Mystification !
Voici le deuxième roman d'
Harlan Coben que je referme, après l'avoir terminé en un souffle, en me disant que, sapristi, je vais sérieusement commencer à devoir revoir mon jugement sur les romans policiers ! En effet, il s'agit là d'un genre que je n'apprécie que fort peu pour ne pas dire pas du tout… enfin, c'était le cas jusqu'au moment où ma route a croisé des auteurs tels
William Diehl,
Caleb Carr ou
Harlan Coben ! Et c'est ainsi que je me rends compte que ces gens non seulement savent écrire, mais qu'en plus de réussir à tenir le lecteur en haleine et à parvenir à surprendre celui-ci, ils ont quelque chose à dire !
Personnellement, je trouve ce roman-ci encore plus réussi que le précédent «
Ne le dis à personne » parce qu'il me semble plus noir, plus froid, plus réel et que les personnages sont particulièrement bien placés dans les rôles que le metteur en scène qu'est l'écrivain leur fait jouer. Ils sont plus complexes aussi parce que, comme le dit un des personnages, Spectre : « Toi, tu voudrais bien classer les gens dans des cases. Les méchants d'un côté, les gentils de l'autre. Mais ça ne marche pas, hein ? Ce n'est jamais aussi simple. » Hé non, ce n'est pas aussi simple et c'est cela qui fait la richesse des romans policiers bien écrits : la complexité du cortex cérébral des protagonistes !
La mise en place :
1) il y a onze ans, Ken, le frère de Will (le narrateur), est accusé de meurtre et est contraint de quitter le pays. Coupable, non coupable ?? Mort ou en fuite ??
2) aujourd'hui, leur mère meurt de longue maladie et sur son lit d'agonisante, elle annonce à Will que Ken est vivant.
3) Sheila, la compagne de Will disparaît soudainement au milieu de la nuit.
La trame :
4) Will veut retrouver ce frère qu'il chérissait tant et sa compagne qu'il allait épouser.
Les révélations :
5) où l'on apprend que l'un connaissait l'autre, que le passé de l'un n'est pas très reluisant et que celui que nous prenions pour … n'est en fait que…
Les personnages supplémentaires :
6) le FBI, en la personne de Pistillo, qui joue un rôle un peu ambigu
7)
McGuane, big boss mafieux et Spectre un tueur particulièrement impressionnant
8) Katy, la sœur de la jeune fille assassinée au début
Les retournements de situation :
9) oups, zut, flûte, mais quel pétrin de guigne de saperlipopette d'ennui de saletés qui vous tombent dessus et qui a bien failli vous faire passer de vie à trépas.
Les révélations bis :
10) plausible, mais de peu…
L'entonnoir :
11) tout se ressert autour des protagonistes, il faut donc, par définition, jouer serré (sic)
12) la fin américaine, ou presque…
Le billet final :
13) qui est une jolie petite pirouette et qui fait remonter la cote d'au moins une demi étoile.
Bon, en treize points, voilà comment faire un bon petit roman policier qui se laisse lire avec délectation, qui ne manque certes pas d'imagination tout en restant bien à l'intérieur des frontières du possible et qui mérite très certainement le détour par la case départ sans s'arrêter en prison.
Les critiques éclairs (17)
- Que de rebondissements!! (1/17) :
Avant de lire ce livre, je ne connaissais pas du tout
Harlan Coben, je l'ai donc découvert pour la première fois à travers ce livre.
Je dois dire que j'ai vraiment apprécié, car il est rempli de rebondissements du début à la fin!! Je ne m'imaginais pas une seule seconde que le dénouement de cette histoire serait celui-là. Je trouve que c'est important d'être surpris et de ne pas deviner ce que sera la fin dès la première moitié du livre, sinon je suis déçue de l'avoir lu en entier puisque ça n'a plus d'intérêt. C'est pourquoi j'ai vraiment bien accroché, et je compte en lire encore bien d'autres de cet auteur!
Si vous voulez passer un moment agréable fait de nombreux rebonsissements, n'hésitez surtout pas, ce livre est excellent!! - Mali -
- Une formule efficace... (2/17) :
Je lis beaucoup de romans policiers, polars, thrillers, peu importe comment on les qualifie, j'adore comme beaucoup de lecteurs ce genre.
Je lis souvent deux livres en parallèle, un roman policier et un autre livre dont la lecture peut être plus aride. Beaucoup, beaucoup d'auteurs dans toutes les langues publient ce genre de littérature, d'excellents et d'autres qui excellent dans la qualité de l'écriture mais qui exploitent une formule efficace, mais trop rapidement prévisible.
Coben est un de ceux-là, je ne parle pas de la série de Myron Bolitar qui est de beaucoup inférieure, mais ceux dans la formule des protagonistes principaux qui disparaissent mystérieusement, du tueur sadique, psychopathe, du héros amoureux transi.
La formule est fort bien exploitée, sauf qu'après deux ou trois livres dans la même veine on n'y croit plus, c'est-à-dire que la magie du genre n'opère plus, la lecture n'est plus distrayante, elle devient aride et d'autant plus ennuyante qu'on n'y apprend rien, au contraire on en connaît presque le déroulement. Vite un nouvel auteur... - FranBlan -
- Critiques libres -
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