Par Collectif

Note moyenne : 2/5 (sur 2 notes)
Des Syrtes
ISBN : 2845451512  
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L’Ombre du mur est une « géographie personnelle » et littéraire du mur de Berlin tombé il y a vingt ans, vécue, écrite par douze écrivains venus de l’Est. Autant de séquences individuelles où l’Histoire s’imbrique dans une collusion permanente entre passé, présent et avenir. Le « cercle » de Velibor Čolić, le Bosniaque, commence à Auschwitz, passe par Srebrenica et l’Espagne républicaine pour se refermer provisoirement à Berlin. L’« étonnement infini » de Bessa Myftiu, l’Albanaise, est né presque imperceptiblement le jour où la statue d’Enver Hoxha est tombée, poussée par une foule transfigurée. « Partir, c’est mourir un peu » pour le transfuge roumain Norman Manea et Berlin devient un lieu de « pèlerinage de la croisée des chemins d’une existence et de tant d’autres ». Lutz Seiler, l’Allemand, parle d’héritage, littéraire avant tout, et son mur se transforme en une mesure du temps. L’homme des frontières, Luan Starova, le Macédonien, évoque les Portes de l’Enfer derrière lesquelles se sont murés, depuis des siècles, les Balkans. Les anges échafaudés du Hongrois László Garaczi veillent sur Berlin, où tout doit être réappris en permanence. Théodora Dimova, la Bulgare, évoque ses transitions : Tchernobyl, les hivers postcommunistes ou ses propres livres. Katja Lange-Müller, l’Allemande, est témoin des temps où Marina, Marina n’était encore qu’une chanson joyeuse, avant de devenir une margarine bon marché. Le Polonais Włodzimierz Odojewski se demande si on pouvait entendre à travers le mur les voix de l’autre partie de l’Europe. Le mur de Martin Šmaus est celui de Lennon, symbole de résistance à Prague. Pour Anatoli Koroliov, l’enfermement a commencé avec la palissade qui entourait la maison de son enfance. Sous les décombres, Edin, le personnage du jeune Serbe Vladimir Kecmanović, essaie en vain de retrouver un morceau du mur de Berlin perdu pour toujours… Et ce mur de Berlin continue de hanter, telle une ombre sur un paravent de pierres qu

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Critiques et avis sur L Ombre du Mur


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    • Livres 3.00/5
    Par myloubook, 2010-01-05 23:02:31

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    Ce livre est composé d'un ensemble de textes écrits par des Allemands et des Européens de l'Est qui, à leur manière, entre chroniques, mémoires et nouvelles (qui évoquent parfois le principe des « docu-fictions »), reviennent sur une Allemagne divisée. La variété prime : variété du style, des thèmes choisis et des perceptions. Le caractère personnel des récits, l'intimité partagée avec le narrateur, le vécu tout à fait palpable font à mes yeux l'intérêt de ce livre. La dimension politique n'est jamais loin ; quant à l'Histoire, il ne s'agit pas seulement de celle de Berlin, mais bien plutôt de l'Histoire européenne, de cette Europe coupée en deux, de ces pays de l'Est soumis à l'influence soviétique. Je dois avouer que je m'attendais à des récits traitant essentiellement de la ville de Berlin et que l'élargissement du cadre aux pays de l'est ainsi que les chroniques traitant davantage de leurs régimes politiques m'ont d'abord un peu déçue. Il me semble aussi que les textes sont parfois inégaux, certains ayant retenu mon attention plus que d'autres, pour des raisons diverses. Voilà pourtant un livre intéressant, d'une maison d'édition exigeante.



    Mon texte préféré est celui de Lutz Steiler, « Le Pèse-temps ».
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    • Livres 0.00/5
    Par Robertbidochon, 2009-12-21 10:59:40

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    En cette année anniversaire de la chute du mur de Berlin, j'ai souhaité me plonger dans des souvenirs, des récits liés soit à la construction du mur, soit à sa chute. L'opération "masse critique" m'a offert cette opportunité.



    Tous les auteurs de ces nouvelles sont européens, d'Europe centrale et orientale, et ont tous connus les années "rideau de fer". En tant qu'historien, j'attendais donc de rencontrer la Grande Histoire au détour de ces petits récits personnels, centrés sur des détails, des flashes, des mémoires de joie ou de souffrance.



    Las! Ces histoires, au demeurant bien écrites, font état de souffrances qui n'ont pas toujours de rapport, ou alors bien particulier, avec le mur de Berlin. Une nuance à apporter, avec le récit Alexandre, 1961 qui me touche particulièrement.



    Il est donc bien difficile pour moi de parler d'un livre que je n'ai pas aimé et même qu'il m'a été pénible d'achever. Encore une fois, ma déception vient de l'idée que je m'étais faite de l'ouvrage et non de ses qualités littéraires.



    A découvrir par soi-même...

    Lien : http://disjecta.canalblog.com/archives/2009/12/05/15997029.html
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    • Livres 0.00/5
    Par ckankonvaou, 2009-12-17 19:25:48

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    J'ai lu avec gourmandise ce livre offert par Babelio pour son opération "Masse critique".

    Le Mur, celui de Berlin, tombé il y a vingt ans.

    Cet ouvrage recueille les réactions d'écrivains d'Europe de l'Est après la chute du mur. Chacun y va de sa plume ; pas forcément pour décrire ce moment précis de notre Histoire, de la leur plus particulièrement, mais pour raconter ce qu'était leur vie avant ; en Bosnie, en Albanie, en Russie, en Tchèquoslovaquie, en Bulgarie, en Yougoslavie ce que cela a changé pour eux. En mieux, en pire ?

    La plupart de ces récits , nous renvoie à la part sombre de la nature humaine, nous ramènant en 1942, la cruauté de la Shoah, en 1994/1995 nous rappelant les massacres en Yougoslavie par exemple.

    Il est bien difficile de parler après ces auteurs qui nous font partager émotions et souvenirs en faisant le lien avec "avant", nous conduisant vers un autre mur, celui des lamentations, et aussi vers la shoah, et "après", remettant les pendules à l'heure, la Yougoslavie, les massacres

    Un sous-titre m'est venu pour certains de ces témoignages je sous-titrerai :

    - celui de Velibor Colic, Yougoslave, Remémoration

    - celui de Norman Manea, Roumain, D'un mur à l'autre

    - celui de Bessa Muftiu, Albanaise : Sortir de l'enclave

    - celui de Wlodzimierz Odojewski : Le mot qui blesse....

    Ce livre témoignage nous fait vivre, ou revivre cet évènement historique en nous faisant découvrir le talent de ces auteurs nous donnant l'envie de faire un tour dans leur univers.

    J'ai beaucoup aimé.

    *L'ombre du mur - Chroniques du mur de Berlin, ouvrage collectif aux Editions Syrtes.
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    • Livres 0.00/5
    Par ckankonvau, 2009-12-17 19:21:21

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    J'ai lu avec gourmandise ce livre offert par Babelio pour son opération "Masse critique".



    Le Mur, celui de Berlin, tombé il y a vingt ans.



    Cet ouvrage recueille les réactions d'écrivains d'Europe de l'Est après la chute du mur. Chacun y va de sa plume ; pas forcément pour décrire ce moment précis de notre Histoire, de la leur plus particulièrement, mais pour raconter ce qu'était leur vie avant ; en Bosnie, en Albanie, en Russie, en Tchèquoslovaquie, en Bulgarie, en Yougoslavie ce que cela a changé pour eux. En mieux, en pire ?

    La plupart de ces récits , nous renvoie à la part sombre de la nature humaine, nous ramènant en 1942, la cruauté de la Shoah, en 1994/1995 nous rappelant les massacres en Yougoslavie par exemple.

    Il est bien difficile de parler après ces auteurs qui nous font partager émotions et souvenirs en faisant le lien avec "avant", nous conduisant vers un autre mur, celui des lamentations, et aussi vers la shoah, et "après", remettant les pendules à l'heure, la Yougoslavie, les massacres

    Un sous-titre m'est venu pour certains de ces témoignages je sous-titrerai :

    - celui de Velibor Colic, Yougoslave, Remémoration

    - celui de Norman Manea, Roumain, D'un mur à l'autre

    - celui de Bessa Muftiu, Albanaise : Sortir de l'enclave

    - celui de Wlodzimierz Odojewski : Le mot qui blesse....

    Ce livre témoignage nous fait vivre, ou revivre cet évènement historique en nous faisant découvrir le talent de ces auteurs nous donnant l'envie de faire un tour dans leur univers.

    J'ai beaucoup aimé.

    *L'ombre du mur - Chroniques du mur de Berlin, ouvrage collectif aux Editions Syrtes.



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    • Livres 0.00/5
    Par vilaindefaut, 2009-12-03 00:38:39

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    L’ombre du mur est un recueil initié par les éditions des Syrtes, réunissant douze écrivains venus de l’ancienne Europe communiste. Yougoslavie, Roumanie, Albanie, Pologne, RDA, Bulgarie, Hongrie, Tchécoslovaquie, URSS – la moitié des auteurs sont nés dans des pays qui n’existent plus.

    A part l’URSS, inévitable sans doute, la géographie dessinée reflète l’extension récente de l’UE, cette autre réunification. Je regrette un peu l’absence de l’Ukraine, plus encore de la Biélorussie ; car au milieu de cette liesse on oublie peut-être un peu que toute l’Europe n’est pas encore libre et que certains vivent encore à l’ombre d’un mur qui s’est effondré.

    Certains pays sont doublement présents : la RDA, l’Albanie, la Yougoslavie. Mais on ne sait pas pourquoi, à vrai dire on ne connaît pas les raisons des choix de l’éditeur. Il ne s’agit pas d’auteurs maison. Sont-ils connus dans leur pays ? Ont-ils été choisis parce qu’ils représentaient un peu tous les âges, en 1989 ? Sont-ils les seuls à avoir accepté ? On a au moins quelques informations avant chaque nouvelles : le pays de naissance, le pays de résidence actuelle, l’âge en 1989, quelques titres aussi. Tous ne sont pas traduits en français.

    J’ai été très déçue par ce recueil, et d’abord parce que j’en avais fait un recueil de nouvelles, ce qu’il n’est pas. Il s’agit de chroniques, et ce n’est pas étonnant donc que les textes soient très personnels, plutôt des récits que des fictions. Cependant, je suis toujours restée sur ma faim : ses souvenirs, ses instants choisis ne m’ont jamais convaincue, jamais entraînée. J’ai trouvé que l’ensemble manquait sérieusement de vivacité. Est-ce une manière de rendre la pesanteur de ces années ? Je ne sais, mais plus que de l’oppression j’ai ressenti de l’ennui.

    (...)

    Lien : http://vilaindefaut.canalblog.com/archives/2009/12/02/index.html
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Citations et extraits de L Ombre du Mur


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  • Par myloubook, 2010-01-05 23:03:45

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    Les appartements inoccupés n'étaient pas chose rare. Dans certaines rues, des enfilades entières d'immeubles avec cours intérieures étaient vides. A cela s'ajoutaient les appartements des habitants censés avoir fui par la Hongrie, certains situés dans les meilleurs quartiers, mais bien plus difficiles à repérer. Quand ils n'avaient pas déjà été pillés ou confisqués, ils avaient encore des rideaux, et les fenêtres elles-mêmes ne pouvaient guère être restées beaucoup plus de neuf mois sans avoir été nettoyées.
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