Dessiner le jardin planétaire ? Projet fou, démesuré, aux limites du possible. Telle est pourtant l'entreprise à laquelle Thomas, le peintre retiré dans sa propriété close de Saint-Sauveur et son ami le Voyageur ont déc... > voir plus
Les villes ne meurent plus. Elles enflent, elles se superposent à elles-mêmes comme des cristaux malades. Elles cherchent la lumière qu’elles absorbent.
En tant que futur architecte vous avez peut-être des propositions ? Imagineriez-vous une ville molle ? Pliable, capable de se transformer sous l’effet de la pluie et du vent ? Du gel ? Flasque comme une méduse, pleine d’eau ? …
Pourquoi pas… Je ne sais pas quelle forme aurait une ville érodable… La forme actuelle des villes traduit notre archaïsme, notre inaptitude à enregistrer le mouvement pour le faire nôtre. Au flux de l’eau nous continuons à opposer des digues… que l’eau un jour porte à la ruine. On peut se demander s’il ne faut pas plutôt infléchir son cours, travailler avec elle… Imaginez que l’on construise un ouvrage qui aille dans le sens de l’érosion. Alors il ne pourrait jamais y avoir ruine. Il y aurait transformation…
Le Jardin planétaire. L'avènement écologique et le partage du bien commun. Gilles Clément : Cours... . Ma pratique professionnelle consiste en une activité globale où figurent la conception et la réalisation de paysages ou de jardins, l'écriture et la publication de textes liés à cette activité et la communication raisonnée de cette pratique. Ce dernier point donne lieu aux conférences, aux expositions mais aussi et surtout à une pédagogie du « projet de paysage » dans le cadre d'un enseignement dispensé, notamment, à l'Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles.Au Collège de France, dans le déroulement des heures qui me sont attribuées, je compte proposer une synthèse de cet enseignement en me référant à l'expérience - c'est-à-dire au terrain - par un choix d'images en relation directe avec le thème abordé. Il s'agit donc de cours illustrés