ISBN : 2253004286
Éditeur : Le Livre de Poche (1978)


Note moyenne : 3.73/5 (sur 44 notes) Ajouter à mes livres
Colette se propose, d'abord, au lecteur, comme la souveraine d'un royaume sensible, la reine des choses prochaines, un écrivain de la nature. Pourtant, (elle) n'est pas orientée vers la campagne à la manière des romanciers paysans. La campagne de Colette est une campagn... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 28 juin 2011

    brigittelascombe
    Sidonie Gabrielle Colette, écrivain français du XIX° siècle connue sous le nom de Colette pour son oeuvre prolifique, a écrit la série des "Claudine" entre 1900 et 1903, en collaboration avec son premier mari Willy. "La Maison de Claudine" ne s'apparente pas à cette série, à moins qu'elle n'ait écrit "Les Claudine" dans cette maison d'enfance, coiffée d'un grenier haut, à la grille brandie en l'air par une glycine centenaire, dont ce livre nous relate les souvenirs.
    La mère, bien sûr, encore et toujours.
    La mère, Sido,tour à tour, jeune fille, dont le buste pliait gracieusement qui a épousé en premières noces "le sauvage" auprès duquel, elle si vive, languissait.
    Sido, femme amoureuse du capitaine qui lui fait deux autres enfants et dont Colette surprend la complicité même au temps de la vieillesse.
    "Sous un sourcil de vieillard, la férocité de l'amour, et sur des joues flétries de feme la rougeur de l'adolescence".
    Sido, mère omniprésente qui crie :"Où sont les enfants?" dés qu'ils lui échappent, qui surnomme Colette 'Minet Chéri' ou 'La petite'.
    Sido, l'épouse meurtrie par les dettes du capitaine qui doit affronter les ragots du village et les facheries avec sa fille Juliette, dédaigneuse.
    Sido, dans toute sa grandeur qui se campe dans le jardin, telle un monument qui tangue, souffre, oscille en cadence pour aider celle qui accouche de l'autre côté du mur, celle dont elle entend la plainte et brise par la pensée le mur des incompréhensions.
    Voilà pour moi le passage le plus émouvant et le plus fort de ce récit truffé d'anecdotes parfois gaies ou tristes à l'image d'une vie.
    Colette, surnommée Bel gazou par son père, un nom aux consonnances des mille et une nuits, donné par la suite à sa fille, dévoile son amour des mots et des chats, son imagination fertile et son approche de la lecture.
    Ne chuchote t elle pas au fil des pages?: "Je restais rêveusement suspendue à un parfum, une image suscitée: l'odeur du chocolat en briques molles, la fleur éclose sous les pattes du chat errant" , c'est ce genre de rêve là que sa poésie nous permet de vivre comme si ses souvenirs étaient les notres.
    Ce roman s'inscrit dans une lignée familiale, trasmet son héritage et nous ouvre comme par magie la porte d'un jardin à la prose merveilleuse.
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    • Livres 5.00/5
    Par Lune, le 09 février 2011

    Lune
    S'il fallait jouer au jeu des "Cinq livres à emporter sur une île déserte", celui-ci en ferait partie. de l'émouvant "Où sont les enfants?" en passant par "Le curé sur le mur" jusqu'aux textes évoquant Bel-Gazou, sa fille, tout n'est que délices. Claudine devient ici Colette à part entière. Guidée par la main de Gabrielle, nous découvrons ce qui bâtira une grande partie de l'univers de celle qui deviendra Colette, rare écrivain dont le nom de famille deviendra un patronyme connu du monde entier. Tous apparaissent : Sido, la mère tutélaire; le capitaine, père doux rêveur aux rêves d'écrivain inassouvis (comme c'est curieux!). Achille, le frère séducteur, Léo, "l'elfe" marginal, Juliette, l'étrange demi-soeur. le village et ses habitants se dressent en fond de ces souvenirs : ainsi le curé Millot dont on découvre, émus, la plaque commémorative dans l'église de Saint-Sauveur en Puisaye - c'était donc vrai! -, le clocher toujours foudroyé... Nous assistons à une enfance heureuse dans un gros bourg campagnard paisible et guetteur derrière ses fenêtres mi-closes par des rideaux mousseux de la blancheur du lait... Tout est là qui fera de Colette un des grands écrivains de la nature et de l'observation, parfois caustique, de l'âme humaine.
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    • Livres 3.00/5
    Par Sarah_DD, le 09 juin 2008

    Sarah_DD
    Je découvre ce style et j'aime beaucoup. le récit est divisé en courts chapitres, qui sont comme des souvenirs, des éclairages ponctuels enveloppés d'une certaine douceur. le style des phrases est recherché mais se laisse lire facilement. En soi il n'y a pas vraiment d'intrigue, mais les livres de ce type ont un autre rapport aux pages qui passent.
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  • Par Zulai331, le 12 juillet 2010

    Zulai331
    Ce livre est un recueil de souvenirs trés intéressant. Colette posséde un excellent style d'écriture qui nous envôute.Je l'ai lu avec la série des Claudine: Claudine à l'école, Claudine à Paris, Claudine en ménage et Claudine s'en va.
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    • Livres 5.00/5
    Par Nina, le 07 septembre 2011

    Nina
    Réédition Librairie Générale Française : collection le livre de Poche / N° 763
    158 pages / 1990
    Photo de couverture : Colette vers 1885 (collection privée)
    Le livre "LA MAISON DE CLAUDINE" est publié en 1922. Ce titre est un clin d'oeil à la série des "Claudine" qui a démarré la carrière d'écrivaine de Colette. Cette série a connu un immense succès, mais Colette ne touchera jamais un centime de la vente de ses livres. Comme c'est son mari Willy qui avait signé de son nom la série des Claudine, il lui a été facile de vendre les droits à un éditeur et ensuite de garder l'argent pour lui........
    Ce livre est une série de 35 courts récits à caractère autobiographique. Colette y relate ses souvenirs d'enfance dans la maison de Saint Sauveur en Puisaye, mais aussi des passages de sa vie parisienne, des moments passés avec sa fille "Bel Gazou"......

    Lien : http://de-page-en-page.over-blog.com/#
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Citations et extraits

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  • Par cathcor, le 21 mai 2012

    Elle contemplait le coupable, par- dessus l'abîme qui sépare une grande personne d'un enfant...
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  • Par Adrienne, le 12 novembre 2011

    La maison était grande, coiffée d'un grenier haut. La pente raide de la rue obligeait les écuries et les remises, les poulaillers, la buanderie, la laiterie, à se blottir en contrebas tout autour d'une cour fermée.
    Accoudée au mur du jardin, je pouvais gratter du doigt le mur du poulailler.
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  • Par zazimuth, le 14 janvier 2011

    Vers l'âge de treize ou quatorze ans, je n'avais pas l'humeur mondaine. Mon demi-frère aîné, étudiant en médecine, m'enseignait, quand il venait en vacances, sa sauvagerie méthodique, tranquille, qui ne connaissait pas plus de trêves que la vigilance des bêtes farouches. (p.120)
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  • Par Adrienne, le 12 novembre 2011

    Quand il l'enleva, vers 1853, à sa famille, qui comptait seulement deux frères, journalistes français mariés en Belgique, à ses amis, - des peintres, des musiciens et des poètes, toute une jeune bohème d'artistes français et belges, - elle avait dix-huit ans.
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  • Par brigittelascombe, le 28 juin 2011

    Bel Gazou, d'où vient ce nom, et pourquoi mon père me le donna t il autrefois? Il est sans doute patois et provençal-beau gazouillis, beau langage-mais il ne déparerait pas le héros ou l'héroïne d'un conte persan...
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