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ISBN : 2070367746
Éditeur : Gallimard (2000)


Note moyenne : 3.7/5 (sur 70 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dona Prouhèze : Qu'ai-je voulu que te donner la joie ! Ne rien garder ! Etre entièrement cette suavité ! Cesser d'être moi-même pour que tu aies tout ! Là où il y a le plus de joie, comment croire que je suis absente ? Là où il y a le plus de joie, c'est là qu'il y a le... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par myker, le 01 décembre 2012

    myker
    Polyphonie et drame intime : quand le silence est chargé de sons.
    Cette pièce est un formidable opéra tout en mouvement, couleurs et sensations, sur lequel l'angoisse et la souffrance de la séparation n'apparaissent qu'en ombre portée, dans des dialogues d'un lyrisme et d'une beauté inégalables. Par ces voix tissées d'où s'élève un chant fiévreux vers le créateur, c'est l'univers entier, dans toute sa diversité, qui est invoqué tout au long de ces quatre journées comme autant de moments et d'aspects de la vie, pour tourner autour de cette histoire très personnelle, qui est également un long apprentissage du silence et de l'acceptation. Une grande oeuvre.
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    • Livres 4.00/5
    Par stcyr04, le 25 août 2012

    stcyr04
    Le soulier de satin est une pièce de théâtre remarquable, réputée injouable – pensez, 500 pages en collection Folio et plus de 11 heures pour une exécution “complète”! Mise en scène difficile en raison de sa longueur donc, mais aussi de par la multiplicité, la variété et l'incongruité des personnages, et enfin par les indications scéniques parfois fort déroutantes voire farfelues. Foin des sacro-saintes règles du théâtre, des unités de temps et de lieu!
    Résumons. L'action se passe a cheval entre le XVIème et le XVIIème siècle au temps de l'Invincible Armada et des conquistadores. le thème principal et l'amour impossible et contrarié entre Dona Prouhèze et le capitaine Don Rodrigue et pour localiser l'intrigue nous reprendrons les parole de Paul Claudel : « La scène de ce drame est le monde ».
    Cette pièce m'est apparu mémorable de par l'originalité et l'audace dans sa conception, par sa relative complexité et son humour diffus et par le souffle poétique qui transparait dans ses pages.
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    • Livres 3.00/5
    Par Sarah_DD, le 02 juin 2008

    Sarah_DD
    C'est un univers en soi. Avant d'entamer la lecture: ouvrir le livre et lire au hasard. le ton est partout, constitutif de l'oeuvre, homogène. Je ne suis pas fan, mais le choix des mots ou le rythme des répliques vaut le détour.

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    • Livres 5.00/5
    Par Aliceinwonderland, le 27 août 2013

    Aliceinwonderland
    Une pièce de théâtre injouable mais tellement belle, c'est ce que l'on pourrait dire à première vue.
    Quand j'étais au lycée, nous avons joué des extraits, c'est-à-dire la pièce en mode "jouable". J'avais le petit rôle de l'ange gardien machiavélique de Dona Prouhèze. Je me souviens que je me suis beaucoup amusée à en faire une marionnette et que dès que j'ai pu, j'ai lu la pièce en entier.
    On se laisse très vite prendre par l'histoire et on comprends mieux au fil des scènes le second titre "le pire n'est pas toujours sûr". le destn qui s'abat sur les personnage est troublant et empreinte des idées religieuses de Paul Claudel.
    Son écriture est très bel, les versets sont déstabilisants au début mais donne toute la tonaité poétique de l'oeuvre ainsi que son originalité.
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    • Livres 5.00/5
    Par Aliceinwonderland, le 27 août 2013

    Aliceinwonderland
    Une pièce de théâtre injouable mais tellement belle, c'est ce que l'on pourrait dire à première vue.
    Quand j'étais au lycée, nous avons joué des extraits, c'est-à-dire la pièce en mode "jouable". J'avais le petit rôle de l'ange gardien machiavélique de Dona Prouhèze. Je me souviens que je me suis beaucoup amusée à en faire une marionnette et que dès que j'ai pu, j'ai lu la pièce en entier.
    On se laisse très vite prendre par l'histoire et on comprends mieux au fil des scènes le second titre "le pire n'est pas toujours sûr". le destn qui s'abat sur les personnage est troublant et empreinte des idées religieuses de Paul Claudel.
    Son écriture est très bel, les versets sont déstabilisants au début mais donne toute la tonaité poétique de l'oeuvre ainsi que son originalité.
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Citations et extraits

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  • Par stcyr04, le 23 août 2012

    DONA PROUHEZE

    Quel est donc cet appel irrésistible?

    DON CAMILLE

    Dites-moi que vous ne l’avez pas ressenti vous-même?
    Les moucherons ne sont pas plus faits pour résister à cette extase de la lumière, quand elle pompe la nuit,
    Que les cœurs humains à cet appel du feu capable de les consumer. L’appel de l’Afrique!
    La terre ne serait point ce qu’elle est si elle n’avait ce carreau de feu sur le ventre, ce cancer rongeur, ce rayon qui lui dévore le foie, ce trépied attisé par le souffle des océans, cet antre fumant, ce fourneau où vient ce dégraisser l’ordure de toutes les respirations animales!
    Nous ne sommes pas toutes choses entre nos quatre murs.
    Vous avez beau tout fermer, vous avez beau vous arranger entre vous, vous ne pouvez pas exclure cette plus grande part de l’humanité dont vous avez convenu de vous passer et pour laquelle le Christ aussi cependant est mort.
    Ce souffle sur vous qui fait frémir vos feuillages et battre vos jalousies, c’est l’Afrique qui l’appelle en proie à son éternel supplice!
    D’autres explorent la mer, et moi, pourquoi ne m’enfoncerais-je pas aussi loin qu’il est possible d’aller, vers cette autre frontière de l’Espagne, le feu!

    DONA PROUHEZE

    Les capitaines que le Roi envoie vers ces Indes nouvelles ne travaillent pas pour eux, mais pour leur maître.

    DON CAMILLE

    Je n’ai pas besoin de penser tout le temps au Roi d’Espagne, n’est-il pas là partout où il y a un de ses sujets? Tant mieux pour lui que je pénètre où son nom ne peut passer.
    Moi, ce n’est pas un monde nouveau qu’on m’a donné pour le pétrir à ma fantaisie,
    C’est un livre vivant que j’ai à étudier et le commandement que je désire ne s’acquiert que part la science.
    Un Alcoran dont les lignes sont faites de ce rang de palmiers là-bas, de ces villes nacrées sur le bord de l’horizon comme un titre,
    Et les lettres, de ces foules dans l’ombre des rues étroites aux yeux de braise, de ces formes empaquetées qui ne peuvent sortir une main sans qu'elle devienne de l’or.
    Comme les Hollandais vivent de la mer, ainsi ces peuples à la frontière même de l’humanité (non parce que la terre cesse mais parce que le feu commence) de l’exploitation de ces rives au delà du lac ardent.
    C’est là que je me taillerai un domaine pour moi, une insolente petite place pour moi seul entre les deux mondes.
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  • Par stcyr04, le 24 août 2012

    La joie d’un être est-elle pas dans sa perfection? et si notre perfection est d’être nous-mêmes, cette personne exactement que le destin nous a donnée à remplir,
    D’où vient cette profonde exultation comme le prisonnier qui dans le mur entend la sape au travail qui le désagrège, quand le trait de la mort dans notre côté s’est enfoncé en vibrant?
    Ainsi la vue de cet ange pour moi qui fut comme le trait de la mort! Ah! cela prend du temps de mourir et la vie la plus longue n’est pas de trop pour apprendre à correspondre à ce patient appel!
    Une blessure à mon côté comme la flamme peu à peu qui tire toute l’huile de la lampe!
    Et si la perfection de l’œil n’est pas dans sa propre géométrie mais dans la lumière qu’il voit et chaque objet qu’il montre
    Et la perfection de la main non pas dans ses doigt mais dans l’ouvrage qu’elle génère,
    Pourquoi aussi la perfection de notre être et de notre noyau substantiel serait-elle toujours associée à l’opacité et à la résistance,
    Et non pas l’adoration et le désir et la préférence d’autre chose et de livrer sa lie pour de l’or et de céder son temps pour l’éternité et de présenter à la transparence et de se fendre enfin et de s’ouvrir enfin dans un état de dissolution ineffable?
    De ce déliement, de cette délivrance mystique nous savons que nous sommes par nous-mêmes incapables et de là ce pouvoir sur nous de la femme pareil à celui de la Grâce.
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  • Par stcyr04, le 23 août 2012

    Qu’importe le désordre, et la douleur d’aujourd’hui puisqu’elle est le commencement d’autre chose, puisque
    Demain existe , puisque la vie continue, cette démolition avec nous des immenses réserves de la création,
    Puisque la main de Dieu n’a pas cessé son mouvement qui écrit avec nous sur l’éternité en lignes courtes ou longues,
    Jusqu’aux virgules, jusqu’au point le plus imperceptible,
    Ce livre qui n’aura son sens que quand il sera fini.
    C’est ainsi que par l’art du poète une image aux dernières lignes vient réveiller l’idée qui sommeillait aux premières, revivifier maintes figures à moitié faites qui attendaient l’appel.
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  • Par stcyr04, le 23 août 2012

    Qu’est-ce que cette femme que vous aimez? Au dehors cette bouche peinte comme avec un pinceau, ces yeux plus beaux que s’ils étaient des boules de verre, ces membres exactement cousus et ajustés?
    Mais au dedans c’est le chagrin des démons; le ver, le feu, le vampire attaché à notre substance! La matière de l’homme qui lui est entièrement soutirée et il ne reste plus qu’une forme brisée et détendue comme un corpuscule de cricri, horreur!
    Ne suis-je pas dans la dépendance de Votre Seigneurie? que de fois ne l’ai-je suppliée de songer au salut de son âme et de la mienne?
    Que seront dans cent ans ces cent livres de chair femelle auxquelles votre âme s’est amalgamée comme avec un crochet?
    Un peu d’ordure et de poussière, des os!
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  • Par Anassete, le 21 mars 2012

    Dona Prouhèze
    La passion est unie à la croix.

    Don Camille
    Quelle croix ?

    Dona Prouhèze
    Rodrigue est pour toujours cette croix à laquelle je suis attachée.

    Don Camille
    Pourquoi ne le laisseriez-vous pas achever son œuvre ?

    Dona Prouhèze
    Ne revient-il pas du bout du monde pour l'achever ?

    Don Camille
    Mais vous n'acceptez pas la mort de sa mort que pour rendre par là votre âme plus proche de lui.
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Video de Paul Claudel

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Extrait de la pièce "Le soulier de satin" de Claudel
Interviewé par Lise ELINA, Jean-Louis BARRAULT parle longuement de la pièce de Paul CLAUDEL "Le soulier de satin" ("L'oeuvre la plus importante de Claudel ...") qu'il a inscrite au programme du théâtre du Palais-Royal, en alternance avec "La Vie parisienne" de Jacques OFFENBACH. Affiche du programme du Théâtre du Palais-Royal. Extraits de répétitions de "La Vie parisienne": Catherine...











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