> Marianne Véron (Traducteur)
> Jean Sabbagh (Traducteur)

ISBN : 2253051578
Éditeur : Le Livre de Poche (1989)


Note moyenne : 3.98/5 (sur 54 notes) Ajouter à mes livres
Le bâtiment le plus précieux de la flotte soviétique - un nouveau sous-marin balistique commandé par son plus brillant officier - tente de passer en Amérique. Devant cette trahison d'une envergure sans précédent, la flotte soviétique entière a reçu l'ordre de le traquer... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 2.00/5
    Par archervert, le 28 décembre 2010

    archervert
    Tom Clancy, c'est un peu une part de mon adolescence. Faut dire que je n'étais pas peu fier de terminer les quelques 900 pages et quelques de la version poche de La Somme de toutes les peurs. Un gros pavé, engloutis en quelques jours, bien aidé par un virus quelconque car je l'ai fini alité, ca, je m'en souviens. Et aussi bien aidé par le style de Clancy. du style à l'américaine. Celui dont on tire du best-seller à la pelle. Des phrases courtes, précises, des chapitres courts, des rebondissements incessants qui vous gardent sur le bord de votre chaise. Bref, du pur divertissement destiné à finir dans un club de livres style France Loisirs. Mais ce qui faisait la spécificité de la prose de Clancy, c'est son hyper-documentation. Des arcanes politiques de la Maison-Blanche au moindre matériel du troufion de base, tout y est décrit et décortiqué avec précision, avec des sigles et des anecdotes à l'avenant. De fait, une fois rentré dans un bouquin de Clancy, l'immersion est totale. On s'y croit de bout en bout, même s'y on en comprend que la moitié. C'était sans doute un de mes premiers contacts avec le sous-genre du techno-thriller, sous-genre que si Clancy n'a peut-être pas créé, du moins l'a-t-il largement popularisé durant les années 80-90. On est là dans la continuation mainstream du cyberpunk à la Gibson, ou, en tout cas, dans l'héritage contemporains des Alistair McLean ou Arthur Hailey. Des bouquins d'aventure fortement documenté, parfois au point de frôler l'anticipation (Jules Verne faisait-il le techno-thriller de son époque, tiens ?). Voire même l'uchronie puisque le héros fétiche de Clancy, Jack Ryan, finira Président des États-Unis. Une grande part des romans de Clancy forment en effet un ensemble cohérent, une espèce de Ryanverse, où chaque opus raconte une part de l'ascension de Jack Ryan.
    Avec Octobre rouge, nous sommes au tout début de sa carrière. le professeur d'Histoire Navale et consultant à la CIA ne fait qu'un brève visite à Washington afin de déposer à son supérieur les photos d'un nouveau sous-marin soviétique ultra-silencieux que les anglais ont prises, l'Octobre rouge. Ce qui ne devait être qu'une mission rapide va vite dégénérer lorsque l'on se rend compte que ce nouveau sous-marin vient de disparaître. Et que son commandant, Marko Ramius, a laissé une lettre indiquant qu'il filait droit vers les États-Unis. Mais dans quel but ? Passer à l'Ouest ou déclencher une guerre ? Ceux qui ont vu le film A LA POURSUITE D'Octobre rouge de John McTiernan connaissent déjà la réponse. Et on serait gré aux autres de faire comme eux et de regarder le film pour avoir la fin. Cela leur évitera de se fader un livre qui est certes efficace, mais qui tire à la ligne (a quoi sert la scène du crash de l'hélicoptère en pleine mer ?) et qui laisse bien trop voir sa mécanique et ses ressorts. Faudrait que je relise La Somme de toutes les peurs, mais je n'avais pas le souvenir d'une intrigue aussi téléphonée et clichetonneuse. Alors peut-être que c'était caché par la multiplicité des points de vue, ou bien que je suis devenu moins bon public, mais en tout cas, Octobre rouge souffre défavorablement de la comparaison. Mais ce qui est surtout gênant, c'est la fin, d'un impérialisme bas-du-front assez gerbant. Il faut voir les marins américains vanter les mérites de leur beau pays, rempli de centres commerciaux et où tout le monde à un ordinateur Apple, devant des russes incrédules, transformé en mômes ignorants auquel on fait miroiter un merveilleux jardin d'enfant. A leur en croire, il n'y a pas de discrimination sociale, pas de pauvres, tout le monde y est beau, libre et riche, à condition bien sûr de le vouloir et de travailler dur. Ronald Reagan a qualifié de bouquin de « roman parfait ». On ne peut que le comprendre tant la fin ressemble à de la mauvaise propagande républicaine (y en a t-il de bonnes, me dirait vous...). On savait Clancy plutôt porté à l'aile droite de l'échiquier politique, il annonçait effectivement la couleur, et sans nuances, dès son premier roman. Bien heureusement, le film de McTiernan occulte complétement cet aspect et réduit l'intrigue à son strict minimum, ce qui en fait l'un des rares cas où l'adaptation cinématographique se révèle supérieure au livre d'origine. Il faut dire qu'un film de McTiernan avec Sean Connery (le Sean barbu, le mieux :-) ) et une musique de Basil Poledouris, ca ne pouvait être que bien. le choix -pour moi- est donc vite fait.
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    • Livres 4.00/5
    Par Aldanaryel, le 14 juillet 2009

    Aldanaryel
    L'un des premiers romans de Clancy et sans doute le meilleur.
    Très bon thriller, le rythme est hallucinant et on s'attache vite à l'équipage d'Octobre rouge.
    Il n'y a pas vraiment de temps mort et le récit parait très réaliste - comme quasiment tout ce que fait Clancy en général.
    Même après vingt ans de distance, on entre dans ce bouquin par la grande porte et on arrive pas à en sortir.
    A lire et laissez vos inquiétudes de côté, c'est pas ennuyeux comme cela peut le paraître.
    Mais il y a quand même deux bémols avec l'auteur :
    - des explications qui entrent parfois trop dans les détails ;
    - un récit qui met du temps à se mettre en place (surtout si on lit la quatrième de couverture).
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    • Livres 5.00/5
    Par MarcF, le 02 novembre 2011

    MarcF
    Le premier tome des aventures de Jack Ryan qui m'a rendu accro a la série. Suspense haletant, description réaliste du monde des sous-mariniers. C'est devenu un classique du genre. Un excellent techno-thriller.
    J'ai adoré le personnage de Jack Ryan et il m'a fait lire la totalité de cette série.
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    • Livres 4.00/5
    Par lemarbre, le 18 septembre 2011

    lemarbre
    S'il ne faut lire qu'un seul roman d'espionnage dans sa vie, je conseille fortement Octobre rouge. le rythme est bon, les personnages ainsi que les technologies décrites sont crédibles. Je me suis surpris à faire quelques recherches Internets sur les sous-marins américains et russes, question d'avoir une idée plus précise de la dimension d'un bâtiment semblable.
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    • Livres 4.00/5
    Par Oli-d, le 16 février 2011

    Oli-d
    mon premier roman excellent
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Citations et extraits

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  • Par Skarn-sha, le 27 avril 2012

    « Sans doute des badges contaminés, commenta aigrement le chef technicien. Ce ne serait pas la première fois. Un plaisantin à l'usine ou au service des fournitures du chantier – beau sujet d'enquête pour nos amis du GRU. “ Saboteurs ! ” Une blague de ce genre devrait se payer d'une balle dans la peau.
    - Peut-être, admit Ramius en riant. Vous vous rappelez l'affaire du Lénine ? » Il faisait allusion à un brise-glace nucléaire qui avait passé deux ans à quai, inutilisable à cause d'un incident de réacteur. « L'un des cuistots du bord avait des casseroles terriblement encrassées, et un technicien complètement cinglé lui avait suggéré de les nettoyer à la vapeur vive. Et voilà l'imbécile qui va ouvrir une valve de contrôle du générateur de vapeur, en mettant ses casseroles dessous ! »
    Melekhine roula des yeux énormes. « Je m'en souviens ! J'étais simple officier technicien, à l'époque ! Le capitaine avait réclamé un cuisinier kazakh...
    - Il adorait la viande de cheval avec son kasha, glissa Ramius.
    - ... et l'idiot ne connaissait rien aux navires. Il a causé sa propre mort et celle de trois autres, et contaminé tout le foutu compartiment pendant vingt mois ! Le capitaine n'est sorti du goulag que l'an dernier.
    - Mais je parie que le cuistot a eu des casseroles impeccables, ajouta Ramius.
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  • Par Skarn-sha, le 06 avril 2012

    Les sous-marins ont une devise simple: il y a deux types de navires: les sous-marins... et les cibles.
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