Revoilà notre croque-mort au nom improbable,
Hitchcock Sewell, aux prises avec une enquête quand sa meilleure amie Lucy se retrouve accusée du meurtre de son petit ami, Calmar. Il faut dire que Lucy a tiré sur Calmar, peu de temps avant qu'il ne soit poignardé à l'hôpital. Mais Hitch, aidé par sa sulfureuse ex-femme Julia, est persuadé de l'innocence de Lucy. Il se plonge alors dans le monde de Calmar, qui dirigeait un night-club : jazz, jeux, fraudes mais aussi paris illégaux et drogue. Pas joli joli tout ça. Surtout que Hitch se retrouve à nouveau face à l'inspecteur Kruk, pas vraiment content de le voir encore sur sa route. Heureusement pour lui, ou pas, il fait la connaissance d'un détective privé au caractère irritable et au moral dans les chaussettes, qui le secondera dans la quête de l'assassin.
Pour la troisième fois, je suis sous le charme de
Hitchcock. Rien à faire, j'adore son humour pince-sans-rire et son entêtement à se fourrer dans les situations les plus malencontreuses avec une bonne volonté naïve. Cette fois, c'est sa meilleure amie qui s'est mise dans les ennuis et notre croque-mort, en gentleman chevaleresque, ne peut la laisser dans ce guêpier. Surtout que la pauvre est plongée dans un état mutique et ne peut rien expliquer.
Hitchock va donc se retrouver dans le monde des boîtes de nuit, à chercher l'argent, sentir un flingue pointé sur sa nuque, se faire tabasser plus d'une fois et boire des litres de whiskies. Mais surtout, il va encore choisir la mauvaise femme. Les aventures de notre héros avec les femmes valent autant que celles avec les bandits. Elles sont hilarantes tellement il a l'art de faire les mauvais choix. Les passages avec son chien Alcatraz sont aussi savoureux.
Mais si j'ai aimé l'atmosphère, l'humour et les personnages, l'intrigue n'est pas en reste non plus. Comme d'habitude, elle tient la route et reste bien ficelée. Les points forts sont bien entendu le dénouement, excellent et surtout le caractère bien trempé des différents protagonistes qui sont mêlés à l'enquête. Je regrette cependant les nombreuses longueurs et les remplissages qui émaillent ce tome. Pendant une grande partie du volume, l'investigation piétine complètement, et on assiste aux élucubrations de Hitch. Personnellement, même si j'adhère à son humour et qu'il me séduit beaucoup (oui, j'insiste ! ), je trouve quand même qu'on aurait pu facilement trancher une bonne centaine de pages.
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