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ISBN : 2226192980
Éditeur : Albin Michel (2009)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 54 notes)
Résumé :

Ce livre étonnant est un voyage, voyage à travers le temps et l’espace, voyage inquiet, hanté par une question : comment l'Occident, qui a arraché l'humanité au règne de la faim et de la misère, a-t-il pu finir sa course dans le suicide collectif des deux guerres mondiales ? Quel est le vice caché qui a anéanti l'Europe ? La question est toujours d’actualité. Le monde s'occidentalise aujourd'... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
zenzibar
zenzibar29 mai 2014
  • Livres 3.00/5
Un auteur économiste bénéficiant d'une vraie notoriété, un titre percutant, le chaland est mis en appétit. Mais très rapidement le lecteur est perplexe ; loin d'être séditieux et iconoclaste le propos devient très académique, en mode macro économie standard.
De plus, le titre conjugué à la période de publication pouvaient laisser augurer que le noyau dur des analyses concernerait la crise économique qui enflamme le monde à partir de la crise du capitalisme financier de 2008.
En réalité, cet essai est une histoire économique en mode survol stratosphérique, une sorte de « que sais je ». le propos est clair et assez complet pour un essai de ce format, même si fatalement il est régulièrement réducteur.
Malheureusement ce livre souffre, de mon point de vue, de deux défauts majeurs, Il s'agit d'abord d'une sorte de compilation où manque un véritable fil conducteur, la simple présentation chronologique ne pouvant tenir lieu de fil d'ariane. La vision de l'histoire de l'auteur, puisqu'il ambitionne de placer cet ouvrage sur ce terrain, est absente.
L'autre défaut réside dans le fait que les analyses restent conditionnées par une vision économique standard.
A cet égard, le chapitre « la quête impossible du bonheur », ne peut pas ne pas être mentionné. Cohen fait référence à un sondage « qu'est-ce que le bonheur ? », l'auteur cite à titre principal trois réponses, la situation financière, la famille et la santé. le chapitre comprend huit pages et Cohen se contente de commentaire style analyste sondage électoral, aucune distance analytique par rapport à ce sondage à l'évidence réducteur, aux réponses singulièrement fermées, un peu court tout de même. A défaut de pouvoir développer dans le cadre de cet ouvrage, un ou deux paragraphes pour prendre ses distances ou ouvrir la réflexion auraient été les bienvenues….Pour Cohen le bonheur a fondamentalement une base matérielle et est adossé à un besoin de se comparer aux autres. le bonheur c'est de savoir que l'on gagne plus que son beau frère c'est bien connu…
Le lecteur peut légitimement considérer que les ressorts de la psychologie humaine sont un peu plus complexes. On ne fait pas rentrer l'histoire économique, l'histoire tout court dans des systèmes théoriques hors sol, par confort idéologique, avec un chausse pieds, en coupant ce qui dépasse parce que cela gêne
Un ouvrage intéressant mais décevant
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Bigmammy
Bigmammy19 février 2012
  • Livres 3.00/5
C'est, paraît-il, le livre de chevet des gouvernants, des banquiers et des journalistes, et c'est heureux, car Daniel Cohen, l'un des fondateurs de l'Ecole d'économie de Paris, a réussi l'exploit de résumer l'histoire économique du Monde en 280 pages. Pour ceux qui ne sont pas familiers de l'économie, c'est un excellent ouvrage d'initiation, et pour les autres, c'est une mise en perspective convaincante. Tout cela dans un style simple et clair.
L'auteur est plus à l'aise avec la période moderne – la révolution industrielle, lumineusement expliquée, le terrible XXème siècle -, qu'avec l'antiquité – je trouve un peu légers ses développements sur la Grèce et Rome – et les civilisations orientales, la Chine classique notamment. Cela tient sans doute au fait que l'économie n'explique pas tout, et que l'auteur est moins familier avec l'histoire des idées et de la spiritualité.
Mais pourquoi diable avoir appelé ce livre « La prospérité du vice » ?
Ce que nous dit l'auteur, c'est que le progrès technique a libéré les hommes de la loi de Malthus, qui condamnait le revenu à stagner – ça, c'est un bonheur - que le progrès économique ne va pas sans crises – économiques et guerrières - et qu'il va falloir gérer la limite des ressources naturelles. Où est le « vice » là dedans ? L'auteur a-t-il craint d'être politiquement incorrect en rappelant que le progrès technique est libérateur ?
Au passage une note de bas de page sidérante, p 123 : elle montre que la « Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie » de Keynes (1936) n'a été traduite en français qu'en 1942 : ça en dit long sur la nullité de nos profs d'économie, avant bien sûr qu'Alfred Sauvy, Jean Marchal et Raymond Barre ne relèvent notre niveau.
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Acerola13
Acerola1302 septembre 2015
  • Livres 3.00/5
Le titre et la quatrième de couverture annonçait un essai approfondi, structuré, argumenté et novateur ; le contenu est tout autre : résumé succinct de l'histoire économique européenne avec quelques informations sur l'économie asiatique.
J'ai donc été déçue par rapport aux attentes que j'avais de ce livre, qui a pourtant l'avantage d'être très simple à lire, concis, assez global et survolant relativement bien l'histoire "classique" de l'économie des derniers siècles.
Un ouvrage de choix pour tout étudiant qui souhaiterait se remémorer ou lire une introduction de l'économie, et d'avoir une vision large de ses principaux acteurs et théories. Mais à passer pour toute personne qui aurait plutôt souhaité un essai proposant une thèse précise et argumentée sur la situation économique actuelle ; Cohen se contente ici de généralités "publiques" ou évidentes.
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gigi55
gigi5525 septembre 2009
  • Livres 3.00/5
Une synthèse magistrale qui embrasse l'histoire du monde à partir d'une approche essentiellement économique, mais aussi philosophique voire ethnologique.
Des nombreux concepts parfois ardus sont expliqués avec une grande clarté, on comprend beaucoup de choses qui étaient parfois confuses auparavant.
Daniel Cohen a une vision plutôt pessimiste du monde, d'autres diront réaliste, il renvoie dos à dos le choc des civilisations de Samuel Huttington comme la fin de l'histoire de Fukuyama pour une option originale qui dessine le risque d'une reproduction à l'échelle mondiale des destructions engendrées par l'occident par le passé en son propre sein.
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JeanLouisBOIS
JeanLouisBOIS04 mars 2011
  • Livres 2.00/5
Voilà un livre qui m'a beaucoup déçu! Selon le titre, on pouvait s'attendre à une vision personnelle et atypique de l'interprétation de l'histoire de l'économie, mais on déchante très vite quand on s'aperçoit que l'on n'a affaire qu'à une banale "introduction à l'économie" (comme le dit le sous-titre) que l'on a l'impression d'avoir lu cent fois et qui nous fait davantage penser à des résumés de cours magistraux qu'à un livre qui apporte un éclairage novateur sur l'économie. Malgré tout ce livre est d'une lecture agréable et peut être conseiller sans réserve à qui ne connait rien à l'histoire de l'économie.
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
gigi55gigi5520 septembre 2009
Les sociétés modernes sont avides de croissance, davantage que de richesse. Mieux vaut vivre dans un pays pauvre qui s'enrichit (vite) que dans un pays (déjà) riche et qui stagne. Les Français ont follement apprécié les trente glorieuses, car tout était neuf. Mais au bout du compte, la page reste reste toujours blanche du bonheur à conquérir. p. 154
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amigoamigo31 mai 2011
Francis Bacon, le "Descartes anglais", considère ainsi que les trois découvertes fondamentales du monde moderne sont la boussole (pour la navigation), l'imprimerie (pour la circulation des idées) et la poudre (pour la guerre). Or ces trois inventions sont toutes chinoises.
Un siècle avant que Christophe Colomb n'arme ses trois caravelles, les navires autrement plus impressionnants de l'Amiral Zhang He longeaient déjà les côtes africaines, rapportant à la cour de l'empereur des zèbres et des girafes…
Pourquoi le dynamisme chinois s'est brisé ? Plusieurs facteurs vont jouer, mais l'un d'entre eux sera décisif. Brusquement, l'empereur décide que les voyages outre-mer sont coûteux et inutiles. La recherche de la stabilité intérieure devient devient à ses yeux prioritaire, et l'exploration du monde seconde. L'empereur fait brûler les navires de la flotte. La Chine perd alors son ascendant maritime, le goût du commerce au long cours, et s'enlise dans l'immobilité.
(page 20)
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amigoamigo31 juillet 2011
La nouvelle économie apparaît ainsi comme le terme d'un processus qui fait passer l'économie de l'âge des rendements décroissants (la production agricole) à l'âge des rendements constants (la production industrielle), puis, enfin, à l'âge des rendements croissants (la production immatérielle).
De toute évidence, ces trois dimensions sont toujours présentes, simultanément, en chacune des trois étapes que l'on peut associer aux sociétés rurales, industrielles et postindustrielles. L'agriculture et l'industrie ont intimement dépendu des innovations technologiques pour poursuivre leurs courses.(page 295)
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gigi55gigi5520 septembre 2009
Les Français sont incomparablement plus riches en 1975 qu'en 1945, mais ils ne sont pas plus heureux. Pourquoi tant de regrets ? La réponse est simple. Le bonheur des modernes n'est pas proportionné au niveau de richesse atteint. Il dépend de son accroissement, quel que soit le point de départ. p. 150
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totototo04 janvier 2010
L'Occident n'a jamais compris en temps réel la croissance économique, la crise des années 30, les Trente Glorieuses... Très souvent, comme ce fut le cas avec la loi de Malthus, il ne saisit les lois qui le guident que lorsqu'elles deviennent mortes. L'Occident agit d'abord et comprend ensuite.
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Videos de Daniel Cohen (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Daniel Cohen
La grande librairie 11/10/2012 sur France 5, François Busnel reçoit Daniel Cohen pour Homo economicus, prophète (égaré) des temps nouveaux (Albin Michel)
Daniel Cohen est l'économiste français le plus en vue. Directeur du département Economie de l'Ecole normale supérieure, co-fondateur de l'école d'économie de Paris, consultant auprès du FMI, il a publié de nombreux livres à succès. Il a dirigé, en collaboration avec Philippe Askenazy, l'ouvrage de référence 27 questions d'économie contemporaine, paru aux éditions Albin-Michel en 2008, et, en 2010, 16 nouvelles questions d'économie contemporaine.
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