ISBN : 2352945291
Éditeur : Bragelonne (2011)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres

La première espèce intelligente qui a rencontré l'humanité l'a attaquée sans prévenir et a déferlé sur le système solaire, sans pitié. Plus d'un siècle plus tard, la colonie humaine installée sur la ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par KoyoliteTseila, le 15 janvier 2012

    KoyoliteTseila
    Au départ, dans un prologue de 5 pages, l'ouverture d'un ficher d'archives datées du 19 mars 2126 relatant une brutale invasion extraterrestre dans notre système solaire. Au-travers de ces documents, on apprend que trois vaisseaux coloniaux interstellaires, équipés de moteurs transluminiques et programmés par des intelligences artificielles (I.A.), sont lancés dans – je cite – « l'étrange sous-réalité de l'hyperespace » (qu'est-ce donc que cela?). A leur bord, une partie de l'humanité échappant à l'ennemi, en route pour coloniser d'autres mondes ; une sorte d'Arche de Noé. Fin du fichier.
    L'histoire démarre 150 ans plus tard sur la planète Darien. Que s'est-il passé entre le départ des colons et les événements actuels ? On ne le saura jamais vraiment en détail – même si on s'en doute un peu -, car là n'est point le sujet de cet ouvrage.
    A présent, le monde de Darien est le nouveau foyer des colons humains du vaisseau Hypérion. Cet endroit, ils le partagent avec les Uvovos, des indigènes pacifiques, au mode de vie régit par leurs croyances. Tout le monde mène une vie bien paisible jusqu'au jour où un vaisseau en provenance de la Terre annonce son arrivée au gouvernement de Darien. La réaction des colons est mitigée : ils sont contents de voir d'autres êtres humains, mais en même temps ils ne comprennent pas pourquoi la Terre a mis plus de 150 ans avant de les recontacter. A bord de l'appareil, il y a des humains équipés d'I.A. sous forme d'implants. Mais il y aussi des membres de l'Hégémonie, la nouvelle alliée des Terriens, avec son représentant de la race des Sendrukas : Kuros. Les colons de Darien (et les lecteurs aussi) comprendront bien plus rapidement que les Terriens que l'Hégémonie n'est pas vraiment aussi bienveillante que ce qu'elle veut bien laisser croire, et que Kuros a de sombres desseins pour l'humanité…
    « le Feu de l'Humanité » est la première incursion de Michael Cobley dans le domaine du space opera, avec ses qualités et ses défauts.
    L'inventivité de l'auteur est sans limite. En effet, Michael Cobley maîtrise parfaitement les multiples personnages et niveaux d'univers qu'il a créés. Si lui sait de quoi il parle, il semble par contre avoir oublié que le lecteur, lui, n'a pas les mêmes bases lorsqu'il s'attaque à cette histoire. le sentiment est un peu le même que si l'on attrapait au passage un train lancé à pleine vitesse : il faut s'accrocher. Dans les univers imaginés par Michael Cobley, le décor et les personnages sont posés d'office, alors que le lecteur souhaiterait peut-être savoir pourquoi il en est ainsi… Quand l'auteur vous donne une explication, c'est une seule et unique fois. Après quoi, comme le train, il poursuit sur sa lancée et ne revient pas en arrière. de plus, il place à profusion de nouveaux personnages, races extraterrestres, concepts, structures politiques et militaires, mouvements dissidents et idéalistes, hiérarchies, guerres actuelles et passées, … Les mots inconnus foisonnent de toute part. J'aime beaucoup cela, que de richesse ! Mais avec autant d'informations, il aurait été agréable de pouvoir consulter un lexique en fin d'ouvrage avec toutes ces références et une courte description pour rappel. Je préconiserais donc de prendre des notes au cours de la lecture, sans quoi les 150 premières pages pourraient paraître laborieuses, ou du moins, jusqu'à ce que les divers termes-idées-concepts soient bien assimilés.
    Michael Cobley a structuré son roman selon ce que j'appelle « la méthode Kevin J. Anderson » pour La Saga des sept Soleils. En effet, chaque chapitre porte le nom d'un personnage, que l'on retrouve régulièrement. Tout au long de l'histoire, on suit les aventures de chacun d'eux, et petit à petit, les multiples trames se recoupent pour ne former plus qu'une. Mais, tandis que Kevin J. Anderson présente des chapitres très courts et rythmés, ceux de Michael Cobley sont longs. de ce fait, il est parfois difficile de ne pas perdre de vue le fil conducteur de l'histoire. Par contre, cet auteur n'écrit pas au kilomètre et ne livre pas de passages superflus. Tout est bien calculé et réfléchi. La rédaction est concise (malgré la longueur des chapitres), et son écriture, soignée. Il est talentueux, sait de quoi il parle, et va droit au but. Ce qui manque peut-être, c'est un peu de dynamisme dans son écriture : d'abord pour tenir le lecteur en haleine, et ensuite pour faire en sorte que certains évènements soient un peu moins prévisibles.
    En conclusion, mon avis sur cet ouvrage est un peu mitigé, parce qu'en raisons des points mentionnés ci-dessus, je n'ai pas tiré de cette lecture tout le plaisir que j'en attendais. J'ai également plusieurs questions qui restent sans réponse. Malgré ceci, je m'incline devant cette éclatante explosion d'originalité. Respect. de plus, ma curiosité a été fortement réveillée dans le dernier tiers du livre où il est question de divers niveaux de l'hyperespace. Je me demande donc ce que réserve le tome suivant. Mais je dois dire aussi que si l'auteur ne fait pas un petit résumé des éléments de ce premier tome, il va être difficile de reprendre cette lecture, surtout si plusieurs mois s'écoulent avant la parution du tome 2. Au final, donc : une lecture laborieuse, mais intéressante.

    Lien : http://www.legaliondesetoiles.com/L-Ombre-de-la-longue-Nuit-1-Le-Feu..
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    • Livres 5.00/5
    Par fnitter, le 03 février 2012

    fnitter
    On démarre par un prologue percutant décrivant une bataille humains-extra-terrestres sur fond d'extinction programmée de l'humanité. (que les allergiques à la sf militaire se rassurent, cela ne donne pas le ton du roman).
    Vient ensuite la description de Darien, planète colonisée par des rescapés du "prologue" accompagnés par des Dariens de "souche", les Uvovos, une race très ancienne et très complexe.
    On découvre très vite que l'humanité originelle a survécu et est devenue un empire stellaire (la sphère terrienne) alliée et vassale de l'hégémonie, puissante race extra-terrestre. On découvre le jeu politique des différentes factions en compétition, les complots et manoeuvres pour s'assurer la possession d'un artefact ancien présent sur Darien et qui pourrait faire basculer l'équilibre des forces.
    Un univers extrêmement riche, bien structuré, foisonnant et dense.
    Un habile mélange d'exotisme, de jeu politique et d'aventures spatiales.
    L'auteur nous dépeint son univers comme si nous le connaissions déjà. Un peu complexe au départ, cela a l'avantage de nous plonger directement dans le bain. Très accrocheur.
    Chaque chapitre donne le nom de celui sur lequel il va porter.
    L'univers, peuplé de multiples races d'extra-terrestres (bien plus puissantes que l'humanité), fait un peu penser à l'univers de david Brin dans [[ASIN:2070307549 Elévation]] et [[ASIN:2290308153 Marée stellaire]] (dont l'auteur cite d'ailleurs le nom dans ses remerciements) avec un degré de complexité supplémentaire (anciens univers compressés dans les différentes couches de l'hyperespace, civilisation meca et IA).
    Un space opera dans toute sa splendeur, des empires stellaires, des extra-terrestres, des IA et des meca, des complots, des guerres immémoriales.
    Un grand foutoir ? Non ! un superbe moment de sf qui porte même la caution de Iain M. Banks qui parle de Cobley comme : " d'Un nouveau talent du space opera".
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par MarcF, le 30 novembre 2011

    MarcF
    L'action se focalise pas mal autour de la planète Darien où un vaisseau colonie terrien a depuis de longues années permis le développement d'une petite colonie terrienne bien intégrée avec les pacifiques Uvovos.

    L'arrivée d'un ambassadeur terrien redécouvrant cette planète va en faire l'enjeu d'un grand conflit entre races.
    On est dans le space-opéra, mais je n'ai pas tiré tout le plaisir que j'espérais de ce livre. Certes la trame est intéressante, mais on se perd vite dans les petites intrigues et certaines des armes et autres technologies cachées ne font pas vraiment crédibles, ce n'est pas tant les technologies elles-mêmes que la façon dont elles sont introduites et présentés qui ne m'a pas entièrement convaincu.
    Ce n'est qu'un tome d'introduction, donc il faudra voir comment la série évolue.
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Citations et extraits

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  • Par KoyoliteTseila, le 15 janvier 2012

    Extrait p. 468 : « Comme vous le savez peut-être déjà, l’hyperespace possède plusieurs niveaux. Et je crois que vous comprenez désormais que ces niveaux s’étalent bien plus loin que ce que vous ou les Sendrukas pouvez l’imaginer et qu’ils sont les restes – atténués, vidés, détruits par bêtises, voire brutalement pillés – d’anciens univers. Lorsqu’un univers meurt, un autre naît à un moment donné, quelque part, et son apparition attire l’énergie, les forces et les membranes-matière-matrices de l’ancien qui se mélangent dans cette éclatante explosion de nouveauté et de création. Le cadavre de l’ancien plonge rejoindre les strates compactées de ses prédécesseurs dans lesquelles les survivants continuent à vivre des existences étranges et alambiquées. »
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