Ajouter une critique

Critiques sur La petite fille de Monsieur Linh (97)


Classer par:       Datecroissant     Les plus appréciéescroissant


    • Livres 5.00/5
    Par pastelsab le 08/05/2011


    Lettre d'excuse à Philippe Claudel

    Cher Monsieur Claudel,
    Est-ce la providence qui m'a fait éplucher les journaux de la semaine, justement le jour de votre passage ? Si j'avais lu l'article, à peine deux heures plus tard, je vous aurais manqué. L'annonce de votre venue dans une ville proche de la mienne, où j'étais persuadée que vous ne mettriez jamais les pieds, me précipite dans une espèce d'exaltation incrédule. Mon fatalisme tempère mon enthousiasme et ne croit pas qu'il peut vous rencontrer ni vous parler réellement. Sans mon consentement, il a érigé, par protection, une barrière invisible et infranchissable entre vous et moi.
    Devant le miroir, je m'observe d'un œil critique et décide de troquer ma tenue décontractée contre une robe plus habillée. Ma volonté de paraître de mon mieux devant vous est futile, mais le respect que je vous porte mérite un effort vestimentaire. Durant le trajet, une part de moi élabore des scénarios extravagants, tandis que l'autre tente de tempérer un enthousiasme à la limite de l'hystérie. Dans le cinéma, je calcule. Ne pas m'asseoir trop prêt ni trop loin de l'écran. Etablir une distance de sécurité et regretter un instant de ne pas avoir le cran de m'installer au premier rang pour vous voir mieux et baver malencontreusement sur vos chaussures.
    A votre arrivée, je me place sur le bord de mon siège, suspendue à vos lèvres. Ma voisine trouve que vous faites trop de discours. Son ennui me paraît incongru. le film, oui, mais l'occasion de vous entendre en parler, c'est de l'or. L'œuvre est accessible à tous mais l'auteur on le devine à peine derrière et lorsqu'on l'a devant soi, on a envie qu'il explique tout.
    « Tous les soleils » commence et je vous oublie en faveur de votre œuvre. J'avais préparé des mouchoirs, qui ne serviront pas. Vous me surprenez. En visionnant « Il y a longtemps que je t'aime » mes sanglots auraient rempli une bassine. Mais celui-là, c'est autre chose. Gai, sentimental, absurde, il frôle le tragique sans jamais y basculer. Pourtant, à la fin, lorsque les morts observent les vivants, je me surprends à verser une larme. Vous n'avez pas perdu la main.
    Après le film, j'écoute les questions du public avec affliction. Il me semble que personne n'apprécie votre présence à sa juste valeur. L'un vous interroge sur votre patronyme. Vous répondez d'une boutade : « Je m'appelais Proust mais j'ai pris un pseudonyme ». Un autre vous confond avec le responsable de la distribution du film, tandis, qu'un dernier vous parle de son livre préféré, qu'il souhaite faire dédicacer s'il parvient à trouver un stylo. Vous répondez très cordialement. Mais, ma patience, contrairement à la vôtre, a des limites. Pourquoi personne ne parle du contenu du film ? Je rassemble mon courage et lève la main, vous m'apercevez et tendez votre bras vers moi pour que je prenne la parole. C'est mortifiant tout ce monde, je déteste parler en public. J'aurais voulu vous avoir en face de moi sans cet auditoire. Je vous pose une question sur le rapport entre les adultes et les enfants. La réponse, il me semble l'avoir perçue mais je cherche une confirmation de votre part. Vous développez le paradoxe, les enfants sont plus matures que les adultes. Une autre interrogation sur l'apparition des morts me vient à l'esprit, mais je n'ose la poser car elle me paraît trop métaphysique et je ne désire pas vous mettre dans l'embarras.
    Alors que les gens sortent de la salle, je reste assise sur mon siège, un peu assommée. L'eau à la bouche d'une discussion, qui n'aura jamais lieu.
    A l'entrée, je vous aperçois, seul. Vous paraissez si accessible que je n'hésite pas à me planter devant vous. La volonté de vous remercier est plus forte que mon embarras. Peut-être aurais-je dû y réfléchir à deux fois, peut-être, aurais-je dû préparer quelque chose car me voilà complètement désemparée. « Je voulais vous dire merci… » je commence, mais, ensuite, il ne vient à mes lèvres qu'une pluie de clichés : « J'ai lu tous vos livres… » Vous semblez poliment flatté. J'enchaîne avec un compliment ridicule vous comparant à un Dieu vivant descendu du ciel. Je ne suis pas certaine que ma métaphore vous enchante. « Il ne faut rien exagérer » vous tremperez. J'acquiesce. Evidemment j'en fais trop, mais je ne trouve par d'autres mots pour vous faire comprendre l'importance de cette rencontre. Toute la discussion, je m'égare et vous parle de moi alors que je désirais vous parler de vous et de votre écriture.
    Je vous explique mon sentiment de m'être fait bernée lors de la lecture de La petite fille de Monsieur Linh. « La scène où l'obus tombe sur la poupée au lieu de la petite fille, je me suis sentie soulagée, quelle chance que ce ne soit pas l'inverse... » Vous m'aidez : « Plus tard, on apprend que c'est le contraire… » Je continue sur ma lancée : « Oui, vous arrivez toujours à me surprendre. Pourtant, je le sais et je me méfie de vous. » Vous riez : « Oui vous avez raison de vous méfier. » J'insiste : « Mais vous réussissez toujours à me mener en bateau. » Quelques secondes de silence. Je me sens complètement stupide. Il me semble que je suis passée à côté de l'essentiel. J'aurais pu développer mon propos, vous dire que j'étais si impressionnée, que j'ai relu le livre une deuxième fois, à l'affût de tous les indices manqués et troublée par ce nouvel éclairage à la fois touchant et cruel. Pourtant, je conclus. C'est trop difficile, votre présence me paralyse. « Merci. » je répète. Alors que je fais mine de m'en aller, vous me tendez votre main. A la fois, étonnée et reconnaissante, je la sers entre la mienne.
    Dans la rue, le regret m'envahit de n'avoir pas su transmettre la joie que j'ai de lire vos livres. J'aurais dû souligner la musicalité parfaite de votre écriture. Combien cette douce mélodie de mots que vous parvenez à composer, apparemment sans effort, me régale. Je n'ai pas su vous parler de vos personnages et de leurs failles, qui révèlent toute la complexité de l'humanité. Un équilibre parfait d'ombre et de lumière, qui coexiste à l'intérieur de chaque être. J'aurais voulu vous dire que votre écriture respire la bonté et que cette qualité, je la suppose vôtre. J'aurais voulu vous faire comprendre combien vous m'avez fait rire, pleurer, combien vous m'avez choquée, aussi, parfois. Savoir vous parler de votre façon si simple et si juste de retranscrire les sentiments d'amour, d'amitié, d'espoir mais aussi de violence et d'intolérance. J'aurais voulu vous faire comprendre combien ce que vous faites est important. J'aurais voulu vous écouter, mais je n'ai pas osé me taire et laisser s'installer le silence. Coupable de brièveté, je vous écris cette lettre d'excuse.
    Mais peut-être avez-vous déjà entendu ces paroles un milliard de fois. Peut-être que mon simple « merci » n'était pas si dérisoire et que vous avez perçu dans mes non-dits, plus de sens, que dans mes paroles...

    critique de qualité ? (27 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Malaura le 06/11/2011


    La guerre qui fait rage depuis de nombreuses années a tout pris à Monsieur Linh. Son pays ravagé, son village détruit, son fils et sa belle-fille morts dans les rizières, il ne lui reste rien…sauf, le plus important peut-être, qui permet de se raccrocher à l'existence, une vie, une petite vie à s'occuper.
    Cette petite vie c'est Sang Liû, sa petite-fille, un bébé de quelques semaines trouvé au milieu du saccage, miraculeusement épargné par les bombes.
    Alors, pour cette enfant si calme, si sage, cette petite fille de l'aube, Monsieur Linh a décidé de partir à jamais.
    La petite blottie tout contre lui, il a entrepris un long voyage en bateau vers un pays étranger dont il ne connait pas la langue et au terme duquel il a été placé dans un centre de réfugiés.
    Dans cette ville sans odeur, froide et grande, où les gens vont et viennent, pressés, indifférents, où la foule « est noueuse comme un serpent de mer », Monsieur Linh se sent perdu.
    Un jour pourtant, alors assis sur un banc, la tête emplie d'un passé détruit et Sang Liû bien serrée contre sa poitrine, un homme vient lui parler. Monsieur Bark est un grand homme sympathique, au visage chaleureux. Il est seul, il est veuf, il est triste.
    Alors, entre ces deux hommes qui ne comprennent rien à la langue de l'autre, qui se méprennent même sur leur nom respectif, une amitié profonde naît, faite de petits riens, de l'apaisement d'une voix grave et profonde, de l'odeur de cigarettes, de l'échange de menus présents, de promenades, d'une main amicale posée sur l'épaule.
    Cette amitié, c'est un baume au cœur pour Monsieur Linh et pour Monsieur Bark, c'est l'espoir qu'ils n'attendaient plus, c'est l'espérance qui les rattache à la vie car « ce peut-être aussi cela l'existence ! Des miracles parfois, de l'or et des rires, et de nouveau l'espoir quand on croit que tout autour de soi n'est que saccage et silence ! ».

    Comme ces artisans patients qui cisellent leurs œuvres dans la discrétion et l'humilité, Philippe Claudel parfait ses livres avec cet effacement de soi et ce naturel qui donnent au final de grands ouvrages, de ceux qui atteignent à l'universel par cette émotion juste qu'ils communiquent.
    Roman de l'amitié, roman de l'exil, roman des ravages de la guerre même si celle-ci - comme c'est souvent le cas avec l'auteur - reste en arrière-plan, roman profondément humain, « La petite-fille de Monsieur Linh » bouleverse et ébranle par l'humanisme de son propos, par l'empathie qu'il fait naître en nous, par la sincérité et la lumière qui émanent d'une écriture tout en simplicité et fluidité, tout en réserve et demi-teinte.
    Si les sujets qui y sont abordés sont graves - la guerre, la perte, l'exil, la solitude dans un monde d'indifférence et d'anonymat – ils sont néanmoins traités de façon moins sombre que dans « Les âmes grises » ou « Le rapport de Brodeck » et laissent émerger de belles lueurs d'espoir comme les rayons de soleil jouant à travers les bambous dans le village de Monsieur Linh.
    La lecture, dans le dépouillement et la souplesse des mots, se fait ici plus sereine, plus éthérée, d'une grâce aérienne, on aimerait même dire d'une grâce « asiatique » tant l'ensemble s'écoule dans la douceur d'une tristesse ouatée, cotonneuse, feutrée.
    C'est beau, c'est poignant, c'est lumineux…c'est ce refrain plein d'espérance que chante tout bas Monsieur Linh à l'oreille de Sang Liû :
    « Toujours il y a le matin, toujours revient la lumière, toujours il y a un lendemain, un jour c'est toi qui sera mère »

    critique de qualité ? (21 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Missbouquin le 08/02/2012


    Un Vietnamien quitte son pays sur un bateau, avec uniquement une valise et sa petite-fille, bébé, dans les bras. Ses enfants sont morts pendant la guerre, ainsi le suppose t-on car il y a peu de repères spatiaux et temporels. On suppose également qu'il aborde aux Etats-Unis où il va être placé dans un centre d'accueil. Toute sa vie est désormais centrée sur le bonheur de sa petite-fille.

    Ce que j'en ai pensé

    Le texte est rythmé par la berceuse que chante Monsieur Linh à sa petite fille, pour la calmer, et qui représente l'espoir, la lumière de ce court roman :

    "Toujours il y a le matin
    Toujours revient la lumière
    Toujours il y a un lendemain
    Un jour c'est toi qui seras mère."

    Dès l'incipit, le style est posé : un style un peu haché mais dont les mots vont droit au but, le cœur.

    "C'est un vieil homme debout à l'arrière d'un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul à savoir qu'il s'appelle ainsi car tous ceux qui le savaient sont morts autour de lui."

    Puis l'auteur pose le cadre du récit, centré sur la petite fille qui est tout pour Monsieur Linh désormais. Il sera alors passif vis-à-vis de tout ce qui ne la concerne pas.

    "L'enfant est sage. C'est une fille. Elle avait six semaines lorsque Monsieur Linh est monté à bord avec un nombre infini d'autres gens semblables à lui, des hommes et des femmes qui ont tout perdu, que l'on a regroupés à la hâte et qui se sont laissé faire."

    Tout au long du texte, par petites touches (tellement petites que je me suis fait avoir comme une lectrice débutante ...), se dessine l'horrible vérité. Mais la brieveté du texte et l'importance de cette révélation m'empêche de vous en dire plus.

    Au final, un roman qui parle de perte, de désespoir, de déracinement, dans un style pudique, mais aussi d'amitié au-delà des langues, et d'amour au-delà des continents.

    Un roman qui ne peut se terminer que par un silence. le temps de digérer ce texte fort, et de se remettre de cette lecture puissante et bouleversante.

    A lire absolument. Et à relire.


    Lien : http://wp.me/p1Gkvs-zc

    critique de qualité ? (17 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par benjamin2010 le 29/01/2012


    Un très beau roman, très bien écrit, dont je pense me souvenir très longtemps.
    Il y est question de la perte des êtres chers, de l'exil, de l'amitié, de l'amour pour son enfant, de l'indifférence des autres, du déracinement, de cette société où tout va vite,...
    Merci à Monsieur Claudel pour cette belle histoire, cette simplicité de dire les choses, raconter les sentiments et décrire les personnages.
    Je comprends que cette oeuvre soit étudiée au lycée et espère qu'elle touchera un grand nombre de ces jeunes lecteurs.

    critique de qualité ? (16 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Nepenthes le 14/01/2012


    Un texte court, mais vraiment beau. le parcours de Monsieur Linh est bouleversant, ce personnage un peu perdu dans un pays qu'il ne connait pas et qu'il ne comprend pas est extrêmement touchant. Malgré un contexte assez tragique, Philippe Claudel sait faire poindre la petite lueur d'espoir au milieu de la guerre, la chaleur d'une amitié au milieu de la mort. Bien que j'ai compris très vite ce qu'il en était de cette fameuse petite fille que Monsieur Linh aime tellement, je n'en ai pas moins été touchée par l'amitié qu'il lie avec Monsieur Bark. Une amitié au-delà des mots. Une compréhension mutuelle dans leur douleur respective. Ce livre se dévore très rapidement, et chacun est libre de décider lui-même de la façon dont cette petite aventure se termine. Et pour vous, plutôt verre à moitié vide ou verre à moitié plein ?

    critique de qualité ? (14 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par carre le 15/01/2012


    Monsieur Linh à fui son pays en guerre, son fils et sa belle-fille sont morts dans un bombardement. Il débarque avec une seule valise et sa petite fille dans ces bras. Philippe Claudel àprès le magnifique "Les âmes grises" confirme son talent d'auteur. Sensible, plein de pudeur d'une écriture poétique, dense il nous émeut nous emporte sans manièrisme. L'exil, le problème de la langue, l'amitié, la mémoire, le déni et la folie,autant de thèmes que Claudel traite avec une rare intelligence. Une écriture délicate, une ode à l'espoir.
    Un roman qui touche au coeur. Merci Monsieur Claudel.

    critique de qualité ? (13 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Nadael le 16/02/2011


    Un style épuré, des mots simples, des phrases courtes, la lecture de ce petit roman est fluide et rapide. le temps adopté par l'auteur est le présent, on suit ainsi les pérégrinations de Monsieur Linh à travers son propre regard. Une poignée de personnages, peu de détails, on note une certaine pudeur, qu'on comprend parfaitement au fur et à mesure du déroulement de l'histoire.
    Monsieur Linh est un vieillard qui a fui son pays en guerre, blotti contre lui, un nouveau-né ; Sang diû, sa petite fille. Ses enfants sont morts sous les bombes, ils sont donc les seuls survivants de leur famille. le vieil homme s'accroche autant à sa petite fille qu'elle s'accroche à lui, ils forment à eux deux un bien étrange couple, la jeunesse et la vieillesse entrelacées, les prémices de la vie pour l'une et la proximité de la mort pour le vieillard, et pourtant indéfectiblement liés l'un à l'autre et plein d'espoir en de meilleurs lendemains. Elle est sa béquille, son repère, ses espérances, ses souvenirs aussi. Sans elle, il n'aurait pas cette force qui le pousse à aller de l'avant, à tenter de s'intégrer dans ce nouveau pays qui les accueille.
    Monsieur Bark, qu'il rencontre un jour sur un banc, va devenir une personne très importante pour Monsieur Linh. La barrière de la langue ne sera pas un obstacle, au contraire même, la communication entre les deux hommes sera ainsi plus tournée vers les sens, à travers des tapes sur l'épaule, l'odeur de cigarettes, des verres et des repas partagés, les mélodies de leur voix, leur silence aussi...
    Mais, les deux amis vont malheureusement être séparés.
    L'atmosphère se fait de plus en plus pesante dans les dernières pages, le récit s'accélère, on sent qu'il se trâme quelque chose d'étrange depuis le début mais impossible de savoir de quoi il s'agit...la fin en sera d'autant plus violente.


    Lien : http://lesmotsdelafin.over-blog.com/article-la-petite-fille-de-monsi..

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par meyeleb le 09/10/2011


    Heureuse ne s'y était pas trompée en me proposant cette lecture. Mes remerciements donc, à la hauteur des émotions qu'elle a suscitées.

    Monsieur Linh a quitté un pays en guerre avec pour seul trésor sa petite-fille de quelques semaines. A la recherche de repères dans un monde nouveau, le vieil homme s'accroche à l'espoir, à la vie, pour la petite dont il s'occupe avec soin. La clarté simple du phrasé m'a transportée d'un sentiment de douceur, d'humanité profonde, vers celui d'une émotion sans nom, qui m'a laissée interdite, assise là, incapable de quitter les mots. Puis cette étrange nécessité de se souvenir, de revenir en arrière, vers tout ce qui s'éclaire tout à coup; cette nécessité de porter le livre encore longtemps après l'avoir refermé.

    Petit mot à Pastelsab (dont je vous invite à lire la critique...) : moi aussi j'aimerais lui dire merci... juste merci, avec un grand silence tout autour!

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Lunoelle le 20/05/2010


    Un coup de cœur sur ce livre que j'ai enfin pu lire!

    Ce vieux monsieur, c'est chacun de nous perdu dans un pays étranger. Ce livre est d'une humanité incroyable! Tellement beau, tellement fort dans ce qu'il exprime, et tellement simple!

    Une part d'universel y est écrite, car rien n'est nommé, mais tout est dit!

    Bravo à l'auteur!

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par quenlore le 24/10/2011


    Monsieur Linh, un vieux monsieur, fuit sa patrie après la mort de son fils et de sa belle-fille. Il emmène avec lui Sang Diû, sa petite fille, la prunelle de ses yeux, bébé calme et obéissant… ça, c'est peu ou prou le résumé du roman. Mais rien n'est vraiment comme on le croit, et même si certains indices auraient pu nous mettre la puce à l'oreille, la fin est surprenante, et si belle ! Si triste aussi !

    critique de qualité ? (9 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir La petite fille de Monsieur Linh par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (803)

> voir plus

Quiz