ISBN : 2246696518
Éditeur : Grasset (2010)


Note moyenne : 2.9/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Qui est ce garçon asiatique surnommé Bouk et qui, le dimanche à la maison Boissier, apparaît comme par enchantement dans cette paisible famille française ? Un prince déchu, un parent caché ou, tout simplement, un orphelin arraché au Cambodge en guerre ? Une amitié se no... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par moustafette, le 04 janvier 2012

    moustafette
    S'il y a un lieu qui a marqué mon enfance, et où pourtant je ne suis jamais allée, c'est bien l'antique et célèbre cité d'Angkor.
    J'ai grandi au milieu de souvenirs de cette immense cité de pierres séculaires et de jungle mêlées et Phnom Penh était un mot mystérieux, un sésame qui ouvrait sur un monde lointain et magique dont je pouvais toucher un petit bout de réalité. Comme d'autres aux petits soldats, moi je jouais avec les bouddhas et les dizaines de statuettes de bronze d'un orchestre khmer et, enveloppée de tissus chamarés et de quelques colifichés, je m'échinais à prendre les poses et m'imaginais la plus belle des Apsara dansant sur la table de la salle à manger. Si un bandit ou un démon tentaient de m'attaquer pour me dérober le trésor dont j'étais la gardienne, la fascinante boule de Canton, mon fidèle compagnon, gros chat noir des plus inoffensifs, se transformait en panthère protégeant ma fuite à dos d'éléphant, dont les défenses étaient presque plus lourdes que moi, tout en brandissant au dessus de ma tête le sabre d'apparat de mon père.
    Pour avoir la paix, il suffisait de me brancher le projecteur et dans le noir j'assistais inlassablement aux festivités colorées du couronnement de Norodom Sihanouk, je sautais de pierre en pierre dans la cité d'Angkor Vat. Quand j'ouvrais à nouveau les volets, le monde du XVIIIe arrondissement me paraissait bien gris mais j'avais puisé là de quoi m'évader et alimenter mes jeux futurs.
    J'ai retrouvé cette atmosphère d'enfance dans le roman de Jean-Luc Coatalem où Lucas, le narrateur approchant la cinquantaine, se souvient de Bouk, un orphelin cambodgien d'une dizaine d'années parrainé par son grand-père et qui, à ce titre, était présent lors des dimanches et des fêtes de famille. Entre poulet rôti et tarte aux pommes, les deux gamins s'embarquaient pour des épopées au fond de la jungle du jardin d'une maison bourgeoise de Viroflay dans les années 50.
    Lucas, reporter de son état, se lance à la recherche de Bouk dont la légende familiale avait le bon ton de dire qu'il était reparti à Angkor, formule polie pour masquer la disparition du jeune garçon devenu un adolescent ingérable. Lucas part pour le Cambodge traîner son malaise parmi les ruines d'Angkor à l'affût d'il ne sait trop quoi.
    Un court roman émouvant et empli de nostalgie, ambiance bourgeoise d'une famille marquée par le temps de l'Indochine, réminiscences savoureuses de l'enfance, promenade littéraire aussi puisqu'on y croise Tintin et Hergé ainsi que Rudyard Kipling et Kim, et atmosphère étrange et oppressante des ruines d'Angkor. Petite frustration, on n'apprend peu de choses à propos de Bouk, ni sur le mystère de son arrivée en France, ni sur sa disparition soudaine. Mais finalement rien d'étonnant, c'est bien connu que ce que l'on va souvent chercher au bout du monde n'est autre que soi-même.


    Lien : http://moustafette.canalblog.com/archives/2012/01/04/index.html
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    • Livres 5.00/5
    Par zorazur, le 04 janvier 2012

    zorazur
    La quête du paradis perdu de l'enfance, le semtiment d'être passé à coté d'un rêve, la volonté de reconstruire ce qui n'a jamais vraiment été. la vie est trop courte, finalement, pour ne pas accorder à certains liens, certains souvenirs, toute l'importance qu'ils méritent.
    Et puis la quête du héros déroule l'histoire du Cambodge, ce pays qui n'en finit pas de chercher le remède à des décennies de tragédies. Avec en toile de fond les tours de Angkor Vat, l'une des merveilles du monde et témoignage du génie de ce peuple martyrisé.
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    • Livres 3.00/5
    Par fragglec1974, le 23 juillet 2011

    fragglec1974
    Lucas, alors qu'il se sent un peu coincé dans sa vie – face à un échec amoureux – ressent le besoin de revenir sur son passé et de retrouver ce jeune garçon cambodgien que ses grands parents accueillaient lors des vacances pour le sortir de l'orphelinat où il grandissait et avec lequel il a partagé ses jeux d'enfant et qu'il voyait comme son frère aîné, Bouk. Disparu de sa vie, il continue de le hanter. Il décide de partir à recherche, en France et jusqu'au Cambodge, en passant par l'Inde.
    Ce que j'en ai pensé
    Ce livre nous parle de voyage réel et intérieur, je ne peux donc qu'apprécier. J'ai aimé cette quête, j'ai aimé les mots de l'auteur, très sensibles et pudiques. J'ai aimé quand il évoque ses souvenirs d'enfance, pleins de nostalgie.

    Lien : http://delphinesbooks.wordpress.com/2011/07/21/le-dernier-roi-dangko..
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    • Livres 2.00/5
    Par miriam, le 14 février 2012

    miriam
    Angkor me fait rêver, mais le narrateur n'embarque qu'au 2/3 du livre et ses visites du site ne sont pas très différentes de celles d'un touriste, ses rencontres avec les archéologues ne nous en apprennent que peu.
    En revanche un air de nostalgie de l'Indochine d'antant dans une bourgeoisie parisienne, appartement dans le 12ème, villa à Viroflay,racontés avec beaucoup de charme.
    La recherche de l'orphelin perdu, les amours ratées: bien raconté mais un peu mièvre!

    Lien : http://miriampanigel.blog.lemonde.fr/
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    • Livres 1.00/5
    Par tessgeffroy, le 16 avril 2011

    tessgeffroy
    a part une visite de ce pays extraordinaire, je n'ai rien trouvé d'attachant a ce livre . ni les personnages, ni l'histoire !
    prix telegramme 2011.
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Critiques presse (2)


  • Lexpress , le 06 juillet 2011
    Entre rêverie et mélancolie, la quête du royaume perdu de l'enfance se transforme en voyage intérieur. Le narrateur s'interroge sur sa propre famille - et les hasards de l'Histoire.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Telerama , le 14 juin 2011
    Une quête intérieure, douloureuse et mélancolique, sur les rêves et les mensonges de l'enfance.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par moustafette, le 04 janvier 2012

    Cette époque me sembla être alors une île inouïe et apaisée dans le temps. Qu'était devenu ce gamin d'origine asiatique ? Qui avait-il été ? Au milieu de troènes, il gardait le visage de l'enfance, la nôtre, avec ses minutes radieuses, ses heures iniexplicables. Sans l'avouer, même si toutes ces années l'avaient gommé, il n'avait cessé de me manquer, de me hanter. Mes mains tremblaient sur ses photos dentelées. A chaque page noire, je remontais vers un silence plus ancien, enfoui, vers ce gosse-météore, soudain coupable des jours sans lui. Pharaon sous le sable.
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  • Par moustafette, le 04 janvier 2012

    Il y a un proverbe chez nous qui dit : "Ce que tu trouves t'apprend ce que tu cherches." Bonne chance !
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  • Par moustafette, le 04 janvier 2012

    Rien n'est plus beau que ce qu'on invente, au fond.
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