Les Nains de la mort.
Le Roman raconte la vie de William, jeune musicien en quête de gloire, parmi les clubs de jazz.
Dans l'espoir d'appartenir un jour à un petit groupe de rock qui percerait peut-être. Il décide donc de quitter sa province pour Londres. Mais les séances d'enregistrement tournent souvent au conflit.
Il vit en colocation dans un HLM avec une jeune femme qu'il connaît très peu et qu'il croise à peine ou pour ainsi dire jamais.
Sa vie normale va basculer lorsqu'il sera le témoin d'un meurtre d'une de ces relations Paisley le leader du groupe, commis sous ses yeux par deux nains cagoulés.
Il est le seul témoin, il a juste le temps de s'enfuir avant l'arrivée de la police. Mais il a laissé un indice qui pourrait faire de lui le principal suspect. Alors commence pour lui une suite cauchemardesque.
Le roman est entrecoupée par les sentiments que William éprouve pour Madeline qui du reste n'est fermée et insensible au départ, mais qui se lassera à force du caractère ennuyeux, par les hésitations et les doutes, le négatif qui font partie de la personnalité de William. Madeline fera comprendre à William que ses sentiments sont sans espoir.
Le roman fait beaucoup référence à la musique, cela devrait plaire à tous ceux qui pratique un instrument de musique, et plus particulièrement à ceux qui aiment le milieu des groupes rock et underground de Londres.
On pourrait regretter de ne pas avoir plus de connaissance en musique, ou bien avoir le sentiment d'en avoir appris d'avantage, car pour ma part, je me documentais en même temps sur le web sur certaines références de l'auteur. « le chanteur Morrissey »
Je n'ai pas vraiment accroché sur l'issue de l'histoire avec la barmaid écossaise et les raisons du meurtre. Je me préoccupais d'avantage du sort de William, en espérant une meilleure issue à ces tourments.
Je retiens la situation de William dans l'attente d'un bus un dimanche matin.
Jonathan Coe l'a si bien illustrée.
Mais qui d'entre nous n'a pas vécu une situation similaire?
Cela m'a beaucoup amusé, car ça m'a rappelé l'époque (1980) ou j'attendais le bus 147A venant de la porte de Pantin. J'attendais à l'arrêt de pavillons sous Bois ‘'La Fourche''. le bus tardait à venir et je me décidais de marcher jusqu'au prochain arrêt histoire de gagner un ticket, car sinon il fallait en composter deux. C'était encore les tickets jaunes avec une bande marron derrière.
Je marchais en direction du prochain arrêt, et là, damned, le bus que j'avais attendu si longtemps passait devant mon nez. Alors au lieu d'attendre encore une fois, je prenais la décision de continuer mon chemin jusqu'à l'autre arrêt ‘'Chanzy'' afin de prendre le 147B qui me permettait de me rapprocher de chez moi. J'économisais ainsi l'argent des carnets de bus, que je dépensais plus tard chez le cordonnier.
Ce n'ai pas le livre que j'ai préféré de
Jonathan Coe, je ne m'en suis pas pour autant laissé allé à une mauvaise appréciation, fort heureusement, car ce que j'ai lu par la suite de cet auteur, m'a enthousiasmé.
A lire tout de même, pour tous ceux qui ont une culture musicale et plus particulièrement pour le style Rock indépendant- pop britannique - Indie Rock et Punk.