ISBN : 2226192980
Éditeur : Albin Michel (2009)


Note moyenne : 3/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres

Ce livre étonnant est un voyage, voyage à travers le temps et l’espace, voyage inquiet, hanté par une question : comment l'Occident, qui a arraché l'humanité au règne de la faim et de la misère, a-t-il pu finir sa cou... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (6)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par Bigmammy, le 19 février 2012

    Bigmammy
    C'est, paraît-il, le livre de chevet des gouvernants, des banquiers et des journalistes, et c'est heureux, car Daniel Cohen, l'un des fondateurs de l'Ecole d'économie de Paris, a réussi l'exploit de résumer l'histoire économique du Monde en 280 pages. Pour ceux qui ne sont pas familiers de l'économie, c'est un excellent ouvrage d'initiation, et pour les autres, c'est une mise en perspective convaincante. Tout cela dans un style simple et clair.
    L'auteur est plus à l'aise avec la période moderne – la révolution industrielle, lumineusement expliquée, le terrible XXème siècle -, qu'avec l'antiquité – je trouve un peu légers ses développements sur la Grèce et Rome – et les civilisations orientales, la Chine classique notamment. Cela tient sans doute au fait que l'économie n'explique pas tout, et que l'auteur est moins familier avec l'histoire des idées et de la spiritualité.
    Mais pourquoi diable avoir appelé ce livre « La prospérité du vice » ?
    Ce que nous dit l'auteur, c'est que le progrès technique a libéré les hommes de la loi de Malthus, qui condamnait le revenu à stagner – ça, c'est un bonheur - que le progrès économique ne va pas sans crises – économiques et guerrières - et qu'il va falloir gérer la limite des ressources naturelles. Où est le « vice » là dedans ? L'auteur a-t-il craint d'être politiquement incorrect en rappelant que le progrès technique est libérateur ?
    Au passage une note de bas de page sidérante, p 123 : elle montre que la « Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie » de Keynes (1936) n'a été traduite en français qu'en 1942 : ça en dit long sur la nullité de nos profs d'économie, avant bien sûr qu'Alfred Sauvy, Jean Marchal et Raymond Barre ne relèvent notre niveau.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par gigi55, le 25 septembre 2009

    gigi55
    Une synthèse magistrale qui embrasse l'histoire du monde à partir d'une approche essentiellement économique, mais aussi philosophique voire ethnologique.
    Des nombreux concepts parfois ardus sont expliqués avec une grande clarté, on comprend beaucoup de choses qui étaient parfois confuses auparavant.
    Daniel Cohen a une vision plutôt pessimiste du monde, d'autres diront réaliste, il renvoie dos à dos le choc des civilisations de Samuel Huttington comme la fin de l'histoire de Fukuyama pour une option originale qui dessine le risque d'une reproduction à l'échelle mondiale des destructions engendrées par l'occident par le passé en son propre sein.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par JeanLouisBOIS, le 04 mars 2011

    JeanLouisBOIS
    Voilà un livre qui m'a beaucoup déçu! Selon le titre, on pouvait s'attendre à une vision personnelle et atypique de l'interprétation de l'histoire de l'économie, mais on déchante très vite quand on s'aperçoit que l'on n'a affaire qu'à une banale "introduction à l'économie" (comme le dit le sous-titre) que l'on a l'impression d'avoir lu cent fois et qui nous fait davantage penser à des résumés de cours magistraux qu'à un livre qui apporte un éclairage novateur sur l'économie. Malgré tout ce livre est d'une lecture agréable et peut être conseiller sans réserve à qui ne connait rien à l'histoire de l'économie.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par toto, le 04 janvier 2010

    toto
    Un livre pétri de références et de théories. Hélas elles se révèlent toutes incomplètes et partielles, incapables de prédire un peu l'avenir. En plus vient s'y mêler l'écologie!
    Au bout du compte on y perd l'idée directrice, s'il y en a une.
    "Il faut se méfier de ce qui donne le vertige. Seul le vide donne le vertige"
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Gromovar, le 25 octobre 2010

    Gromovar
    Le nouvel ouvrage de Daniel Cohen est le livre d'honnête homme par excellence. Tous les français devraient le lire pour avoir, enfin, une vision claire de l'économie en général, de l'histoire économique du monde en particulier, et des questions qui se posent à notre civilisation à l'aube du XXIème siècle.
    En une succession de courts chapitres, Daniel Cohen brosse l'histoire du monde vue sous l'angle économique.

    Lien : http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2009/09/lire-absolument.html
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

> voir toutes (5)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par jef1201, le 31 mai 2011

    Francis Bacon, le "Descartes anglais", considère ainsi que les trois découvertes fondamentales du monde moderne sont la boussole (pour la navigation), l'imprimerie (pour la circulation des idées) et la poudre (pour la guerre). Or ces trois inventions sont toutes chinoises.
    Un siècle avant que Christophe Colomb n'arme ses trois caravelles, les navires autrement plus impressionnants de l'Amiral Zhang He longeaient déjà les côtes africaines, rapportant à la cour de l'empereur des zèbres et des girafes…
    Pourquoi le dynamisme chinois s'est brisé ? Plusieurs facteurs vont jouer, mais l'un d'entre eux sera décisif. Brusquement, l'empereur décide que les voyages outre-mer sont coûteux et inutiles. La recherche de la stabilité intérieure devient devient à ses yeux prioritaire, et l'exploration du monde seconde. L'empereur fait brûler les navires de la flotte. La Chine perd alors son ascendant maritime, le goût du commerce au long cours, et s'enlise dans l'immobilité.
    (page 20)
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par gigi55, le 20 septembre 2009

    Les sociétés modernes sont avides de croissance, davantage que de richesse. Mieux vaut vivre dans un pays pauvre qui s'enrichit (vite) que dans un pays (déjà) riche et qui stagne. Les Français ont follement apprécié les trente glorieuses, car tout était neuf. Mais au bout du compte, la page reste reste toujours blanche du bonheur à conquérir. p. 154
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par jef1201, le 31 juillet 2011

    La nouvelle économie apparaît ainsi comme le terme d'un processus qui fait passer l'économie de l'âge des rendements décroissants (la production agricole) à l'âge des rendements constants (la production industrielle), puis, enfin, à l'âge des rendements croissants (la production immatérielle).
    De toute évidence, ces trois dimensions sont toujours présentes, simultanément, en chacune des trois étapes que l'on peut associer aux sociétés rurales, industrielles et postindustrielles. L'agriculture et l'industrie ont intimement dépendu des innovations technologiques pour poursuivre leurs courses.(page 295)
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par gigi55, le 20 septembre 2009

    Les Français sont incomparablement plus riches en 1975 qu'en 1945, mais ils ne sont pas plus heureux. Pourquoi tant de regrets ? La réponse est simple. Le bonheur des modernes n'est pas proportionné au niveau de richesse atteint. Il dépend de son accroissement, quel que soit le point de départ. p. 150
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par toto, le 04 janvier 2010

    L'Occident n'a jamais compris en temps réel la croissance économique, la crise des années 30, les Trente Glorieuses... Très souvent, comme ce fut le cas avec la loi de Malthus, il ne saisit les lois qui le guident que lorsqu'elles deviennent mortes. L'Occident agit d'abord et comprend ensuite.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (5)

Videos de Daniel Cohen

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Daniel Cohen

"Europe : les dispositifs prévus sont les fossoyeurs de la croissance" .
Pour Daniel Cohen, économiste, cofondateur et vice-président de l'Ecole d'Economie de Paris, la priorité absolue après le scrutin du 6 mai est de convaincre les Européens de modifier les processus prévus. | Commentez cette vidéo sur notre espace Facebook | Retrouvez toutes les vidéos du Nouvel Observateur








Acheter sur Amazon

Faire découvrir La prospérité du vice par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (26)

> voir plus

Quiz