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Critiques sur Le Livre de ma mère (23)


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    • Livres 5.00/5
    Par grisette le 16/06/2010


    je viens de le finir, et je ne peux m'empêcher de relire des passages.
    ce livre est un trésor.je ne peux plus me séparer de lui. j'ai pris mon temps pour lire la fin je ne voulais plus le lâcher. une belle surprise.

    critique de qualité ? (31 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par kathy le 01/12/2011


    « Est beau ce qui jaillit d'une nécessité intérieure de l'âme », déclarait l'artiste russe Vassily Kandinsky en 1911 (« du spirituel de l'art »).
    En cela, Le Livre de ma mère d'Albert Cohen s'inscrit au mieux dans cette définition de la beauté. Cet élan du cœur qui pousse l'auteur à revisiter l'amour fusionnel qui le lie à celle qui le laisse orphelin. On y trouve un éventail de sentiments tels que le désarroi, la peine, le déchirement, la souffrance, la tendresse, l'amour, la passion, le remord et la honte. La difficulté de l'exil, la culture juive et l'antisémitisme sont également abordés.

    Un texte émouvant de souvenirs sur la figure de la mère de l'auteur. Une traduction littéraire de sentiments qui convie à l'écriture un rôle d'exutoire.

    critique de qualité ? (15 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par patachinha le 11/04/2010


    Jamais un livre ne m' a transpercée autant que celui-ci. Il y a ces livres que l' on a adoré découvrir, que l' on a dévoré avec avidité, que l' on a vénéné, parce que l' histoire est belle, les personnages sont drôles et nous paraissent attachants; ajouté à cela la belle plume de l' auteur... tout se conjugue à merveille et nous ensorcelle.
    Le Livre de ma mère est d' un calibre différent, indescriptible, indomptable et somptueux, regorgeant d' un doux humanisme sincère et désintéressé.
    Dans mon souvenir c' est la première fois que j' ai pleuré, les yeux rivés sur quelques lignes, quelques phrases d' un autre, cet inconnu qui a su me toucher au plus profond de moi.

    Albert Cohen y évoque le souvenir douloureux, lancinant, qui l' accompagne jour et nuit dans ses rêves et cauchemars, dans ses songes éveillés : sa douce mère qu' il a perdu trop tôt - hélas toujours trop tôt - car il reste toujours le plus important à dire une fois qu' un être cher est parti. le plus important peut- être, ce dont on accorde parfois peu d' importance l' instant d' avant, ce qui ne se démontre pas facilement par les actions du quotidien, ce qui ne se matérialise pas concrètement, c' est certainement l' amour. L' Amour d' un fils pour une mère. Si pur et pourtant si difficile à évoquer...

    Quel attendrissement de lire sa détresse, ce qu' il n' a pu dire à temps à cette mère qu' il aimait tant. L' auteur invoque son enfance auprès de sa mère aimante, toujours présente pour le choyer dans les limites de ses possibilités matérielles, pour le réconforter, le dorloter indéfiniment sans rien attendre en retour que sa présence. Un enfant, reste toujours un petit enfant aux yeux de sa mère, même lorsqu' elle l' observe impuissante à arrêter le cours du temps, et doit se résigner bien malgré elle à voir son fils partir, grandir, faire de nouvelles rencontres, devenir père à son tour...

    On sent l' émotion jaillir de sa plume sublime, lorsqu' il narre avec quelques regrets le temps où sa mère d' origines orientales, très humble, très simple tente de lui transmettre ses valeurs qu' elle a elle même apprises de ses ancêtres, un héritage culturel et religieux peut- être ridicule et désuet dans la cour des grands de ce monde, mais si riche à ses yeux.
    L' ingénuité, la simplicité, la bonté naturelle de ce personnage la rendent sacrée car elle vivait pour son fils, et par son fils. Rien ne l' importait, ni les médisances, ni son infériorité intellectuelle, ni ses faibles possibilités matérielles. Elle attachait cependant une haute attention à ne pas décevoir son fils, et se sentir digne à ses yeux autant que possible. Ce fils qui tant de fois lui donnait ce plaisir simple et fondamental, secrètement menteur pour le bonheur de sa mère : la reconnaissance d' un bon plat préparé par les soins maternels, d' une belle tenue à vrai dire de qualité douteuse, de sa bonne mine alors qu' elle cheminait inexorablement vers sa fin, de sa belle maison bien entretenue avec des rideaux et des fauteuils pourtant si inesthétiques etc... tellement humaine cette mère, splendide dans sa gaucherie...

    Quoi de plus beau et plus noble? L' abnégation d' une mère pour le bien-être de son enfant chéri.

    Un fils qui se trouvait au croisement d' autres cultures, d' apprentissages savants et incompréhensibles pour une femme d' un autre monde, d' une autre époque et qui ne désire au fond que le meilleur pour son fils : la meilleure vie matérielle et affective possible.

    J' ai trouvé trop de résonnances avec mon histoire, cela m' a choquée quelque part, m' a frappé de plein fouet comme une douloureuse évidence; à la différence que j' ai la chance d' avoir encore ma mère auprès de moi. A la réflexion peut- être que le regard de l' auteur sur la mort m' a fait prendre conscience de beaucoup de choses, quelque part il m' a effrayée, mais mise en garde également, car la mort ne m' a encore jamais touchée véritablement de près pour le moment. Et je mesure aujourd' hui toute ma chance.
    Sa puissance invocatrice est immense, c' est un cri d' amour et de désespoir qui alimente sa solitude, son gouffre.
    Je le comprends quand il dit douter de l' existence de Dieu, ce Dieu que sa mère adorait tant, et qui ne répond pas à ses implorations. C' est triste, un enfant qui pleure sa mère, et ne sait pas avec cette rigueur scientifique qui caractérise son temps, s' il la reverra jamais.

    Toute son oeuvre, laisse comme une traînée de culpabilité, de remord, pour des choses qu' il a si imbécilement dit ou fait subir à sa mère, pas par méchanceté, peut- être parce qu' il ne se rendait pas compte, comme d' autres, que sa mère n' est qu' une simple mortelle. En attendant cet enfant a vieilli, lève pèsement le voile sur son passé, attend sa fin et réalise avec sérénité à quel point la vie est si singulière en même temps qu' identique entre tous :

    " Des années se sont écoulées depuis que j' ai écrit ce chant de mort. J' ai continué à vivre, à aimer. J' ai vécu, j' ai aimé, j' ai eu des heures de bonheur tandis qu' elle gisait, abandonnée en son terrible lieu. J' ai commis le péché de vie, moi aussi, comme les autres. J' ai ri et je rirai encore. Dieu merci, les pécheurs vivants deviennent vite des morts offensés."


    Un témoignage percutant sur l' amour filial, à lire pour la beauté des mots, pour la sincérité du propos...

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par LaForceduTemps le 30/07/2011


    Aucun fils ne sait vraiment que sa mère mourra et tous les fils se fâchent et s'impatientent contre leurs mères, les fous si tôt punis.

    De l'amour en symbiose au mépris le plus pur

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir le 01/03/2011


    Bien loin du bouleversement annoncé, ce livre a plutôt suscité chez moi de l'énervement voire de l'ennui à certains moments. Je n'ai peut-être pas compris le sens de ce livre mais j'ai trouvé ce fils ingrat et pas aussi respectueux de sa mère qu'il voudrait le faire croire.
    Alors évidemment que ses termes sont touchants, elle semble réellement lui manquer mais j'ai ressenti ce manque plutôt comme une culpabilité de ne pas avoir fait ce qu'il aurait du faire tant qu'elle était là.

    Cette mère est attachante mais j'ai eu parfois envie de la bousculer. Son fils est tout pour elle et ce fils ne se gêne absolument pas pour en profiter. J'ai été vraiment dérangée par certains thèmes lorsqu'il parle d'elle, lorsqu'il se moque. Parce que ce sont vraiment des moqueries, il parle de taquinerie, d'ironie mais j'ai trouvé souvent cela blessant. Répétant sans cesse que sa mère est gauche, maladroite et j'en passe. Certains défauts peuvent parfois devenir des éléments touchants mais lorsqu'il en parle, j'ai plutôt ressenti une gêne, comme s'il avait voulu que sa mère soit une autre.

    Passé ce moment où il fait appel à des souvenirs concernant ces petits moments de bonheur passés avec sa mère, sans qu'il ne se rende vraiment compte de la chance qu'il a, l'auteur va alors nous parler du manque de sa mère. Et même là, je n'ai pas été touchée. Je me suis retrouvée face à un narrateur plaintif, ressassant sans cesse que sa mère est morte. Apostrophant le lecteur en lui disant de profiter de sa chance, de sa mère encore vivante.

    En refermant le livre, j'ai vraiment eu l'impression que l'auteur avait écrit ce livre pour lui-même et non en souvenir de sa mère. Ecrire pour essayer d'effacer cette culpabilité, celle d'avoir été un enfant ingrat, de n'avoir pas profité de cette mère qui aurait donné sa vie pour lui et de ne s'en être même pas rendu compte.
    Alors non, je n'ai pas été touchée car pour moi, ce livre est terriblement égoïste, il n'est absolument pas un hommage aux mères mais plutôt un moyen d'apaiser sa conscience.

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette le 24/08/2011


    Albert Cohen écrit sur sa mère, à sa mère. Elle est morte. le fils la pleure toujours. « Oui, les mots, ma patrie, les mots, ça console et ça venge. Mais ils ne rendront pas ma mère. » (p. 10) Impuissant et esseulé, l'écrivain fait un constat liminaire triste et fataliste. Dès les premières pages, on ressent toute l'incomplétude d'un homme hanté par un « maternel fantôme » (p. 11) et coupable du péché de vivre.
    Cette femme, cette mère juive, l'auteur en fait une icône, une mater dolorosa. Victime heureuse de l'égoïsme de son fils et de son époux, elle ne voulait pas dévouer sa vie à d'autres êtres qu'eux deux. « Ma vieillissante mère attendait ses deux buts de vie, son fils et son mari. » (p. 16) Cette femme n'attendait même pas d'être reconnue par son fils, mais ce dernier lui offre une reconnaissance post-mortem inscrite dans l'encre et le papier, de celle qui ne s'efface pas facilement. le chant d'amour d'Albert Cohen à cette femme, c'est un Cantique des Cantiques maternel. Cette femme incarne-t-elle le cliché de la mère juive ? Oui, et alors ? C'est une mère avant tout Ici, la mère est reine, déesse, immortelle aux yeux de son fils. « Soudain, elle m'apparaît comme la preuve de Dieu. » (p. 167)
    D'images fugaces en souvenirs bouleversants, l'auteur ouvre un album photo mental, un livre d'images éternel. Comme un enfant relit sans cesse les mêmes livres, Albert Cohen revient sur ses souvenirs et son enfance, tâchant maladroitement et bien vainement de la retenir encore un peu. « Pleurer sa mère, c'est pleurer son enfance. L'homme veut son enfance, veut la ravoir et s'il aime davantage sa mère à mesure qu'il avance en âge, c'est parce que sa mère, c'est son enfance. J'ai été un enfant, je ne le suis plus et je n'en reviens pas. » (p. 33) Ce portrait de la mère est un portrait en creux de d'une enfance et d'un homme en devenir, celui qui désormais écrit cette biographie.
    La mère de l'auteur n'est jamais nommée. Sans prénom, elle est la Mère et c'est davantage qu'une identité. C'est un sacerdoce, une destinée. le texte d'Albert Cohen est puissamment élogieux et c'est pour mieux magnifier la simplicité et les maladresses de sa mère. Cette femme simple, aux idées courtes et aux désirs endormis, méritait un hommage à sa hauteur. « Je ne sais pas pourquoi je raconte la triste de ma mère. C'est peut-être pour la venger. » (p. 59) Cette femme qui n'était pas faite pour le monde dans lequel son fils s'est illustré méritait le respect des plus grands. Le Livre de ma mère rachète tous les manques.
    « Amour de ma mère, à nul autre pareil. Elle perdait tout jugement quand il s'agissait de son fils. Elle acceptait tout de moi, possédée du génie divin qui divinise l'être aimé, le pauvre aimé si peu divin. » (p. 90) Tous les souvenirs décrits sont un prétexte à l'hymne et à la déploration. le souvenir du bonheur passé nourrit la nostalgie du bonheur perdu. L'auteur fait également amende honorable, avec des années de retard. Avec humilité, il présente ses fautes et les égoïsmes qui ont blessé sa mère. Jeune homme demandé, il faisait cher payer le temps qu'il offrait à sa mère. Orphelin, il déploie toute la panoplie des sentiments pour célébrer l'unique personne qui n'attendait rien de lui. « Chérie, ce livre, c'est ma dernière lettre. » (p. 76) Cette lettre, c'est celle qui rattrape celles qu'il aurait dû écrire plus souvent, les messages que sa mère a attendus vainement, rongée d'angoisse et de silence.
    Le Livre de ma mère, au-delà de la simple biographie, est une mise en garde adressée aux hommes qui resteront le fils d'une femme. « Ces paroles que je vous adresse, fils des mères encore vivantes, sont les seules condoléances qu'à moi-même je puisse m'offrir. » (p. 169) La conclusion de son récit, ce long éloge funèbre et ce cri d'amour lancé outre-tombe, est une parole sage. « Aucun fils ne sait vraiment que sa mère mourra et tous les fils se fâchent et s'impatientent contre leurs mères, les fous si tôt punis. » (p. 170)
    J'ai vraiment aimé ce récit qui est de loin la plus belle déclaration d'amour que j'ai lue. Je ne dis pas que l'amour maternel est insurpassable, mais Albert Cohen lui donne des lettres de noblesse qui dépasse la simple tendresse et explose le monde niais dans lequel certains voudraient le cantonner. J'avais tout simplement adoré Belle du Seigneur, et pas seulement pour l'histoire d'amour comme le croient certains. Dans Le Livre de ma mère, Albert Cohen déploie une écriture aussi majestueuse qu'émouvante. Une nouvelle fois séduite, je vous encourage à lire ce texte et à l'offrir à vos mamans.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Hindy le 16/12/2010


    Bouleversant. Regrets, chagrin, remords d'un fils qui regarde ses relations à sa mère sans complaisance. Une réflexion universelle sur l'amour filiale.
    A lire.... avec une boite de mouchoirs.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par juanico13 le 17/03/2008


    lisez ce livre, vous ne verrez plus votre chere mere de la meme maniere.
    vous serais sure que c'est vraiment la seule femme au monde qui vous aimeras jusqu'au bout de sa vie!!!!!!!!!


    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par missmolko1 le 11/11/2010


    Une très belle histoire mais la lecture a été très pénible et ennuyeuse pour moi..

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



  • Par vegalia le 09/10/2010


    C'est un acte d'amour, une magnifique ode à sa mère décédée. Pour désigner sa mère, il emploie des termes comme "ma chérie" ou "mon petit enfant". Il avait une relation presque charnelle avec cette femme d'orient qui voulait être bourgeoise et qui n'avait qu'une idée : plaire à son fils adoré. Elle ne vivait que par lui et que pour lui. La vie de cette femme, c'est lui. Monsieur Cohen, par contre, avait des maitresses, une vie mondaine bien extérieure à celle recluse de sa mère. Il regrette de ne l'avoir plus aimée, de ne pas avoir été plus souvent avec elle. J'ai eu la chance d'écouter ce livre lu par Gérard Désarthes, acteur de théatre qui sait si bien transmettre l'émotion qui émane des mots.
    J'ai un livre très beau.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)






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