ISBN : 2234063388
Éditeur : Stock (2010)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
C’est en passant devant un kiosque à journaux du boulevard Pierre-Seymard, à Nice, qu’Ondine apprend le suicide de sa mère, la grande écrivaine Zita Chalitzine. On l’a retrouvée dans une voiture enveloppée dans un magnifique manteau de fourrure blanc. Zita, qui avait pa... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Malaura, le 29 mai 2011

    Malaura
    Découverte à l'arrière de sa Mercédès, le corps emmitouflé d'une Fourrure de vison blanc, l'écrivaine Zita Chalitzine est morte comme elle avait vécu, en attirant l'attention.
    Un suicide à l'alcool et aux barbituriques a mis un terme à la vie de cette femme dont chacun, fille, mère, connaissances, s'attachait à dénigrer la personnalité, le comportement, le passé sulfureux, l'égocentrisme et l'ambition démesurée.
    Fille ingrate, mère indigne, call-girl de luxe du réseau de Madame Claude dans les années 1970, femme de lettres suspectée de supercherie littéraire, maîtresse de grand écrivain, épouse d'un homme de vingt ans son cadet ? Qui était réellement celle qui a toujours laissé planer autour d'elle un parfum de scandale?
    De sa fille Ondine, à sa mère Mme Lourdes en passant par son amie Solange, devenue Lady Beauchamp, tous les proches de Zita en ont gros sur le cœur. Mais non de tristesse…plutôt de colère, de rancune et d'aigreur. Abandon, trahison, indifférence, tous ont des reproches à fleur de bouche. « Une vraie s… qui a gâchée la vie de tous ceux qui l'ont approchée. »
    Seul, Pierre, le dernier amour de Zita et tout jeune mari, est sincèrement anéanti par le décès de l'écrivaine et tente maladroitement de joindre Ondine à sa cause. Mais cette dernière, brouillée avec sa mère depuis près de dix ans, est loin de vouloir pardonner, surtout que la mort de Zita lui ôte à jamais toute chance de connaître le nom caché de son père.
    La découverte, dans son appartement, du dernier manuscrit de Zita, sorte d'autobiographie posthume dédiée à sa fille Ondine, permettra peut-être de réhabiliter la femme malmenée, méprisée, désirée, honnie, adulée, convoitée et détestée que fut Zita tout au long d'une vie consacrée à l'écriture et aux livres.
    Petite fille aux origines modestes, enfant de concierge dans un immeuble de la haute bourgeoisie, femme objet aux amours tarifés au sein du sérail de Mme Claude, égérie d'un auteur narcissique et névrosé aux allures de pygmalion, femme meurtrie n'aspirant qu'à l'élévation sociale, le lecteur entre alors de plain-pied dans l'univers de Zita Chalitzine.
    Livre dans le livre, l'ouvrage de l'écrivaine, tel une voix d'outre-tombe, remet les pendules à l'heure, règle les comptes, dit la douleur et les fautes, les plaies et les bosses, les éclats et les désordres d'une femme ivre de liberté et d'indépendance qui aura voulu « être maîtresse de son destin jusqu'à son dernier souffle ».
    Avec « Fourrure », Adélaïde de Clermont-Tonnerre fait une première entrée sensationnelle et très remarquée dans le monde littéraire. Faisant fi de la bienséance, elle n'hésite pas à égratigner le beau monde, celui en vase clos du milieu littéraire parisien et celui de la haute-bourgeoisie. Ses coups de griffe associés à un humour plein de finesse et une observation délicate dévoilent avec beaucoup d'à-propos cette comédie humaine faite d'autant de bons sentiments que d'hypocrisie.
    Si la jeune normalienne use pour la forme du « name-dropping » (Sagan, Giscard, Mme Claude), s'inspire de personnages réels et attribue certains traits de caractères d'auteurs connus à ses propres protagonistes (les homards de Sartre, les pseudonymes de Romain Gary), ceux-ci sont tellement bien incarnés qu'ils prennent très vite la distance d'avec ceux qui les ont influencés. C'est toute la force de ce roman, un écho d'histoire connue qui résonne dans l'inconscient du lecteur et dans le même temps une texture, une tonalité et une épaisseur tout à fait personnelles qui rend l'ouvrage tout bonnement captivant.
    Le tout file et défile avec tant de fluidité et d'entrain que le lecteur, captif de l'indomptable Zita, ne demande rien d'autre que continuer ce bout de chemin avec elle.

    Récompensée par le Prix Bel Ami 2010 et le Prix Maison de la Presse 2010, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, avec ce premier roman, peut se targuer de jouer déjà dans la cour des grands.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par Zazette97, le 04 juin 2011

    Zazette97
    "Fourrure" est le premier roman de la française Adélaïde de Clermont-Tonnerre.
    Le récit s'ouvre sur le décès de Zita Chalitzine, romancière à la vie décousue récemment accusée par la presse de supercherie littéraire.
    Alors qu'elle n'avait plus remis les pieds chez sa mère depuis 12 ans, sa fille Ondine découvre un manuscrit dans l'appartement parisien. Trop remontée contre cette femme qui n'a jamais joué son rôle de mère, Ondine perd pied et confie ce roman qui pourtant lui était destiné à son jeune beau-père.
    Pierre, qui avait épousé Zita la veille de son décès, s'attelle à la lecture de ce dernier roman qui relate sans ambages des pans entiers, et jusque là insoupçonnés, de la vie de son épouse.
    Quelqu'un connaissait-il réellement Zita Chalitizine?
    Les romans évoquant les vies d'écrivains aussi fictives soient-elles ont toujours éveillé mon attention. Pourquoi? Car ces personnages particuliers sont souvent présentés comme des êtres mystérieux, torturés, marginaux, légèrement ou foncièrement autistes et parce que leur nature même laisse croire à des intrigues à rebondissements.
    Voici un roman qui nous plonge d'entrée de jeu dans la vie de Zita. Pas de chichis (j'ai l'impression que c'est souvent le cas dans les premiers romans). le roman débute de façon très factuelle : la découverte du corps sans vie de la romancière fait scandale alors même que la paternité de ses oeuvres se voyait contestée par la presse quelques jours plus tôt.
    Un décès à l'origine de sentiments contrastés. Oscillant entre indifférence et colère qu'elle exprime dans une langue assez brute de décoffrage, Ondine semble déterminée à rayer définitivement sa génitrice de ses préoccupations contrairement à Pierre, que la nouvelle a dévasté et dont la tendresse à l'égard de la romancière, de 20 ans son aînée, est distillée à toutes les pages.
    La mise à disposition d'"En mémoire de moi", autobiographie de Zita et véritable roman dans le roman, sera l'occasion pour la romancière de dévoiler à sa fille l'identité de son père mais également d'évoquer non sans franc-parler son enfance, sa jeunesse écoulée trop vite auprès de Madame Claude, ses petits bonheurs, ses furieuses envies de liberté, ses déceptions, ses coups de gueule envers la haute parisienne des années 70 et ses rencontres avec des écrivains, notamment avec Romain Kiev à qui l'on prétend qu'elle aurait servi de prête-plume.
    Le récit alterne entre les chapitres du roman de Zita et les découvertes d'Ondine et de Pierre. J'ai apprécié la façon de Zita de s'exprimer sans détours sur des sujets houleux, un peu moins ses descriptions parfois tirées en longueur de la bourgeoisie parisienne et de son hypocrisie sociale (ce milieu ne m'attire décidément pas).
    Les personnages sont bien marqués, le décor est (on ne peut plus) planté, le récit se veut accrocheur et servi par une écriture vive et étonnamment sensible.
    Pas un coup de coeur pour moi mais une auteure que je n'hésiterai pas à relire.

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2010/04/fourrure-adelaide-de-clerm..
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    • Livres 4.00/5
    Par Pchabannes, le 19 septembre 2010

    Pchabannes
    Ancienne fille de Madame Claude, Zita Chalitzine décède célèbre en tant qu'écrivain, statut que les vautours tentent de lui arracher plaidant pour le plagiat d'un des ces anciens amants, Romain Kiev, Pierre, son dernier amour et Ondine, sa fille se rencontrent et découvrent un manuscrit, En mémoire de moi.
    Le ton change, le talent d'Adélaïde Clermont-Tonnerre éclate à grand coup de plume, à petites touches ciselées, découvrant esprit, plume, travail, un premier roman nous apportant de l'air frais et peut-être une nouvelle égérie du monde littéraire boutant la mode du réalisme hors les linéaires.
    Magnifié par le style, hymne à la liberté d'être, de choisir et de vivre face aux pouvoirs, aux angoisses humaines, à la petitesse, aux tares de la bourgeoisie de l'argent, aux faiblesses des hommes, une vie commencée par les livres car “la lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés (mot attribué à Descartes)”.
    La découverte de Zita à la lecture de son roman inachevé est l'occasion de décrire le monde d'un pas alerte et déconditionné. Je n'ai pas envie d'être conditionnée par des gens qui se contentent d'analyser les œuvres des autres en y mettant leur point de vue. Ce que les grands hommes ont dit, ils l'ont mis dans les livres, je sais lire et je ne vois pas pourquoi j'aurai encore besoin de quelqu'un pour me tenir la main.
    Fruit mur, ce roman parfaitement abouti, dégusté avec passion, fut l'un de mes meilleurs moments de lecture de 2010. Est-ce que Adélaïde de Clermont-Tonnerre a tout donné ? Saura-t-elle nous enchanter sur un autre sujet ou à partir d'un autre angle ?
    “Le seul moyen de connaître l'amour inconditionnel sur cette terre, ce n'est pas de l'attendre, c'est de le donner.” Par amour de ses lecteurs et d'elle-même, j'attends son deuxième roman sans impatience d'ici à deux ou trois ans. le vrai temps de l'écriture.
    • 2010Prix des Maisons de la Presse Roman
    • 2010 Lauriers Verts de La Forêt des Livres - Prix Révélation
    • 2010 Prix Bel Ami - Roman
    • 2010 Prix Françoise Sagan


    Lien : http://quidhodieagisti.kazeo.com/Lectures-diverses-critiques-et-comm..
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    • Livres 4.00/5
    Par irenelec, le 11 septembre 2011

    irenelec
    Très très bien à lire ; parfait roman d'été. Vendu comme tel par le magazine ELLE pour l'été 2011 à l'occasion de sa sortie en poche. Donc j'avais repéré ce titre pour le mettre dans ma valise; et en passant devant la vitrine de mon libraire je le vois et de plus il fait partie de ses livres élus ! Donc aucune raison d'hésiter plus longtemps et aujourd'hui merci à ces précédents lecteurs.
    On est vite emporté par le récit de ces héroïnes : la mère, le fameux écrivain et sa fille qui part d'une certaine manière à la recherche de sa propre identité. Et il y a aussi la grand-mère qui est un sacré personnage en représentation permanente mais avec un entourage dupé à 100 %.
    D'une manière générale les différents personnages ont tous une certaine authenticité et beaucoup de caractère.
    C'est aussi la peinture d'une époque où tout parait possible et où l'on mord dans la vie à pleines dents.
    Lecture plaisir donc et qu'il ne faut surtout pas bouder.
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  • Par Aela, le 02 juillet 2011

    Aela
    L'itinéraire mouvementé et poignant d'une jeune femme prête à tout, dans les années 70 et 80. Zita vient d'un milieu modeste, sa mère est gardienne d'immeuble, et n'a qu'un but: devenir quelqu'un de reconnu et sortir de son milieu. Pour cela, elle va être tour à tour call-girl chez Mme Claude, maîtresse d'un écrivain célèbre, Romain Kiev, en qui on reconnaît immédiatement Romain Gary, et enfin femme de lettres... plus ou moins reconnue.
    C'est une belle plongée dans les milieux intellectuel et bourgeois des années 70-80. Les personnages sont merveilleusement incarnés. Hermine de Clermont-Tonnerre dépeint avec une grande maîtrise toute une société particulière avec ses codes, ses mensonges, ses secrets...
    Ce livre a d'ailleurs été inspiré par sa propre histoire familiale puisque cette jeune auteure reconnaît que sa propre tante a été l'une des premières personnes à deviner quel écrivain se cachait derrière le nom de plume d'Emile Ajar.
    Un beau roman, captivant .. une peinture sans concessions d'une certaine société...
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Citations et extraits

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  • Par Pchabannes, le 19 septembre 2010

    Pour la route ce long passage dense et admirable de concision.
    “Je le remerciai et le levait. Il était hors de question que je mette ma fille entre les mains de ces gens là. Depuis le temps que je leur faisais la guerre à ces simplificateurs de l’humanité qui voient les autres comme un amas de problèmes à résoudre, niant leur merveilleuse complexité, détruisant des années de créativité qui leur ont permis d’inventer ces charmants petits TOC, ces petites névroses passionnantes, ces rituels absurdes et poétiques, ces traumatismes émouvants, ces cicatrices guerrières, ces maladies imaginaires qui font toute l’originalité d’un être. Tout ça pourquoi ? Le bonheur ? On gave les gens avec ce mythe, on pompe leur fric, on décortique leurs rêves, on leur coupe les couilles et la libido au nom de cette fabuleuse arnaque, ce concept vide que personne n’a jamais été foutu de définir. Et les infortunées victimes de se lamenter, espérant sans relâche cette satiété inatteignable dont ils n’ont goûté, jusqu’ici, que les restes : le confort, le sexe ou même l’amour. Lamour, cet absolu à la portée des caniches, comme disait l’autre…Tout ça pour nourrir un néo-clergé de profiteurs des faibles et des cabossés. Des confesseurs qui s’entretuent pour des querelles de chapelles, des théologiens qui essaient de faire tenir le vivant, le mouvant, l’émouvant dans la forme contre nature d’une prétendue normalité. Normalité qu’ils décrètent en monarques absolus. […] Leur normalité ne vaut pas mieux que la moralité avec laquelle on nous a entravés des siècles durant. La névrose a remplacé la faute originelle, personne n’y échappe et ceux qui prétendent ne pas en souffrir sont en plein déni. Ah, il est très au point leur petit arsenal de soumission d’autrui ! L’exigence du bonheur n’est pas moins redoutable que le péché et sa culpabilité. Un merveilleux outil pour prendre le pouvoir sur l’esprit de son prochain, car c’est de pouvoir qu’il s’agit. Il faut être vraiment borné pour croire une seule minute que ces parasites veulent « aider » qui que ce soit.”
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  • Par Zazette97, le 04 juin 2011

    Pierre avait aimé leur différence d'âge. Les vingt ans qui les séparaient la rendaient moins forte, plus accessible. Lorsqu'il tenait Zita contre lui, en pleine lumière, les marques que le temps avait laissées sur son visage l'émouvaient, comme les cicatrices d'une guerrière.
    Sa vie se lisait sur sa peau et il la trouvait belle. Les hommes qui prétendent aimer la jeunesse ne font que s'aimer eux-mêmes, songea-t-il. Lui n'éprouvait pas le besoin de projeter l'encre de ses fantasmes sur la page blanche de femmes en devenir. Un être malléable ne lui inspirait pas de désir : c'était conquérir du vide. Il préférait les femmes que la vie avait polies et marquées, celles dont on touche, comme sur un livre en braille, les humiliations et les plaisirs au coin de la bouche et des yeux. Il aimait qu'avec un corps il y ait une âme un peu lasse et fourbue qui vienne se lover contre lui. Il l'aimait elle, Zita. Avec son passé, ses blessures, ses lâchetés et ses effrois. p.28
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  • Par Zazette97, le 04 juin 2011

    Pourquoi les hommes aiment-ils les garces dans mon genre? Parce qu'elles les soulagent. Avec les femmes bien, ils sont débiteurs. Rien de plus annihilant que cette prison de l'amour et de la perfection dont elles ligotent leurs maris et leurs amants. Elles les écrasent de culpabilité, dissolvent leur confiance, sapent leur virilité. Auprès de ces mantes religieuses sapées de sainteté, ils n'ont pas d'excuses. Pas le droit d'être ratés, fragiles ou infidèles.
    Avec une femme comme moi, ils sont libres. Libres d'être aussi salauds que je le suis. Libres d'être eux-mêmes, avides et conquérants, sans loyauté et sans fardeau. Pourquoi croyez-vous qu'ils continuent à tomber dans mes filets? Parce que je n'en ai pas. p.483
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  • Par Aela, le 02 juillet 2011

    Nous effacions les mauvaises expériences comme on essuie une larme d'humiliation d'un revers de main en prétendant que l'on a une poussière dans l'oeil. On ne lui parlait d'ailleurs pas des coups tordus. Nous la protégions. Elle était un peu la responsable de niveau d'un pensionnat de jeunes filles, un peu notre mère. Elle n'aurait pas supporté que l'on fasse du mal à ses enfants. Et puis nous vendions cette bonne camaraderie du sexe. Toute notion de contrainte, toute obligation économique aurait terni le fantasme et, par ricochet, abîmé son image de marque. Personne n'a envie d'exploiter le malheur et la pauvreté. Personne ne veut savoir que certaines de ces filles se faisaient refaire les seins ou le nez pour augmenter leurs revenus, que d'autres travaillaient sept jours sur sept pour nourrir une petite famille en banlieue et qu'une bonne partie en ressortaient psychologiquement bousillées.
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  • Par Pchabannes, le 19 septembre 2010

    “J’en croise, dans le quartier, plus bourgeoises que les bourgeoises-nées. Elles avancent avec l’arrogance de celles qui méritent d’être là, parmi les privilégiées. Elles n’ont aucune pitié pour ceux qui n’ont pas su s’en sortir, moi non plus d’ailleurs. Cette place nous l’avons gagnée à la sueur de notre front et aux larmes de notre cul.”
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