ISBN : 2253120812
Éditeur : LGF (2007)


Note moyenne : 3.7/5 (sur 57 notes) Ajouter à mes livres
Viens donc Jules, disait au bout d'un moment un buveur raisonnable, ne réveille pas les morts, ils ont bien trop de choses à faire, sers-nous donc une tournée…

Et Grand-père quittait son piédestal, un peu tremblant, emporté sans doute par le souvenir de c... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par clamy, le 22 novembre 2011

    clamy
    Le Café de l'Excelsior est un prétexte à l'auteur pour nous dessiner d'une plume délicate (comme il sait si bien le faire dans tous ses romans) les relations existant entre un enfant et son grand-père, et pour nous narrer la vie simple des gens simples : une vie faite de regards muets, de situations répétées à l'infini, de plaisirs subtils, à mille lieues des préoccupations exotiques des gens pressés qui ont oublié jusqu'au sens du mot "vivre". Quelques phrases bien ciselées, aux confins de la poésie, donnent à ce texte une fraîcheur printannière. C'est un livre que l'on devrait sans cesse porter sur soi, une sorte de bible laïque, à lire, relire et relire encore jusqu'à plus soif.
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  • Par sylvie, le 15 décembre 2007

    sylvie
    Ce petit livre que j'ai enfin lu m'a émue.
    Il est très court et raconte les souvenirs douloureux d'une enfance perdue et brisée net par une séparation douloureuse.
    Le texte est riche. Extrêmement travaillé, voire parfois maniéré, il se laisse oublier pour faire surgir un monde enveloppé dans un halo palpable d'émotions.
    Cet univers est contenu tout entier dans un espace bien particulier : le bar du village habité par le souvenir du grand père du narrateur.
    Rejoignant ce lieu, un homme se souvient et raconte l'histoire d'un retour vers un temps de l'enfance.
    Orphelin, l'enfant, avant d'être placé, est recueilli par son grand père, cafetier dans un bistrot et il vivra avec lui 3 années inoubliables.
    On le suit à pas feutrés dans cet endroit baigné d'amour, de tendresse, de protection bienveillante et chaleureuse et qui contraste tellement avec la triste réalité du café miteux, des habitués débonnaires et du grand père rustre, mélancolique et solitaire qui se perd parfois dans l'alcool et dans son chagrin de veuf. De sa femme, il ne reste qu'une photo jaunie qui trône près du bar, et l'interdiction absolue à tout personne de sexe féminin de franchir le seuil de cet antre exclusivement masculin.
    Ce livre est le récit d'un chagrin immense laissé béant par une séparation brutale imposée au nom de la protection de l'enfance. La blessure dont il parle est à la mesure de la profondeur de la relation tissée en quelques brèves années entre un petit garçon et son grand père.
    83 pages à lire, vraiment!
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    • Livres 4.00/5
    Par BoulieBouffeTout, le 14 février 2011

    BoulieBouffeTout
    Une magnifique histoire et un témoignage très tendre d'un adulte qui rétrospectivement salue la relation qu'il a eue enfant avec son grand-père.
    Très joliment écrit.
    Un roman qui nous plonge dans l'univers difficile de l'orphelin en France... Un grand débat ou pourquoi l'administration décide de ce qui est bien pour un enfant, décide arbitrairement de le sortir d'une relation qui lui convient pour lui infliger une famille d'accueil, décide qu'un cafetier ne peut pas s'occuper d'un enfant alors même que c'est son grand-père....
    Un magnifique livre écrit par un adulte sur la base de ses souvenirs.
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    • Livres 4.00/5
    Par rolandm1, le 31 octobre 2011

    rolandm1
    Un petit garçon de sept ans, n'ayant plus ses parents, vit chez Jules, son grand-père.
    Jules est tenancier d'un petit café de banlieue, on suppose dans une petite ville.
    Le petit café doit avoir beaucoup de charme et a ses habitués.
    J'admire la grande affection du petit garçon pour son grand-père et j'aurais aimé que ce roman ait été plus long, si bien écrit qu'il est. Un conte pour adulte avec de beaux sentiments.
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    • Livres 5.00/5
    Par krol-franca, le 03 janvier 2012

    krol-franca
    Une superbe découverte, grâce à mon bibliothécaire. Un texte sublime ! Tout est beau, tout est bon, les mots sont justes, les phrases sont ciselées à la perfection, une vraie pépite.
    Humour très fin côtoie tendresse, souvenirs, émotion…
    C'est l'histoire d'un garçon qui a été recueilli par son grand-père à la mort de ses parents. Adulte, il se souvient des années passées à ses côtés. Son grand-père était bistrotier et nous voilà plongé dans l'univers de ce café. C'est vrai, authentique, ça sent bon le café d'antan. C'est splendide, je le répète encore ! Court mais excellent !
    La suite sur mon blog.

    Lien : http://krol-franca.over-blog.com/article-le-cafe-de-l-excelsior-de-p..
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Citations et extraits

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  • Par sylvie, le 15 décembre 2007

    Nous délaissent sans prévenir les plus beaux de nos jours, et les larmes viennent après, dans les après-midi rejouées de solitude et de remords quand, nous avons atteint l’âge du regret et celui des retours. Les visages et les gestes que nous traquons dans l’ombre des puits de nos mémoires, les rires, les bouquets, les caresses, les silences boudeurs, les taloches aimantes, l’amour et le don de ceux qui nous mènent au seuil de la vie creusent notre souffrance autant qu’ils nous apaisent.

    Nous vivons parmi de grands pans de lumière hachés de noir fracas. Il faut nous en convaincre. »
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  • Par BMR, le 06 août 2007

    ...] Mais le dimanche on s'habillait tout de même : les costumes remplaçaient les bleus. La plupart de ces hommes n'en possédaient d'ailleurs qu'un, le plus souvent celui de leur mariage, qui avait traversé les modes, quelques enterrements, ainsi qu'un demi-siècle dans l'entêtante compagnie de la naphtaline. Si certains corps avaient grossi, le costume s'était adapté, et saucissonnait désormais l'individu que jadis il servait galamment. Les gestes dominicaux en subissaient une majesté guindée, une sorte de lenteur et de gêne protocolaire qui finissaient par déteindre sur les conversations, un semblant plus sérieuses.
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  • Par MyaRosa, le 14 mars 2010

    Quand nous marchions dans la Grande Ville, Grand-père et moi, nous avions l'air de deux égarés, gauches de gestes et d'allure. Nous n'étions pas chez nous. Sa grosse main serrait tant la mienne, chétive, qu'au soir de ces promenades, il avait tant pressé mes doigts que je ne pouvais les décoller et qu'ils restaient blancs comme des haricots beurre. "Ne me quitte pas" me répérait-il sans cesse, et ses propos me paraissaient toujours porter bien au-delà des après-midi citadines pour s'appliquer à une vie que je pressentais riche en aspérités.
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  • Par BoulieBouffeTout, le 14 février 2011

    Grand-père bouclait L'Excelsior, descendait le rideau rouillé qui n'arrivait plus jusqu'au sol, et posait dessus un panneau offert par une marque de digestif "fermé pour cause de...". Jamais il n'écrivait la cause.
    "Mes gars s'enfichent, le drame pour eux, ce n'est pas la cause, c'est la fermeture."
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  • Par Aifelle, le 30 juillet 2011

    "Quand je contemplais Grand-Père durant les longues siestes du cellier, je remontais à ses cotés le cours d'un temps dans lequel il n'était plus depuis des lustres. A quelques pas de nous, le cliquetis apaisé des verres dans le bistro témoignait pour moi d'un décalage inespéré, et quand je posais ma petite tête de moineau contre la grosse chemise de laine, et sentais tout à la fois le parfum de bois brûlé, le souffle de vin, le soulèvement mesuré de la poitrine, j'embarquais pour un voyage dans une géographie chaleureuse, sans crainte ni redoute, au terme duquel, moi-même cédant au bon sommeil, je retrouvais la tiédeur tendre, enserrante et confuse, du réconfort premier".

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