ISBN : 2330002408
Éditeur : Actes Sud (2012)


Note moyenne : 2.82/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
La narratrice de ce roman se prénomme Natchan.
Célibataire, elle vit à Tokyo. Au début du livre, sa sœur aînée Makiko, bientôt quarante ans et sa nièce Midoriko à peine treize ans, débarquent chez elle, lui imposent leur présence et plus précisément leurs problèm... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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  • Par trust_me, le 25 mars 2012

    trust_me
    Natsu accueille pour quelques jours sa sœur Makiko et sa nièce Midoriko dans son petit appartement de Tokyo. Makiko a rendez-vous dans une clinique pour programmer l'opération d'augmentation mammaire dont elle rêve depuis des mois. En pleine crise d'adolescence, Midoriko s'est quant elle réfugiée dans le silence. Elle ne parle plus et communique exclusivement par écrit. Pour les trois femmes, ce court regroupement familial va être l'occasion de mettre à nu la difficile condition de chacune.
    Le récit alterne entre le point de vue de Natsu et les écrits de Midoriko. Pour cette dernière, la puberté est un cauchemar. La jeune fille ne supporte pas la lubie de sa mère et n'accepte pas les changements de son propre corps : « Moi, mon corps a faim, il a des cycles hormonaux, il fonctionne sans que je lui demande rien et ça me donne l'impression d'être enfermée dedans. Pour la simple raison qu'on est née, en fin de compte, il faut vivre, manger tout le temps et gagner sa vie, rien que ça c'est l'horreur ». Makiko est une mère célibataire dont le boulot d'hôtesse lui permet à peine de joindre les deux bouts. Pour elle aussi, il est difficile d'imaginer l'avenir alors qu'elle vient de passer la quarantaine.
    La relation mère/fille terriblement conflictuelle est sans doute la partie la plus intéressante de ce court roman. le personnage de Midoriko, ado en plein questionnement existentiel, est assez touchant. L'auteur brosse le portrait de trois générations de femmes japonaises (Natsu a dix ans de moins que sa sœur) ayant pour malheureux points communs la solitude et la perte de repères. Je ne sais pas si Natsu, Midoriko et Makiko symbolisent la majorité des japonaises actuelles mais si c'est le cas, tout cela est bien triste.
    Pour tout dire je n'ai pas été emballé par ce texte. Pas touché par le sujet mais surtout assez atterré par la piètre qualité de l'écriture. Quelle platitude ! Les dialogues sont sans intérêt et sonnent assez faux. Après, c'est peut-être un problème de traduction mais quand je lis trois fois le même adverbe en deux lignes, je me dis qu'il y a un problème. La quatrième de couverture vantait pourtant un livre percutant (euh…), provocant (je vois pas en quoi il est provocant) et drôle (alors là, si vous trouvez un passage drôle, faites-moi signe parce que de mon coté je n'ai rien vu). Vous avez dit publicité mensongère ? Bon ok, je suis peut-être de mauvaise foi. Peut-être que c'est tout simplement trop que Girly pour moi. Une déception, Quoi !


    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.fr/2012/03/seins-et-ufs.html
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par chocobogirl, le 11 mai 2012

    chocobogirl
    Makiko est une Femme d'une quarante d'années qui élève seule sa fille de 12 ans, Midoriko. Depuis peu, Makiko est obsédée par l'apparence de sa poitrine et est bien décidée à s'offrir de nouveaux seins. Une lubie que sa fille, en passe de devenir à son tour une Femme, ne comprend absolument pas. Alors que la communication entre ces deux générations peinent à se faire, un séjour est organisé chez Natsuko, la sœur de Makiko.
    Ce court roman est un beau portrait de Femmes qui a connu un fort succès au Japon. Des Femmes pas forcément à l'aise avec leur féminité et qui sont soumises au diktat de la société.
    Makiko travaille dans un bar à hôtesse qui lui prend toute ses soirées. Depuis que son mari l'a quitté, son apparence physique la dégoûte. Persuadé qu'une opération sur ses seins est la solution, elle pense qu'elle lui offrira un nouveau départ.
    Sa fille Midoriko est, au contraire, à mille lieux de toute féminité et séduction. Son corps évolue tout doucement et si ses copines font des gorges chaudes de l'arrivée de leur règles, Midoriko est plutôt écœurée devant ces humeurs inconnues qui ne sont pas encore apparues. La sexualité et l'enfantement ne valent guère mieux à ses yeux et le fait qu'elle ne connaisse pas son père n'arrange pas les choses.
    Entre elles deux, Natsuko avec ses 30 ans et son célibat. Servant d'arbitre entre la mère et la fille, elle reste fort en retrait et assiste impuissante à l'incompréhension des 2 Femmes. Makiko ne pense qu'à ses seins, ne parle que d'eux et semble insensible à la manière radicale de sa fille de couper le dialogue : cette dernière a décidé de ne plus parler et elle se contente de répondre par quelques mots écrits. Une adolescente perturbée donc qui tout en s'inquiétant pour sa mère s'agace de ses choix et de son attitude.
    Voilà un petit texte moderne et cruel sur l'image de la Femme japonaise. Ici les hommes sont absents et ne semblent pas avoir leur place dans la vie de ces 3 Femmes. Au fil d'un huis-clos qui oscille entre farce cruelle et tragédie douloureuse, Seins et oeufs nous donne à voir le poids de la société sur des Femmes qui peinent à trouver leur place.
    Le sujet n'est pas du tout abordé de manière frontale. La narration (faite par Natsu) est froide et distanciée, le style plat inspiré d'une langue parlé peu regardante sur les erreurs. Au lecteur d'interpréter les non-dits. Makiko doit-elle se plier aux désirs masculins de son bar à hôtesse pour augmenter sa poitrine plate ? Midoriko doit elle se réjouir de voir ses formes s'arrondir et de voir l'arrivée de ses règles comme une réjouissance, à l'instar de ses camarades ? Natsuko doit-elle affronter le jugement extérieur de se voir encore célibataire à 30 ans ? Rien ne nous le dit mais on peut l'interpréter ainsi. L'image que l'on renvoie vers les autres est donc un poids terrible qui peine à s'énoncer clairement.
    En parallèle, on assiste aussi à la déclaration d'amour que Midoriko fait à sa mère dans son carnet dont des pages nous sont données à lire. Inquiète par cette opération de chirurgie qui n'est pas sans risques, elle peine à se délivrer de sa peur en en parlant à sa mère qui semble bien plus préoccupée à comparer les publicités des cliniques de chirurgie esthétique que d'écouter sa fille.
    Mais comment Midoriko peut -elle accepter sa nouvelle vie de Femme si sa propre mère peine à assumer la sienne ?
    Sous des dehors de petit roman sans importance, Seins et oeufs s'avère bien plus profond que les apparences le laissaient supposer. Dénonçant le rôle traditionnel de la Femme japonaise cantonnée à une sensualité discrète, l'influence (occidentale ? ) de la société sur l'image d'une Femme aux gros seins, l'auteur termine sa réflexion et son roman sur une scène d'anthologie proprement hallucinatoire où la mère et la fille se brisent des œufs sur le crane. Une façon de briser le carcan d'une féminité attendue et d'une maternité obligatoire ?
    La place de la japonaise d'aujourd'hui est encore à trouver entre tradition et modernité, dans une société où les hommes semblent singulièrement absents. Un ouvrage troublant donc qui énonce les interrogations féminines d'une société en pleine transformation et qui laisse entendre une voix inhabituelle.
    A noter : l'auteur a remporté le prix Akutagawa pour ce roman.

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-seins-et-oeufs-mieko-k..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par pilyen, le 19 mai 2012

    pilyen
    Mieko Kawakami a été élue Femme de l'année au Japon en 2008 par le magazine Vogue. C'est à ce titre je présume qu'elle doit la parution la même année de ce roman ou grande nouvelle selon son humeur, que viennent de traduire les éditions Acte Sud.
    Roman contemporain par excellence, "Seins et oeufs" nous donne quelques nouvelles des Femmes japonaises et si je me fie à ma lecture, elles ne sont pas très bonnes.
    Nous faisons la connaissance de Makiko, quarante ans et de sa fille Midoriko, 12 ans. Elles viennent passer deux jours à Tokyo chez Natsu, trente ans, soeur et tante des deux précédentes. Makiko ne vient pas pour le plaisir mais pour se rendre à la consultation d'une clinique huppée dans le but de se faire refaire les seins. Obnubilée par sa poitrine, la communication avec sa soeur et sa fille se résume au minimum syndical. Moins que ça, puisque sa fille ne lui adresse plus la parole, les échanges se réduisant à quelques mots écrits. Voilà pour les seins du titre. Quant aux oeufs, se sont ceux qui s'écoulent lorsque les règles arrivent et qui dégoutent fortement la Femme en devenir qu'est Midoriko, vouant une haine dévorante à ses futures menstrues et l'écrivant dans son journal intime qui nous est livré au fil de l'histoire.
    Roman sans homme puisqu'ici réduit en géniteur inconséquent et envolé, " Seins et oeufs" nous montre des japonaises déclassées,vivotant grâce à des boulots sans gloire, mais dont la fièvre consumériste les atteint de plein fouet jusque dans leur corps. Incapable d'assumer sa petite vie de serveuse, Makiko veut s'offrir de nouveaux seins pour qu'enfin dans sa vie elle ait quelque chose de réussi. Sa fille, représentante de la nouvelle génération, en réaction, semble prendre la voie de la nulliparité.
    La suite sur le blog

    Lien : http://sansconnivence.blogspot.fr/2012/05/seins-et-oeufs-de-mieko-ka..
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Sando, le 31 janvier 2012

    Sando
    Chaque Femme a une perception de sa féminité différente, en fonction de son âge, de son vécu… Pour Makiko, la quarantaine et mère de Midoriko, 12 ans, la féminité passe par sa poitrine. Celle-ci n'a qu'une Obsession en tête : se faire refaire les seins. Midori, quant à elle, est en pleine puberté, à une période où son corps change, où les règles menacent d'apparaître. Pour la jeune fille, cette transformation est un fléau, elle rejette toute cette féminité naissante en bloc et se heurte aux idées radicalement opposées de sa mère pour finalement se murer dans le silence. Face à cette période de crise, les deux Femmes décident de passer quelques jours à Tokyo, chez Natsu, la jeune sœur de Makiko. A 30 ans, cette Femme célibataire et indépendante va devoir gérer les problèmes de communication entre mère et fille.
    Mieko Kawakami alterne avec justesse le point de vue de Natsu, qui prend en charge le récit, avec celui de Midoriko, qui se dévoile par petits bouts à travers son journal intime. Makiko, en revanche est vue de l'extérieur et renvoie l'image d'une Femme mûre, en quête de sa jeunesse perdue et excitée par le changement. Son Obsession de la chirurgie exacerbe son désir de féminité, tandis qu'il est plus nuancé chez Natsu, voire complètement refoulé chez sa fille. Ces trois portraits de Femmes, en accord ou en conflit avec leur temps, nous offre le tableau plein de douceur et de finesse d'une famille d'aujourd'hui, avec sa vulnérabilité, ses incompréhensions, mais aussi son amour et ses moments de tendresse. Ajouter à cela un brin de folie, propre aux auteurs japonais et vous aurez un roman surprenant!
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Bookworm84, le 21 avril 2012

    Bookworm84
    J'avais une heure de libre, ce très mince roman me tendait les bras, avec son titre étrange et cru, son résumé attirant.
    La 4e de couverture avait promis un court roman sur le rapport à la féminité. S'il est vrai que l'Obsession de l'un des personnages pour les seins (elle veut se faire refaire la poitrine et détaille celle des autres, ne parle que de son opération, tant le sujet l'obsède) et la répulsion profonde de sa fille face à sa puberté montrent bel et bien un rapport difficile, Obsessionnel, faussé à la féminité, miroir de notre monde moderne où l'apparence doit régner, je n'ai clairement pas aimé la manière d'aborder le sujet.
    Car il n'y a pas vraiment d'histoire, d'évolution si ce n'est dans le rapport mère-fille. le sujet central, à savoir leurs Obsessions respectives, ne bougera pas de bout en bout. Leurs problématiques ne trouveront pas de réponse, ce qui laisse clairement sur sa faim !
    Par ailleurs le traitement cru de l'histoire (le titre aurait pourtant du m'alerter...), l'absurdité de certaines scènes n'ont pas fait pour m'aider à apprécier ma lecture !
    Je pensais trouver un bon petit roman japonais abordant le problème de la féminité moderne, je me suis retrouvée avec une tranche de vie de personnages peu intéressante, une histoire sans queue ni tête, le tout agrémenté de descriptions détaillées, guère ragoûtantes et très crues du fonctionnement biologique féminin. Une grosse déception !
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Citations et extraits

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  • Par chocobogirl, le 11 mai 2012

    Dans un pays des Etats-Unis, un monsieur a acheté comme cadeau à sa fille de quinze ans une opération d'augmentation mammaire. J'ai entendu cette histoire, mais vraiment qu'est ce que c'est ça ! Ca me dépasse. Et puis, aux Etats-Unis, il paraît que la proportion de suicides chez les femmes qui ont eu une opération d'augmentation mammaire est trois fois supérieure à la moyenne. Elle sait ça, maman ? Si elle ne le sait pas, c'est grave ! Si elle le savait, elle changerait peut-être d'idée. Il faudrait que je trouve le temps de lui en parler sérieusement. Est-ce que j'y arriverai ? Est-ce que j'arriverai à lui demander pour de bon ? Pourquoi tu fais ça ? Mais il faut que je lui demande pour de bon, son histoire d'augmentation mammaire. Et tout le reste.
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  • Par chocobogirl, le 11 mai 2012

    La nuit dernière, maman a parlé en dormant, ça m’a réveillée. Je me suis demandé si elle allait dire un truc drôle, mais elle a crié très fort : « Une bière, je vous prie ! ». D’abord, j’ai été surprise, puis ça m’a fait pleurer. Je n’ai pas pu me rendormir jusqu’au matin. Voir quelqu’un souffrir, ça fait mal, même si c’est quelqu’un d’autre. Pauvre maman. Oui, pauvre maman, depuis tout le temps »
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  • Par chocobogirl, le 11 mai 2012

    Pour la simple raison qu’on est née, en fin de compte il faut vivre, manger tout le temps et gagner sa vie, rien que ça c’est l’horreur. […] et en plus il faudrait faire sortir un autre corps de son corps ?
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par chocobogirl, le 11 mai 2012

    Avoir des ovules ou des spermatozoïdes c’est la faute à personne, mais au moins on devrait éviter de les faire se rencontrer.
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