ISBN : B0000DU3UQ
Éditeur : J'ai Lu


Note moyenne : 3.69/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Noël, Noël ! Dans les rues de Lyon, noires de monde, fouettées de pluie, un vieil homme triste se fait bousculer par la foule des fêtards.
Il porte un pardessus noir, un chapeau de paysan, un gros paquet enrubanné. Obstinément, il cherche sa fille, la belle, l'aî... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 03 juillet 2009

    LiliGalipette
    Roman de Bernard Clavel.
    Noël dans deux jours, et toute la famille Quantin attend le retour de Marie-Louise, l'aînée, partie travailler à Lyon depuis deux ans. Une lettre courte et impersonnelle annonce qu'elle ne viendra pas. le père Quantin descend de sa ferme et entreprend le trajet jusqu'à la ville. De salon de coiffure en "salon privé", d'hôtel miteux en trottoirs incertains, Quantin rencontre des personnages qui connaissent ou ont connu Marie-Louise. Chacun lui en donne une image nouvelle, étrange, bien différente de celle que le père chérit. Qu'est devenue sa fille, sa "grande", ambitieuse et belle, dans cette ville où tout va trop vite? Faut-il croire la rumeur qui monte de son coeur de père et de paysan, et qui lui fait craindre l'infamie de sa fille chérie? De retour à la ferme, comment parler à la mère et à la soeur de la "grande" Marie-Louise?
    Comme toujours, en quelques mots, le texte de Clavel me séduit. Impossible de ne pas m'émouvoir devant la quête aveugle et vaine de ce père bourru et borné. Les mots sont rugueux, simples et bouleversants. le texte se lit vite et s'imprime dans la mémoire. On croirait le roman loin de la littérature de la terre qui fait le succès de Clavel, mais le portrait acide et mauvais que l'auteur donne de la ville n'est qu'une nouvelle célébration glorieuse et tendre du monde rural.
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    • Livres 3.00/5
    Par Bunee, le 11 novembre 2008

    Bunee
    Marie Louise a quitté la ferme de ses parents pour tenter sa chance à la ville. Sa situation évolue tellement bien qu'elle va bientôt s'installer à Paris. Habitant et travaillant à Lyon, elle ne revient que très rarement dans le coin perdu du Jura où vit sa famille (8 jours en deux ans).
    En cette veille de Noel, toute la ferme s'apprête à fêter Noel avec la jeune femme qui est attendue avec beaucoup d'impatience. Malheureusement, ce matin là, le facteur apporte une lettre de Marie Louise qui explique que finalement, ayant trop de travail, elle ne passera pas Noel avec eux.
    La déception est immense, et les larmes amères. La maîtresse de maison, de nature plutôt colérique, reproche au père Quantin de ne pas aller sur place pour persuader ces employeurs d'octroyer à leur fille quelque repos.
    A force de persuasion, le père part à la ville chercher son aînée.
    Mais il va découvrir au fur et à mesure de son périple une vérité très différente de celle décrite par sa fille. De salon de coiffure en salons privés, de bars glauques en ruelles sombres, la paisible existence de ce paysan bascule.
    J'ai énormément pensé, en lisant ce livre, à "L'empereur du Portugal" où un père était également confronté à la prostitution de sa fille. Seulement, dans ce dernier ouvrage, le père est plus dans le déni, alors qu'avec M. Clavel il est dans la résignation et décide de cacher à sa femme et son autre fille la sinistre vérité.
    L'écriture n'est pas exceptionnelle mais correcte, et l'histoire reste bien ficelée.


    Lien : http://lelabo.blogspot.com/2008/11/bernard-clavel-le-voyage-du-pre.h..
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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 16 mai 2012

    « Il y avait ainsi beaucoup plus de lumière dans l’eau que sur le coteau d’en face où s’étageaient des maisons aux fenêtres éclairées. Plus les maisons étaient hautes et loin, plus leurs lumières se nimbaient d’un halo. Il n’y avait pas d’étoiles. La lueur qui montait de la ville semblait rencontrer comme un plafond cotonneux posé sur les toits les plus élevés. Quentin regardait tout cela sans rien voir vraiment. »
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