ISBN : 2290318787
Éditeur : J'ai Lu (2007)


Note moyenne : 3.4/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
DREAMERICANA

Écrivain de renom, Hadès Shufflin est l'auteur d'une immense fresque consacrée à un XIXème siècle alternatif. Mais en cette année 2012, alors que son nouvel opus est attendu de tous, Shufflin peine à retrouver l'inspiration; or le roman en de... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 3.00/5
    Par kedrik, le 07 septembre 2011

    kedrik
    J'ai acheté le livre à cause de l'auteur sans en lire le 4e de couv'. J'étais pas au courant que c'était du steampunk. Bon, en même temps, avec un ballon dirigeable en couverture, il fallait faire fort pour ne pas s'en douter.
    Hades Shufflin est auteur. C'est une sorte de Dan Brown qui a pondu une interminable saga steampunk qui rencontre un immense succès auprès des lecteurs. Tout le monde (y compris les critiques) trouvent son univers si riche, si immergeant, si... réel. Son cycle, intitulé Antiterra, raconte une partie d'échecs temporelle entre les Gardiens et les Voyageurs, deux camps qui s'affrontent sur une Terre uchronique. Stanley Kubrick veut adapter le prochain roman en film, c'est dire si c'est pas de la gnognotte. Et comme Hades Shufflin est un auteur sérieux, il pond un volume par an. Plouf. C'est rodé, comme affaire. Sauf que Hades Shufflin, cette fois-ci, il a le syndrome de la page blanche. Pas la moindre idée d'un début de commencement d'intrigue. Dans sa villa de millionnaire, il pète un fusible. Il envoie chier son éditeur. Il ment à Kubrick. Ça sent la fin. Mais heureusement, son éditeur (qui mériterait de s'appeler Bob) a une idée géniale pour forcer l'inspiration de son poulain : une plongée hypnotique dans l'univers mental de l'auteur. Hades Shufflin débarque dans l'univers qu'il pensait avoir créé.
    Avec ses 100 premières pages qui décrivent la dérive d'un auteur blasé, Dreamericana m'a beaucoup fait penser à du Beigdeider (encore lui ?) : du cul, de la provoc', beaucoup de souffrance. On assiste à la chute d'un grand. Et on s'attend à ce que sa fiction imprègne lentement le réel de l'auteur, mais finalement tout se précipite avec cet improbable transfert hypnotique qui fait débouler l'écrivain dans l'univers qui lui a permis d'exister depuis des années. Et là, on retombe dans une ambiance connue : une uchronie avec des inventions folles, des scènes d'action, des complots, mais aussi l'amouuuur. le héros est secondé d'un Indien et d'un chien qui parle ? Pourquoi pas.
    Sauf que l'intrigue d'espionnage m'a totalement dépassée. Tout comme dans Les puissances de l'invisible de Tim Powers, ça trahissait plus vite que ça retournait sa veste. "Aha, tu pensais que je travaillais pour les Gardiens, mais en fait j'étais un agent des Voyageurs qui travaillait pour ce taoïste de Marx en se faisant passer pour un agent double..." le héros voyage, embrasse et fuit à tirelarigot, mais je ne comprenais pas pourquoi. Oh, j'ai bien compris tout la demonstration de Fabrice Colin sur l'acte de création et la mise en abîme, et son univers steampunk avait l'air bien sympa, mais il n'avait pas le temps de le développer, il fallait mettre un point final à un combat millénaire. Sauf que moi, contrairement aux lecteurs de Hades Shufflin, je n'ai pas lu le cycle d'Antiterra, donc au lieu de savourer un univers en 20 volumes, j'ai 400 pages pour appréhender un univers. C'est peu, surtout quand on ajoute un combat symbolique entre deux races de voyageurs temporels.
    C'est dommage, parce que je voulais en savoir plus sur Hades Shufflin et sa crise existentielle que je m'intéressais à la fin possible d'un univers parallèle. Or une fois que l'auteur a sauté dans sa bulle, sa vie n'a plus de place narrativement parlant.
    Je me suis senti con à ne pas comprendre qui fait quoi. Éric est-il le fils d'Hades ? Kubrick est-il un Gardien ou un Voyageur ? Pourquoi ce chien parlant qui ne sert à rien ? Pourquoi Hades pénètre dans son univers mais ne se souvient pas des épisodes précédents ? Et surtout, en quoi la fin de ce monde est la fin de la partie ? Ça n'a aucune consistance pour moi. Pourtant, dans Colombo, je trouve toujours qui est le coupable avant la fin de l'épisode.
    Bref, j'ai vu du steampunk en accéléré, une sorte de best of. C'est un peu dommage de commencer par ce livre pour découvrir le genre car j'ai bien senti que Fabrice Colin faisait des clins d'oeil à tout un style et que du coup je loupais une partie du plaisir de lecture. Mais par contre, ça m'a donné très envie de lire autre chose de Colin, parce qu'il a des bonnes idées et une sacrée plume. C'était juste pas le bon livre pour faire sa connaissance.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2010/02/dreamericana.html
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    • Livres 2.00/5
    Par markminx, le 18 novembre 2011

    markminx
    La première partie du livre sur le grandécrivain au bout du rouleau est bluffante. On a l'impression de partir dans un genre de 'Shinning' et puis tout change avec le transfert de l'auteur dans son propre monde créatif. Là c'est le grand n'importe quoi. C'est comme passer de 'La nausée' de Sarte aux 'Seigneurs des anneaux' en gardant le même héros. Une idée de ouf soit ... mais très pénible en fait. Un arrière goût de désastre ce bouquin.
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Citations et extraits

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  • Par nateag-oilebab, le 30 août 2010

    -Le nom.
    -Pas tout de suite.
    -Je vous demande pardon?
    -... chuchota la jeune femme avant de vider son verre, tandis que la grande horloge or et noyer du vestibule sonnait ses cinq coups cuivrés.
    -Allez-vous enfin me dire...
    -Vous avez une très jolie bouche.
    Sans lui laisser le temps de répondre, elle lui attrapa le menton et l'embrassa avec fougue. Puis elle se leva te lui saisit le poignet.
    -Suivez moi.

    Un peu ébahi, l'Américanien se redressa et, lâchant son fume-cigarette, décida très provisoirement de se laisser faire.
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  • Par nateag-oilebab, le 30 août 2010

    -Vous aimez la menthe? demanda Mercy Prey en entrainant Erik Suncliff à l'écart. La wodka à la menthe?

    A peine eut-elle prononcé ces mots qu'une trappe s'ouvrit sur le côté du dirigeable et qu'un grappin en jaillit. Une baie vitrée explosa. Des hurlements de panique retentirent.
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Vidéo de Fabrice Colin


Etonnants Voyageurs 2011 : Conférence Comment je me suis emparé de l'univers d'un autre 2/2
Avec Brandon Sanderson, Jasper Fforde, Fabrice Colin, Nicolas Fructus et Joëlle Wintrebert








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