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Françoise Marchand-Sauvagnargues (Traducteur)
ISBN : 2253112259
Éditeur : Le Livre de Poche (2005)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 946 notes)
Résumé :
Maria est une toute jeune Brésilienne du Nordeste. Elle, qui n’aspire qu’à l’Aventure, au grand amour, et travaille comme vendeuse dans un magasin de tissus, s’offre une semaine de vacances à Rio de Janeiro. Sur la plage de Copacabana, un Suisse lui propose de devenir danseuse de cabaret à Genève. Elle voit là le début d’un conte de fées, mais la réalité sera tout autre. Maria en vient à se prostituer : sans honte, puisqu’elle apprend à son âme à ne pas se plaindre ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
le_Bison
le_Bison13 mai 2015
  • Livres 5.00/5
« L'homme ne bougea pas. Au début, elle lut une certaine timidité dans ses yeux, mais cela ne dura guère. Il la regardait, et, en imagination, il la caressait avec sa langue, ils faisaient l'amour, transpiraient, s'embrassaient, mêlaient tendresse et violence, criaient et gémissaient ensemble.
Mais en réalité ils ne disaient rien, ni l'un ni l'autre ne bougeaient, ce qui renforçait son excitation, parce qu'elle aussi était libre de penser ce qu'elle voulait. Elle le priait de la caresser doucement, elle écartait les jambes, se masturbait devant lui, prononçait indifféremment des mots romantiques ou vulgaires, elle avait plusieurs orgasmes, réveillait les voisins, ses cris alertaient le monde entier. »
Extrait du journal du Bison :
Sans but, je me promenais dans la rue de Berne. le soleil de cette fin de printemps illuminait encore la ruelle genevoise. Les parasols des bars étaient encore ouverts. Quelques touristes prenant une coupe de champagne ou un Lagavulin 16 ans d'âge tout en offrant un verre de jus de fruit frais à quelques dames - à peine plus âgées que le Lagavulin -, brésilienne, slovaque, nigérienne. Poupée blonde de l'Est, poupée noire de l'Afrique, poupée dansante d'un Brésil samba. Il fait encore bon à cette période autour du lac de Genève. Les congrès reprennent leur routine avec la fin des vacances, l'animation sera plus chaude dans les travers de la ville.
Je l'ai vu, âme solitaire attablée au Copacabana. Un sourire à m'en exploser le coeur. Avais-je assez de billets dans ma poche pour m'offrir ce sourire et ce cul ? Mes pas s'approchent de sa table, comme si une attraction magnétique attirait irrémédiablement mon corps vers le sien. D'un regard, elle m'envouta, Maria, belle fille d'une lointaine province éloignée de Rio. Maria, jeune fille frêle et innocente, qui a fait le choix de louer son corps pendant une année pour s'offrir un parfum Kenzo, un restaurant de crustacés, une ferme au Brésil. Hypnotisé par son regard et par son sourire, je l'écoute en silence me parler de sa vie, de son métier, des choix à faire, de ses choix. Qu'en est-il des miens ? J'ai l'impression de n'avoir jamais fait de choix dans ma vie, de me laisser porté par elle. J'ai le sentiment de ne pas vivre.
Je la prends par la main, règle les 300 francs d'usage au patibulaire derrière son comptoir. Hey, taxi. « L'hôtel Ibis, s'il vous plait ». Chambre 222. Je demande au groom de tirer les rideaux pour se retrouver dans la pénombre et de me monter une bière pas trop fraiche. Il revient avec une bouteille 75cl même pas belge ! Manque de saveur, et d'épices. Mais les épices dansent devant moi, nue et belle, les cheveux noirs détachés. Je goûte à son parfum, à ses courbes, à ses effluves parfumées de sueur et de désirs. Je la caresse, l'embrasse, la bouche, les seins, le sexe. J'y glisse ma langue, mon majeur, mon sexe. Va et vient. Jeux de doigts, jeux de mains, jeux de sexe. La baise est un jeu, un moment où des émotions se partagent, ou des échanges se font, dans le regard, dans les fluides, dans l'âme. Un mélange de transpiration et de respiration, des halètements, des murmures, des gémissements, une symphonie qui se compose entre deux draps, à deux ou à plusieurs. Un mamelon qui pointe, un sexe qui se dresse, chaire de poule, chaire d'envie. A quoi pense-t-elle pendant ces instants de plaisir ? J'appuie sur la télécommande de la platine disque, Keith Jarrett, le Köln Concert, la musique idéale pour faire l'amour. Je la regarde droit dans les yeux alors qu'elle me chevauche, mes mains sur ses hanches. Quelle couleur, ses prunelles ? Je ne m'en souviens plus. Je la regarde mais ne la vois pas. Je la regarde les yeux dans son âme, je veux ressentir son intérieur à travers le pétillement de ses pupilles. Cette fille est complètement folle, mais elle me rend complètement dingue. Excitante, désirable, bandante. Les ébats s'achèvent dans un lit inconnu aux draps froissés. L'heure au sourire, à la timidité, l'envie de reprendre un rendez-vous, de recroiser son regard. Elle regarde son agenda. Je regarde celui de l'hôtel Ibis. Ce n'est qu'un début. Une pute de luxe se mérite et se respecte. Je suis prêt à attendre, patience ardente. Est-elle prête également, je n'ose lui demander…

« Ses doigts à lui tracent des cercles autour de son sein, à la manière d'un animal aux aguets. Elle voudrait qu'il bouge plus vite, qu'il touche son mamelon, sa pensée anticipe sur son geste, mais, peut-être que le sachant, il la provoque, se délecte, et tarde infiniment. Ses mamelons dressés, il joue un peu avec, elle a la chaire de poule et son sexe fond encore de désir. Maintenant il promène ses doigts sur son ventre, descend vers ses jambes, ses pieds, ses mains parcourent l'intérieur de ses cuisses, il perçoit sa chaleur sans s'en approcher, c'est une caresse douce, légère, d'une légèreté hallucinante. »
« 11 minutes » de bonheur, de sexe, d'amour et de liberté. La liberté, c'est oser vivre selon ses choix, dans l'amour de soi, de ses actes, de ses proches, sans relations faussées, et dans le respect d'autrui. C'est quand on se sent bien dans sa peau, dans sa tête, quand les dépendances ne sont plus, et quand la vie suffit à tout. Je ne sais plus qui a prononcé cette phrase mais certainement une personne à connaître, une personne ancrée dans la vie et la réalité des sentiments.
Quel bonheur ce livre de Paulo. Pourquoi s'évertuer à battre des records alors que onze minutes suffisent à la plénitude de l'âme. En 11 minutes, je peux parcourir 2,658 km, le souffle court, le corps en sueur. Mais depuis ce roman, je sais qu'il n'est plus nécessaire de courir cette distance pour emballer mon coeur et mouiller mon corps de perles salines. Un lit, une pute, ma pute et le bonheur est total. Franchement quel pied ce Coelho.
« Elle se met à le caresser comme seules les vierges savent le faire, parce que les prostituées ont oublié. L'homme réagit, son sexe grossit, et Maria augmente lentement la pression de ses mains, sachant maintenant où le toucher – plutôt en bas qu'en haut -, comment l'envelopper de ses doigts, tirer la peau en arrière. A présent, il est très excité. Il caresse les lèvres de sa vulve, toujours avec douceur alors qu'elle a envie d'un contact plus énergique, plus profond. Mais il répand sur son clitoris un peu du liquide qui jaillit de son ventre, et répète tout autour les mêmes mouvements circulaires que sur son mamelon. Cet homme la touche comme si c'était elle-même. »
Extrait du journal de Maria :
Il faisait encore nuit et chaud sous ma couette, seule, enfin presque puisqu'il s'est invité sous mes draps, mais comment résister à de si belles et si grandes mains ! Alors j'ai refermé les yeux. Ma main droite s'est posée sur mon ventre et la tienne a pris le relai. Je l'ai prise, j'ai baisé le creux de ta main et fait glisser ton majeur dans ma bouche en mouvement de va et vient. Que j'aime ce geste ! Que j'aime cette main sur mon visage ! J'étais prête à te recevoir mais j'avais besoin de sentir ce doigt dans ma bouche avant de le sentir au creux de mes reins. Alors ta main impatiente à glisser précieusement le long de mon cou, elle s'est arrêté un peu, beaucoup, passionnément sur mes seins endurcis par le plaisir et puis elle a continué sa route vers mon ventre. Pas trop vite, nous avons tout notre temps. La décharge électrique commence à me déconnecter de la réalité, j'ai très envie, alors j'écarte mes cuisses et je replie ma jambe gauche, ta main est venue se poser sur mon sexe offert et mouillé et tes caresses ont commencé lentement, délicieusement, presque douloureusement. Quand le désir est intense, la douleur est presque là mais j'aime ça, ne t'arrête surtout pas. Ton majeur a commencé son mouvement de va et vient puis circulaire, de va et vient puis circulaire, de vaaaaa et viiiiennntttt puis circulaire. C'est maintenant moi qui suis pressée, je ne tiens plus sous tes caresses, mes hanches se lèvent et se cambrent, j'en veux plus, mais tu calmes le jeu, juste pour mieux reprendre. Mon ventre commence à faire des spasmes, je mords ma lèvre inférieure pour me retenir encore un peu, je ne tiens plus.
Va et vient circulaire. Vaaa et viiient cir culaire… vaaaaa et vieeennnnnttt Cir Cul Aireeeeee…
J'inspire, je suis enfouie en toi, j'adore, puis tu reprends le rythme et tu accélères de plus belle et j'en peu plus, VAAAAAA Viiiiiieeeennnt Aireeeeeeeeeeeee, ma main s'agrippe fort à ta nuque, Encoooooooore ! Vaaaaaaa Viiiient, Vaaaaaaaa et j'exulte mon orgasme…. J'expire dans ton cou, le souffle court, je te serre fort, les larmes de joies coulent mais je suis sereine et bien. Je me sens toujours belle après un orgasme. Ta main se pose sur mon ventre, me calme et je me colle à toi, un peu gênée d'avoir cédée si vite en solitaire et en égoïste.
J'ai joui. Merci, c'était si bon !
« Il allait et venait, accélérait ou ralentissait le rythme, s'arrêtait quelquefois pour me regarder à son tour, mais ne me demandais pas si j'aimais, car il savait que c'était la seule manière pour nos âmes de communiquer à cet instant. le rythme s'est accéléré, et je savais que les onze minutes touchaient à leur terme, j'aurai voulut qu'il continuât toujours, c'était bon – ah ! mon Dieu que c'était bon ! – d'être possédée et de ne pas posséder ! Tout cela les yeux grands ouverts, et j'ai noté les moments où nos perceptions se sont brouillées, on aurait dit que nous entrions dans une autre dimension, où j'étais la Grande Mère, l'univers, la femme aimée, la prostituée sacrée des anciens rituels qu'il m'avait expliqués devant un verre de vin et un feu de cheminée. J'ai pressenti son orgasme, et ses bras ont agrippé les miens, les mouvements sont devenus plus intenses, et alors il a hurlé – il n'a pas gémi, il ne s'est pas mordu les lèvres, il a hurlé ! Il a rugi comme un animal ! »
« 11 minutes » courtes mais intenses.

Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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Under_The_Moon
Under_The_Moon22 juin 2014
  • Livres 2.00/5
Ce Manuel du guerrier de la lumière m'avait été chaudement recommandé par quelqu'un qui pensait me faire changer d'opinion sur Paulo Coelho.
Tout comme Maktub, ce récit se compose de vignettes, du style " une pensée positive pour se booster par jour ". L'esprit positiviste mielleux de Coelho tourne toujours autour des mêmes thématiques : aller de l'avant, retirer le positif de toute expérience, placer sa confiance en Dieu, vaincre ses peurs de façons pragmatiques et ainsi, transformer ses faiblesses en force.
Nul doute que la métaphore du "guerrier de la lumière" ravira des personnes qui connaissent une baisse de moral.
Je n'ai pas du tout aimé la forme de ce manuel , un peu trop facile à mon goût. Les vignettes s'enchaînent les unes après les autres, sans véritable logique apparente. Quant à l'aspect répétitif " un guerrier de l lumière ci" ou "un guerrier de la lumière ça" ; avec pour seule variante un complément circonstanciel placé en tête de phrase…. Cela devient vite pénible.
Bien que ce livre soit court, je me suis forcée à aller au bout. Et à l'issue de cette lecture, ma conviction de départ est renforcée : une fois L'Alchimiste lu, il n'est point besoin de s'acharner à lire le reste de l'oeuvre de Coelho.
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Audreyy
Audreyy20 septembre 2010
  • Livres 5.00/5
Première rencontre avec Paulo Coelho et je n'en suis pas déçue. J'ai adoré, certes quelques passages osés mais on s'y attend rien qu'en lisant la 4ème de couverture. L'histoire d'une femme perdue, qui ne comprend pas le sens, ni comment fonctionne l'amour. Une femme qui se cherche et qui cherche un sens à sa vie.
Paulo Coelho sait comment toucher le lecteur avec ses mots. Je compte bien découvrir d'autres romans de cet auteur.
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Heval
Heval19 février 2014
  • Livres 2.00/5
Il était une fois .... une jeune fille qui voulait de l'Amour et qui, déçue, a décidé d'abandonner toute illusion, pratiquant (par choix, nécessité?) le sexe tarifé sans émotion, plaisir et jouissance. Cette jeune beauté brésilienne, Maria, fait la rencontre de son prince charmant qui lui apporte tout sur le plateau: le beurre et l'argent du beurre, l'Amour et le plaisir sexuel. Aussi donc, cette jeune fille qui n'a jamais pu jouir lors de la pénétration a fini par connaitre l'extase, par s'approcher de Dieu en vivant, dans les dernières pages de notre roman, des orgasmes à répétition. Youpi, hourra, le conte de fée se réalise! La jeune princesse connait sa fin heureuse, elle a été convenablement baisé.
Cesse de plaisanterie, je ne comprends pas le succès de Paulo Coelho. Certes, ce roman n'est pas à jeter à la poubelle; il est capable d'emporter le lecteur, capable de rendre agréable la lecture mais enfin je ne peux pas dire que l'auteur soit doué d'un grand talent. Coelho ne sait pas faire dans la subtilité. Il y a toujours un voile léger qui vient tout gâcher: un voile cucu-la-praline que j'avais également rencontré dans son fameux best-seller "L'alchimiste" et il faut croire qu'il ne sait pas s'en débarrasser. Ce n'est pas tant le contenu de son message que je conteste mais la forme par laquelle il le transmet. Autrement dit, le style ne me plait pas. Trop mièvre, trop de miel. C'est collant, c'est chiant. Tellement mielleux que l'auteur parvient à édulcorer le "métier" de la prostitution. Tout est beau, tout est rose, c'est juste du sexe qui ne diffère qu'en ce qu'il est tarifé. Aucune profondeur dans l'analyse. Coelho a voulu parler de la beauté du sexe, du travail qu'il faut fournir pour arriver à l'extase et la communion avec ce quelque chose qui nous dépasse mais y réussit-il? Pour ma part, la réponse est négative.
J'ajouterai ces quelques détails qui m'ont également bien fait marrer: d'où sort cette jeune fille qui ne s'est pas remise d'un geste manqué à l'âge de l'entrée en adolescence? le premier garçon, enfant, qu'elle a aimé n'a pas su réagir? Oui et ... ? Ça marque une vie? Elle n'a jamais joui lors d'une pénétration oui et ...? ça ne lui est pas venue à l'esprit qu'elle était plus clitoridienne que vaginale? non? Il faut en faire tout un drame de la vie? ça ne lui est pas non plus venue à l'esprit que les relations sexuelles exercées dans le cadre de son métier de prostitué ne l'aideraient pas à en avoir en ce que ce ne sont pas des relations sexuelles si "normales" que cela?
Bref, un roman qui se lit assez bien mais qui connait ses défauts.
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Roggy
Roggy16 septembre 2015
  • Livres 2.00/5
De Paulo Coelho je n'avais lu que l'Alchimiste, qui m'avait laissé un souvenir assez mitigé et le sentiment de céder à un consensus, un phénomène de mode…
Onze minutes est considéré un peu à part dans la littérature très prolixe de cet auteur, moins dans la spiritualité et le conte initiatique et plus tourné vers des problèmes de société.
L'idée est intéressante : mettre les invisibles au centre dans une sorte de petite revanche sociale. Cela démarre assez bien dans la construction du personnage… Ensuite clichés, longueurs et répétitions ont freiné mon élan et m'ont laissé un goût d'inachevé.
J'ai accordé bien plus que onze minutes mais l'alchimie ne se fait pas…
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Citations & extraits (271) Voir plus Ajouter une citation
HeidiKlumHeidiKlum22 septembre 2016
Selon Platon , ai début de la Création, les hommes et les femmes étaient bien différents de ce qu'ils sont de nos jours ; il y avait seulement des être androgynes avec un corps, un cou, et une tête à deux face, chacune regardant dans un direction. C'était comme si deux créatures étaient collées dos à dos, avec deux sexes, quatre jambes, quatre bras.
Mais les dieux grecs, jaloux, s'aperçurent qu'une créature à quatre bras travaillait davantage ; que deux faces opposées étaient en permanence en éveil et qu'ils ne pouvaient pas l'attaquer en traîtres; que quatre jambes n'exigeaient pas un grand effort pour rester debout ou marcher longtemps. Et, le plus dangereux : cette créature dotée de deux sexes n'avait besoin de personne pour se reproduire. Alors Zeus, le maître suprême de l'Olympie, dit : "J'ai un plan pour ôter leur force à ces mortels". Et, lançant la foudre, il coupa cette créature en deux, créant l'homme et la femme. Cela accrut beaucoup la population de la terre, en même temps que cela désorienta et affaiblit ses habitants - il leur fallait maintenant chercher leur moitié perdu, l'étreindre de nouveau, et retrouver dans cette éternité leur force de jadis, leur habileté à éviter la trahison, leur résistance à la fatigue et au travail. Cette étreinte par laquelle les deux corps se confondent de nouveau pour ne faire qu'un, nous l'appelons le sexe.
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HeidiKlumHeidiKlum22 septembre 2016
Les montagnes russes, c'est ma vie. La vie est un jeu violent et hallucinant ; la vie c'est se jeter en parachute et prendre des risques, tomber et se relever, c'est de l'alpinisme, c'est vouloir monter au sommet de soi-même et être insatisfait et angoissé quand on n'y parvient pas. Il n'est pas facile d'être loin de ma famille, de la langue dans laquelle je peux exprimer toutes mes émotions et mes sentiment. Néanmoins, à compter d'aujourd'hui, quand je serai déprimée, je me rappellerai ce parc d'attractions. Si j'avais dormi et que je me réveillais brusquement dans le montagnes russes, que ressentirais-je?
Eh bien, j'aurais d'abord la sensation d'être prisonnière, j'aurais peur des courbes, envie de vomir et de descendre de là. Mais si j'ai la conviction que les rails sont mon destin, que Dieu dirige la machine, ce cauchemar se transforme en excitation. Les montagnes russes ne sont plus qu'elles sont, un divertissement sûr et fiable, ayant une fin. Cependant, tant que dure le voyage, il me faut regarder les paysage autour, et hurler d'enthousiasme.
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HeidiKlumHeidiKlum22 septembre 2016
-L'être humain peut supporter la soif une semaine, la faim deux semaines, il peut passer des années sans toit, mais il ne peut tolérer la solitude. C'est la pire de toutes les tortures, de toutes les souffrances.

-" Il y en a énormément, répondit la libraire. En vérité, on dirait que les gens ne s'intéressent qu'à ça. En plus du rayon spécialisé, dans tous les romans que vous voyez là il existe au moins une scène de sexe. Même si c'est dissimulé derrière de touchantes histoires d'amour ou des traités arides sur le comportement humain, le fait est que les gens ne pensent qu'à ça. "

-" Aujourd'hui tu pourras poser des questions. Mais la prochaine fois, lorsque le rideau de notre théâtre s'ouvrira, la pièce commencera et on pourra pas l'interrompre. Si elle s'arrête, c'est que nos âmes ne se seront pas accordées. Souviens-toi : c'est une pièce de théâtre. Tu dois être le personnage que tu n'as jamais eu le courage d'être. Peu à peu, tu découvriras que ce personnage, c'est toi-même, mais tant que tu ne t'en seras pas clairement rendu compte, tâche de faire semblant, d'être inventive.

-Je suis deux femmes : l'une désire connaître la joie, la passion, les aventures que l’existence peut lui offrir, l'autre être esclave de la routine, de la vie de famille, des menus actes qui peuvent être planifiés et accomplis. Je suis dans le même corps la maîtresse de maison et la prostituée, l'une luttant contre l'autre.
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HeidiKlumHeidiKlum22 septembre 2016
-Elle avait beaucoup progressé en attendant ce moment. Elle avait découvert, finalement, que l'amour réel n'a rein à voir avec ce qu'elle imaginait, c'est-à-dire une chaîne d'événements provoqués par l'énergie amoureuse - la naissance de l'amour, l'engagement, le mariage, les enfants, l'attente, la vieillesse ensemble, la fin de l'attente et, à sa place, la retraite du mari, les maladies, l'impression qu'il est déjà trop tard pour vivre ensemble leurs rêves.

-Je ne t'ai pas forcée, je ne t'ai pas obligée, et je ne t'ai pas entendue dire "jaune". Mon seul pouvoir était celui que tu m'accordais. Il n'y avait aucune contrainte, aucun chantage, seulement ta volonté : même si tu étais l'esclave et que j'étais la maître, mon seul pouvoir était de te pousser vers ta propre liberté.

-Tous affirmaient que la douleur, une fois surmontée, menait à l'extase mystique.

-Quand je n'ai plus rein eu à perdre, j'ai tout obtenu. Quand j'ai cessé d'être ce que j'étais, je me suis trouvée moi-même. Quand j'ai connu l’humiliation et la soumission totale, j'ai été libre.

-Mais elle ne voulait pas être aidée. Elle était satisfaite de son nouvel univers où la souffrance n'était plus un problème.

-Ce bûcheron m'a dit que lorsqu'on fait un exercice physique, qu'on exige tout de son corps, l'esprit acquiert une étrange force spirituelle, qui ressemble à la "lumière" que j'ai vue en toi.
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HeidiKlumHeidiKlum22 septembre 2016
-Elle a passé l'après-midi à s'interroger sur ce qu'elle pourrait offrir à un homme qui lui a rendu sa dignité et lui a fait comprendre que la recherche de la joie compte davantage que la nécessité de la douleur.

-Elle n'avait pas résolu son problème : elle était incapable d'avoir un orgasme lors de la pénétration, et elle avait tellement banalisé l'acte sexuel qu'elle ne parviendrait peut-être jamais à expérimenter dans cette "étreinte des retrouvailles" - selon les termes de Ralf Hart - le feu et la joie qu'elle cherchait.
Ou peut-être (il lui arrivait de le penser de temps à autre) était-il impossible sans amour d'avoir su plaisir au lit, ainsi que l'affirment les mères, les pères, la littérature romantique.

-L'art de l'amour est comme ta peinture : il requiert de la technique, de la patience, et surtout de la pratique dans le couple. Il exige de l'audace, et il faut aller au-delà de ce qu'il est convenu d'appeler "faire l'amour"

-Non les films ne racontent pas cela. Ils se terminent avant que le monde réel ne commence. Mieux vaut ne pas y penser.
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