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> Françoise Marchand-Sauvagnargues (Traducteur)

ISBN : 2253112259
Éditeur : Le Livre de Poche (2005)


Note moyenne : 3.52/5 (sur 816 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Maria est une toute jeune Brésilienne du Nordeste. Elle, qui n’aspire qu’à l’Aventure, au grand amour, et travaille comme vendeuse dans un magasin de tissus, s’offre une semaine de vacances à Rio de Janeiro. Sur la plage de Copacabana, un Suisse lui propose de devenir d... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 13 mai 2015

    le_Bison
    « L'homme ne bougea pas. Au début, elle lut une certaine timidité dans ses yeux, mais cela ne dura guère. Il la regardait, et, en imagination, il la caressait avec sa langue, ils faisaient l'amour, transpiraient, s'embrassaient, mêlaient tendresse et violence, criaient et gémissaient ensemble.
    Mais en réalité ils ne disaient rien, ni l'un ni l'autre ne bougeaient, ce qui renforçait son excitation, parce qu'elle aussi était libre de penser ce qu'elle voulait. Elle le priait de la caresser doucement, elle écartait les jambes, se masturbait devant lui, prononçait indifféremment des mots romantiques ou vulgaires, elle avait plusieurs orgasmes, réveillait les voisins, ses cris alertaient le monde entier. »
    Extrait du journal du Bison :
    Sans but, je me promenais dans la rue de Berne. le soleil de cette fin de printemps illuminait encore la ruelle genevoise. Les parasols des bars étaient encore ouverts. Quelques touristes prenant une coupe de champagne ou un Lagavulin 16 ans d'âge tout en offrant un verre de jus de fruit frais à quelques dames - à peine plus âgées que le Lagavulin -, brésilienne, slovaque, nigérienne. Poupée blonde de l'Est, poupée noire de l'Afrique, poupée dansante d'un Brésil samba. Il fait encore bon à cette période autour du lac de Genève. Les congrès reprennent leur routine avec la fin des vacances, l'animation sera plus chaude dans les travers de la ville.
    Je l'ai vu, âme solitaire attablée au Copacabana. Un sourire à m'en exploser le coeur. Avais-je assez de billets dans ma poche pour m'offrir ce sourire et ce cul ? Mes pas s'approchent de sa table, comme si une attraction magnétique attirait irrémédiablement mon corps vers le sien. D'un regard, elle m'envouta, Maria, belle fille d'une lointaine province éloignée de Rio. Maria, jeune fille frêle et innocente, qui a fait le choix de louer son corps pendant une année pour s'offrir un parfum Kenzo, un restaurant de crustacés, une ferme au Brésil. Hypnotisé par son regard et par son sourire, je l'écoute en silence me parler de sa vie, de son métier, des choix à faire, de ses choix. Qu'en est-il des miens ? J'ai l'impression de n'avoir jamais fait de choix dans ma vie, de me laisser porté par elle. J'ai le sentiment de ne pas vivre.
    Je la prends par la main, règle les 300 francs d'usage au patibulaire derrière son comptoir. Hey, taxi. « L'hôtel Ibis, s'il vous plait ». Chambre 222. Je demande au groom de tirer les rideaux pour se retrouver dans la pénombre et de me monter une bière pas trop fraiche. Il revient avec une bouteille 75cl même pas belge ! Manque de saveur, et d'épices. Mais les épices dansent devant moi, nue et belle, les cheveux noirs détachés. Je goûte à son parfum, à ses courbes, à ses effluves parfumées de sueur et de désirs. Je la caresse, l'embrasse, la bouche, les seins, le sexe. J'y glisse ma langue, mon majeur, mon sexe. Va et vient. Jeux de doigts, jeux de mains, jeux de sexe. La baise est un jeu, un moment où des émotions se partagent, ou des échanges se font, dans le regard, dans les fluides, dans l'âme. Un mélange de transpiration et de respiration, des halètements, des murmures, des gémissements, une symphonie qui se compose entre deux draps, à deux ou à plusieurs. Un mamelon qui pointe, un sexe qui se dresse, chaire de poule, chaire d'envie. A quoi pense-t-elle pendant ces instants de plaisir ? J'appuie sur la télécommande de la platine disque, Keith Jarrett, le Köln Concert, la musique idéale pour faire l'amour. Je la regarde droit dans les yeux alors qu'elle me chevauche, mes mains sur ses hanches. Quelle couleur, ses prunelles ? Je ne m'en souviens plus. Je la regarde mais ne la vois pas. Je la regarde les yeux dans son âme, je veux ressentir son intérieur à travers le pétillement de ses pupilles. Cette fille est complètement folle, mais elle me rend complètement dingue. Excitante, désirable, bandante. Les ébats s'achèvent dans un lit inconnu aux draps froissés. L'heure au sourire, à la timidité, l'envie de reprendre un rendez-vous, de recroiser son regard. Elle regarde son agenda. Je regarde celui de l'hôtel Ibis. Ce n'est qu'un début. Une pute de luxe se mérite et se respecte. Je suis prêt à attendre, patience ardente. Est-elle prête également, je n'ose lui demander…

    « Ses doigts à lui tracent des cercles autour de son sein, à la manière d'un animal aux aguets. Elle voudrait qu'il bouge plus vite, qu'il touche son mamelon, sa pensée anticipe sur son geste, mais, peut-être que le sachant, il la provoque, se délecte, et tarde infiniment. Ses mamelons dressés, il joue un peu avec, elle a la chaire de poule et son sexe fond encore de désir. Maintenant il promène ses doigts sur son ventre, descend vers ses jambes, ses pieds, ses mains parcourent l'intérieur de ses cuisses, il perçoit sa chaleur sans s'en approcher, c'est une caresse douce, légère, d'une légèreté hallucinante. »
    « 11 minutes » de bonheur, de sexe, d'amour et de liberté. La liberté, c'est oser vivre selon ses choix, dans l'amour de soi, de ses actes, de ses proches, sans relations faussées, et dans le respect d'autrui. C'est quand on se sent bien dans sa peau, dans sa tête, quand les dépendances ne sont plus, et quand la vie suffit à tout. Je ne sais plus qui a prononcé cette phrase mais certainement une personne à connaître, une personne ancrée dans la vie et la réalité des sentiments.
    Quel bonheur ce livre de Paulo. Pourquoi s'évertuer à battre des records alors que onze minutes suffisent à la plénitude de l'âme. En 11 minutes, je peux parcourir 2,658 km, le souffle court, le corps en sueur. Mais depuis ce roman, je sais qu'il n'est plus nécessaire de courir cette distance pour emballer mon coeur et mouiller mon corps de perles salines. Un lit, une pute, ma pute et le bonheur est total. Franchement quel pied ce Coelho.
    « Elle se met à le caresser comme seules les vierges savent le faire, parce que les prostituées ont oublié. L'homme réagit, son sexe grossit, et Maria augmente lentement la pression de ses mains, sachant maintenant où le toucher – plutôt en bas qu'en haut -, comment l'envelopper de ses doigts, tirer la peau en arrière. A présent, il est très excité. Il caresse les lèvres de sa vulve, toujours avec douceur alors qu'elle a envie d'un contact plus énergique, plus profond. Mais il répand sur son clitoris un peu du liquide qui jaillit de son ventre, et répète tout autour les mêmes mouvements circulaires que sur son mamelon. Cet homme la touche comme si c'était elle-même. »
    Extrait du journal de Maria :
    Il faisait encore nuit et chaud sous ma couette, seule, enfin presque puisqu'il s'est invité sous mes draps, mais comment résister à de si belles et si grandes mains ! Alors j'ai refermé les yeux. Ma main droite s'est posée sur mon ventre et la tienne a pris le relai. Je l'ai prise, j'ai baisé le creux de ta main et fait glisser ton majeur dans ma bouche en mouvement de va et vient. Que j'aime ce geste ! Que j'aime cette main sur mon visage ! J'étais prête à te recevoir mais j'avais besoin de sentir ce doigt dans ma bouche avant de le sentir au creux de mes reins. Alors ta main impatiente à glisser précieusement le long de mon cou, elle s'est arrêté un peu, beaucoup, passionnément sur mes seins endurcis par le plaisir et puis elle a continué sa route vers mon ventre. Pas trop vite, nous avons tout notre temps. La décharge électrique commence à me déconnecter de la réalité, j'ai très envie, alors j'écarte mes cuisses et je replie ma jambe gauche, ta main est venue se poser sur mon sexe offert et mouillé et tes caresses ont commencé lentement, délicieusement, presque douloureusement. Quand le désir est intense, la douleur est presque là mais j'aime ça, ne t'arrête surtout pas. Ton majeur a commencé son mouvement de va et vient puis circulaire, de va et vient puis circulaire, de vaaaaa et viiiiennntttt puis circulaire. C'est maintenant moi qui suis pressée, je ne tiens plus sous tes caresses, mes hanches se lèvent et se cambrent, j'en veux plus, mais tu calmes le jeu, juste pour mieux reprendre. Mon ventre commence à faire des spasmes, je mords ma lèvre inférieure pour me retenir encore un peu, je ne tiens plus.
    Va et vient circulaire. Vaaa et viiient cir culaire… vaaaaa et vieeennnnnttt Cir Cul Aireeeeee…
    J'inspire, je suis enfouie en toi, j'adore, puis tu reprends le rythme et tu accélères de plus belle et j'en peu plus, VAAAAAA Viiiiiieeeennnt Aireeeeeeeeeeeee, ma main s'agrippe fort à ta nuque, Encoooooooore ! Vaaaaaaa Viiiient, Vaaaaaaaa et j'exulte mon orgasme…. J'expire dans ton cou, le souffle court, je te serre fort, les larmes de joies coulent mais je suis sereine et bien. Je me sens toujours belle après un orgasme. Ta main se pose sur mon ventre, me calme et je me colle à toi, un peu gênée d'avoir cédée si vite en solitaire et en égoïste.
    J'ai joui. Merci, c'était si bon !
    « Il allait et venait, accélérait ou ralentissait le rythme, s'arrêtait quelquefois pour me regarder à son tour, mais ne me demandais pas si j'aimais, car il savait que c'était la seule manière pour nos âmes de communiquer à cet instant. le rythme s'est accéléré, et je savais que les onze minutes touchaient à leur terme, j'aurai voulut qu'il continuât toujours, c'était bon – ah ! mon Dieu que c'était bon ! – d'être possédée et de ne pas posséder ! Tout cela les yeux grands ouverts, et j'ai noté les moments où nos perceptions se sont brouillées, on aurait dit que nous entrions dans une autre dimension, où j'étais la Grande Mère, l'univers, la femme aimée, la prostituée sacrée des anciens rituels qu'il m'avait expliqués devant un verre de vin et un feu de cheminée. J'ai pressenti son orgasme, et ses bras ont agrippé les miens, les mouvements sont devenus plus intenses, et alors il a hurlé – il n'a pas gémi, il ne s'est pas mordu les lèvres, il a hurlé ! Il a rugi comme un animal ! »
    « 11 minutes » courtes mais intenses.


    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=8823
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    • Livres 2.00/5
    Par Under_The_Moon, le 22 juin 2014

    Under_The_Moon
    Ce Manuel du guerrier de la lumière m'avait été chaudement recommandé par quelqu'un qui pensait me faire changer d'opinion sur Paulo Coelho.
    Tout comme Maktub, ce récit se compose de vignettes, du style " une pensée positive pour se booster par jour ". L'esprit positiviste mielleux de Coelho tourne toujours autour des mêmes thématiques : aller de l'avant, retirer le positif de toute expérience, placer sa confiance en Dieu, vaincre ses peurs de façons pragmatiques et ainsi, transformer ses faiblesses en force.
    Nul doute que la métaphore du "guerrier de la lumière" ravira des personnes qui connaissent une baisse de moral.
    Je n'ai pas du tout aimé la forme de ce manuel , un peu trop facile à mon goût. Les vignettes s'enchaînent les unes après les autres, sans véritable logique apparente. Quant à l'aspect répétitif " un guerrier de l lumière ci" ou "un guerrier de la lumière ça" ; avec pour seule variante un complément circonstanciel placé en tête de phrase…. Cela devient vite pénible.
    Bien que ce livre soit court, je me suis forcée à aller au bout. Et à l'issue de cette lecture, ma conviction de départ est renforcée : une fois L'Alchimiste lu, il n'est point besoin de s'acharner à lire le reste de l'oeuvre de Coelho.
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    • Livres 5.00/5
    Par Audreyy, le 20 septembre 2010

    Audreyy
    Première rencontre avec Paulo Coelho et je n'en suis pas déçue. J'ai adoré, certes quelques passages osés mais on s'y attend rien qu'en lisant la 4ème de couverture. L'histoire d'une femme perdue, qui ne comprend pas le sens, ni comment fonctionne l'amour. Une femme qui se cherche et qui cherche un sens à sa vie.
    Paulo Coelho sait comment toucher le lecteur avec ses mots. Je compte bien découvrir d'autres romans de cet auteur.
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    • Livres 2.00/5
    Par Heval, le 19 février 2014

    Heval
    Il était une fois .... une jeune fille qui voulait de l'Amour et qui, déçue, a décidé d'abandonner toute illusion, pratiquant (par choix, nécessité?) le sexe tarifé sans émotion, plaisir et jouissance. Cette jeune beauté brésilienne, Maria, fait la rencontre de son prince charmant qui lui apporte tout sur le plateau: le beurre et l'argent du beurre, l'Amour et le plaisir sexuel. Aussi donc, cette jeune fille qui n'a jamais pu jouir lors de la pénétration a fini par connaitre l'extase, par s'approcher de Dieu en vivant, dans les dernières pages de notre roman, des orgasmes à répétition. Youpi, hourra, le conte de fée se réalise! La jeune princesse connait sa fin heureuse, elle a été convenablement baisé.
    Cesse de plaisanterie, je ne comprends pas le succès de Paulo Coelho. Certes, ce roman n'est pas à jeter à la poubelle; il est capable d'emporter le lecteur, capable de rendre agréable la lecture mais enfin je ne peux pas dire que l'auteur soit doué d'un grand talent. Coelho ne sait pas faire dans la subtilité. Il y a toujours un voile léger qui vient tout gâcher: un voile cucu-la-praline que j'avais également rencontré dans son fameux best-seller "L'alchimiste" et il faut croire qu'il ne sait pas s'en débarrasser. Ce n'est pas tant le contenu de son message que je conteste mais la forme par laquelle il le transmet. Autrement dit, le style ne me plait pas. Trop mièvre, trop de miel. C'est collant, c'est chiant. Tellement mielleux que l'auteur parvient à édulcorer le "métier" de la prostitution. Tout est beau, tout est rose, c'est juste du sexe qui ne diffère qu'en ce qu'il est tarifé. Aucune profondeur dans l'analyse. Coelho a voulu parler de la beauté du sexe, du travail qu'il faut fournir pour arriver à l'extase et la communion avec ce quelque chose qui nous dépasse mais y réussit-il? Pour ma part, la réponse est négative.
    J'ajouterai ces quelques détails qui m'ont également bien fait marrer: d'où sort cette jeune fille qui ne s'est pas remise d'un geste manqué à l'âge de l'entrée en adolescence? le premier garçon, enfant, qu'elle a aimé n'a pas su réagir? Oui et ... ? Ça marque une vie? Elle n'a jamais joui lors d'une pénétration oui et ...? ça ne lui est pas venue à l'esprit qu'elle était plus clitoridienne que vaginale? non? Il faut en faire tout un drame de la vie? ça ne lui est pas non plus venue à l'esprit que les relations sexuelles exercées dans le cadre de son métier de prostitué ne l'aideraient pas à en avoir en ce que ce ne sont pas des relations sexuelles si "normales" que cela?
    Bref, un roman qui se lit assez bien mais qui connait ses défauts.
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    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 20 janvier 2012

    lecassin
    « Onze minutes », c'est une histoire somme toute banale de Prince Charmant qui pourrait commencer par « Il était une fois »… Sauf que parfois le Prince Charmant n'a rien de charmant, malgré les apparences.
    Transposé chez Paulo Coelho, cette histoire est celle de Maria, jeune Brésilienne du Nordeste à qui l'on fait miroiter monts et merveilles, à savoir un emploi de danseuse dans un cabaret de Genève. Elle finira par se prostituer…
    Dans un cheminement initiatique cher à Paulo Coelho, Maria fera à Genève, d'abord l'apprentissage de la sensualité et de la sexualité, et finalement celui de l'amour qu'elle s'était toujours interdit pendant son activité de prostituée.
    En même temps qu'un conte initiatique, Paulo Coelho nous dresse un tableau cru, d'un réalisme parfois proche du documentaire, de la beauté et/ou de la tristesse de notre sexualité.
    Un roman différent des précédents par la quasi absence de coté mystique … A lire, mais à mon avis,pas en premier dans l'oeuvre de Paulo Coelho, sous peine de passer à coté de la partie majeure de l'oeuvre .
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Citations et extraits

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  • Par AREcrivain, le 25 juin 2015

    Le guerrier de la lumière, quand il apprend à manier l'épée, découvre que son bagage doit être complet - et cela comprend une armure.
    Il part à la recherche de son armure et entend les propositions de divers vendeurs.
    "Utilise la cuirasse de la solitude", dit l'un.
    "Sers-toi du bouclier du cynisme", suggère l'autre.
    "La meilleure armure est de ne s'engager dans rien", affirme un troisième.
    Mais le guerrier n'écoute pas. Avec sérénité, il va jusqu'à son lieu sacré et revêt le manteau indestructible de la foi.
    La foi pare tous les coups. La foi transforme le poison en eau cristalline.
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  • Par annie, le 22 mars 2009

    En amour, personne ne peut blesser personne: chacun est responsable de ce qu'il éprouve et ne peut en blâmer l'autre.

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  • Par Reader, le 27 novembre 2010

    "Celui qui est amoureux fait l'amour tout le temps, même quand il ne le fait pas. Lorsque les corps se rencontrent, c'est seulement la coupe qui déborde. Ils peuvent rester ensemble des heures, et même des jours. Ils peuvent se mettre à danser un jour et finir le lendemain, ou même ne pas fini, de tant de plaisir. Rien à voir avec les onze minutes.
    - Quoi ?
    - Je t'aime.
    - Moi aussi je t'aime.
    - Pardon. Je ne sais pas ce que je dis.
    - Moi non plus."
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  • Par annie, le 22 mars 2009

    Certaines personnes sont nées pour affronter la vie seules, ce n'est ni bien ni mal, c'est la vie.

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  • Par le_Bison, le 06 janvier 2015

    Elle était nue, bâillonnée, menottée, la vodka coulant à la place du sang.
    Nouvelle claque sur les fesses.
    « Marche d’un côté à l’autre ! »
    Maria se mit à marcher, obéissant aux ordres « arrête-toi », « tourne à droite », « assieds-toi », « écarte les jambes ». De temps à autre, sans raison, elle recevait une claque, et elle sentait la douleur, l’humiliation – plus puissante et plus forte que la douleur -, et elle avait l’impression d’être dans un autre monde, où plus rien n’existait. C’était une sensation quasi religieuse : s’annihiler totalement, servir, perdre la conscience de son égo, de ses désirs, de sa volonté propre. Elle était complètement mouillée, excitée, et ne comprenait pas ce qui se passait.
    « Remets-toi à genoux ! »
    Comme elle gardait la tête baissée en signe d’obéissance et d’humilité, Maria ne pouvait voir exactement ce qui se passait ; mais elle remarquait que, dans un autre univers, sur une autre planète, cet homme haletait, fatigué de faire claquer le fouet et de lui frapper les fesses, tandis qu’elle se sentait de plus en plus forte et pleine d’énergie. A présent, elle n’avait plus honte, et elle ne ressentait aucune gêne à montrer qu’elle aimait ça ; elle se mit à gémir, lui demanda de toucher son sexe, mais l’homme, au lieu de la satisfaire, l’attrapa et la jeta sur le lit.
    Violemment – mais d’une violence qu’elle connaissait, qui n’allait lui causer aucun mal -, il lui écarta les jambes et les attacha de chaque côté du lit. Elle avait les mains menottées dans le dos, les jambes écartées, le bâillon sur la bouche. Quand allait-il la pénétrer ? Ne voyait-il pas qu’elle était prête, qu’elle voulait le servir, qu’elle était son esclave, son animal, son objet, qu’elle ferait tout ce qu’il demanderait ?
    « Aimerais-tu que je te fasse jouir ? »
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