ISBN : 2226159282
Éditeur : Albin Michel (2007)


Note moyenne : 4.03/5 (sur 38 notes) Ajouter à mes livres
" Il est un trait qui nous distingue, nous les Wickford, du commun des mortels : nous ne savons pas nous soustraire au destin. " 1723. Gotham. Orphelinat de la Sainte-Charité. Mary Wickford, jeune orpheline à la beauté flamboyante, quitte le couvent et les sœurs qui l'o... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Philemont, le 01 juillet 2010

    Philemont
    En 1622, le roi d'Angleterre Jacques Ier se convertit au catholicisme et lance une campagne massive de colonisation et de conversion de l'Amérique. Un siècle plus tard, la Sainte Inquisition règne en maître sur l'Empire américain et traque sans merci les infidèles, qu'ils soient indiens, pirates, puritains ou adeptes de n'importe quelle autre secte non conforme à la doctrine, mais aussi sorcières et dragons…
    En 1723, Mary Wickford, jeune orpheline, sort du couvent de Gotham (New York) dans lequel elle a été élevée pour entamer sa vie de femme à Boston. Sa route la fait toutefois passer par Old Haven, petit village du littoral atlantique. Charmée par le paysage, envoutée par son atmosphère mystérieuse, et son sentiment de connaître le lieu sans jamais y avoir mis les pieds, elle décide de s'y arrêter.
    La malédiction d'Old Haven marie de nombreux genres et utilise moultes références pour illustrer son propos. Parmi les genres, l'uchronie est le plus évident, la conversion de Jacques Ier étant le point de divergence, celui-ci transformant l'Amérique en un vaste Empire théocratique très évolué technologiquement, mais obscurantiste dans tout ce qui s'éloigne peu ou prou de la doctrine catholique. On y trouvera aussi de la fantasy avec la magie et les dragons, qui sont (presque) des animaux comme les autres, et du fantastique, le mythe de Cthulhu étant central dans le récit. Les références à l'art pictural connu au début du XVIIIème siècle sont également nombreuses, de même que celles relatives aux héros de l'imaginaire collectif américain, comme Rip van Winkle ou Jack-O'Lantern.
    On pourrait craindre que tout cela donne au mieux un curieux mélange, au pire un roman fourre-tout sans queue ni tête. Il n'en est rien, Fabrice COLIN parvenant à suivre le fil de son récit avec subtilité sans jamais oublier non plus sa nature première, celle d'un roman d'aventure. Son utilisation des figures emblématiques du pirate et de l'indien l'y aide d'ailleurs beaucoup, de même que sa prose parfaitement rythmée parvient à capter l'attention du lecteur tout au long de l'histoire. On peut juste regretter un final un peu trop pyrotechnique par rapport au reste du roman.
    Quoi qu'il en soit, ces choix narratifs, ainsi que la simplicité de la psychologie des personnages, expliquent probablement que La malédiction d'Old Haven ait été initialement édité dans une collection pour la jeunesse par Albin Michel. Ce faisant il s'est probablement privé d'un lectorat adulte qui pourrait tout autant, voire mieux s'y retrouver dans les thématiques abordées. Il en est ainsi de la dimension « uchronie » de l'oeuvre, et de toutes ses implications historiques et politiques. Il en est de même des nombreuses scènes violentes parsemées tout au long du roman.
    Notons enfin qu'il existe non pas une suite à ce roman, mais une histoire parallèle à celle de Mary Wickford, celle de Thomas Goodwill qui accompagne en partie Mary dans La malédiction d'Old Haven. Intitulé le maître des dragons, le roman est d'ores et déjà édité par Albin Michel, et paraîtra au Livre de Poche à l'automne 2010.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Kamana, le 13 octobre 2010

    Kamana
    Comment résumer une histoire si riche, si étrange sans trop en dévoiler ?
    La vie de Mary va totalement basculer dès son arrivée à Old Haven, l'emportant vers son destin mais aussi son passé. Elle devra affronter ses peurs pour sauver Gotham de son Empereur, surnommé l'Obscur. Tout est centré sur elle car Mary est la clé…
    Un voyage peu ordinaire que nous propose Fabrice Colin. Une base historique bien posée où se mêlent objets mécaniques futuristes, dragons , magie, religion, sorcellerie. Un mélange assez osé mais finalement bien réussi.
    La quête du divin est au cœur du roman. Ainsi l'inquisition sous les ordres de l'Empereur, qui veut capturer Mary ( à tout prix !!) va faire régner une atmosphère de crainte poussant les gens à la dénonciation avec la bénédiction de Dieu. La chasse aux sorcières et la tragédie de Salem est présent dans tous les esprits et c'est de cette peur que se servent ces bourreaux pour accomplir leurs sales besognes au nom du Tout-Puissant.
    Mais contre toute cette sauvagerie, cette cruauté, une organisation secrète, la Fraternité de York, veut sauver la jeune fille et révéler au monde que l'objectif de l'Obscur n'est pas légitime.
    Nous sommes transportés par les descriptions de cet univers si bien écrites par l'auteur. C'est avec aisance que nous pouvons imaginer chaque détail, chaque recoin, chaque personnage si étrange soit-il. C'est sous une écriture fluide mais très riche que nous avalons ce roman. Entre extraits de livres sacrés, passage de la narration à la première personne ou impersonnelle voici un style unique que Fabrice sait manier à la perfection.
    Une aventure dont vous ne saurez dénouer la complexité de sa trame que vers le fin du livre. A savourer tout simplement.
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    • Livres 4.00/5
    Par Coxinel2, le 26 août 2010

    Coxinel2
    Nous sommes en 1723 et nous suivons ici Mary, jeune fille de 17 ans, orpheline recueillie bébé par les sœurs de la Ste Charité, et qui, a part des rêves étranges lorsqu'elle était plus jeune, semble tout-à-fait normale. 17 ans c'est l'âge limite pour rester au couvent, Mary prend donc son envol à la recherche d'un travail. Elle atterrit dans une petite bourgade du nom de Old Haven où des évènement étranges vont la révéler à elle même...
    Je n'en dit pas plus, je vous laisse plonger dans l'histoire de Mary qui , je le pense, va vous faire passer de bons moments. Beaucoup de surprise dans ce roman qui se lit d'une traite! On s'attache beaucoup à Mary et surtout on hâte de comprendre ce qui lui arrive. le fait de mêler la réalité et la science fiction donne une impression de réalité qui ne donne que plus d'ampleur à ce roman.
    Un très bon roman que je vous conseille!
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    • Livres 4.00/5
    Par Bamo, le 10 novembre 2011

    Bamo
    Amérique, 1723. Mary, une jeune orpheline de dix-sept ans, quitte le couvent. Elle s'arrête à Old Haven, un village où elle n'est jamais venue mais qu'elle a pourtant le sentiment de connaître. Les événements s'enchaînent, elle est rapidement menacée et va devoir quitter les lieux.
    J'ai beaucoup aimé. C'est un ouvrage assez long, 630 pages environ. Il faut prendre son temps pour le lire pour bien s'imprégner des détails. Il pourrait être découpé en plusieurs épisodes mais c'est mieux en un recueil : on n'a pas à attendre que les suites paraissent. le mystère est très épais, on apprend petit à petit plein de choses sur les origines de Mary. C'est sombre, c'est du fantastique comme j'adore, peuplé de sorcières, de dragons, de pirates...
    Décidément, j'aime beaucoup cet auteur, et je vais d'ailleurs enchaîner sur le maître des dragons.
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    • Livres 5.00/5
    Par Ethernya, le 28 septembre 2010

    Ethernya
    Une fois rentrée dans ce roman, on a énormément du mal à décrocher : on suit les aventures de notre jeune héroïne dans un monde qui pourrait être le notre en ce temps là et qui peu à peu commence à basculer dans un monde digne de ceux de la Fantasy.
    Sorcellerie, Fantôme, Dragons et Créatures étranges sont au rendez-vous dans ce roman aux côté desquels vivent aussi des personnages ayant réellement existé tel que Johnatan Swift (Auteur des Voyages de Guilliver) devenu un scientifique/inventeur, ce qui au final lui va bien, ou bien d'autres personnage n'ayant pas existé mais ayant un lien avec un personnage qui lui était réel comme Nicketti Powathan (Fille de Pocahontas... Si si, elle a existé) et enfin d'autres personnages de légende comme Jack à la tête de citrouille. On retrouve donc dans ce roman toute une farandole de personnages aussi divers que varié à ne plus savoir où donner de la tête (j'avoue même qu'à un ou 2 moment, j'ai faillit m'y perdre).
    On suit donc les aventures de Mary, qui va aller de révélations en révélations tout au long de son aventure. Elle découvrira son passé et sa famille mais également les secrets du monde qui l'entoure et bien entendue la mission qui lui a été destinée.
    Apparemment une suite (ou roman parallèle ?) est prévu pour la fin de cette année, j'ai hâte de la découvrir.
    En bref : Un roman complètement envoutant et un véritable coup de cœur.

    Lien : http://lightbutterfly.canalblog.com/archives/2010/03/14/17228026.html
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 mars 2008
    Lecture jeune, n°125 - Mary, narratrice et héroïne du roman, raconte dans un journal écrit a posteriori ses aventures et son rôle décisif dans la chute de Gotham, capitale, au XVIIIe siècle, de l’empire d’Amérique dirigé par un despote fou, dont le bras armé est l’Inquisition, acharnée à pourchasser les infidèles, vrais ou supposés. Ce récit d’une apocalypse, à la fois fin d’un monde et révélation « qui changea à jamais le visage de notre capitale », trouve son origine dans un village d’où est issue la lignée des Wickford, sorcières qui ne savent pas « se soustraire au destin ». Mary, à sa sortie de l’orphelinat, découvre par hasard le village d’Old Haven, son vrai nom, sa filiation et les terribles menaces qui pèsent sur elle. Acculée à la fuite, secondée par la fraternité d’York qui veut mettre à bas la tyrannie, elle part sur les mers. Faite prisonnière par des pirates, elle est livrée au tyran qui la traque et doit assumer son destin de sorcière et la prédiction attachée à son nom… Ce livre épais et ambitieux mêle uchronie, fantasy et récit d’aventures avec ses personnages traditionnels. Il brasse sans lourdeur de multiples références aux sorcières de Salem, à Washington Irving et à Lovecraft… Ces aventures foisonnantes, violentes et trépidantes séduiront de jeunes adolescents. D’autres, plus âgés, se délecteront en outre de ces références glissées avec brio, de la richesse de l’univers créé, de ces variations sur l’intolérance, la vérité, l’identité, le destin ou encore la liberté. Enfin, tous savoureront également l’écriture fluide et cinématographique.. Marie-Françoise Brihaye

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Citations et extraits

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  • Par lilyetseslivres, le 15 mai 2010

    Ceci n’est pas une confession. Ceci n’est pas un livre de mémoires. Ceci est la relation aussi fidèle que possible d’une période de ma vie particulièrement agitée (…).
    Je ne prétends pas que tout soit vrai ; j’ai essayé de me rappeler, le plus fidèlement possible, et il arrive que des souvenirs nous échappent et se transforment. (…)
    J’ignore à quelle époque et en quelles circonstances vous lirez ces lignes. Certaines choses sont difficiles à expliquer pour qui n’a pas vécu ces temps troublés ; c’est pourquoi j’ai pris soin d’inclure par endroits des extraits de livres et de journaux. L’ensemble ne forme pas à proprement parler un roman, puisque ce qui est décrit est réellement arrivé. Mais vous n’êtes pas forcé de me croire et peu importe, en définitive. Ce qui importe, c’est que mon histoire existe. Que vous la lisiez.
    Fermez les portes à présent. Calez-vous dans un bon fauteuil et dites aux autres que vous n’êtes plus chez vous. Je vous emmène ailleurs – très loin.
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  • Par lilyetseslivres, le 15 mai 2010

    Puis Lady Mortis parut.
    Une herse s’éleva d’abord, dans un grincement assourdissant, et un murmure parcourut la foule, la souleva comme une houle. Une créature énorme s’avança, retenue par des chaînes. Priscilla plissa les paupières. Haut comme une maison de trois étages, le monstre rosâtre ressemblait à un sac de jute monumental percé de dizaines d’ouvertures, qui étaient soit des bouches, soit des yeux, et parfois les deux ; Au sommet de ce qui tenait lieu de crâne, des buissons de tentacules s’agitaient mollement, tandis que deux trompes interminables humaient l’air vicié au-dessus de la foule.(…)
    Lady Mortis se tenait droite, vêtue d’une robe noire en lambeaux à la traine interminable. Elle agitait ses mains osseuses en une parodie de bénédiction. Nouée autour de son cou, une vipère se contorsionnait. Son visage était une caverne dévastée où brillaient deux billes opaques.
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  • Par Lamiou, le 18 novembre 2010

    As-tu peur de la mort ?
    -Je ne sais pas.
    Tu n'as pas à craindre ce qui n'existe pas. La tristesse est pour ceux qui restent. Voler vers son destin, c'est l'accepter, c'est l'embrasser dans la joie.
    [...]
    La mort gît au-delà de notre compréhension.
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  • Par Lamiou, le 18 novembre 2010

    Une pluie mêlée de neige tombait sur le chemin. Giflés par le vent, les sapins se prosternaient sur notre route en pleurant. Nous ruisselions.
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  • Par Lamiou, le 18 novembre 2010

    Empire homme blanc croire détruire choses. Mais beaucoup choses jamais disparaître. Seulement changer.
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Avec Brandon Sanderson, Jasper Fforde, Fabrice Colin, Nicolas Fructus et Joëlle Wintrebert








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