Difficile, lorsque l'on considère, comme moi, que le temps des
Contes philosophiques est dépassé et que le maître in
Contesté en la matière est
Voltaire, difficile, dis-je, d'apprécier cet Alchimiste qui présente, néanmoins, il faut le dire, une plume terriblement sobre et fluide.
L'ambiance développée par ce
Paulo Coelho, tout d'abord, est apaisante. On dit qu'une traversée du désert permet une introspection déterminante, le livre fera office de traversée car, moi, je suis loin du désert...
L'atmosphère des mille et une nuits, elle aussi, participe à fabriquer la magie qui se dégage de ce conte.
Le message est fort, touchant, grandiose même, si l'on considère que l'auteur réconcilie avec brio et sans que l'on s'en aperçoive, les trois grandes religions monothéïstes qui se déchirent depuis la nuit des temps. Plus encore, il les fond dans une philosophie animiste, plaçant l'homme au coeur d'un Tout dont les différents éléments communient ; la magie se fait presque écolo.
Notez bien : c'est l'homme que Coelho situe à part dans l'univers... pas la femme !
La femme, elle, vilaine tentatrice qui pourrait empêcher l'homme de réussir son Oeuvre, est faite pour attendre bien sagement Monsieur...
vous avez dit philosophique... mouais !