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ISBN : 2702433766
Éditeur : Le Masque (2006)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.59/5 (sur 233 notes)
Résumé :
Londres. Un homme se tient au bord du quai du métro. Soudain, il recule et tombe sur les rails.
Accident ? Suicide ? La police retrouve dans ses poches un permis de visite pour une maison à louer dans la banlieue de Londres. Le corps d'une inconnue est découvert dans une villa déserte. La villa du Moulin.
Coïncidence ? Difficile à admettre. D'autant qu'en ces deux occasions, un même suspect semble s'être trouvé sur les lieux. Signalement : grand, bien ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
juliette2a
28 octobre 2013
  • 4/ 5
Agatha Christie, c'est vraiment la reine du crime ! Elle le confirme avec ce formidable roman qui nous plonge au coeur d'une enquête passionnante !
En l'absence d'Hercule Poirot ou de Miss Marple, c'est une jeune femme, Anne Beddingfeld, la narratrice, qui se lance dans une aventure inoubliable...Après la mort de son père, Anne décide de trouver un emploi qui lui permettrait de subvenir à ses besoins ; toutefois, alors qu'elle attend le train, elle est témoin d'une mort plus que curieuse...A partir de là, de nombreuses péripéties vont la conduire à bord d'un paquebot en direction de l'Afrique du Sud, le Kilmorden Castle, où elle rencontrera de nombreux personnages mystérieux, mais Anne va surtout se retrouver prise au piège dans un trafic de diamants, d'où il sera difficile de s'échapper...
Les personnages sont encore une fois ô combien drôles et intéressants ! Entre un membre du Service secret britannique et un secrétaire étrange, le lecteur ne peut qu'apprécier chacun des moments passés en leur compagnie !
Enfin, l'intrigue est vraiment bien ficelée, le suspense est au rendez-vous du début à la fin, et, bien évidemment, Agatha Christie étant une spécialiste, la fin est totalement inattendue…
Ainsi, je me suis encore une fois régalée avec « L'Homme au complet marron », petite pépite qu'il faut déguster, et qui me donne envie de continuer la série des "Agatha Christie" !
A lire !!
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Gwen21
01 novembre 2016
  • 4/ 5
1924, en Angleterre.
La jeune et jolie orpheline Anne Beddingfeld se rêve un avenir peuplé d'aventures et de beaux hommes aussi musclés que bronzés. Si sa nature romanesque ne nuit pas à son bon sens et à son pragmatisme so british, la jeune femme n'en demeure pas moins une bleue dans le domaine du crime et c'est donc à l'aveuglette qu'elle se lance à corps perdu dans une enquête bien mystérieuse qui la mènera du métro londonien aux plaines désertiques de l'Afrique du Sud.
A la clé de cet opus très bien construit, pas mal d'action et de rebondissements : meurtres, traversée en paquebot, tentatives d'assassinat, enlèvements, histoire d'amour, révolte politique... autant dire que la Reine du Crime ne laisse aucun répit à son lecteur. Usant de pas mal d'humour et faisant se croiser différents récits, Agatha Christie se plaît à leurrer son héroïne (et nous avec !).
Je pense qu'il est difficile de passer un mauvais moment à la lecture d'un Agatha Christie, celui-ci tient ses promesses, sur ce rythme pressé et direct caractéristique de l'auteur ; un rythme qui me frustre toujours un peu personnellement car les descriptions sont souvent minimalistes et les paysages de l'Afrique mériteraient sans doute quelques développements pour renforcer le dépaysement.

Challenge Petits Plaisirs 2016
Challenge ABC 016 - 2017
Challenge Petit Bac 2016 - 2017
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Rebus
11 mars 2016
  • 4/ 5
L'homme au complet marron relate les aventures d'Anne Beddingfeld. Témoin d'une mort suspecte sur le quai du métro, notre jeune demoiselle, qui vient de décider de vivre une vie trépidante, décide de mener sa propre enquête. Enquête qui la mènera jusqu'en Afrique du Sud, à la poursuite d'un dangereux criminel, appelé le colonel.
Aventures, danger, romance et exotisme sont les principaux ingrédients de ce roman bien sympathique et très dynamique. C'est aussi la première rencontre avec le Colonel Race, que l'on retrouvera par la suite dans d'autres romans.
4e roman d'Agatha Christie et écrit après son tour du monde, L'homme au complet marron s'inspire beaucoup de la propre vie de l'époque de la romancière. D'abord, le nom du navire qui emmène les deux jeunes femmes loin de l'Angleterre : celui d'Agatha s'appelle le Kildonian Castle, celui d'Anne le Kilmorden Castle. Toutes deux sont victimes d'un terrible mal de mer.
Le mari d'Agatha travaille à cette époque pour le major Belcher, comme conseiller financier pour la mission de l'Exposition commerciale de l'Empire britannique. Belcher servira de point de départ au personnage de Sir Eustace Pedler, l'un des personnages principaux du roman. Belcher a également un secrétaire particulier à son service, Bates, qui inspirera également les secrétaires du personnage fictif.
L'homme au complet marron fut le dernier roman publié par Bodley Head. Agatha Christie embauchera par la suite un agent pour défendre ses intérêts, car elle estima que cette maison d'édition avait abusé de son enthousiasme de jeune auteur.
L'homme au complet marron fut également vendu à l'Evening News sous forme de feuilleton. Avec les gains, Agatha put s'offrir sa première voiture, une Morris Cowley grise. La romancière dira dans son autobiographie que les deux choses qui ont le plus marqu é sa vie sont l'achat de cette première voiture, et quarante ans plus tard, le dîner avec la Reine d'Angleterre.
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SophieLesBasBleus
06 décembre 2016
  • 5/ 5
J'étais un peu réticente avant de commencer ma lecture : Agatha Christie... pfff... ne serait-ce pas un peu vieillot ? Eh bien NON ! Une alternance de deux narrateurs pleins d'humour, d'ironie et d'autodérision. Une histoire in-vrai-sem-bla-ble de diamants échangés, de chantage, d'espionnage et d'amour. Une construction remarquable. Un petit bonheur dont je me suis régalée !
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akcd
30 novembre 2016
  • 5/ 5
Dès que quelqu'un évoque Agatha Christie, on pense aux enquêtes de Hercule Poirot ou de Miss Marple. Mais la grande romancière britannique a également écrit quelques romans d'espionnage, dont Mr Brown et L'Homme au complet marron.
Elle a édité ces romans à deux années d'intervalle. Les deux scénarios sont tellement proches que l'un parait presque être une ébauche de l'autre. Une chronique commune m'a donc paru être tout à fait adaptée.
Tuppence Cowley, jeune infirmière pendant la Première guerre mondiale, entame les années 1920 sans le sou, sans travail, en quête d'aventures. Elle retrouve par hasard Thomas Beresford dans les rues londoniennes ; son ancien ami d'enfance est un soldat démobilisé, désoeuvré tout comme elle. Ensemble, ils vont tenter de démasquer Mr Brown, un dangereux individu à la tête d'une organisation gigantesque, prête à mettre le monde à feu et à sang.
Anne Beddingfeld, fille d'un célèbre anthropologue désargenté, perd brutalement son père dans les années 1920. Elle accepte l'invitation de son notaire à l'accompagner à Londres le temps de se trouver une situation. le hasard va la mettre sur le chemin de l'Homme au complet marron et du Colonel, le mystérieux chef d'une bande de dangereux gangsters d'envergure internationale.
L'amour a une place essentielle dans ces deux romans d'espionnage. L'amour et les épopées mouvementées. Agatha Christie met en scène des jeunes personnes inexpérimentées pour démasquer des organisations criminelles en mesure de renverser l'ordre social. Billets truqués, amitiés trompeuses, intrépidité et perspicacité sont dans les deux cas les clés de notre plaisir. Lecteur, vous êtes prévenu : vous allez passer de surprise en surprise, selon le rythme exact imposé par la reine du crime. Attendez-vous à n'être plus sûr de rien, le bluff est garanti.
Le décor de ces deux romans est, lui, très différent. La bonne vieille Angleterre pour Mr Brown, une traversée en bateau et l'Afrique du Sud pour L'Homme au complet marron. La construction de l'intrigue diffère également. Dans Mr Brown, le narrateur est tour à tour l'un ou l'autre des jeunes héros. Quant à L'Homme au complet marron, d'une construction plus subtile et plus enlevée, l'histoire est racontée en alternance par Anne Beddingfeld et le journal de Sir Eustache Pedler, politicien à l'humour piquant, dans lequel il est difficile de reconnaître l'Anglais traditionnel et son flegme bien connu. Ce dernier roman mêle également à l'enquête des thèmes chers à l'auteure, comme l'anthropologie et les fouilles archéologiques.
Pour prendre un plaisir égal à la lecture de ces deux romans, je recommande de les lire dans l'ordre chronologique de leur écriture. Agatha Christie, dans les deux cas, excelle dans le montage de l'intrigue. La qualité littéraire de Mr Brown est cependant un degré en-dessous de celle de L'Homme au complet marron, au ton plus léger et aux rebondissements plus originaux.
Lien : https://akarinthi.com/
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Citations & extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen2128 octobre 2016
Tout le monde fut très bon pour moi. J'appréciais la bienveillance de mon entourage. Il faut bien le dire, je n'étais pas accablée de chagrin. Mon père ne m'avait jamais aimée, je ne le savais que trop. S'il m'avait aimée, je l'aurais aimé aussi. Non, il n'y avait pas eu de tendresse entre nous, mais nous formions quand même une famille ; je l'avais soigné, j'avais secrètement admiré son érudition immense et son dévouement intransigeant à la science. J'étais peinée de le voir mourir au moment où la vie l'intéressait le plus.
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genougenou15 août 2015
PROLOGUE
Nadine, la danseuse russe qui avait conquis Paris en coup de vent, revint saluer la dixième fois, rappelée par les applaudissements frénétiques. Ses longs yeux noirs brillèrent dans un sourire, sa bouche écarlate eut une moue hautaine. Les Parisiens enthousiastes continuèrent encore d’applaudir quand le rideau tomba sur les ors, les rouges et les bleus du décor bizarre. Dans un tourbillon de voiles tango et bleuâtres, la danseuse quitta la scène. Un monsieur barbu la reçut dans ses bras. C’était son manager.
— Bravo, ma petite, bravo, cria-t-il. Ce soir, tu t’es surpassée.
Et il lui plaqua sur les joues deux bons gros baisers d’affaires. Nadine accueillit l’hommage avec l’insouciance que donne une longue habitude et passa dans sa loge, où parmi des gerbes de fleurs traînaient de merveilleuses toilettes brodées de dessins futuristes. L’air était lourd d’exotisme et de parfums étranges. Jeanne, l’habilleuse, déversait sur sa maîtresse, en la dévêtant, un torrent de flatteries grossières.
Un petit coup à la porte l’interrompit. Jeanne se leva et revint, une carte à la main.
— Madame reçoit-elle ?
— Faites voir.
La danseuse tendit une main indolente, mais, à la vue du nom gravé sur le vélin : Comte Serge Pavlovitch, une lueur s’alluma au fond de ses prunelles.
— Faites entrer. Le peignoir jaune, Jeanne, et faites vite ! Quand le comte entrera, vous sortirez.
— Bien, Madame.
Jeanne apporta le peignoir, adorable chiffon jaune d’or bordé d’hermine. Nadine s’en enveloppa et s’assit à sa table de toilette, battant de ses longs doigts fins la mesure d’une danse et se souriant dans son miroir.
Le comte, très svelte, très élégant, très pâle, très las, neutre de traits et de langage, un de ces hommes qu’on rencontre à la douzaine et qu’on reconnaîtrait difficilement, sans leurs allures trop maniérées, s’inclina respectueusement sur la main de Nadine.
— Madame, enchanté de vous présenter mes hommages.
C’est tout ce que Jeanne put entendre avant de fermer la porte derrière elle. Dès qu’ils furent en tête à tête, le sourire de Nadine s’évanouit.
— Bien que compatriotes, nous n’allons pas parler russe, hein ? dit-elle.
— Et pour cause ! répliqua son compagnon. Puisque ni vous ni moi n’en savons le premier mot.
D’un commun accord, ils adoptèrent l’anglais. Maintenant que le comte avait abandonné son accent affecté, on ne pouvait douter que ce ne fût sa langue maternelle. Il avait débuté dans la vie comme acteur à transformations dans un music-hall de Londres.
— Vous avez eu un succès formidable, ce soir, fit-il. Tous mes compliments.
— Malgré tout, répondit la danseuse, je suis toujours inquiète. Ma situation n’est plus ce qu’elle était. Je n’ai jamais pu détruire complètement les soupçons nés pendant la guerre. On m’observe et on m’espionne continuellement.
— Mais vous n’avez jamais été accusée d’espionnage ?
— Le patron est trop malin, il a tout prévu.
— Vive le colonel, dit le comte. Qu’est-ce que vous en dites, vous, de sa retraite ? Prendre sa retraite, lui ! Comme un médecin, un plombier ou un boutiquier…
— Ou comme n’importe quel homme d’affaires, termina Nadine. Eh bien, moi, ça ne me surprend pas.
Un homme d’affaires merveilleux, c’est ce que le colonel a toujours été. Il organisait les crimes comme un autre organiserait une usine. Sans se compromettre lui-même, il a conçu et dirigé une série de coups ébouriffants dans toutes les branches de sa «profession». Vols de bijoux, documents forgés, ...
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ZoeZoe04 septembre 2010
Moi qui rêvais d’aventures, d’amour et de romanesque, j’étais condamnée à la plus morne des existences. La bibliothèque de prêt de notre village était remplie de livres de fiction en lambeaux. Je vivais donc des aventures et des amours de seconde main, et j’allais me coucher la tête pleine de Rhodésiens farouches et taciturnes, d’hommes forts qui abattaient toujours leur adversaire d’« un simple crochet du droit ». Malheureusement, dans mon entourage, aucun homme ne semblait en mesure d’abattre son adversaire d’un simple crochet du droit, ni même en s’y reprenant à plusieurs fois.
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Gwen21Gwen2130 octobre 2016
- Êtes-vous sûre de cet homme ?
Un sourire bizarre effleura les lèvres de la danseuse.
- Absolument sûre. Il ne brille pas par l'intelligence, mais on peut se fier à lui.
Elle s'arrêta un instant, puis, sur un ton d'indifférence, ajouta :
- Au fait, c'est mon mari.
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Gwen21Gwen2101 novembre 2016
- J'ai fouillé dans sa chambre. Et que pensez-vous que j'ai trouvé ? Ceci !
Et Pagett me tendit un rasoir.
- Pourquoi une femme aurait-elle un rasoir ?
Je suppose que Pagett ne lit jamais les annonces dans les journaux de modes. Moi qui les lis, je refusai de considérer le rasoir comme une preuve du sexe masculin de miss Pettigrew.
- Et que dites-vous de ceci, sir Eustace ?
Et il brandit triomphalement une perruque.
- Alors, êtes-vous convaincu que cette Pettigrew est en réalité un homme ?
- On le dirait. J'aurais dû m'en douter rien qu'à ses pieds.
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And Then There Were. Attention spoilers !
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