Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2283024838
Éditeur : Buchet-Chastel (2011)


Note moyenne : 4.09/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

" Tu es mon père. Tes portraits ne me font plus sursauter. Ils me sont devenus familiers. Je peux me tenir, droite, face à toi, sans défaillir. Je n'ai plus peur. J'ai enlevé le voile sombre sur ton histoire, et sur la mienne. Dessous, le ... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (6)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par MyaRosa, le 14 avril 2011

    MyaRosa
    Il y a des livres qui vous marquent, qui vous transpercent le coeur, celui-ci en fait partie. Valérie Clo nous livre sans pudeur sa douleur, son ressenti, ses peurs et le manque de ce père qu'elle n'a pas connu. Parti trop tôt, il n'a laissé à sa fille que du vide et les souvenirs des autres. L'auteure revient sur cette absence et sur ce manque qu'elle a ressenti tout au long de sa vie. Ce livre, c'est sa thérapie, sa façon d'exorciser ce mal qui la ronge et l'empêche de vivre comme tout le monde. Elle se sent capable aujourd'hui d'aborder ce sujet qu'elle a longtemps essayé d'éviter, faisant comme si rien n'était réel, comme si son père aller venir un jour sonner à sa porte et lui dire que ce n'était pas vrai, qu'il n'était pas mort.
    J'ai été bouleversée par cette histoire, autant par le ressenti de Valérie Clo sur cette absence avec le recul qu'elle peut avoir aujourd'hui, que par le récit qu'elle nous fait de ses souvenirs de petites filles et de ce qu'a dû être la dernière journée de son père. J'ai été émue par cette petite fille qui ne comprend pas, qui s'en veut de ne pas réussir à avoir de la peine pour un père dont elle ne se souvient pas. Cette enfant qu'on emmène au cimetière embrasser la photo de son père et qui ne veut pas être la fille d'un mort.

    Cette petite fille n'a aucun souvenir de son père, alors elle s'en fabrique avec ce qu'on lui raconte, avec les photos qu'on lui montre. Elle imagine ce père qui lui manque, ce père qui lui fait défaut. Elle se demande pourquoi ce drame a frappé sa famille et pas une autre, pourquoi son père est-il parti si jeune alors que sa vie commençait à peine...Comment se construire quand la vie commence avec un manque ? Comment devenir parent à son tour sans craindre de revivre la même histoire?
    Les sentiments se mêlent : la tristresse, la colère, le regret, la culpabilité, la peur,... Vivre en sachant que tout peur déraper à tout moment, que le bonheur peur voler en éclat en l'espace d'une seconde sans prévenir, qu'on peut nous arracher les êtres qui nous sont chers sans crier gare. C'est triste, révoltant, mais dans toute cette noirceur Valérie Clo arrive à mettre de l'optimisme et du soleil. Un livre bouleversant qui ne peut pas laisser indifférent. Une écriture intimiste, juste et belle. Un très beau livre que je n'oublierais jamais. Un joli coup de coeur...

    Lien : http://mya.books.over-blog.com/article-plein-soleil-valerie-clo-6917..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par mayang, le 22 septembre 2011

    mayang
    Voici un court roman magique! Valérie Clo part à la recherche d'un père, méconnu, mort alors qu'elle avait tout juste un an. Comment se construire au travers de cette absence forcément magnifiée par ceux qui l'ont connu? Comment aimer cette icône qui, pour elle, n'est qu'une image sans référence? Fort intelligemment et avec beaucoup de talent l'auteur brosse peu à peu son propre ressenti par rapport à l'absence, cruelle, incompréhensible et malgré tout intimement mêlée à tout son être. A lire absolument.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par hylyirio, le 21 mars 2011

    hylyirio
    Bizarrement, au départ, j'ai trouvé ça un tant soit peu gênant que ce livre soit une suite d'enchaînements rythmés de manière sentimentale, selon les pensées de l'auteur ... , et non un texte découpé en chapitres… Généralement, j'aime les livres découpés en courts chapitres qui permettent de rythmer le récit et lui donner un certain "suivi", je trouve. Ici, c'est "juste" le compte à rebours qui fait ce rythme, mais cela m'a paru étrange malgré tout....
    Cependant la lecture en fut agréable car une fois que l'on s'est fait à ce style d'écriture, on y prend goût, et la lecture devient alors fluide et plaisante.Mais par contre, comme il n'y a pas de "fin de chapitre", ça n'aide pas à déposer le livre, car on a absolument envie de connaître la suite :)
    L'histoire se présente sous forme d'un compte à rebours : "Sept heures du matin. le compte à rebours a commencé. Dans quatre heures exactement, mon père sera mort. J'ai treize mois." Ce compte à rebours est douloureux, puissant, et plonge le lecteur au cœur de toutes les émotions possibles et imaginables enfouies en lui! C'est terrible… Je crois que je ne m'attendais pas à ça en ouvrant ce livre…mais la surprise, bien que très émotive, fut superbe. Mais il est certain que ce livre va prendre aux tripes, on ne peut pas rester indifférent.
    La suite:

    Lien : http://hylyirio.blogspot.com/2011/03/plein-soleil-de-valerie-clo.html
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la critique

  • Par bouquin, le 09 février 2011

    bouquin
    Je vous livre le premier paragraphe : « Pendant longtemps, mon père a été une tombe laquée noire qu'on m'emmenait de temps en temps visiter. Je n'ai de souvenirs de mon père que de sa tombe, des pleurs de mes grands-parents qui coulaient dessus et de mon absence de sentiment. On me disait, c'est ton père, va embrasser sa photo ».
    Valérie CLO n'y va pas par quatre chemins. Dès les premières lignes, elle nous plonge dans un univers familial que cette petite fille d'un an, la narratrice, mettra de longues années à comprendre. Les premières années de sa vie sont marquées par cette absence, par les larmes qui coulent encore lorsque le nom de son père est cité, par la peine venant défigurer les visages lorsque le décès et l'avenir de cette petite fille sont évoqués. Elle aura grandit dans l'incompréhension la plus complète.
    Découvrez l'ensemble de ma critique

    Lien : http://lantredesmots.canalblog.com/archives/2011/02/08/20320825.html
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par arlette, le 20 mars 2011

    arlette
    Comment reconstituer ce père parti trop tôt, laissant un vide immense derière lui? Les images sont figées et les souvenirs ne sont pas les siens mais ceux des autres . Aussi , il semble que l'auteur a renversé le sablier du temps et tente de réintégrer tous ces grains écoulés trop vite .
    La dernière journée s'étirant à l'infini , compte à rebours pour tenter de suspendre le temps etcomprendre la fragilité de l'humain et ce moment ffatidique qui fait basculer de l'avant à l'après . Plus rien désormais ne sera pareil .
    Taches d'ombre sur le paysage de la vie où les personnes sont éclairées à tour de rôle et mises en plein soleil par ce sentiment d'amour qui imprégne le livre .
    fragments de mémoire intime qui se révèlent à nous tel un miroir par ses réflexions, ses observations ..
    Don total de chacun qui rend ses pages fortes et conduit à l'apaisement .


    Lien : http://voies-de-lumiere.over-blog.fr
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la critique

> voir toutes (5)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par MyaRosa, le 14 avril 2011

    C'est l'existence de la mort que j'apprends quasiment en naissant, pas le temps de rêver, ni d'être insouciante. Il me faut aller chercher loin la force de faire des enfants, de calmer l'inquiétude, de parier sur la vie pour oser la transmettre. Mes filles ne se doutent pas que je suis revenue des enfers pour leur donner la vie, un pari fou car c'est chaque jour que je tremble de voir ce que j'ai construit, anéanti.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par MyaRosa, le 14 avril 2011

    La colère me tord le ventre. Mon père nous a abandonnées. Il a déserté mon enfance. Il s'est fait la malle. Pourquoi ? Je tremble en pensant que la bombe est tombée pile sur notre foyer, qu'elle a atteint sa cible avec une parfaite précision. Elle a explosé notre famille. Ce n'est pas un cauchemar duquel je vais me réveiller soulagée, non, c 'est la vraie vie. Il n'y a pas de doux réveil, il faut vivre avec cet arrachement, cette violence, ce manque. Il faut grandir avec. Il faut aimer avec. Il faut travailler avec. Il faut faire des enfants en sachant que ca, ça existe vraiment, et que ce n'est pas seulement une peur.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par Abrideabattue, le 06 mai 2013

    Comment aimer ce père dont je ne me souviens pas ? Comment trouver le chemin qui me conduise à cet amour-là ? Il doit bien exister quelque part en moi mais je n'y ai plus accès. J'ai tout oublié. J'éprouve de la culpabilité devant ce manque d'amour, cette absence de sentiment. je fais des efforts. j'essaie. Mais rien. Je ne ressens que du froid. Obligée d'emprunter un autre chemin, un chemin de traverse. (...) C'est un amour dévié de sa trajectoire, qui fait des détours pour atteindre sa cible, un amour par procuration. (p.22)
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par MyaRosa, le 14 avril 2011

    Voilà, j'étais la fille d'un mort. Ma mère avait embrassé un mort et m'avait conçue avec. Quand je pensais à mon père, je voyais cette tombe perdue au milieu de centaines d'autres, immobile, glacée, fidèle à elle-même en toutes circonstances, dans la nuit, en plein soleil, ou recouverte de neige. Toujours le même calme, toujours la même inertie pendant que moi, je me débattais au milieu des vivants.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par MyaRosa, le 14 avril 2011

    Il paraît que ce qui ne tue pas rend plus fort. Moi, j'ai le sentiment du contraire, que les événements difficilent fragilisent. Ils ouvrent des brèches qui entament à jamais la confiance, rendent vulnérable.

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
5,20 € (neuf)
4,20 € (occasion)

   

Faire découvrir Plein Soleil par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (19)

> voir plus

Quiz