ISBN : 2702141757
Éditeur : Calmann-Lévy (2011)


Note moyenne : 3.62/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres

Une petite fille immigrée grandie heureuse à Ménilmontant, frappée par une série de deuils familiaux, devient championne de boxe puis étudiante à Sciences Po : le parcours hors du commun d’Aya, raconté avec ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par oops, le 23 février 2012

    oops
    danbé un est récit autobiographique écrit à quatre mains par Aya Cissoko ex-championne du monde de boxe, fille d'émigrés maliens et son amie de longue date Marie Desplechin journaliste et écrivain. Un récit sobre qui évoque l'enfance galère d'Aya élevée dans un 20m² ou l'on s'entasse à six, jusqu'au jour ou un incendie criminel dans l'immeuble emporte son père et l'une de ses sœurs. La maman malade d'une insuffisance rénale refuse de retourner au pays le « Mali » comme le voudrait la communauté, du coup elle se retrouve seule pour élever ses trois enfants. Elle emménage dans un immeuble de Ménilmontant, même si tout n'est pas rose Aya n'est pas du genre à se plaindre, elle apprend à esquiver le racisme, les mauvaises fréquentations, elle a du caractère et sa mère veille à ce que le danbé « dignité » soit toujours respecté. Quand Aya choisi de faire de la boxe française, à sa grande surprise sa mère la soutient, ce qui l'aidera à encaisser les coups de la vie, notamment le décès de son petit frère emporté par une méningite. Ce qui n'était au début qu'un loisir pour se défouler deviendra au fil des années un sport dans lequel elle excelle. Grâce à sa ténacité Aya réussi à s'imposer dans le milieu de la boxe anglaise, sacrée championne du monde en 2006, elle doit abandonner sa carrière à cause d'une grave blessure aux cervicales. Qu'à cela ne tienne, elle fait la fierté de sa famille, son mordant est toujours là lui permettant de décrocher une bourse pour rentrer à Science Po, un défi de plus à relever ! En quelques pages le lecteur parcourt les quelques années de la vie d'une battante, elle n'hésite pas à dénoncer les failles de notre système politique peut-être serons-nous amener à entendre sa voix sur un tout autre ring ! Je le lui souhaite.

    Lien : http://ma-bouquinerie.blogspot.com
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par beeshop, le 20 septembre 2011

    beeshop
    Aya est la fille de Sagui et Massiré Cissoko. Sagui et Massiré, maliens, sont arrivé en France en 1976, ils eurent 4 enfants, Issa né en 1977, Aya née en 1978, Massou née en 1981 et Moussa né en 1983. Ils vivent dans un petit appartement dans un immeuble parisien habité par des familles immigrées. Un novembre 1986 un incendie criminel fait plusieurs victimes dont Sagui et Massou. Les auteurs ne seront jamais retrouvés, crime raciste ? Crime véreux du milieu immobilier ?
    Massiré se retrouve seule avec 3 enfants. Les « anciens » (une forte communauté malienne vit à Paris et a recréé la « hiérarchie » de vie que l'on retrouve au Mali) incitent Massiré à rentrer au Mali se mettre sous l'autorité de la famille de son époux. Elle refuse, ces enfants sont français, leurs destins est ici. Face à ce refus elle se retrouve mise au ban de la communauté.
    Mais Massiré, parlant peu français, ne sachant ni lire et écrire est une lionne, elle va se débrouiller seule s'il le faut. Massiré, Issa, Aya et Moussa sont relogés par la ville de Paris au 140 rue de Ménilmontant dans le 20eme. le 140 est une cité dans tout ce qu'il y a de plus négatif, aucune mixité sociale, une architecture glauque toute en recoins et passages sombres, un lieu où il faut se faire accepter et respecter des codes.
    Aya va maintenant au collège, elle a une période un peu rebelle, cours séchés, vol dans les magasins…elle est en échec scolaire. C'est a cette époque qu'elle va découvrir la boxe, ce sport où il faut encaisser, savoir souffrir, sentir son corps, ses muscles, sa douleur.
    A peine un an après le décès de Sagui et Massou la famille est sous le choc du décès du petit Moussa mort d'une méningite.
    Encore une fois Massiré se relève, avale sa peine et continue à faire vivre sa famille. Elle travaille maintenant, malgré une santé fragile et l'attente d'une greffe de rein, dans un hôpital parisien. Elle élève Aya et Issa selon le danbé, mot malinké signifiant dignité. On sent tout au long du livre l'importance de ce fil de vie, être digne, droit et courageux.
    Aya progresse vite en boxe très vite elle évolue dans le milieu amateur et gagne plusieurs compétitions internationales. Durant tout le livre la boxe n'est pas un but mais un moyen, le moyen de s'accomplir, de se comprendre, d'aller au delà de ses limites. Nous sommes loin ici du conte de fée du sportif « sorti de son milieu par le sport » c'est bien plus complexe et profond que cela.
    Aujourd'hui Aya ne boxe plus, elle a obtenu une bourse pour sportif de haut niveau afin de financer ses études. Elle étudie à l'institut d'études politiques de Paris.
    Il faut absolument découvrir ce livre, le lire et le faire lire autour de soi. J'espère que les bibliothèques scolaires vont s'en doter et le faire découvrir aux ados.

    Lien : http://mespetitesidees.wordpress.com/2011/03/04/danbe-de-aya-cissoko..
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    • Livres 4.00/5
    Par julien_le_naufrage, le 23 mars 2011

    julien_le_naufrage
    D'abord intrigué par la quatrième de couverture, j'ai ensuite eu un peu peur de tomber dans une vulgaire biographie de sportif de haut niveau. En fait "danbé" est tout sauf ça et c'est tant mieux car "danbé" est un merveilleux témoignage, touchant et troublant.
    Aya Cissoko est d'abord une femme avant d'être une sportive. Elle est une femme avant d'être d'une nationalité X ou Y. Elle est une femme avec un vécu qui lui est propre, inscrite dans l'histoire d'une famille déracinée. Aya Cissoko est française née de parents malien et bien sur en France on ne cesse de vous dire "française d'origine malienne", un descriptif qui se traîne comme un boulet. Aya Cissoko grandit à Ménilmontant, lieu que je ne connais pas en bon belge ignare de géographie sociale française, mais qui a tout d'un quartier-réserve où l'on parque la lie de ce que les bons français bien blanc ne veulent pas voir. Bien sur elle grandit, elle vit, elle pleure, elle se bat, et la vie continue même lorsque son père meurt dans l'incendie criminel de l'immeuble dans lequel ils habitaient elle, sa famille et bien d'autres.
    "Quand on est le personnage d'une tragédie, on ne s'épuise pas à chercher des coupables. On s'efforce tout juste d'aller jusqu'à demain." (p45)
    Une phrase en forme d'écho douloureux à une réalité bien trop courante... Mais il faut bien vivre, et se durcir, faire face au deuil, continuer malgré la maladie de sa mère, malgré les préjugés, malgré tout. Et elle fait face, notamment grâce à la boxe, "sport d'homme" dans lequel elle doit s'imposer, se faire une place et où elle finit par exceller tant en savate qu'en boxe anglaise où elle devient championne du monde.
    "Boxer me prouve, à longueur d'entraînement, que j'existe. Chaque coup reçu, chaque impact, la douleur même, me rappellent que je suis vivante. J'ai mal et je résiste." (p88)
    Même si la boxe est présente tout au long du livre, "danbé" n'est pas un livre sur le sport. le "danbé" est le code moral transmis à Aya Cissoko par Massiré, sa mère. "danbé" signifie dignité et il est ce qui aide Aya et sa famille à survivre pour enfin vivre.
    Marie Desplechin est également une inconnue pour moi, mais c'est elle qui offre sa main au souvenirs de Aya Cissoko. D'un style épuré, sobre et simple, qui fait merveilleusement écho à la vie de notre boxeuse, elle nous transmet merveilleusement bien la sensibilité et la vie d'Aya Cissoko. Si j'ai eu quelques doutes avant de lire ce livre, je me suis vite retrouvé à le dévorer en très peu de temps, captivé et fasciné par la vie d'Aya Cissoko, emporté par le style de Marie Desplechin. "danbé" est vraiment un beau témoignage de vie, un portrait émouvant d'une femme qui a su survivre et arriver jusqu'à aujourd'hui grâce au danbé de sa mère.

    Lien : http://naufragesvolontaires.blogspot.com/2011/03/danbe-de-aya-cissok..
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    • Livres 4.00/5
    Par jostein, le 07 mars 2011

    jostein
    Ce livre est un superbe témoignage d'une jeune "française d'origine malienne". Un petit plus qui, pour Aya, est superflu. Car elle est française et née en France.
    J'ai distingué deux parties dans ce livre.
    Tout d'abord, j'ai découvert l'enfance d'Aya, logée dans un ghetto parisien. On y comprend jusqu'où le racisme peut conduire,incendier les immeubles habités par les immigrés.
    Mais ce n'est que le début des difficultés, car la société les parque et ne les aide pas en cas de besoin vital.
    J'ai trouvé cette partie très bien écrite avec beaucoup de poésie et d'émotions malgré la douleur.
    Ensuite, les auteurs évoquent l'adolescence d'Aya et ses exploits dans le domaine de la boxe. Ici, le ton me semble différent. Il s'agit davantage d'un document, d'un témoignage.
    Mais c'est tout aussi intéressant car j'ai découvert l'inhumanité des fédérations sportives. Celles-ci préfèrent la publicité au bien-être de ses sportifs.
    Dans les deux parties, j'ai apprécié le caractère d'Aya. Elle est volontaire, déterminée mais son respect pour les enseignements de sa mère, Massiré,est sincère. Elle a compris qu'au travers de toutes les épreuves, il fallait garder "le danbé", c'est à dire la dignité.
    Massiré est un exemple d'intégration, elle a su élever dignement ses enfants, malgré les nombreuses difficultés.
    C'est un livre témoignage important et j'espère qu'Aya réussira ses études et sa vie.

    Lien : http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-danbe-68788005.html
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    • Livres 4.00/5
    Par BVIALLET, le 12 mars 2012

    BVIALLET
    Immigrés installés dans le XXème arrondissement de Paris, les parents d'Aya ont eu bien de la peine à s'intégrer. le père, malien, n'arrive pas à garder les rares petits boulots qu'il trouve et la mère courage ne parle pas un mot de français. de plus le sort s'acharne sur la famille sous la forme de l'incendie de leur immeuble qui provoquera la mort du père et de le petite soeur d'Aya, uis des insuffisances rénales de la mère qui doit subir dialyses puis transplantations. Aya devra surmonter avec courage toutes sortes d'épreuves et finalement se réaliser et se dépasser dans la boxe amateur, d'abord française puis anglaise. En une année, elle remportera tous les titres avant qu'un grave accident n'interrompe net une carrière des plus prometteuses.
    Un témoignage émouvant et sans concessions écrit à quatre mains. Que de courage, de hargne et de rage de vivre chez cette petite fille rebelle qui arrive à se faire une belle place au soleil après un parcours scolaire des plus chaotiques et des succès pugilistiques fulgurants qui font penser au film de Clint Eastwood « Million dollar babies » (heureusement sans la fin dramatique, mais on passe pas très loin vu que la fracture des cervicales et l'opération avec la pose d'une plaque la fit échapper d'un cheveu à la tétraplégie) ! le lecteur en reste pantois et admiratif. D'autant plus, qu'Aya est aujourd'hui, par la grâce de la Fondation Lagardère pour les athlètes de haut niveau, étudiante à l'Institut d'études politiques de Paris et donc promise à un très bel avenir professionnel. Livre roboratif et encourageant pour tous les enfants de la « diversité » qui pourront suivre ce magnifique exemple. le style élégant et épuré de Mme Despléchin permet une lecture facile et agréable, ce qui ne gâte rien.


    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Critiques presse (1)


  • Telerama , le 22 juin 2011
    Un récit d'enfance et d'adolescence plus qu'attachant, dont l'évidente beauté tient à la sobriété, à l'émotion contenue qui le sous-tend d'un bout à l'autre.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par solange, le 22 mai 2011

    A défaut d'avoir une mère à la maison, nous avons un exemple sous les yeux. Au cas où nous risquerions de l'oublier, elle nous le rappelle sans arrêt. Elle a toujours raffolé des sermons, elle nous le rappelle sans arrêt. Nous pourrons vieillir, elle n'y renoncera jamais. Le sacrifice fait partie de ses grands thèmes : elle a gâché sa vie pour nous, elle aimerait bien que nous en prenions de la graine. Je ne dis rien, mais pour ma part, c'est non. Sa propension à l'héroïsme me terrifie. Je veux une vie à moi.
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  • Par solange, le 22 mai 2011

    L'air est aussi plus doux qu'aujourd'hui, les gens moins craintifs, les crises n'ont pas ruiné la confiance que l'on peut se porter. Dans les années qui suivent, le relégation et la misère nécrosent le tissu. Il durcit. J'imagine que plus personne ne prendrait, aujourd'hui, la montre de mon père en gage d'une livre de bourguignon.
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  • Par oops, le 18 février 2012

    Rien ne ressemble plus à un délire paranoïaque qu'un discours raciste.
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  • Par julien_le_naufrage, le 23 mars 2011

    Quand on est le personnage d'une tragédie, on ne s'épuise pas à chercher des coupables. On s'efforce tout juste d'aller jusqu'à demain.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par jostein, le 07 mars 2011

    On se résigne plus vite à admettre l'injustice et le crime quand ils touchent les pauvres.
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Video de Aya Cissoko

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Vidéo de Aya Cissoko

La boxeuse et l'écrivain sur le plateau des Enfants d'Abraham le 23 février 2011.








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