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> Jean Pavans (Traducteur)

ISBN : 2070428125
Éditeur : Gallimard (2003)


Note moyenne : 3.06/5 (sur 72 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Robin Grant est étudiant à Coventry, où il traîne sa thèse en littérature depuis quatre ans. Solitaire, égocentrique, amorphe, il mène une existence sans amour et sans amitié. Profondément dépressif, il exprime sa vision du monde et son sens de la fatalité en écrivant d... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par latina, le 03 janvier 2013

    latina
    Cette touche d'amour est pour le moins…déroutante.
    Déroutante par sa narration : nous passons d'un personnage à l'autre, en nous demandant qui est le principal…Oui, il s'agit de Robin Grant, étudiant à Coventry, qui ne sait plus très bien où il en est. Mais un ancien camarade d'études vient le voir, il est marié à une femme que Robin aimait. Puis Robin a une amie, aussi, Aparna, qui a également des problèmes avec son directeur de thèse. Puis nous entrons aussi dans l'intimité d'autres étudiants. Pourquoi ? Et Robin écrit 4 nouvelles, qui nous sont présentées in extenso, avec également un tas de personnages…Et enfin Robin a des problèmes avec la justice, et cap à ce moment-là sur son avocate qui a des problèmes de couple... Bref, je n'arrive pas à me focaliser sur un personnage en particulier. On dirait que l'auteur joue avec le lecteur. C'est d'ailleurs probablement son objectif, mais qui ne me convient pas, du moins de cette manière-là.
    Déroutante aussi par ses idées : j'ai l'impression que l'auteur s'est abandonné à une logorrhée intellectuelle. La valeur principale, qui revient chez plusieurs personnages, c'est qu'il vaut mieux avoir une relation intellectuelle que physique, car dès que 2 personnes qui s'apprécient deviennent amants, il y a une prise de pouvoir. Mais paradoxalement, cette relation purement intellectuelle ne satisfait personne.
    Et puis il y a aussi l'idée qu'il vaut mieux s'abandonner au hasard, c'est néfaste de vouloir contrôler sa vie et celle des autres : « Tous nos actes sont déterminés par le hasard ; ou, si tu préfères l'appeler ainsi, par la chance. Nos prétendus choix, ces décisions soi-disant responsables…sont en définitive le produit d'une série de facteurs sur lesquels nous n'avons pas le moindre contrôle. Admets cela, et la vie prendra tout son sens pour toi. L'homme qui a compris ça a vraiment de la chance : c'est un véritable chanceux. » Oui, mais…la plupart des personnages qui essaient d'adopter cette philosophie sont à la limite du désespoir !
    Et la troisième grande idée, c'est qu'il ne faut jamais se fier à ce qu'on voit. Les personnes ne sont JAMAIS ce qu'on croit qu'elles sont et les faits sont perçus de manière très différente selon les gens.
    Bref, oui, j'apprécie réfléchir, j'apprécie la tournure intellectuelle originale de Coe, mais je dois reconnaître que certains thèmes sont poussés à leur paroxysme et que la façon de les présenter est déconcertante. D'autant plus que le fameux humour de Jonathan Coe, dont je me suis délectée dans plusieurs de ses romans, est ici totalement absent, il fait place à une espèce de persiflage, de raillerie, de sarcasme.
    Donc, la touche d'amour, je ne l'ai pas trouvée. La touche d'humour non plus. Plutôt la grosse louche de cynisme.
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    • Livres 2.00/5
    Par viou1108, le 24 août 2012

    viou1108
    La 4ème de couv' est trompeuse (étonnant, n'est-il pas ?) On s'attend à ce que cette histoire d'outrage à la pudeur soit au centre du roman, mais, même si elle aura des effets désastreux, elle est accessoire, un peu comme si elle ne servait qu'à mettre en scène un personnage supplémentaire (l'avocate, avec ses états d'âme). Parce que le roman est en réalité centré sur le mal-être de Robin, éternel étudiant traînant depuis quelques années sur une thèse « totale », si ambitieuse qu'elle en est impossible à rédiger. Robin est asocial, dépressif, dans l'état schizophrénique de l'écrivain qui se sait raté mais qui ne voit pourtant pas d'autre raison d'être que l'écriture.
    En témoignent les 4 récits écrits par Robin, intercalés dans la 2ème partie de chacun des 4 chapitres du roman (admirez la technique au passage). Il s'agit à chaque fois d'une relation entre un homme et une femme, où le prénom de l'homme commence toujours par « R » (comme Robin), et celui de la femme par « K » (comme celle dont Robin a été l'amoureux transi pendant des années). Ces récits, dont la qualité littéraire est (volontairement) douteuse, reflètent à la fois les « regrets éternels » de Robin, ainsi que sa vie amoureuse et son talent lamentables.
    Faut-il préciser que toutes ces histoires (tant les 4 récits que le roman) finissent mal ?
    J'ai eu du mal à rentrer dans ce livre, peut-être en raison de sa construction, pourtant ingénieuse, mais qui en hache le fil. Il me reste un sentiment de déception, et j'en ai presque honte parce que c'est la première fois que ça m'arrive avec J. Coe (c'est peut-être moi qui n'ai rien compris, n'étais pas assez concentrée, bref pas à la hauteur ?) Mais apparemment je ne suis pas la seule à penser cela : ce roman (le 2ème de Coe) est simplement moins bon que les autres…
    Pas mauvais, donc, simplement moins abouti, moins réussi au niveau de sa complexité et de son aspect choral. L'humour est moins présent également. Par contre, l'écriture et le style, talentueux, sont déjà reconnaissables, ainsi que l'autre marque de fabrique de l'auteur : la critique virulente de la société anglaise ultra-libérale en général, et en particulier ici, du milieu universitaire.
    Surtout que ceci ne vous ôte pas l'envie de lire les autres romans de Jonathan Coe !
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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 11 février 2012

    carre
    Robin Grant étudiant, solitaire, déprimé travaille depuis quatre ans sur une thèse considérable mais qui n'avance peu. Sans amour, ni amitié il vit dans une bulle. Il consigne aussi sur un carnet des histoires qui vont s'ingénieusement s'incorporer au récit. Mais un jour, il est accuser d'outrage à la pudeur sur un jeune garçon.
    Coe porte un regard critique sur l'intellingentsia universitaire, et en général sur ces compatriotes, avec ce roman cruel ou hypocrisie et bonne conscience sont les garants pour retrouver toute sérénité. Coe embrique de nombreuses scènes qui forme un ensemble ou l'humour est bien sur présent. Comme toujours chez lui, même si ce n'est pas le meilleur Coe, on prend plaisir à lire cet auteur décidement doué.
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    • Livres 3.00/5
    Par ziggypop, le 14 novembre 2011

    ziggypop
    Un deuxième livre qui n'a pas la force de ses ouvrages suivants (et l'humour, surtout). Mais l'on retrouve les bases qui feront son style : un personnage dépressif et coupé du monde qui se retrouve plongé, malgré lui, dans le monde extérieur; une histoire racontée avec différents points de vue, même si là, ce n'est pas encore fait avec autant de complexité et de doigté; une grande tendresse pour les fragilités de ses personnages; un point de vue déjà politisé sur la société anglaise libérale.
    Il n'a donc pas la force des livres qui suivront mais se lit malgré tout avec beaucoup d'intérêt.
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    • Livres 5.00/5
    Par Soundandfury, le 27 avril 2011

    Soundandfury
    Difficile d'éteindre la lumière, le soir cette semaine, tant j'avais envie de connaître la fin de ce très bon roman. Autant le dire tout de suite, pas une larme versée, c'était vraiment très différent de La femme de hasard.
    J'aime, dès les premières pages cette impression d'une écriture familière. Pourtant je n'ai aucune facilité à repérer des « styles ». Mais j'ai aimé, bien plus saupoudré que dans le premier roman, retrouver cette façon d'interpeller le lecteur et de tourner en dérision l'écriture même. Les intellectuels sont un peu malmenés...
    J'avais compris, à la lecture de la 4e de couv' qu'il serait question de Robin, éternel étudiant, un peu raté, accusé un jour de « s'être exhibé devant un petit garçon ». Je ne suis pas d'accord avec cette façon de présenter l'histoire, mais il faut bien écrire quelque chose au dos du livre... Tâche difficile face à un livre sans véritable intrigue centrale.
    Robin est bien là. Sans doute, c'est de lui qu'il est question le plus souvent. Mais j'ai comme l'impression que chez Coe, ça ne suffit pas à faire un héros, ni même un personnage principal.
    Robin est bien un paumé, qui traine sa déprime et sa thèse de cinq ans d'âge, à peine entamée, sur le campus de Coventry. Mais cette histoire d' exhibitionnisme ne me semble qu'un prétexte à étudier une fois encore les mécanismes obscurs des relations humaines.
    + sur Talememore

    Lien : http://talememore.hautetfort.com/archive/2010/10/03/je-l-aime-encore..
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Citations et extraits

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  • Par latina, le 03 janvier 2013

    Le racisme n'a pas besoin d'être flagrant. Il na pas besoin d'être brusque, non plus, et il peut s'insinuer partout. Elle en a eu assez d'être considérée comme une étrangère; elle a eu assez que ce soit toujours la première chose que les gens remarquent chez elle.

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  • Par carre, le 02 décembre 2012

    Quand j'ai aperçu les lumières de la ville, j'étais glacée, je me suis mise à trembler de tout mon corps, et c'est avec un mélange de joie et de crainte que j'ai pensé aux visages de mon père et de ma mère. J'avais oublié que le pays natal pouvait être la terre la plus étrangère de toutes.

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  • Par latina, le 02 janvier 2013

    On devrait réfléchir très soigneusement avant de parler, tu ne trouves pas? Un mot peut être une arme mortelle. Un mot peut détruire le travail, un mot mal placé peut tout défaire : une famille, un mariage, une amitié.

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  • Par viou1108, le 21 août 2012

    "Nous ne parvenons jamais à la vérité, parce que nous sommes trop occupés à faire des concessions. On finit par ne jamais dire ce qu'on pense, mais par dire juste ce qu'on sait que l'autre veut entendre. On adapte la vérité à chaque contexte. On ne peut pas parler de socialisme avec des conservateurs, et on ne peut pas parler de conservatisme avec des socialistes. Si l'on veut parler de religion, on se trouve dire des choses complètement différentes selon qu'on s'adresse à un bouddhiste, un chrétien ou un athée. Si l'on demande une opinion, un universitaire répondra en universitaire, un médecin en médecin, un avocat en avocat. Dès que nous avons des rapports sociaux, nous sacrifions la sincérité, l'intégrité, l'impartialité, afin d'éviter toute confrontation. " il soupira et conclut: "C'est très déprimant."
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  • Par thursdaynext, le 14 novembre 2010

    Comme beaucoup de gens, je me plais à cultiver un sentiment de ratage, ça donne à ma vie une aura esthétique, et c'est une bonne excuse pour me sentir malheureux quand les choses ne vont pas très bien.

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Vidéo de Jonathan Coe

Jonathan Coe - Expo 58 .
Jonathan Coe vous présente son roman "Expo 58", publié aux éditions Gallimard. http://www.mollat.com/livres/coe-jonathan-expo-roman-9782070142798.html Notes de Musique : La vie d'artiste (l'autograf) de Tim Gane et Sean O'Hagan








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