> Jamila Ouahmane Chauvin (Traducteur)
> Serge Chauvin (Traducteur)

ISBN : 2070308464
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 2.98/5 (sur 44 notes) Ajouter à mes livres
Maria, une jeune fille de milieu modeste, vit aux environs de Birmingham. Indifférente par choix, indécise par nature, elle trouve que l'on fait beaucoup de bruit pour peu de chose. Que valent les succès aux examens et les déclarations de Ronny qui l'aime désespérément,... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 3.00/5
    Par Lune, le 25 avril 2012

    Lune
    J'ai dévoré « Testament à l'anglaise » et « La Maison du sommeil ». Pourquoi cette « Femme de hasard » (premier livre de l'auteur) fut-elle lue avec une certaine lassitude ?
    Certes j'ai retrouvé ces pointes d'humour et les boutades que j'apprécie chez Jonathan Coe ainsi que ses réflexions caustiques émanant de l'observation des choses et des gens.
    Il me plaît également d'être interpellée par l'auteur en cours de lecture.
    Le livre refermé, j'ai pensé que Maria, l'héroïne, avait pesé lourd sur l'élan de ma lecture. Être aussi indifférente dépasse tout entendement.
    Après l'avoir plainte et maudit ceux qui profitaient de sa nonchalance, j'ai eu envie de la secouer, de la réveiller.
    Il y a cependant de beaux moments dans sa solitude recherchée, Jonathan Coe nous en livre toute l'atmosphère feutrée et isolée du monde des vivants.
    La description des uns et des autres qu'elle côtoie est implacable : irrespect, égoïsme... Son inertie développée à tour de pages pose la question de la responsabilité.
    Sortie de cette ambiance lourde, je me dis que ce livre n'est pas si mal que ça...
    Maria :victime ou victime consentante ?

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    • Livres 4.00/5
    Par Audreyy, le 06 août 2011

    Audreyy
    Je l'ai terminé en une journée, non que c'est un coup de coeur mais j'ai beaucoup aimé.
    Pauvre Maria ! Sa vie est une suite de malchance et ne sait jamais quand faut-il s'enthousiasmer. J'ai apprécié son personnage, elle ne sait pas aimer, "peu de gens méritent d'être aimé" comme elle dit.
    Elle ne sait pas non plus quand être heureuse. On suit son parcours dans sa vie. le roman démarre quand elle apprend qu'elle est acceptée à l'université d'Oxford. Ensuite, on y voit ses années qu'elle passe là-bas, les amis qu'elle se fait, ses pensées etc.
    Puis, la voilà, femme ! Mariée et maman et juste après, se retrouvant sans rien !

    Même si j'ai préféré "La Maison du sommeil" de cet auteur, je trouve que ce roman ci est parfait pour découvrir son univers.
    C'est un bon roman, cruel et simple, et parfois drôle aussi.
    Jonathan Coe s'adresse au lecteur par moment comme s'il était en face de nous et j'ai vraiment bien aimé. C'est une lecture qui montre que le bonheur ne tient qu'à un fil.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par SALOMONI-Fabrice, le 09 janvier 2012

    SALOMONI-Fabrice
    La femme de hasard.
    Je n'ai pas terminé « La femme de hasard », je me suis momentanément arrêté à la page 48.
    Pourtant, j'aime bien Jonathan Coe , mais là, cette fille Maria est d'une morosité, au point de me rendre le plaisir de la lecture ennuyeuse.
    Le peu de pages que j'ai lu décrivent une fille, a vous mettre le moral dans les talons, taciturne prenant plaisir à peu de chose.
    Si vous êtes sous EFFEXOR et LYXANSIA, laissé tomber pour le moment.
    Mais comme je m'engage a toujours terminer un livre, partant du principe qu'il y a toujours un message et quelque chose d'instructif.
    Je le reprendrais plus tard, beaucoup plus tard. Peut-être, lorsque la météo correspondra un peu moins au tempérament de Maria, car les deux ensembles c'est la déprime assurée.
    Je me suis fixé comme objectif d'afficher un grand optimisme pour l'année 2012, mais en ce lisant ce livre avec le personnage de Maria, c'est plutôt mal engagé.
    Bien que l'ayant entamé, je l'ai remis comme livre à lire, je ne le mets pas en cours, pour ne pas avoir à indiquer que j'étais sur trois livres en cours de lecture, car pour moi ça me parait difficile.
    Donc, lecture en stand bye de « La femme de hasard ». (Il devrait il y avoir cette option sur Babelio)
    Je me suis donc orienté sur « Cristie Malry règle ses comptes », de Bryan Stanley Jonhson que j'avais depuis un petit bout de temps à la maison. Humour caustique et ravageur, et drôle à la fois, c'est quand même mieux pour démarrer l'année 2012.
    Je reste preneur à toutes sortes de motivations, m'engageant à reprendre le plus rapidement possible la lecture de ce livre « La femme de hasard ».
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    • Livres 4.00/5
    Par Soundandfury, le 31 décembre 2010

    Soundandfury
    Maria n'est pas une joyeuse personne, c'est le moins qu'on puisse dire. Neutre et apathique devant tout, elle peine à nouer des relations sociales. Ne voit aucune raison de s'extasier, ni d'être heureuse. Et ne l'est jamais, ce qui est assez logique finalement.
    Le style est remarquable, j'ai accroché tout de suite. Beaucoup d'humour. Souvent pince-sans-rire. J'ai adoré le personnage de Charlotte, la bavarde, et son obsession pour les messages transmis par le regard. Vraiment drôle. Il y a aussi cette manière d'interpeller familièrement le lecteur qui n'est pas désagréable. Cette écriture est un perpétuel jeu sur les mots ou sur les codes de la littérature.
    Un passage en particulier m'a fait réfléchir, une devinette qui parlait de l'orgueil. Je me suis aperçue que ce que je plaçais sous le terme « égoïsme » relevait souvent plutôt de l'orgueil. Dans le roman, orgueil de Maria qui ne veut pas montrer au jeune homme qu'elle l'attend. Je suis un peu comme ça aussi parfois.
    (suite sur Talememore)

    Lien : http://talememore.hautetfort.com/archive/2010/08/06/une-femme-glacon..
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    • Livres 4.00/5
    Par Morgouille, le 20 mars 2011

    Morgouille
    La femme de hasard, c'est Maria. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que le hasard qui l'entoure n'est pas des plus positifs. C'est un hasard qui l'accable, qui lentement la détruit. Et comme Maria n'est pas vraiment une fille joviale et enjouée de nature, la vie qui se dessine pour elle se révèle carrément sinistre de bout en bout, avec heureusement quelques sursauts de légèreté, qui ne seront pourtant jamais complets. Maria est une grande solitaire plus ou moins taciturne, un personnage très difficile à cerner, qui n'extériorise jamais ses sentiments. Toujours en total décalage par rapport à une société qui l'indiffère, elle semble invariablement froide. Et ce n'est que grâce à la position de l'auteur que le roman trahit en filigrane les émotions de Maria.
    [...]

    Lien : http://morgouille.wordpress.com/2011/03/20/la-femme-de-hasard-jonath..
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Citations et extraits

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  • Par Morgouille, le 20 mars 2011

    Rien n’est plus misérable que le souvenir du bonheur, position qu’on peut occuper de divers points de vue, comme nous le verrons dans certains des chapitres suivants. Dans le même ordre d’idées, à moins qu’il ne s’agisse d’un ordre d’idées opposée, rien n’est plus plaisant que la perspective du bonheur, et quand je dis « rien, je n’emploie pas ce mot à la légère. Car le bonheur en soi, se disait Maria, n’avait guère de poids comparé au temps passé soit dans sa perspective, soit dans son souvenir. En outre, l’expérience immédiate du bonheur paraissait complètement détachée de l’expérience de son attente ou de son souvenir. Jamais elle ne le disait, quand elle était heureuse : « C’est ça, le bonheur », et jamais donc elle ne l’identifiait comme tel au moment où elle le vivait. Ce qui ne l’empêchait pas de penser, quand elle ne le vivait pas, qu’elle avait une idée très claire de ce qu’il recouvrait. La vérité, c’est que Maria n’était vraiment heureuse que lorsqu’elle pensait au bonheur à venir, et je crois qu’elle n’était pas seule à adopter cette attitude absurde. Il est plus agréable, allez savoir pourquoi, d’éprouver de l’ennui, ou de l’indifférence, ou de la torpeur, en se disant : dans quelques minutes, quelques jours, quelques semaines, je serai heureux, que d’être heureux en sachant, fût-ce inconsciemment, que le prochain sursaut intérieur nous éloignera du bonheur. L’idée du bonheur, qu’il soit prospectif ou rétrospectif, éveille en nous des émotions beaucoup plus fortes que la seule émotion du bonheur. Fin de l’analyse.
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  • Par Morgouille, le 20 mars 2011

    « Tu te rends compte, dans un an, on sera à Oxford ensemble.
    — Ronny, dit Maria, pourquoi tu as déposé un dossier pour Oxford ? Tu m’as dit un jour que jamais tu ne voudrais y aller.
    — J’ai déposé un dossier parce que toi, tu y seras.
    — Mais imagine que tu aies été admis et pas moi ? À quoi ça aurait servi ? Tu as pris un gros risque, Ronny, en pariant sur l’avenir.
    — Mais j’ai eu raison.
    — Et si jamais je mourais avant ? »
    Au lecteur d’imaginer un bref silence.
    « Je t’aime, Maria.
    — Et pourtant tu sais bien que je te trouve insensé. Si tu crois pouvoir contrôler ta vie ainsi, tu ferais mieux de te trouver une autre fille, une fille qui saurait de quoi tu parles quand tu dis ça. »
    Ce conseil piqua Ronny à ce que nous autres romanciers appelons le vif. Pourtant, comme d’habitude, il n’en tint pas compte.
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  • Par Morgouille, le 20 mars 2011

    Maria jalousait Sefton pour trois choses. Et la troisième était que personne n’attendait de lui qu’il exprime le moindre intérêt ou la moindre satisfaction pour les affaires humaines. Ainsi était-il en mesure d’exhiber une indifférence stupéfiante et parfaitement légitime. À ce titre, le simple spectacle de Sefton faisait un bien fou à Maria. Visiblement, il n’en avait rien à cirer du sort de la famille, tant qu’il n’affectait pas le sien. Il était complètement égocentrique et pourtant dénué de tout égoïsme : une qualité que Maria savait, et elle le déplorait déjà, hors de sa portée. Cela n’en faisait pas moins de lui son confident préféré. Elle pouvait par exemple lui parler sans gêne de sa réussite à l’examen, puisqu’il n’y avait aucun risque qu’il manifeste la moindre excitation. Nombreux étaient les secrets que Maria avait confiés à Sefton, sachant qu’ils ne signifieraient rien pour lui, et nombreuses étaient les petites révélations qu’elle avait testées sur lui, pour puiser de la force dans l’incroyable nonchalance avec laquelle il les entendait et les ignorait. Voilà pourquoi chaque famille devrait avoir un chat.
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  • Par dreulma, le 12 avril 2011

    Choses à exprimer aujourd'hui par mon regard .
    Maria examina la liste. .... Voici ce qu'elle avait écrit :
    1- Un reproche sans rancoeur
    2- Un vague espoir, poignant et sincère, suggérant peut-être une joie à venir
    3- L'amour.
    4- Une sorte de regret dénué de tout désespoir, teinté d'acceptation de la bienveillance ultime du destin, exprimant une pleine conscience de tout ce qui aurait pu se passer entre nous, et impliquant par cette conscience la croyance fragile que tout n'est pas perdu.
    5- Un halo d'allégresse divine, presque mélancolique dans son immarcescibilité, mais fondée sur la certitude d'une communion spirituelle excédant les possibilités humaines, et qui donc renferme et transmet la prémonition de cette communion tout en reconnaissant avec une nostalgie sereine que dans les rapports amers entre Melle B. et moi-même elle n,a été que fugitivement perceptible. Et donc
    6- Un adieu riche de la promesse de retrouvailles.
    Maria relut cette liste plusieurs fois.
    « Ça va être un sacré regard », dit-elle.
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  • Par Morgouille, le 20 mars 2011

    — Qu’est-ce qu’il a dit à propos d’hier soir ? »
    Maria écoutait.
    « Eh bien, il a dit qu’il trouvait que ton comportement exigeait une explication.
    — Ah bon ? Et en quoi ?
    — Il trouvait que tu avais laissé entendre qu’il avait donné l’impression d’avoir pensé que tu étais désagréable.
    — Il a dit que j’avais été désagréable ?
    — Eh bien, il a laissé entendre que tu avais été implicitement désagréable.
    — Et comment j’aurais pu être implicitement désagréable, alors que par définition si j’avais essayé d’être plus explicite cela aurait été blessant ? Est-ce qu’il voulait dire que si j’avais dit ce qu’il voulait me faire dire, au lieu que ça reste non dit, il n’aurait pas su quoi dire ? C’est ça qu’il a dit ?
    — Eh bien, c’est ce qu’il insinuait. »
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Vidéo de Jonathan Coe

Lo scrittore inglese Jonathan Coe ci racconta come è nato "I segreti di Maxwell Sim" (Feltrinelli), un romanzo sulla crisi economica, l'ecologia, i rapporti umani e la paura di essere chi si è veramente. Coe ci ha svelato qualche curiosità sul suo modo di inventare storie e sui temi che più lo interessano. (en italien)








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