ISBN : 2915793433
Éditeur : Les Moutons Electriques (2008)


Note moyenne : 3.31/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Que se passe-t-il quand un auteur abandonne ses personnages ? Quand l'Alice de Lewis Carroll oublie de fêter ses 130 ans ? Quand Peter Pan entend vous faire payer ses orientations sexuelles ? Que se passe-t-il lorsqu'un lecteur est pris au piège d'un cadavre d'histoire,... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Lulu_Off_The_Bridge, le 17 juillet 2011

    Lulu_Off_The_Bridge
    Des textes présentés ici, certains sont anecdotiques, comme les deux articles consacrés à Kenneth Graham, auteur du Vent dans les saules, et à l'illustrateur Arthur Rackham, ou « Réinventer Venise », passage en revue un peu laborieux des mourants illustres de la Sérénissime. Au moins un autre frise un peu le niaiseux : « le Coup du lapin » où l'on découvre que la réponse à la cruciale question « où vont les lapins quand ils disparaissent du chapeau ? » est : au pays des lapins (le reste, lourdement inspiré du film Hook, est à l'avenant. Pas ma came). Quelques textes amusants et/ou pas bêtes du tout : « Retour aux affaires », ou une variation de l'arroseur arrosé avec un escroc qui s'amuse à passer dans le monde des morts, dans une Vienne steampunkesque. « Intérieur nuit », histoire de vampire lituanien où se mêle le souvenir de Baba Yaga et une bonne histoire de vampire, on ne devrait jamais cracher dessus. Ou encore le texte d'ouverture, « Naufrage mode d'emploi », où l'imaginaire fertile d'un auteur de Fantasy malchanceux se met à barboter dans la Guinness et emboutit violemment les exigences de son agent. Dragons inside, mais même moi, je supporte…
    D'autres textes encore, qui semblent de véritables réussites avec d'intéressantes variations sur les modèles, mais qui m'ont laissée sur le bord de la route : « Arnarstapi », ou comment une Alice de 130 ans finit sa vie en Islande, toute mémoire enfuie ; « Intervention forcée en milieu crépusculaire », dans l'ombre du grand Jules (Verne), « comme des fantômes », où l'on croise Lewis Carroll, James Barrie et Virginia Woolf. Texte éponyme et visiblement fondamental sur les influences et la douceur d'imaginer, mais problème de références en ce qui me concerne – les aventures d'Alice m'ayant toujours laissée de marbre. « Éloge des poissons-gouffres », variation sur l'univers de Michael Moorcock, que je connais à peine, ce qui est normal vu que mes connaissances en fantasy sont limitées, texte prenant néanmoins si ce n'est que l'essentiel m'échappe.
    Et enfin, des perles, élégantes, intelligentes, sensibles au sens le plus pur du terme : « Leçons de nuit » : le texte perdu et retrouvé, qui a tenu ses promesses, une sorte de long poème en prose, déambulation nocturne dans une ville qui s'inverse et laisse place aux in-sus du jour, monstres et merveilles. Je n'aime rien tant, je crois, que les nouvelles qui ne racontent rien.
    « Passer la rivière sans toi » : une enfant fée, déserteuse de son clan, cherche sa mère dans New York. Un très beau texte de fantasy urbaine, quelque chose de Léa Silhol (en compréhensible et moins pédant), où le glamour prend tout ses sens. Et une fin légèrement crucifiante comme je les aime.
    « Une autre fois, Damon » : un père cherche son fils disparu et se convainc lentement que celui-ci est partie rejoindre les Garçons perdus. Et Peter Pan de venir le narguer en se vantant des talents sexuels du garçon. Affreux Peter, douleur amère et obsession, comment revenir ?
    « Un dernier verre, ô dieux de l'oubli » : Dionysos se réveille à San Francisco, ville de doux dingues alcooliques, et flanqué d'un barman désabusé, cherche Daphné sous sa statue de pierre et sa mère sous les porches sales. Mais le monde n'est plus pour les dieux, reste l'histoire la plus triste du monde et des bouteilles vides. Ces trois derniers textes valent à eux seuls l'acquisition du recueil.
    Dans l'ensemble, des thèmes qui se répondent. L'enfance à tous les coins de pages, mais à hauteur d'adulte et non d'enfant, tout en recul et en nostalgie. L'impression globale est celle d'un passé digéré, références récurrentes et modèles, thèmes de prédilection. Passé digéré, abandonné. On aimera ou pas le projet-pierre tombale, je le trouve personnellement assez drôle. le recueil est en soi une forme linéaire, pas follement originale, dont les différents montages ont souvent un côté artificiel, et cette fausse édition critique est une intéressante initiative.
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  • Par Archessia, le 16 octobre 2011

    Archessia
    on, déjà, j'ai le regret de vous informer que Fabrice Colin est mort. Ben oui, c'est comme ça ! Moi aussi j'ai été surprise de l'apprendre =D
    Ce recueil se veut hommage/étude de l'auteur. Décédé lors de l'incendie de sa demeure, ces textes ont été récupérés et soigneusement réunis dans cet ouvrage.
    Chaque texte est présenté par quelqu'un connaissant Fabrice (ou pas) comme Christophe Claro, David Calvo ou Catherine Dufour, une bonne façon de se préparer à l'histoire que l'on s'apprête à nous servir.
    Je dois bien l'avouer, je sors de cette lecture ... un peu barbouillée.
    Elle m'a laissé un goût doux-amer dans la bouche, ne sachant pas trop quoi en penser, étant tantôt complètement séduite par un récit, tantôt vraiment découragée par la lecture d'un autre.
    Ce fut une expérience très étrange, que j'aurais du mal à décrire. Au final, là était peut-être le but (assumé ou non) de ce recueil.
    En tout cas, je ne pense pas qu'il laisse indifférent.
    Dans les histoires qui m'ont plues, il y a eu celle de cette princesse fée, décidée à rester dans la monde des humains malgré les ordres de son père dans le monde féerique, et qui trouve le moyen de crier son histoire en en faisant un film à l'énorme succès.
    Celle de cet homme engagé pour exorciser les fantômes qui ont tendance à hanter les gens, et qui a l'habitude de passer dans le monde des esprit quand cela est nécessaire.
    Celle d'une jeune femme qui va écouter le témoignage incroyable de parents ayant été forcés d'abattre leur petite fille, devenue vampire.
    Celle de cet homme, ancien roi, devenu conteur, obligé de raconter l'histoire de sa quête d'un fils perdu.
    Celles-ci, entre autres, m'ont fait rêver, ou m'ont effrayées même (celle sur l'enfant vampire est incroyable), en tout cas elles ont toutes remuées quelque chose en moi, et ce fut un vrai plaisir de les lire.
    Malheureusement, dans un recueil de nouvelles, c'est très rare qu'on ne trouve que des perles, alors celui-ci ne déroge pas à la règle et il y a des textes qui m'ont fortement déplus, ennuyés ou, tout simplement, je l'avoue ... je n'y ai rien compris.
    L'histoire nous présentant un Peter Pan gay vulgaire et cruel m'a vraiment choquée, en fait. J'admets que, pour une fois, je l'ai prise au premier degré, et je me rend bien compte que ça a joué dans ma perception de cette celle-ci. Mais je ne sais pas, je n'ai tout simplement pas su faire autrement. Il y avait un tel décalage entre le Peter Pan des contes d'enfant et celui que nous présentait Fabrice Colin. C'est glauque et dérangeant. D'habitude j'aime ça, mais là, ça n'est pas passé, tout simplement, ça arrive.
    Intervention forcée en milieu crépusculaire est ... vraiment étrange. Tout part un peu dans tout les sens, la narration est saccadée, c'est très brouillon, et le sujet est difficilement identifiable. Souvent je devais revenir quelques phrases en arrière pour être sûre de comprendre ce qui se déroulait sous mes yeux !
    A côté de ça, il y a également des textes biographiques rédigés par l'auteur, de différentes personnes qui l'ont marquées dans la vie.
    J'ai dévoré celles de Graham et Rackham, tellement on ressent la passion dans les mots, l'amour dans les phrases.
    Des bouts de vie, anecdotiques ou populaires, qui nous rapproche de ces personnages qui ont comptés pour la littérature, aussi bien à leur époque qu'à la notre.
    Une belle incursion dans ces vies que l'on a tendance à laisser de côté.
    Pour résumer, comme vous l'avez deviné, Comme des fantômes est un ouvrage en demi-teintes, qui vous fera rire, vous interpellera, vous donnera des frissons, vous laissera sur votre faim parfois, ou même vous découragera. Mais ce qui est certain, c'est qu'il déclenchera quelque chose dans chaque lecteur, que ce soit positif ou négatif.
    N'est ce pas cela le plus important, au final ?

    Lien : http://archessia.over-blog.com/article-comme-des-fantome-histoires-s..
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    • Livres 1.00/5
    Par Bookworm84, le 26 octobre 2010

    Bookworm84
    Voilà un recueil qui se présente sous un postulat des plus discutables : la mort imaginaire de l'auteur. Concernant les nouvelles en elles-mêmes, on retrouve un Peter Pan bien loin d'être innocent, une Alice en fin de vie accompagnée d'un chat qui sème des sourires, un détective privé frayant avec des esprits, une forêt où règne l'âme d'un poète maudit, des lapins de magiciens qui vont dans un lieu mystérieux... autant d'enchantements où plane l'ombre de la mort et les tortures de l'être.
    Seuls bémols, et de taille : le postulat de départ, à savoir faire croire à la mort de l'auteur, et donc ce qui va avec : interviews, hommages (ou pas) posthumes... le tout dressant un portrait des plus détestables de l'auteur! Passons sur les coquilles, mais ce qui m'a aussi déplu c'est l'absence totale de références concernant les textes précedemment publiés. On sait qu'ils l'ont été, et le thème de l'anthologie, mais aucun nom d'éditeur n'a été cité ! Un manquement étrange, c'est bien le premier recueil sur lequel je note cette absence de référence!
    Bref, tout cela a bien gâché mon plaisir de lecture. Pourquoi n'avoir pas présenté le recueil simplement? Les nouvelles se suffisaient à elles-mêmes. Tout ce qui l'entoure m'a juste profondément déplu et ne donne vraiment pas envie de lire d'autres écrits de l'auteur, malgré la qualité de ses textes, et encore moins de le rencontrer en dédicace!
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    • Livres 3.00/5
    Par Scrat, le 17 décembre 2011

    Scrat
    A part ça, voila ce que j'en pense.
    Je n'aime pas particulièrement le principe de la mise en scène du suicide de l'auteur, auquel je ne trouve pas vraiment de sens. Ou alors il est très égocentrique et je n'ai pas envie de voir Fabrice Colin comme ça.
    L'écriture est toujours aussi belle. Les idées bonnes, sur un fil entre le rire et les larmes.
    Humour, tendresse, pessimisme, folie.
    Je pourrais lister beaucoup d'autres mots. Mais les livres parlent tous seuls.
    J'aime cet auteur. Voila. C'est tout. Sans réelle réserve ni réelle raison. Par ce que son écriture n'entretient pas le rationnel. Et c'est ça la magie. =)
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    • Livres 1.00/5
    Par mediatheque, le 31 janvier 2009

    mediatheque
    Y a- t-il un électricien dans la salle ? Il faut en effet démêler les câbles avant de savoir où l'auteur a « pété un plomb ». La lecture est pénible et devient vite un véritable gymkhana.
    Vais-je oser ? Oui, c'est une daube totale : jouer sur un faux suicide pour faire vendre, dénote l'esprit tordu de cet écrivailleur !
    Club de lecteurs de la Médiathèque des Chartreux

    Lien : http://www.mediatheque-agglo-troyes.fr
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Critiques presse (1)


  • SciFiUniverse , le 19 septembre 2011
    Outre la mise en forme très originale (mettre en scène sa propre mort et écrire une sorte de notice nécrologique avec citations et biographie à l'appui est assez couillu), les nouvelles sont d'une niveau inégal, de notre point de vue. Retenons cependant quelques très jolis passages.
    Lire la critique sur le site : SciFiUniverse

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Citations et extraits

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  • Par Scrat, le 16 décembre 2011

    - Quel age avez-vous Miss Liddell ?
    - Vous êtes un petit polisson, Pollok.
    - Qui est le chat Miss Liddell ?
    - Le chat est mon guide.
    - Vous allez partir ?
    Sur l'écran des télévision, la neige s'est installée. La casette se remet en marche toute seule. Blancs nos visages. des hâlos.
    La musique s'écoule, nous submerge. Nos mains se rejoignent.
    - Je n'ai pas besoin de vous, annonce miss Liddell
    - Moi,si.
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  • Par Scrat, le 16 décembre 2011

    Le médecin à secoué la tête et soulevé le poignet de la vieille dame. Suite à quoi il lui a demandé comme elle s'appelait -Alice- , comment je m’appelais – Birgin- et si elle savait qui il était, lui.
    -Oui, a répondu miss Lindell. Vous êtes le Diable.
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Etonnants Voyageurs 2011 : Conférence Comment je me suis emparé de l'univers d'un autre 2/2
Avec Brandon Sanderson, Jasper Fforde, Fabrice Colin, Nicolas Fructus et Joëlle Wintrebert








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