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ISBN : 2702441432
Éditeur : Le Masque (2014)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.99/5 (sur 329 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
On ne le répètera jamais assez : Hercule Poirot est le grand détective de tous les temps. Quel mystère pourrait le dérouter ? Disparition de bijoux inestimables, suicide suspect, espions retors, meurtre crapuleux, escroquerie de haut vol ou sombre affaire d'héritage, ri... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par potzina, le 29 décembre 2014

    potzina
    Bien que préférant largement les romans écrits par Agatha Christie que les nouvelles, je n'ai tout de même pas résisté devant l'intégrale des nouvelles mettant en scène Hercule Poirot. Il est parfois bien difficile de se procurer les différents recueils puisque certains ne sont plus édités. L'achat en occasion peut être une bonne alternative quand le vendeur a l'honnêteté de pratiquer des prix démocratiques ce qui n'est hélas pas toujours le cas.
    Aussi pour la «modique» somme de 25 € me voilà l'heureuse propriétaire de l'intégrale des nouvelles du petit détective belge. J'ai eu l'heureuse surprise de découvrir deux versions de la Capture de Cerbère, l'originale publiée dans Les Travaux d'Hercule et une issue des Carnets Secrets d'Agatha Christie. Je reconnais avoir préféré la version originale car, bien que se basant encore sur un trafic de drogue, elle est tout de même bien plus réaliste que l'autre version qui est une utopie presque enfantine.
    Également une autre nouvelle inédite publiée dans les Carnets Secrets : L'Incident de la balle de chien qui n'est rien d'autre que l'ébauche du roman Témoin Muet.
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    • Livres 4.00/5
    Par Nahe, le 17 novembre 2014

    Nahe
    Bien au chaud dans son salon londonien, Hercule Poirot s'apprête à passer une soirée tranquille lorsque le téléphone l'arrache à ses projets : à sa façon originale et impétueuse, Ariadne Oliver réclame son aide.
    Une fête enfantine organisée pour Halloween s'est plutôt mal terminée par la découverte du cadavre d'une des participantes. La jeune Joyce a été noyée, sans doute parce qu'elle avait affirmé plus tôt avoir été témoin d'un meurtre.
    Voici donc Hercule Poirot à la rescousse de son amie, tentant d'identifier le coupable : les suspects sont légion, tout comme les pistes à suivre et les rumeurs embrouillent l'affaire plus que nécessaire.
    Le dépaysement est total : la campagne anglaise, ses traditions et ses ragots … créent une atmosphère inégalable et captivante. L'intrigue et ses innombrables ramifications prêtent à bâtir bien des scénarios.
    J'ai pris plaisir à relire, grâce au Challenge Halloween de Hilde et Lou, cette enquête et à me replonger dans cette ambiance, mélange de fête et d'angoisse. Une lecture indispensable à cette période de l'année !
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    • Livres 4.00/5
    Par c.brijs, le 26 mai 2013

    c.brijs
    Qui ne connait Agatha Christie, célèbre de par le monde pour ces intrigues policières particulièrement bien ficelées ? Elle a fait et fait toujours le bonheur de nombreux lecteurs-détectives en herbe.

    Avec cette édition commentée, Hachette propose aux jeunes d'entrer plus facilement dans ses textes, certes palpitants, mais dont les tournures de phrase et le vocabulaire littéraires peuvent surprendre. Ainsi, savez-vous ce que signifie, par exemple, les termes "pandémonium", "cambiste", "monte-en-l'air" ? *

    Ce recueil de textes propose trois nouvelles qui ont pour point commun le cadre : les hôtels anglais. On y suit quelques-uns des célèbres détectives de la spécialiste des crimes parfaits. Dans "Vol de bijoux à l'hôtel Métropole", c'est notre célèbre Hercule Poirot belge, flanqué de son ami, le colonel Hastings, qui résout le mystère et coince les coupables. Son sens de l'observation est tel qu'il perçoit l'affaire avant même qu'elle soit officiellement déclarée. Si on loue son intelligence, sa vanité a de quoi cependant irriter !
    Autre récit, autre style avec "Miss Marple raconte une histoire". Même si elle s'en défend, il y a chez elle aussi une certaine fierté à dénouer une histoire de chambre close, mouchant par la même occasion les brillants esprits de ces grands messieurs de la ville.
    Avec le dernier texte, "L'Homme dans la brume", on a affaire à un couple de détectives, les Berensford qui, après un échec cuisant, se relancent avec bonheur dans l'élucidation d'un nouveau crime. Ces détectives-ci semblent plus modestes...

    Le lecteur s'amusera à repérer les indices qui émaillent le texte et amènent les détectives à la solution. Bon, d'accord, le plus souvent, il le fera après-coup car, même les plus attentifs se laisseront le plus souvent bernés par l'auteure ! Comme toujours, la leçon de ces histoires est la même : les apparences sont toujours trompeuses !

    "Peu d'entre nous sont vraiment ce qu'ils paraissent être."
    " Il nous arrive à tous de donner comme indiscutables des choses qui ne le sont pas, sans même nous en rendre compte."

    Outre le texte, cette édition est intéressante à plus d'un titre. le vocabulaire est expliqué en notes infrapaginales; chaque texte est suivi d'une exploitation à la fois fouillée et ludique : l'histoire, les personnages, le genre, les illustrations, l'exploitation de la grammaire, de l'orthographe, du vocabulaire ; des pistes de recherches, d'exposés et de débats sont proposés et, pour finir, on retrouve, en fin d'ouvrage, une biographie de l'auteure, une note historique sur l'époque victorienne, une autre sur la nouvelle policière ainsi qu'une dernière consacrée à la présentation de quelques célèbres détectives anglosaxons.

    En bref, une édition qui plaira aux élèves comme aux professeurs !
    * lieu en désordre, employé chargé des opérations de change à la Bourse, cambrioleur


    Lien : http://lacoupeetleslevres.blogspot.be/2013/05/nouvelles-policieres.h..
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    • Livres 5.00/5
    Par Domichel, le 04 février 2014

    Domichel
    Dans ce volume entre autres :
    Dix petits Nègres
    Je crois que tous les heureux lecteurs de ce livre sont encore sous le charme de l'intrigue. Et pourtant depuis sa sortie, combien de millions de lecteurs ont tout échafaudé avant d'arriver au dénouement sans avoir ne serait-ce qu'approché l'échafaudage diabolique qu'avait monté la Reine du crime.
    Parmi tous les meilleurs livres d'A.C., citons évidemment ABC contre Poirot, le Train de 16h50, le crime de l'Orient-Express (malheureusement pour moi, une “bonne âme” m'avait dévoilé le dénouement…), Mort sur le Nil, La mort n'est pas une fin… C'est sans conteste les Dix petits Nègres qui reste mon préféré, de plus ç'a été mon premier Christie, j'avais eu cette fois beaucoup de chance. Aujourd'hui encore j'aime à le relire et mes fistons l'ont lu et même étudié pour l'un d'eux avant d'aller dans le Devon voir le site et donc l'île qui avait inspiré notre chère Agatha.
    À avoir dans toute bibliothèque digne de ce nom.
    Aujourd'hui encore je viens de le finir, et en dépit du fait que je connais les dessous de l'intrigue, j'ai passé un moment incomparable à étudier toutes les ficelles employées pour nous mener au bout sans nous dévoiler l'intrigue. Une pure merveille !
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    • Livres 5.00/5
    Par ayla5488, le 13 janvier 2013

    ayla5488
    J'ai découvert Agatha Christie sur le tard et j'ai lu tout ce que j'ai pu trouver de sa plume, je ne commenterai pas chacun de ses ouvrages les appréciant tous. En plus d'un enquête j'y trouve la description d'une certaine société anglaise photographiée à une époque, le petit monde autour d'Agatha Christie remarquablement observé par l'auteur, avec ses tics et ses travers.
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Citations et extraits

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  • Par Aym, le 20 février 2014

    Copplestone Court, l’élégante demeure campagnarde du XVIIIe siècle où vivaient Henry et Clarissa Hailsham-Brown, sise dans la campagne vallonnée aux douces ondulations du Kent, avait belle allure même à la fin d’un après-midi pluvieux du mois de mars. Dans le salon du rez-de-chaussée, meublé avec goût, dont les portes-fenêtres donnaient sur le jardin, deux hommes étaient debout près d’une console sur laquelle reposait un plateau contenant trois verres de porto, chacun marqué d’une étiquette adhésive, un, deux et trois. Il y avait aussi sur la table un crayon et une feuille de papier.
    Sir Rowland Delahaye, cinquantenaire d’apparence distinguée aux manières charmantes et cultivées, s’assit sur le bras d’un fauteuil confortable et laissa son compagnon lui bander les yeux. Hugo Birch, âgé d’environ 60 ans et enclin à un comportement quelque peu irascible, plaça alors dans la main de sir Rowland l’un des trois verres. Sir Rowland but une gorgée, réfléchit un instant, puis déclara :
    — Je crois… oui… tout à fait… oui, c’est le Dow 42. Hugo replaça le verre sur la table, murmura « Dow 42 », le nota sur le papier, et tendit le verre suivant. Une fois de plus, sir Rowland en prit une gorgée. Il marqua une pause, but une seconde gorgée, puis hocha la tête affirmativement.
    — Ah, oui ! déclara-t-il avec conviction. Voilà un excellent porto, assurément. (Il but une autre gorgée.) Aucun doute là-dessus. Cockburn 27.
    Il rendit le verre à Hugo et continua :
    — Tu te rends compte, Clarissa a gâché une bouteille de Cockburn 27 pour une expérience stupide comme celle-ci. C’est un véritable sacrilège. Mais les femmes ne comprennent vraiment rien au porto.
    Hugo lui prit le verre, nota son verdict sur la feuille de papier, et lui tendit le troisième verre. Après une brève gorgée, la réaction de sir Rowland fut immédiate et violente :
    — Berk ! s’exclama-t-il, dégoûté. Un pseudo-porto Rich Ruby. Je ne comprends pas que Clarissa ait une telle horreur à la maison.
    Son opinion dûment consignée, il ôta le bandeau.
    — Maintenant, c’est ton tour, dit-il à Hugo.
    Ôtant ses lunettes à monture d’écaille, Hugo laissa sir Rowland lui bander les yeux.
    — Eh bien, j’imagine qu’elle se sert du porto bon marché pour le civet de lièvre ou pour parfumer la soupe, suggéra-t-il. Je ne crois pas qu’Henry lui permettrait d’en offrir aux invités.
    — Et voilà, Hugo, déclara sir Rowland en finissant d’attacher le bandeau sur les yeux de son compagnon. Je devrais peut-être te faire tourner trois fois sur toi-même comme à colin-maillard, ajouta-t-il en conduisant Hugo vers le fauteuil et en le faisant pivoter pour qu’il s’y asseye.
    — Eh, doucement ! protesta Hugo.
    Il chercha à tâtons le fauteuil derrière lui.
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  • Par Aym, le 20 février 2014

    Mrs Bantry rêvait. Ses pois de senteur venaient de remporter un premier prix à l'exposition florale. Le pasteur, revêtu de sa soutane et de son surplis, distribuait les récompenses dans l'église. Sa femme traversait nonchalamment l'auguste assemblée en maillot de bain mais, heureux privilège des songes, cette incongruité ne soulevait pas parmi les paroissiens le tollé qu'elle eût assurément déclenché dans la réalité...
    Mrs Bantry était ravie. Elle adorait ces rêves du petit matin qui s'achevaient par le premier thé de la journée.
    Le petit matin. Quelque part dans son subconscient, elle en percevait les bruits dans la maison. Le raclement, sur leur tringle, des rideaux de l'escalier tirés par la femme de chambre ; celui du balai-brosse et du ramasse-poussière de la bonne dans le couloir. Plus loin, le lourd claquement du loquet de la porte d'entrée que l'on déverrouillait.
    Un nouveau jour commençait. En attendant, il fallait profiter au maximum de cette exposition florale, car déjà sa nature onirique devenait de plus en plus apparente...
    À l'étage au-dessous, les grosses persiennes en bois du salon furent ouvertes. Elle entendit sans entendre. Pendant une bonne demi-heure encore, la rumeur habituelle de la maison allait continuer, discrète, étouffée, sans la déranger tant elle lui était familière. Jusqu'à atteindre son point culminant — un pas alerte et assuré qui approcherait dans le couloir, le frôlement d'une robe de coton imprimé, l'infime tintement d'un service à thé posé avec le plateau sur la petite table, derrière la porte, puis les coups légers frappés au battant et l'entrée de Mary pour tirer les rideaux.
    Dans son sommeil, Mrs Bantry fronça le sourcil. Quelque chose d'insolite venait perturber son rêve, quelque chose d'intempestif. Les pas dans le couloir. Trop précipités. Trop tôt. Elle attendit inconsciemment les tintements de la porcelaine. Mais la porcelaine point ne tinta.
    Les coups furent toqués à la porte. De façon automatique, du fond de son sommeil, Mrs Bantry répondit
    : «Entrez». On ouvrit. Elle attendit le glissement des rideaux sur leur barre.
    Mais les rideaux ne glissèrent pas. Dans la pénombre verte de la chambre, la voix de Mary s'éleva, haletante, affolée :
    — Madame ! Oh, Madame, il y a un cadavre dans la bibliothèque !
    Puis, secouée de sanglots nerveux, ladite Mary se précipita hors de la pièce.
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  • Par Aym, le 20 février 2014

    Après avoir enfilé ses caoutchoucs, le major Burnaby boutonna son manteau jusqu’au cou, prit sa lanterne-tempête, ouvrit avec précaution la porte de sa maison et risqua un coup d’oeil au dehors.
    Le spectacle qui s’offrait à sa vue rappelait de manière frappante ces paysages de la
    campagne anglaise tels que les représentent les cartes de Christmas ou les vieux
    mélodrames. Depuis quatre jours, sur toute l’Angleterre la neige tombait à gros flocons et
    dans la contrée de Dartmoor elle atteignait plusieurs pieds d’épaisseur. D’un bout à l’autre de la Grande-Bretagne, les habitants se lamentaient sur l’état de leur conduite d’eau et, en ce temps calamiteux, posséder les bonnes grâces d’un plombier constituait un privilège des plus enviés.
    Dans ce village de Sittaford, complètement isolé du reste du monde, les rigueurs de
    l’hiver compliquaient l’existence de façon tragique.
    L’intrépide major, debout sur le seuil de sa demeure, aspira l’air par deux fois, poussa un
    grognement, puis s’aventura résolument dans la neige.
    Il n’alla pas loin. Un petit sentier sinueux le conduisait à une grille. Il suivit l’allée en
    partie déblayée de neige et heurta à la porte d’une maison cossue, bâtie en granit.
    Une jeune bonne très accorte vint lui ouvrir et le débarrassa de son vieux cache-nez.
    Elle l’introduisit ensuite dans une pièce qui lui procura l’illusion d’assister au brusque
    changement de décors d’une scène à transformations.
    Bien qu’il fût à peine trois heures, les rideaux étaient tirés sur les fenêtres, l’électricité
    éclairait brillamment les objets et le feu pétillait dans la cheminée. Deux femmes en robe
    d’après-midi se levèrent pour accueillir l’ancien soldat.
    — Que vous êtes gentil de venir nous voir, major Burnaby ! dit l’aînée des deux.
    — Et moi je vous remercie de votre aimable invitation, madame Willett.
    Il serra la main de l’hôtesse et de sa fille.
    — Nous attendons également Mr. Garfield ainsi que Mr. Duke. Mr. Rycroft a promis
    d’assister à notre petite soirée, mais je doute qu’il sorte par un temps pareil. A son âge, il est excusé d’avance. Il fait vraiment trop mauvais. On sent le besoin de se divertir pour ne pas devenir neurasthénique. Violette, mets donc une autre bûche dans la cheminée.
    — Permettez-moi, mademoiselle, fit le major qui, galamment, se leva.
    D’une main adroite, il plaça une bûche à l’endroit voulu, puis se rassit dans le fauteuil que
    lui avait indiqué son hôtesse. Sans en avoir l’air, il lança des regards furtifs autour de lui et s’étonna de la transformation apportée dans ce salon. Pourtant, il n’aurait su dire ce qui avait bougé de place.
    Dix années auparavant, le capitaine de marine Joseph Trevelyan, lors de sa retraite, avait décidé de vivre à la campagne. Rêvant depuis longtemps de se fixer dans le pays de Dartmoor, il avait jeté son dévolu sur le hameau de Sittaford, perché au flanc d’une colline couverte de lande et de bruyère, à l’encontre des autres fermes et villages environnants. Le capitaine s’était rendu acquéreur d’un vaste terrain sur lequel il avait élevé une demeure confortable, baptisée par lui du nom pompeux de castel. Il y avait fait installer un moteur électrique qui fournissait la lumière et actionnait une pompe à eau. Puis, en vue de spéculation, il avait construit six maisonnettes en bordure de la route qui conduisait à la grille de sa demeure.
    Dans le bungalow le plus proche du castel logeait son vieil ami, John Burnaby. Peu à peu, les cinq autres pavillons s’étaient vendus, car il se trouve toujours des gens qui, par goût ou par besoin, s’éloignent du monde.
    Le hameau, en lui-même, comprenait trois cottages délabrés, une forge et une boutique
    qui tenait lieu à la fois de bureau de poste et de confiserie. Pour se rendre à la ville, il fallait parcourir près de dix kilomètres d’un chemin où les descentes rapides nécessitaient
    l’inscription si familière aux routes de Dartmoor : Motocyclistes, attention ! Descente
    dangereuse !
    Comme nous l’avons vu, le capitaine Trevelyan était un homme riche. Malgré cela, il avait
    un amour exagéré de l’argent. Vers la fin du mois d’octobre, un agent de location
    d’Exhampton lui avait demandé par lettre s’il consentirait à louer sa maison, une de ses
    clientes ayant formulé le souhait d’y séjourner pendant l’hiver.
    Le premier mouvement du capitaine fut de refuser net. Toutefois, après réflexion, il écrivit
    à l’agent pour obtenir de plus amples renseignements. La locataire éventuelle, lui fût-il
    répondu, était une veuve, Mrs. Willett.
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  • Par Aym, le 20 février 2014

    Miss Jane Marple avait coutume de lire son second journal dans le courant de l’après-midi. On lui en apportait deux à domicile chaque matin, et elle en parcourait un en prenant son petit déjeuner, à condition toutefois qu’elle le reçût assez tôt. En effet, le jeune garçon qui en assurait la distribution était particulièrement fantaisiste dans l’organisation de sa tournée.
    Parfois aussi, il se faisait remplacer par un camarade, et chacun de ses collègues avait son idée personnelle quant à l’itinéraire à adopter. Peut-être évitait-on ainsi la monotonie, mais il est certain que les lecteurs qui souhaitaient glaner dans leur quotidien les nouvelles les plus importantes avant d’aller prendre le bus, le train ou tout autre moyen de transport pour se rendre à leur travail n’étaient guère satisfaits lorsqu’ils ne recevaient pas leur journal à temps. Par contre, les vieilles dames dont la vie s’écoulait, paisible, à Sainte-Marie-Mead, préféraient en général lire tranquillement leur journal assises à la table du petit déjeuner.
    Ce jour-là, Miss Marple avait parcouru toute la première page, ainsi que quelques autres articles disséminés dans la feuille qu’elle avait baptisée la Macédoine Quotidienne, allusion tant soit peu irrévérencieuse au fait que le Daily Newsgiver, par suite d’un changement de propriétaire – et à sa grande consternation ainsi qu’à celle de plusieurs de ses amies –, proposait maintenant des articles insipides sur la mode, les peines de coeur féminines et les concours d’enfant, sans oublier de faire grand étalage des lettres des lectrices. De sorte que, à l’exception de la première page, on avait assez bien réussi à reléguer les nouvelles dignes d’intérêt en d’obscurs recoins où il était impossible de les dénicher. Miss Marple, qui appartenait à la vieille génération, aimait mieux que ses journaux fussent véritablement des organes d’information.
    L’après-midi, après avoir déjeuné et s’être accordé un petit somme d’une vingtaine de minutes, elle avait ouvert le Times qui se prêtait encore à une lecture plus sérieuse, bien qu’il eût passablement évolué lui aussi et qu’il fût maintenant fort difficile d’y trouver ce que l’on cherchait. Au lieu de le feuilleter en commençant par la première page et de passer progressivement aux articles qui vous intéressaient particulièrement, vous deviez désormais vous accommoder, dans ce vénérable quotidien, d’invraisemblables et inexplicables solutions de continuité. Deux pages étaient soudain consacrées à un voyage à Capri agrémenté d’illustrations, et le sport y tenait une place beaucoup plus importante que par le passé. Les nouvelles judiciaires et la nécrologie étaient restées un peu plus conformes à la tradition. Les naissances, les mariages et les décès – qui avaient à une certaine époque accaparé l’attention de Miss Marple – avaient émigré en un nouvel endroit, avant d’être récemment rejetés à la dernière page.
    La vieille demoiselle s’absorba d’abord dans la lecture des principales informations qui s’étalaient à la une, mais elle ne s’y attarda pas outre mesure, car elles étaient sensiblement la réplique de ce qu’elle avait lu le matin même, quoique peut-être présentées avec un peu plus de componction. Puis elle retourna le journal, afin de jeter un coup d’oeil rapide aux naissances, mariages et décès, se proposant après cela de rechercher la page consacrée à la correspondance où elle trouvait presque toujours quelque chose à son goût. Elle parcourait ensuite la chronique mondaine et les annonces de la salle des ventes, qui se trouvaient sur la même page. Il y avait aussi là un article scientifique, mais elle le laisserait de côté, car elle n’y comprenait généralement rien.
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  • Par Aym, le 20 février 2014

    Le coeur du West-End abrite de nombreuses petites rues calmes, inconnues de presque tous, sauf des chauffeurs de taxis qui les traversent avec facilité, et arrivent à Park Lane, Barkeley Square ou South Audley Street.

    Si, en venant du parc, vous tournez dans une ruelle sans prétention, et tournez à nouveau une ou deux fois, à gauche puis à droite, vous aboutirez dans une rue tranquille, où se dresse l’hôtel Bertram. L’hôtel Bertram se trouve là depuis longtemps. Durant la guerre, les maisons sur sa droite furent démolies, ainsi que celles, un peu plus loin, sur sa gauche, mais le Bertram fut épargné. Toutefois, il ne put éviter d’être meurtri et marqué de cicatrices (comme diraient les agents immobiliers), mais grâce à une somme d’argent raisonnable, il fut restauré et reprit son aspect original. En 1955, il était précisément le même qu’en 1939, imposant sans ostentation et discrètement coûteux.

    La clientèle du Bertram se recrutait, depuis toujours, dans la hiérarchie ecclésiastique, parmi les ladies douairières de l’aristocratie, arrivant de la campagne et les jeunes filles qui, sortant d’institutions coûteuses, retournaient chez leurs parents pour les vacances. « Il y a si peu d’endroits où une jeune fille seule soit en sécurité à Londres, mais bien sûr, le Bertram est tout à fait convenable, nous y sommes allées durant des années. »

    Il avait existé naturellement beaucoup d’autres hôtels du même genre que le Bertram. Certains subsistaient encore, mais presque tous avaient été victimes des bouleversements sociaux d’après-guerre.
    Il leur fallut obligatoirement se moderniser, s’adapter à une nouvelle sorte de clientèle. Le Bertram aussi avait dû changer, mais cela avait été fait d’une manière tellement habile qu’on ne le remarquait absolument pas au premier coup d’oeil.

    Au pied des escaliers, menant aux larges portes, se tenait ce qui semblait être, à première vue au moins, un feld-maréchal. Galons dorés, décorations, ornaient sa large poitrine. Son attitude était parfaite.
    Il vous recevait avec une affectueuse attention alors que vous émergiez d’un taxi ou d’une voiture avec des difficultés rhumatismales, vous conduisait avec précaution au haut des marches et vous guidait à travers les portes battantes mais silencieuses.

    À l’intérieur, lorsque vous visitiez le Bertram pour la première fois, vous éprouviez, avec une pointe d’angoisse, la sensation que vous pénétriez dans un monde disparu. Vous aviez l’impression d’être transporté hors du temps. Vous vous trouviez à nouveau dans l’Angleterre « édouardienne ».
    Certes, il y avait le chauffage central, mais cela ne se voyait pas. Dans l’immense salon se dressaient deux magnifiques cheminées, près desquelles de grands seaux à charbon en cuivre brillaient comme les faisaient briller les domestiques de l’époque édouardienne, et ils étaient remplis de morceaux de charbon tous de même grosseur. Ces cheminées, tout autant que le riche velours rouge, donnaient un sentiment de confortable intimité. Les fauteuils n’étaient pas de notre époque. Ils s’élevaient bien au-dessus du sol, de telle sorte que les vieilles ladies arthritiques ne risquaient point de perdre leur dignité en tentant de se lever. Les sièges, eux-mêmes, ne s’arrêtaient pas, comme la plupart des coûteux fauteuils modernes, à mi-chemin entre la cuisse et le genou, ce qui inflige d’atroces douleurs à ceux souffrant de sciatique. De plus, ils n’étaient pas tous de même modèle. Les uns présentaient un dossier droit, d’autres un dossier incliné. Ils étaient encore de largeurs différentes, convenant au mince comme à l’obèse.

    On était à l’heure du thé, le hall se trouvait rempli de monde.
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/!\ Donc demain vous aurez la seconde partie de cette vidéo et finalement le top 11 déceptions jeudi prochain, car je manque de sommeil ahah :) /!\
? Déroule ?
11 ? Juste avant le bonheur de Agnes Ledig 10 ? La maison du péril de Agatha Christie 09 ? le passeur de Loïs Lowry 08 ? Petits goûters entres amies de Louise Millar
On se retrouve demain pour la suite du Top 11 !
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