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ISBN : 2253004286
Éditeur : Le Livre de Poche (1978)


Note moyenne : 3.56/5 (sur 176 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Colette se propose, d'abord, au lecteur, comme la souveraine d'un royaume sensible, la reine des choses prochaines, un écrivain de la nature. Pourtant, (elle) n'est pas orientée vers la campagne à la manière des romanciers paysans. La campagne de Colette est une campagn... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 19 juin 2013

    kathy
    LA MAISON DE CLAUDINE publié en 1922, raconte, par une suite de courtes nouvelles autobiographiques, la jeunesse de l'auteur à la campagne, ses souvenirs d'une enfance heureuse, en Bourgogne dans les années 1870. Colette dépeint tour à tour, sa mère, son père et quelques-uns de ses animaux de compagnie.
    Malgré le titre « LA MAISON DE CLAUDINE », il n'est dans ces nouvelles, nullement question d'un retour à l'époque des « Claudine », personnage principal d'une longue série de livres, qui lancèrent la carrière de l'auteur.
    On peut regrouper les nouvelles de LA MAISON DE CLAUDINE autour de certains personnages :
    -La mère, Sido :
    Son amour maternel : « Où sont les enfants ? », « L'Enlèvement », « Amour ».
    Son passé : « le Sauvage », « La "Fille de mon père" ».
    Sa personnalité : « Ma Mère et les livres », « Ma Mère et les bêtes », « Ma Mère et le curé », « Ma mère et la morale », « le Rire », « Ma Mère et la maladie », « Ma Mère et le fruit défendu ».
    -Le père : « Propagande », « Papa et Mme Bruneau », « le Manteau de spahi ».
    Le portrait de Colette enfant : « La Petite », « le Curé sur le mur ».
    -Ses souvenirs d'autres personnes : « La Noce », « Mode de Paris», « La Petite Bouilloux », « L'Ami », « Ybanez est mort ».
    -Le frère et la sœur : « Épitaphes », « Ma Sœur aux longs cheveux », « Maternité ».
    -Les animaux :
    Les Chiens : « La Toutouque », « La "Merveille" », « Bellaude ». Les félins : « Bâ-Tou », « Les Deux Chattes », « chats ».
    -Et d'autres réminiscences : Bel-Gazou : « le Veilleur », « Printemps passé », « La couseuse », « La Noisette creuse ».
    Au final, Colette nous invite - par ses fines descriptions de la nature, de ses personnages et des animaux - à faire une PAUSE. Une pause pour nous raconter des histoires simples où le temps semble s'être arrêté. Une pause pour nous convier à goûter les bonheurs simples mais intenses - source d'amour, d'émerveillement, de quiétude, d'harmonie et d'inspiration.
    Bref, 35 courtes nouvelles pleines de poésie.

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 28 juin 2011

    brigittelascombe
    Sidonie Gabrielle Colette, écrivain français du XIX° siècle connue sous le nom de Colette pour son oeuvre prolifique, a écrit la série des "Claudine" entre 1900 et 1903, en collaboration avec son premier mari Willy. "La Maison de Claudine" ne s'apparente pas à cette série, à moins qu'elle n'ait écrit "Les Claudine" dans cette maison d'enfance, coiffée d'un grenier haut, à la grille brandie en l'air par une glycine centenaire, dont ce livre nous relate les souvenirs.
    La mère, bien sûr, encore et toujours.
    La mère, Sido,tour à tour, jeune fille, dont le buste pliait gracieusement qui a épousé en premières noces "le sauvage" auprès duquel, elle si vive, languissait.
    Sido, femme amoureuse du capitaine qui lui fait deux autres enfants et dont Colette surprend la complicité même au temps de la vieillesse.
    "Sous un sourcil de vieillard, la férocité de l'amour, et sur des joues flétries de feme la rougeur de l'adolescence".
    Sido, mère omniprésente qui crie :"Où sont les enfants?" dés qu'ils lui échappent, qui surnomme Colette 'Minet Chéri' ou 'La petite'.
    Sido, l'épouse meurtrie par les dettes du capitaine qui doit affronter les ragots du village et les facheries avec sa fille Juliette, dédaigneuse.
    Sido, dans toute sa grandeur qui se campe dans le jardin, telle un monument qui tangue, souffre, oscille en cadence pour aider celle qui accouche de l'autre côté du mur, celle dont elle entend la plainte et brise par la pensée le mur des incompréhensions.
    Voilà pour moi le passage le plus émouvant et le plus fort de ce récit truffé d'anecdotes parfois gaies ou tristes à l'image d'une vie.
    Colette, surnommée Bel gazou par son père, un nom aux consonnances des mille et une nuits, donné par la suite à sa fille, dévoile son amour des mots et des chats, son imagination fertile et son approche de la lecture.
    Ne chuchote t elle pas au fil des pages?: "Je restais rêveusement suspendue à un parfum, une image suscitée: l'odeur du chocolat en briques molles, la fleur éclose sous les pattes du chat errant" , c'est ce genre de rêve là que sa poésie nous permet de vivre comme si ses souvenirs étaient les notres.
    Ce roman s'inscrit dans une lignée familiale, trasmet son héritage et nous ouvre comme par magie la porte d'un jardin à la prose merveilleuse.
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    • Livres 5.00/5
    Par Lune, le 09 février 2011

    Lune
    S'il fallait jouer au jeu des "Cinq livres à emporter sur une île déserte", celui-ci en ferait partie. de l'émouvant "Où sont les enfants?" en passant par "Le curé sur le mur" jusqu'aux textes évoquant Bel-Gazou, sa fille, tout n'est que délices. Claudine devient ici Colette à part entière. Guidée par la main de Gabrielle, nous découvrons ce qui bâtira une grande partie de l'univers de celle qui deviendra Colette, rare écrivain dont le nom de famille deviendra un patronyme connu du monde entier. Tous apparaissent : Sido, la mère tutélaire; le capitaine, père doux rêveur aux rêves d'écrivain inassouvis (comme c'est curieux!). Achille, le frère séducteur, Léo, "l'elfe" marginal, Juliette, l'étrange demi-soeur. le village et ses habitants se dressent en fond de ces souvenirs : ainsi le curé Millot dont on découvre, émus, la plaque commémorative dans l'église de Saint-Sauveur en Puisaye - c'était donc vrai! -, le clocher toujours foudroyé... Nous assistons à une enfance heureuse dans un gros bourg campagnard paisible et guetteur derrière ses fenêtres mi-closes par des rideaux mousseux de la blancheur du lait... Tout est là qui fera de Colette un des grands écrivains de la nature et de l'observation, parfois caustique, de l'âme humaine.
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    • Livres 4.00/5
    Par stendhalsyndrome, le 02 octobre 2014

    stendhalsyndrome
    Une collection de souvenirs qui semblent s'appeler les uns les autres, transfigurés par une écriture élégante et sensuelle, sachant éveiller le goût, l'odorat, la vue et l'ouïe à la fois.
    LA MAISON DE CLAUDINE, c'est avant tout le château de ma mère de Colette, un hommage malicieux à une femme pleine de vie et d'humour. Mais c'est aussi une galerie de personnages humains et animaux brossés avec tendresse.
    C'est mon premier livre de Colette, je l'avoue, et qui contribuera sans doute à m'attacher à l'auteure de sorte à influencer positivement mon avis sur mes prochaines lectures !
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    • Livres 2.00/5
    Par wiggybis, le 11 août 2012

    wiggybis
    Colette a su réveiller en moi des sensations qui étaient endormies grâce à des souvenirs d'une grande précision et de jolies descriptions. Seulement voilà...il y avait bien trop de descriptions à mon goût donc un manque de rythme donc une envie de zapper les pages.
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Citations et extraits

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  • Par Madez, le 18 septembre 2014

    - Quand je t'ai mise au monde, toi la dernière, Minet-Chéri, j'ai souffert trois jours et deux nuits. Pendant que je te portais, j'étais grosse comme une tour. Trois jours, ça paraît long... Les bêtes nous font honte, à nous autres femmes qui ne savons plus enfanter joyeusement. Mais je n'ai jamais regretté ma peine : on dit que les enfants, portés comme toi si haut, et lents à descendre vers la lumière, sont toujours des enfants très chéris, parce qu'ils ont voulu se loger tout près du cœur de leur mère, et ne la quitter qu'à regret...
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  • Par 2605, le 04 septembre 2012

    Des livres, des livres, des livres…Ce n’est pas que je lusse beaucoup. Je lisais et relisais les mêmes. Mais tous m’étaient nécessaires. Leur présence, leur odeur, les lettres de leurs titres et le grain de leur cuir… Les plus hermétiques ne m’étaient-ils pas les plus chers ?

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  • Par 2605, le 09 mai 2013

    Tout est encore devant mes yeux, le jardin aux murs chauds , les dernières cerises sombres pendues à l’arbre, le ciel palmé de longues nuées roses,-tout est sous mes doigts : révolte vigoureuse de la chenille, cuir épais et mouillé des feuilles d’hortensias, - et la petite main durcie de ma mère. Le vent si je le souhaite, froisse le raide papier du faux-bambou et chante, en mille ruisseaux d’air divisés par les peignes de l’if, pour accompagner dignement la voix qui a dit ce jour-là, et tous les autres jours jusqu’au silence de la fin, des paroles qui se ressemblaient :
    — Il faut soigner cet enfant…Ne peut-on sauver cette femme ? Est-ce que ces gens ont à manger chez eux ? Je ne peux pas tuer cette bête…
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  • Par lecottageauxlivresFanny, le 25 mai 2014

    - Où sont les enfants?
    Deux reposent. Les autres jour par jour vieillissent. S'il est un lieu où l'on attend après la vie, celle qui nous attendit tremble encore, à cause des deux vivants. Pour l'aînée de nous tous elle a du moins fini de regarder le noir de la vitre, le soir: "Ah! Je sens que cette enfant n'est pas heureuse...Ah! je sens qu'elle souffre...."
    Pour les aîné des garçons elle n'écoute plus, palpitante, le roulement d'un cabriolet de médecin sur la neige, dans la nuit, ni le pas de la jument grise. Je sais que pour les deux qui restent elle erre et quête encore, invisible, tourmentée de n'être pas assez tutélaire: "Où sont, où sont les enfants?....."
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  • Par 2605, le 04 septembre 2012

    Mais je ris encore, moi, de leurs querelles, parce que je n’ai que quinze ans, et que je n’ai pas encore deviné, sous un sourcil de vieillard, la férocité de l’amour, et sur des joues flétries de femme la rougeur de l’adolescence.

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