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ISBN : 2756020001
Éditeur : Delcourt (25/01/2012)

Note moyenne : 3.34/5 (sur 90 notes)
Résumé :

Depuis dix générations, la célèbre maison Tuvache vend des kits suicide pour clients désespérés. La petite boutique familiale prospère dans la tristesse et l’humeur sombre jusqu’au jour abominable oùsurgit un adversaire impitoyable, la joie de vivre, en la personne d’Alan, fils cadet et éternel optimiste. Pas facile de trouver sa place en famille ! Et puis, c’est mauvais pour les affair... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
canel
11 octobre 2014
★★★★★
★★★★★
'On peut rire de tout', je suis d'accord sur le principe et je suis friande d'humour noir, mais j'ai du mal à m'esclaffer sur certains sujets. Voilà pourquoi 'Le Magasin des Suicides' fait partie des quelques romans de Jean Teulé que je n'ai jamais eu envie de découvrir. On est censé s'y marrer autour d'un 'suicide-shop' tenu par un couple proposant à des clients au bout du rouleau 1 001 méthodes et accessoires pour se suicider, leur prodiguant des conseils avisés pour ne pas se rater.
Lire l'adaptation BD m'a semblé moins risqué. Je sais à quel point Teulé est doué pour le trash et j'apprécie ce talent, mais je n'ai pas envie de m'y frotter sur ce sujet.
J'ai avancé un pied timide dans la boutique en ouvrant l'album prudemment, prête à ressortir. Joli graphisme, harmonieux, net et sombre, comme sur la couverture. On entre dans une ambiance qui rappelle agréablement Tim Burton, La Famille Adams, Zombillenium. L'idée est bonne : une vision en "négatif" de l'obligation du bonheur. Petits clins d'oeil aux sex-shop et aux magasins de farces et attrapes destinés au plaisir et à la rigolade, eux.
La norme est inversée dans cette famille de commerçants qui voue un culte à la déprime et à la mort : c'est leur enfant tout doux, gentil et toujours de bonne humeur qui les inquiète. Rigolo quand il chante à tue-tête 'Big Bisou' et 'Y a d'la Joie'. Parce que ce 'tue-tête' ne donne plus envie de se tuer la tête, justement. de quoi flinguer le business parental si les clients retrouvent sourire et joie de vivre et renoncent à leur projet macabre. Moi je dis 'tant mieux', mais les parents du petit s'en arrachent les cheveux.
Il m'a fallu une seconde lecture pour que les qualités de cet album l'emportent sur les détails dérangeants. J'ai fini par sourire, apprécier le scénario et les idées de génie de Teulé, parfaitement mis en valeur par le graphisme, notamment par le jeu de couleurs.
Une bonne surprise au final, mais je n'irai pas jusqu'à lire le roman original.
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Commenter  J’apprécie          260
Domi_V
22 mai 2013
★★★★★
★★★★★
(Clin d'oeil...)
Les lectures de cette BD sont déjà abondantes
Les critiques s'étalent en nombre suffisantes
Quoi dire ou écrire d'autre, sinon rajouter
Que j'ai bien apprécié cette bande dessinée

Quand la grisaille se colore de joyeux pigments
Au moment où, naît l'indésirable enfant
Quand dans cette sombre histoire à l'humour noir
Le cynisme se mue en amour et espoir
Quand un petit garçon aux yeux rieurs
Sème autour de lui, des graines de bonheur...
Commenter  J’apprécie          310
Sejy
18 octobre 2012
★★★★★
★★★★★
Tout comme je n'aime pas la mayonnaise allégée, le fromage sans matière grasse, tout comme je déteste la bière sans alcool, le beurre qui t'épargne du cholestérol ou les bonbecs qui filent pas de carie, j'ai tendance à avaler de travers un humour gris clair certifié sans agent corrosif quand on m'appâte à la gourmandise glauque option burlesque.
Avec son idée de départ originale et son titre à grincer des dents, « le magasin des suicides » éveillait les promesses d'impertinences cyniques entre tragique et grotesque. Pensez donc ! Une famille faisant bizness de la mort, dans une société dystopique où pullulent les dépressifs chroniques. Des candidats à l'autodézingage, impatients de se libérer de leurs noeuds gordiens existentiels, les passant au fil du rasoir, à la lame du seppuku ou se glissant de plus coulants autour du kiki. La garantie d'un potentiel client inépuisable pour qui vend les accessoires adéquats. Mais quel malheur quand déboule le dernier né, un bambin joyeux qui risque de foutre la pagaille, et accessoirement propager le bonheur, dans un magasin réputé où le respect et la fidélité du client imposent grisaille, mal-être et morosité permanents.
Alléchant menu ! Mais au moment de l'addition, un seul constat : choisis ta recette camarade ! Il y avait matière à beaucoup mieux et moultes approches imaginables : verser franchement dans l'absurdus delirium estampillé Monty Python, le funeste gothico-drôlatique d'un Adams family, adopter l'esthétisme et la poésie morbides façon Burton ou encore emprunter le chemin d'idées noires sulfurées à la mode Frankin. Un saupoudré édulcoré de tout ça ne pouvait que composer les arpèges boiteux d'un requiem cocasse manqué.
Des personnages désespérément lisses (mais caractérisez moi ces gus, bordel !) dans un fond laissant la part belle à un blabla creux pour justifier que machin est anorexique, que truc est mal dans sa peau ou bidule a la joie de vivre (regardez, z'ai fait de zolis dessins colorés !), mais également dans la forme où le trait radin dépouille les expressions, abandonnant les personnalités à trois coups de pinceau aux codes chromatiques sacrément "originaux" (gris, brun = pas heureux – couleurs flamboyantes = heureux). Un sel absent dans le contraste négligé et facile de protagonistes décidément fadasses auquel s'ajoute l'impression d'être pris pour une quiche tant on est constamment abreuvé d'explicatifs, alors qu'une modeste allusion par-ci, un regard réussi, un silence par là seraient plus convaincants
Le raté serait sans appel si quelques parlottes béhavioristes, gadgets et autres méthodes sur l'autozigouillage extorquant un ou deux déridages des commissures de lèvres, une mise en cases bougrement inspirée (point fort incontestable), ce dessin sobre, agréable, nonobstant son cruel manque d'expressivité, et la fin bien sentie ne sauvegardaient le reste des meubles dans cette bande dessinée qui faillit ressembler à un simple catalogue, un empilement d'idées (faussement ?) pittoresques, énumérant, à trop grand renfort de conjectures, les cent et une façons de passer l'arme à gauche.
Désabusé et même pas mort… de rire.
Ce sera deux Prozac pour moi !
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nescio667
28 octobre 2014
★★★★★
★★★★★
Au Magasin des Suicides, toute la famille tire la gueule : le papa, la maman, la fille, le fils. C'est un peu normal, comment être heureux de vivre lorsqu'on fait commerce de la mort? Car, oui, dans ce magasin, la célèbre « Maison Tuvache », on vend tout ce qui peut servir à mettre fin à ses jours : corde, cyanure, pommes à l'arsenic, bombons empoisonnés et autre revolver jetable. Dans ce contexte, le moindre sourire, la moindre chanson comique ou la plus petite blague se voient irrémédiablement réprimés par le père, l'inflexible et moustachu Mishima. Pourtant, un grain de sable va progressivement gripper cette belle machinerie en la personne du dernier-né de la famille : le petit Alan. Naturellement gai et joyeux, l'enfant s'échine à diffuser des chansons drôles à plein volume pendant les heures d'ouverture du magasin, ou à saboter la marchandise vendue, la rendant inoffensive au maximum. Si, dans un premier temps, le père et la mère tentent bien d'endiguer ce flot de bonne humeur, le frère et la soeur d'Alan, après une courte résistance, se sentent par contre touchés, presque contaminés par l'optimisme naturel du gamin. Serait-ce la fin de la maison Tuvache?
Adapté du roman du même titre de Jean Teulé, « Le magasin des suicides » a tout du conte grinçant. Des personnages dépressifs (et déprimants) et des situations macabres, y sont mis en scène dans des décors cafardeux, le tout baignant dans ambiance de salon funéraire. le dessin de Domitille Collardey oscille entre réalisme pur et dur (pour les décors) et album pour enfant (pour les personnages). Si certaines planches se révèlent d'un agencement classique, d'autres présentent une structure plus éclatée (très grandes cases, coupes d'architecte, contre-plongées, même personnage répété dans une seule case, récitatifs nombreux) qui nuit un brin à la compréhension de l'intrigue. L'ensemble des planches se distille dans une teinte uniformément grisâtre (sauf pour tout ce qui touche à Alan), histoire de renforcer encore le côté macabre de l'intrigue. Même si elle se révèle loin d'être déplaisante, force est de reconnaître que celle-ci, une fois l'originalité de l'idée de base assimilée par le lecteur, traîne un peu en longueur, jusqu'à un final qui lui, pour le coup, frappe par son imprévisibilité. Une demi-réussite donc, mais sans aucune doute un travail honnête et sincère tant dans le respect du scénario que dans sa mise en scène innovante.
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Ladydede
08 août 2013
★★★★★
★★★★★
Le magasin des suicides est bien évidemment l'adaptation en bande dessinée du roman célébrissime de Jean Teulé.
Tout comme le roman, cet album raconte l'histoire de la famille Tuvache qui tient un commerce de kits de suicide : cordes à nouer, poisons,... Pour eux, le quotidien est la mort et le désespoir... pour eux tous, sauf pour le cadet Alan qui est un éternel optimiste...
Je n'ai pas lu le roman de Jean Teulé mais je dois dire que la bande dessinée de Domitille Collardey est un véritable plaisir ! A mon sens, je pense que cette illustratrice a su donner de l'importance aux personnages et notamment à celui d'Alan. L'auteur joue beaucoup sur les nuances de gris pour finalement apercevoir tout au long de la lecture des tons d'espoir et de bonheur. Un régal pour les yeux !
À noter que cette bande dessinée est parue au même moment du dessin animé de Patrice Leconte en septembre 2012. Un grand bravo à ces artistes qui ont permis de donner vie au roman.
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Les critiques presse (5)
BoDoi13 novembre 2012
L’humour grinçant de l’auteur, qui lorgne vers le surréalisme drôle et morbide d’un Boris Vian, est intelligemment transposé par Olivier Ka, qui compose un scénario sans fioritures, privilégiant la création d’une atmosphère originale, soulignée par des dialogues bien tournés.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BulledEncre04 octobre 2012
Ce scénario est très original et plein d’ironie. Quant au graphisme, Domitille Collardey suit à la perfection la lancée de l’histoire : des couleurs monotones et sombres, truffées de tons colorés lorsque le petit Allan est présent au fil des pages, ce qui accentue la différence entre le milieu dans lequel il évolue au fil des jours et sa propre vision de la vie.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
ActuaBD21 septembre 2012
Derrière l’humour noir et le sarcasme quasi-misanthrope, se cache […] une très belle idée. Tout l’art de Ka tient en un découpage élégant et raffiné, qui focalise le décor puis zoome sur les personnages.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Sceneario10 septembre 2012
Loin d’être une ode au suicide, cette comédie grinçante est d’abord là pour vanter la vie. Elle le fait simplement à sa manière, provocatrice lorsqu’elle raconte par le menu les mille et unes façons d’en finir avec la vie. C’est, bien sûr, l’aspect le plus drôle de l’album qui, par ailleurs, manque hélas d’une véritable histoire à raconter.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BDGest10 septembre 2012
Outre les dialogues très bien écrits, la force de la narration vient autant de l'époustouflante mise en page de Domitille Collardey. La dessinatrice embrasse son sujet avec une dextérité et une maîtrise formidable.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations & extraits (3) Ajouter une citation
Domi_VDomi_V22 mai 2013
- Dites, si je paye plus cher...ce serait possible de passer toute une nuit avec la petite ?
- Et puis quoi encore ?! On n'est pas des proxénètes ! On se passera de votre clientèle. Fichez moi le camp !
- Mais je veux mourir.
- Démerdez-vous ! Allez au bureau de tabac !

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c.brijsc.brijs29 septembre 2012
- Oh, il sourit!
- Comment ça, mon fils sourit?! Ca m'étonnerait! Personne n'a jamais souri dans la famille Tuvache! MISHIMA! MISHIMA! Viens voiiiir!
- Oui, oui, j'arrive! Que se passe-t-il?
- La cliente prétend qu'Alan sourit!
- Il a sûrement la colique... Ca leur dessine des plis de lèvres, comme ça. Ce ne sont pas des sourires, ce sont des grimaces.
- Et si je fais ça... et ça, regardez... Là, on dirait qu'il sourit... Là, non... Et là, un peu... Et là, regardez, là il a l'air heureux... Vous voyez, il suffit de pas grand chose... Ce ne sont que des impressions!
- Relâchez, pour voir. Ah! Vous voyez bien qu'il sourit!
+ Lire la suite
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jovidalensjovidalens08 septembre 2015
- Vous me demandez quelque chose d'original et viril; moi je vous réponds ; le seppuku, que les vulgaires appellent hara-kiri, terme argotique.
- J'avais pensé à l'essence ou au napalm...
- Ah, une belle immolation, ça n'est pas mal non plus. On a tout ce qu'il faut pour cela mais, franchement, le seppuku...Enfin, je ne pousse pas à la dépense, c'est vous qui voyez.
- ça nécessite beaucoup de matériel ?
- Un kimono de samouraï à votre taille. I l doit me rester un XXL. Et bien sûr , le Tanto. On s'en fait toute une histoire mais regardez, c'est finalement un sabre plutôt court. Touchez ce fil du tranchant, ça vous pénètre comme dans du beurre.
- MM...Et ça fait combien ?
- Le tout, trois cents euros-yens.
- Ah, tout de même...Est-ce qu'on peut payer...
- A crédit ? Chez nous ? Vous plaisantez ! Pourquoi pas une carte de fidélité !
+ Lire la suite
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