ISBN : 2290307149
Éditeur : J'ai Lu (2000)


Note moyenne : 3.4/5 (sur 131 notes) Ajouter à mes livres
" Toute leur enfance les a unis, l'adolescence les sépare. "
Phil, 16 ans, et Vinca, 15 ans, amis de toujours, passent tous leurs étés en Bretagne. Tout naturellement, l'amour s'installe entre ces deux complices inséparables, un amour qui grandit plus vite qu'eu... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (8)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 06 juin 2011

    brigittelascombe
    "L'amour cause aussi de véritables soulèvements géologiques de la pensée" affirmait Marcel Proust en 1921, date à laquelle Colette (Gabrielle Sidonie Colette élue en 1945 à l'académie Goncourt) avec pourtant beaucoup de pudeur, s'essayait elle aussi (par le biais de l'écriture) à l'initiation sexuelle entre deux adolescents. Ce sujet tabou à l'époque et décrié, car à l'encontre de la pureté juvénile, trouve sa place dans "Le Blé en herbe" écrit au moment de la liaison de l'auteur avec son beau fils plus jeune de trente ans. le thème de la séduction se retrouve d'ailleurs souvent dans ses publications vu son narcissisme. "Le Blé en herbe" a été plusieurs fois adapté au cinéma.
    Sur fond de Bretagne et tout en petites touches poétiques, en bas de la plage déclive, parmi les cents petits miroirs de l'eau d'où rejaillit le soleil,Vinca a des yeux de pluie printanière et Phil dont le torse épouse l'ornière de sable frais, une fossette prometteuse, unis par leur enfance, ils se séparent peu à peu face à cause de l' incompréhension réciproque qui nimbe de non dits, de trahison et de souffrance leur passage à l'age adulte.Au sein de l' eau verte, où les confidences se chuchotent,où les corps se dévoilent, où les peaux se frolent, elle s'essaye au jeu trouble du désir. Il est sensible à sa sensualité mais, elle lui appartient depuis toujours, il la veut douce et docile,et s'essaye à du plus charnel avec la dame en blanc,celle dont il ne sait rien sinon qu'elle est plus agée et aguerrie aux plaisirs.Lorsque les fortes marées d'aout chambouleront leur corps et échauffera leur esprit, Vinca, se donnera pour affirmer son emprise. Lui se prêtera à son bon vouloir avec la maladresse de son age avant de s'esquiver vers Paris avec la nostalgie d'un adieu à l'enfance.
    Peut être plus tard...?
    Colette avec son style incomparable, sa prose poétique sensible,délicate et imagée campe là deux beaux portraits d'adolescents qui découvrent en eux des profondeurs insoupçonnées.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Lune, le 09 février 2011

    Lune
    Paru en 1923
    Vinca, Phil, la dame en blanc, la bretagne entre Saint-Malo et Cancale ne sont pas sans évoquer, pour les connaisseurs de Colette, une période bien réelle de sa vie. le titre en lui-même contient juste ce qu'il faut de mystère pour que l'on s'interroge. Qu'est-ce que ce "blé en herbe"? En ce qui me concerne, lors de la découverte de ce livre (un peu trop jeune) et habitant la ville, je m'interrogeais, je n'avais jamais vu que des champs de blé lourds et blonds. C'est plus tard que j'ai compris et que ce titre a pris toute son connotation profonde. Initiation, premières déceptions, souffrances de l'adolescence, découverte du pouvoir féminin, de la fragilité brutale et virile, portes de l'enfance qui se ferment, jalousie, un monde neuf s'ouvre avec ses confusions, le monde de l'amour. Cette prose est musique, sensualité (la description des lieux et de la mer, des personnages...). C'est en même temps un témoignage sur l'adolescence en cette époque lointaine, ses habitudes et ses émois qui, ma foi, ressemblent parfois encore à ceux de maintenant. Livre pudique et spontané qui parle à nos sens, à nos émotions et à notre raison. Et quand on va se promener du côté de la plage de la Touesse, qu'on s'assied face à la mer, qu'on tourne la tête et qu'on aperçoit Rozven, on peut imaginer la lampe allumée, les silhouettes de Vinca et de Phil penchées sur quelque livre dissimulant le remous de leurs pensées et en remontant le Chemin du Blé en herbe, peut-être croiserons-nous la voiture enlisée de Mme Dalleray.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par charlottelit, le 03 août 2011

    charlottelit
    l'éveil de l'adolescence, une langue vivante et savoureuse
    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par PetiteMarie, le 15 janvier 2009

    PetiteMarie
    J'avais du mal à me mettre dans la pensée de l'époque. Je ne suis pas voyeuse mais je m'attendais à ce que l'initiation de Phil soit plus développée, que l'amour adolescent de Vinca et Phil soit plus intense ! le roman insiste plus sur leur amitié, fraternité car même si on parle d'amour à peine s'il y a un baiser d'échanger (enfin, si on exclut la fin du livre…).
    Je pense que je le relirais car pour le moment, je reste sur une impression mitigée… Il faut dire que les conditions dans lesquelles je l'ai lu ne sont pas les meilleures (salles d'attente et attente dans la voiture…).
    Pour lire la totalité de la critique :
    http://fr.blog.360.yahoo.com/blog-zuFKL90zcqSVg15KKAdN.4dC.w--?cq=1&p=97
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par biduldoodle, le 25 mars 2011

    biduldoodle
    Un livre qui fait beaucoup de bruit, et pourtant, quand je l'ai lu ça a été une très grosse déception. Je ne saurai pas vraiment dire pourquoi, peut-être est-ce un peu trop d'exigence.. En tout cas j'ai trouvé pour ma part que "Le Blé en herbe" restais dans une surface, comme si l'auteur n'était pas parvenue (ou n'avait pas voulu parvenir) à nous plonger au cœur du personnage, à nous faire voir les mouvements de leurs âmes.
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (12)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Guylaine, le 28 juin 2010

    Sur ce roc incliné, il rêva de possession comme en peut rêver un adolescent timide, mais aussi comme un homme exigeant, un héritier âprement résolu à jouir des biens que lui destinent le temps et les lois humaines. Il fut, pour la première fois, seul à décider du sort de leur couple, maître de l'abandonner au flot ou de l'agripper à la saillie du rocher, comme la graine têtue qui, nourrie de peu, y fleurissait...
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (20 votes positifs)
  • Par lilyathnaa, le 31 août 2011

    « Il entendait son souffle trembler dans sa voix, et il tremblait aussi. Il retournait sans cesse à ce qu'il connaissait le moins d'elle, sa bouche. Il résolut, pendant qu'ils reprenaient haleine, de se relever d'un bond et de regagner la maison en courant. Mais il fut saisi, en s'écartant de Vinca, d'une crise de dénuement physique, d'une horreur de l'air frais et des bras vides, et il revint à elle, avec un élan qu'elle imita et qui mêla leurs genoux. Il trouva alors la force de la nommer « Vinca chérie » avec un accent humble qui la suppliait en même temps de favoriser et d'oublier ce qu'il essayait d'obtenir d'elle. Elle comprit, et ne manifesta plus qu'un mutisme exaspéré, peut-être excédé, une hâte où elle se meurtrit elle-même. Il entendit la courte plainte révoltée, perçut la ruade involontaire, mais le corps qu'il offensait ne se déroba pas, et refusa toute clémence. »
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par PetiteMarie, le 15 janvier 2009

    Derrière la fenêtre, les yeux de la Pervenche le suivaient, et les gouttes glissantes le long de la vitre semblaient ruisseler de ces yeux anxieux, d’un bleu qui ne dépendait ni de l’étain jaspé du ciel ni du plomb verdi de la mer.
    Citation de qualité ? (11 votes positifs)
  • Par lilyathnaa, le 31 août 2011

    « -Une aventure... répéta Philippe, blessé et flatté. Eh dame! tous les garçons de mon âge...

    – Il faudra donc que je m'habitue, interrompit Vinca, à ce que tu ne sois, en effet, que « tous les garçons » de ton âge.

    – Vinca chérie, je te jure qu'une jeune fille ne peut pas parler, ne doit pas entendre... il baissa les yeux, se mordit la lèvre avec suffisance, et ajouta: –Tu peux me croire. »
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par brigittelascombe, le 06 juin 2011

    Il éprouva,en le serrant contre lui,la réalité bien vivante, élastique, la vigoureuse perfection de ce corps,de jeune fille prêt à lui obéir dans la vie, prêt à l'entrainer dans la mort.
    Mourir? A quoi bon? ....Pas encore.Faut il partir vers l'autre monde sans avoir véritablement possédé tout celà,qui naquit pour moi?
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le Blé en herbe par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (290)

> voir plus

Quiz