ISBN : 2253051292
Éditeur : Le Livre de Poche (1989)


Note moyenne : 4/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
« C’est folie de croire que les périodes vides d’amour sont les « blancs » d’une existence de femme. Bien au contraire. Que demeure-t-il, à le raconter, d’un attachement passionné ? L’amour parfait se raconte en trois lignes : Il m’aima, je L’aimai, Sa présence supprima... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(1)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Lune, le 09 février 2011

    Lune
    "BELLA-VISTA parut en 1937 aux Éditions Ferenczi, "Trois, six, neuf" en 1944 chez Corréa. Les deux sont réunis dans le "Livre de Poche".
    BELLA-VISTA
    Quelques mots sur ces histoires qui ne laissent pas indifférents et contiennent chacune une part de mystère :
    BELLA-VISTA : Je fus très impressionnée lors de la lecture de cette nouvelle dans laquelle Colette se met en scène en utilisant le "je". Les lieux, les évocations la rendaient d'une réalité étonnante et ce fut longtemps après que je pus décrypter la réalité de la fiction (comme souvent chez Colette). une auberge en provence, un homme étrange qui provoque une répulsion chez les perruches du lieu et chez la chienne de l'écrivain, des propriétaires étonnantes et Colette observant le tout, créant en nous le malaise, l'envie de savoir et un sentiment d'inquiétude...
    •Gribiche : Tristesse sans sensiblerie, témoignage de la dureté de la vie pour une figurante malmenée par l'existence et l'amour dont le fruit est difficilement tolérable...
    •Le rendez-vous : le poids de l'égoïsme...
    •Le sieur Binard : Histoire trouble, dérangeante. Témoignage d'un souvenir des quinze ans de Colette. Une histoire que "Sido" n'aimait guère évoqué... au temps où les choses se disaient difficilement.
    Trois six neuf
    "Quand le logis a rendu tout son suc, la simple prudence conseille de le laisser là. C'est un zeste, une écale. Nous risquons d'y devenir nous-mêmes la pulpe, l'amande, et de nous consommer jusqu'à mort comprise. Plutôt partir, courir l'aventure de rencontrer, enfin, l'abri qu'on n'épuise point : Tous les périls sont moindres que celui de rester."
    Cette superbe et si juste phrase m'a accompagnée lors de Tous mes déménagements et elle reste continuellement présente... Colette, une leçon de vie, une philosophie, une façon d'être... peu importe la phrase qu'on lui accole... Il y a quelque chose à prendre dans Tous ses écrits et celui-ci est particulièrement juste, encourageant pour ceux qui ferment les yeux, se bouchent les oreilles, geignent au seul mot de "déménagement"! Dans ce court recueil, nous la suivons dans quelques uns de ses logis. Elle nous raconte ses péripéties, ses nouvelles appropriations de lieux avec bon sens et humour (Colette "avouait" quinze déménagements). Et j'aime à imaginer la "magicienne" décrite par Maurice Goudeket, son troisième mari, dans la préface :
    "Et puis, au plaisir de défaire un logis s'ajoutait immédiatement celui d'en refaire un autre et de lui donner, en un minimum de temps, Tous les caractères de la durabilité."
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (2)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Petitebijou, le 31 juillet 2011

    J'aimai toujours les visages nouveaux, à ce prix que je les contemple d'un peu loin, ou à travers une vitre épaisse. Pendant les années les plus solitaires de ma vie, j'habitais des rez-de-chaussée. Par-delà le rideau de tulle et la vitre passaient mes chers êtres humains, auxquels pour rien au monde je n'eusse, la première, adressé la parole ou tendu la main. Je leur dédiais mon insociabilité passionnée, l'inexpérience que j'avais de la créature humaine, et ma timidité, foncière mais sans rapport avec la poltronnerie.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par Petitebijou, le 31 juillet 2011

    Seule dans cette auberge équivoque qui se recueillait en attendant sa fructueuse débauche d'été, je savourais un état que je reconnaissais bien et qui complique d'agrément le regret aigu de mes amis, de mon logis, de ma vraie vie. Mais quel être ne se trompe sur le lieu de sa vraie vie ? Entre trois inconnus, ne respirais-je pas, sans bouger, l'air que je nomme, de par le vagabondage paresseux de la pensée, l'absence de tout poids amoureux, la vacance qui fait les matins ivres et légers, accable les soirs du besoin de s'abuser et de souffrir, - ne respirais-je pas l'oxygène même du voyage ? Tout ce qui est aimé vous dépouille.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Bella Vista par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (11)

> voir plus

Quiz