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ISBN : 2070361497
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 3.53/5 (sur 77 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Yvonne : La tête me tourne, j'ai fait une folie, une folie affreuse. J'ai fait...
Michel : Parle-nous.
Yvonne : Je ne peux pas. Je voudrais. Sauvez-moi ! Sauve-moi, Mik ! Pardonne-moi, Mik. Je vous ai vus ensemble, là-bas, dans le coin. Je me suis dit q... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par genou, le 12 mai 2013

    genou
    Le charme des Parents terribles de Jean Cocteau réside bel et bien dans cette alliance entre le vaudeville et la tragédie. Au début de la pièce, le lecteur-spectateur peut croire qu'il se trouve face à une réécriture moderne et variée de Georges Dandin. Mais peu à peu, il apparaît que l'excès prend le dessus et mène la famille à sa perte. Comme le titre l'indique, Michel a des « parents terribles » : Yvonne, sa mère, lui voue un amour excessif et passionnel ; Georges, son père, ne conçoit plus aucun amour pour Yvonne ; et Léonie, sa tante, qui cherche à mettre de l'ordre dans les désordres familiaux. La pièce, qui oppose ainsi avec force ces trois personnages, repose sur une succession de conflits où le sérieux se mêle à l'humour. Cette force des dialogues rend l'œuvre de Cocteau particulièrement intéressante dans la mesure où les dialogues deviennent le lieu des aveux et des règlements de compte.
    Mais ce qui me frappe surtout dans cette pièce c'est l'innocence de l'amour entre qui existe entre Michel et Madeleine. A cet amour s'oppose l'adultère, la trahison. Or, ce qui crée problème dans la pièce et qui en fait finalement une tragédie familiale aux connotations incestueuses, c'est que Madeleine a été la maîtresse de Georges, le père de Michel, et que Yvonne a remplacé Georges par Michel. Les parents sont terribles parce qu'ils se perdent dans leurs excès respectifs tandis que Michel et Madeleine sont finalement les victimes d'un drame qu'ils n'ont pas choisi. A tout cela s'ajoute finalement un humour et une poésie propres à Cocteau et qui parviennent à rendre palpable aux lecteurs-spectateurs cette délicate frontière entre le comique et le tragique, sans que jamais le dramaturge ne prenne parti ni pour l'un ni pour l'autre.
    - litte-ratures -

    Lien : http://www.litte-ratures.fr/les-parents-terribles-jean-cocteau/
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    • Livres 3.00/5
    Par rolandm1, le 15 janvier 2013

    rolandm1
    Le livre récite les dialogues d'une pièce théâtre. Il y a cinq acteurs : Léonie, sa soeur Yvonne et Georges son mari, et Michel le fils. Ces quatre personnes habitent ensemble jusqu'au jour où apparait Madeleine qui est la maitresse de Georges et la nouvelle amante du fils. La pièce de théâtre résoudra tout ceci. Une belle comédie et mise en scène de personnages hilarants.
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    • Livres 4.00/5
    Par Sharon, le 17 octobre 2010

    Sharon
    Terribles, ses parents ? Oui, ils méritent bien cet adjectif et forment une curieuse famille. le père, Georges, est un doux rêveur, il est entièrement dominé par les caprices de sa femme, Yvonne. Diabétique, elle est victime de malaises fréquents, qui lui permettent de maintenir ses proches sous sa coup. Égoïste ? Les faits qui le prouvent sont nombreux. Yvonne et sa famille vivent au crochet de Léo bien qu'elle ait été autrefois la fiancée de Georges, qui lui a préféré sa sœur sans autre forme de procès. Léo est la pièce maîtresse de cette œuvre. Ces différentes volte-face sont autant de coups de théâtre qui vont bouleverser l'intrigue et précipiter le dénouement. Michel, le fils, est le personnage principal, parce qu'il est omniprésent. Les personnages parlent de lui, pensent à lui, s'inquiètent pour lui, et savoir qui va s'approprier Michel est l'enjeu majeur de cette pièce.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-les-parents-terribles..
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    • Livres 2.00/5
    Par Sarah_DD, le 02 juin 2008

    Sarah_DD
    Pas évident de mettre un commentaire sur les classiques... Je ne mets que deux étoiles car quand je l'ai lu (ça date un peu je devrais peut-être le relire) je m'étais dit pourquoi prétendre faire parler des enfants si c'est pour leur donner un ton et en gros des paroles d'adultes.
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    • Livres 4.00/5
    Par Sharon, le 17 octobre 2010

    Sharon
    Terribles, ses parents ? Oui, ils méritent bien cet adjectif et forment une curieuse famille. le père, Georges, est un doux rêveur, il est entièrement dominé par les caprices de sa femme, Yvonne. Diabétique, elle est victime de malaises fréquents, qui lui permettent de maintenir ses proches sous sa coup. Égoïste ? Les faits qui le prouvent sont nombreux. Yvonne et sa famille vivent au crochet de Léo bien qu'elle ait été autrefois la fiancée de Georges, qui lui a préféré sa sœur sans autre forme de procès. Léo est la pièce maîtresse de cette œuvre. Ces différentes volte-face sont autant de coups de théâtre qui vont bouleverser l'intrigue et précipiter le dénouement. Michel, le fils, est le personnage principal, parce qu'il est omniprésent. Les personnages parlent de lui, pensent à lui, s'inquiètent pour lui, et savoir qui va s'approprier Michel est l'enjeu majeur de cette pièce.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-les-parents-terribles..
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Citations et extraits

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  • Par genou, le 10 mai 2013

    Léo : Le voilà, votre milieu. Vous donneriez n’importe quoi pour qu’Yvonne soit vivante… et pour la torturer après. Non, Michel ; nous, nous sommes des gens de la rue, des gens de la boue, nous sommes faits pour vivre. Ta mère était faite pour être morte. Là où elle est, il n’existe pas de fils, de père, de maîtresse. Il n’y a que l’amour. A présent, elle peut vivre. Elle peut habiter la maison. Elle peut aimer une ombre.
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  • Par genou, le 10 mai 2013

    Michel : Tu parles de te suicider parce que j’aime une jeune fille !
    Yvonne : Mourir de honte est pire que le suicide. N’essaye pas de jouer au plus fin. Si tu aimais une jeune fille … Si tu avais à m’exposer une intrigue nette, convenable, digne de toi et de nous, il est probable que je t’aurais écouté sans colère. Au lieu de cela, tu n’oses pas me regarder en face et tu me débites une histoire dégoûtante
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  • Par genou, le 10 mai 2013

    Léo : Ne fouille pas trop le cœur, Georges. Il est mauvais de fouiller trop le cœur. Il y a de tout dans le cœur. Ne fouille pas trop dans mon cœur, ni dans le tien.

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  • Par gill, le 15 mai 2012

    Dans une pièce moderne le casse-tête me semble de faire un grand jeu et de rester un peintre fidèle d'une société à la dérive.
    J'ai voulu essayer ici un drame qui soit une comédie et dont le centre même serait un nœud de vaudeville si la marche des scènes et le mécanisme des personnages n'étaient dramatiques.
    J'ai beaucoup tenu à peindre une famille capable de se contredire et d'agir avec mystère tout en respectant le volume d'une pièce qui pour frapper sur la scène, doit paraître d'un seul bloc.
    Il est plus simple de paraître d'un seul bloc si quelque personnage central ne s'écarte jamais d'un vice ou d'une vertu qu'il possède et si ses comparses ne changent pas non plus leur ligne de bout en bout....
    (extrait de la préface I, écrite avec la pièce, et insérée en début de l'édition de poche parue en 1958)
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  • Par rolandm1, le 15 janvier 2013

    Yvonne - Michel ! Je t'ai porté dans ton lit jusqu'à onze ans. Après, tu es devenu trop lourd. Tu te pendais à mon cou. Après tu mettais tes pieds nus sur mes sandales, tu me tenais par les épaules et nous marchions ensemble jusqu'à ton lit. Un soir tu t'es moqué de moi parce que je te bordais, et je t'ai prié d'aller te coucher seul !

    Michel- Maman ! Laisse-moi monter sur ton lit; j'ôte mes souliers...Ah ! Me fourrer près de toi, mettre mon cou sur ton épaule.
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