignée des manies de Poirot… L'enquête n'est pas la plus compliqué de la collection, mais on ne boude pas son plaisir.
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Citations et extraits

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  • Par belette2911, le 25 mai 2012

    Poirot hésita. Mrs. Oliver semblait fort excitée et quoiqu’il ait pu lui arriver, elle se perdrait dans le récit de griefs personnels, de doléances, de frustrations de toutes sortes avant d’aborder le but réel de sa visite.

    Une fois installée dans le sanctuaire de Poirot, il serait sans doute difficile de l’en faire sortir sans manquer à la plus élémentaire courtoisie. Dans une discussion avec Ariadne, il fallait sans cesse veiller à ne pas aborder les sujets dont elle profitait pour vous entraîner dans un tourbillon de paroles inutiles
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  • Par PinkCanary, le 07 février 2011

    Il aurait été de très mauvais goût de mâchonner un pomme ici, sur la scène de ce qui avait été non seulement un crime, mais une tragédie. Car la mort subite d'une enfant de 13 ans, qu'était-ce d'autre? Y penser lui faisait horreur, et parce qu'il avait horreur d'y penser, il allait y penser jusqu'à ce que la lumière se fasse et qu'il voit clairement ce qu'il était venu voir.
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  • Par Sharon, le 29 octobre 2011

    Je ne suis pas psychiatre moi-même, Dieu merci. J'ai quelques amis psychiatres. Certains d'entre eux sont des gens parfaitement sensés. Certains autres... ma foi, j'irai jusqu'à dire qu'ils auraient besoin eux-mêmes d'une expertise psychiatrique.
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  • Par PinkCanary, le 07 février 2011

    - Que me chantez-vous là?
    -Que Mrs Ap Jones Smythe, ou quel que soit son nom, avait bien rédigé un codicille à son testament [...]. Mettez-vous ça sous la moustache et fumez-le.
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  • Par Sharon, le 29 octobre 2011

    - Quand il s'agit d'un meurtre, il n'est jamais méchant d'expliquer ce qu'était la victime, répliqua Hercule Poirot. C'est absolument nécessaire. La personnalité de la victime est la cause directe de bien des meurtres.
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