> Patrice Molinard (Illustrateur)

ISBN : 2917084111
Éditeur : Attila (2009)


Note moyenne : 3.56/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Où l'on suivra le piéton écrivain clochard Jean-Paul Clébert dans ses vagabondages parisiens au coeur des années 50. Où l'on découvrira les incroyables photos d'époque de Patrice Molinard qui accompagnent le texte. Où l'on s'immergera dans un Paris oublié à la fois tend... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par sophie, le 12 mars 2011

    sophie
    C'est un voyage au cœur d'une ville disparue, pittoresque, canaille et parfois brutale. Dans Paris insolite, « roman aléatoire » publié une première fois en 1952, Jean-Paul Clébert retraçait ses jours de vagabondage au gré des rues de la capitale. Les ablutions dans la Seine, la faim au ventre, mais aussi la camaraderie du bistro ou la joie de rencontres de hasard, à l'ombre d'un Grand Palais en pleine décrépitude ou auprès des chiffonniers des Gobelins. Au fil de ses errances, c'est tout le Paris bigarré d'après-guerre qu'on voit revivre (...).
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    • Livres 3.00/5
    Par brigetoun, le 10 novembre 2011

    brigetoun
    plaisir de retrouver ce livre découvert dans les années 70, ou un peu avant,
    Ce Paris à la Doisneau, en plus sombre parfois - la sympathie pour la débrouille, la précarité, l'à-côté, jusqu'à la crasse, et le vin au delà de la mesure, mais avec, par sursaut, un refus d'une idéalisation béate.
    Une langue populaire mais très travaillée - une habileté charmeuse - une sympathie pour ses personnages, une sympathie inspirée avec nonchalance
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Bernard Quiriny pour le Magazine Littéraire

    Paru en 1952 et tiré de l'oubli par les éditions Attila, Paris insolite est à ranger parmi les plus beaux livres écrits sur la vie de clochard et sur les bas-fonds de Paris après la Seconde Guerre, avant les... > lire la suite

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Citations et extraits

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  • Par brigetoun, le 10 novembre 2011

    Comme tous les gars de ma profession, qui est de n'avoir pas de métier, bon à rien et prêt à tout, j'ai travaillé aux Halles, de mes mains froides et de mes yeux brûlants, à l'heure où les cafés ordinaires fermaient, vidaient leurs clients et que par la passerelle du pont des Arts ou le pont Neuf... je gagnais la rive droite besogneuse, allais boire mon énième noir au comptoir du Pied de Cochon, contemplant là les bourgeois qui montaient, voitures devant la porte, avec des filles, au premier étage, bouffer des soupes à l'oignon brûlantes et croûteuses, trois fois plus cher qu'au ras du trottoir où j'étais, faisant le premier quatre-vingt-et-un de la nuit avec des laveurs de têtes en blouse et tabliers maculés qui, avant d'aller nettoyer à grands jets d'eau froide les ossements charnus des bestiaux qui serviraient faire de la douce charcuterie, essuyaient là le sang coagulé et le rinçaient de vin blanc sec.
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  • Par brigetoun, le 10 novembre 2011

    Au troisième étage, on abandonne la grande cage tuilée et plâtrée mais bordée d’une magnifique rampe en bois, on atteint un deuxième escalier qui mène aux combles, six marches étroites, case-gueule pour ivrognes et un couloir de moins d’un mètre de large où le couloir courbe la tête et les épaules sur le ventre et donne envie de reptation, puis une porte close, sans serrure ni poignée apparente et qu’on enfonce d’un coup d’épaule, le grenier. Trois mètres carrés de carrelage paysan, rouge autrefois, dix mètres cubes d’espace entassés où vivent en permanence quatre, cinq, six individus de tout poil, deux lits de camp de l’armée miraculeusement hissés jusque-là un jour de fortune, trois tas de couvertures sur quoi l’orange d’un sac de couchage fait figure d’étoffe somptueuse
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  • Par neLLie, le 07 mars 2011

    ...On pourrait traverser Paris de part en part en ne suivant que des rues pittoresques, à condition de sauter les avenues, se boucher les yeux et les oreilles aux carrefours pour reprendre de l'autre côté le pas des caravanes, et cela sans avoir besoin d'évoquer l'histoire pour animer les vieilles pierres et émouvoir le coeur des visiteurs par des réminiscences plus ou moins factices ...
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  • Par brigetoun, le 10 novembre 2011

    Durant la belle saison, tous les ponts de Paris, les quais, les berges, les canaux, sont lieu de grande lessive. Claquant au vent comme les draps des marinières, des chemises, des caleçons, des torchons, des pantalons de toile, des chaussettes dépareillées, crochés au premier fil de fer venu, aux basses branches d'un arbuste, collés au sol par des pavés sales, ou séchés sur soi, à même la peau quand l'heureux propriétaire n'a pas de garde-robe de rechange et doit se tourner alternativement pour présenter ses parties humides au soleil matinal.
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  • Par neLLie, le 07 mars 2011

    J'ai faim.
    Autour de moi la terre tourne, le paysage fait la roue, les rues en sont les rayons, et je suis attaché au moyeu, ridicule pantin probablement, le supplice de la roue, le pilori.
    La faim donne le mal de mer.
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Jean Paul Clébert : Les hauts lieux de la littérature en Europe
Olivier BARROT présente une collection de guides de chez Bordas dont "Les hauts lieux de la littérature en Europe".








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