Peut-être la mode en est-elle passée mais, naguère, on avait souvent coutume de marquer d'un trait de crayon sur le chambranle des portes les progrès du fils de la maison. Ces repères le montrent poussant comme un arbre qu'il suffit, en somme, de protéger contre la mala... > voir plus
Nous avons dit que le coeur de Germaine était souvent mobilisé. Cette habitude n'enlevait aucun enthousiasme à ses caprices. Elle aimait chaque fois pour la première fois. Elle se demandait comment elle avait pu aimer d'autres hommes et jouait sa partie nouvelle en montrant toutes ses cartes. Elle ne cherchait pas à prolonger le feu en le garnissant de cendres. Elle flambait le plus haut possible et le plus vite.
Son pouvoir de se mettre sincèrement dans un état primitif l'empechaît d'opposer à l'élan de Jacques celui, machinal, d'une fille rompue à l'exercice.
La tempête mélangeait leurs trésors, de quelque provenance qu'ils fussent.
Car si Jacques avait beaucoup gaspillé mais apportait ses rêves, Germaine qui avait beaucoup donné, avait beaucoup reçu. Elle ne l'accueillait donc pas les mains vides.