ISBN : 2246631017
Éditeur : Grasset (2009)


Note moyenne : 2.57/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
La vie et l"oeuvre" de Gilles de Rais, compagnon d'armes de Jeanne d'Arc, mais aussi amateur d'enfants, garçons et filles, "pour son plaisir et sa délectation charnelle".
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par BlueGrey, le 27 août 2009

    BlueGrey
    « Gilles de Montmorency-Laval, comte de Brienne, baron de Rais, maréchal de France, se tient debout dans le tombereau qui le conduit au supplice en cette matinée du mercredi 26 octobre 1440. Il assume crânement son destin. De la foule qui l'accompagne en procession montent des chants et des prières. Nul cri de haine mais une compassion générale. Chacun prie pour l'âme du maréchal. L'admirable vertu de la mort commence à opérer. « Pardonnez-lui, Seigneur, frappez- nous plutôt ! » Ce fut un tueur d'enfants, un pédéraste, un sodomite, une bête enragée ; il eut de grands vices mais n'en appartient que davantage à notre pauvre humanité. »
    Ce petit livre contient en quelques pages l'horreur indicible d'un personnage à l'ambiguïté fascinante : guerrier aussi valeureux que furieux, fidèle compagnon d'armes de Jeanne d'Arc (qu'il révérait), adepte de la magie noire mais fervent chrétien, mélomane, cultivé, immensément riche et prodigue jusqu'à sa démesure, et tueur d'enfants. Gilles de Rais ! Aux juges qui l'interrogèrent sur le pourquoi de ses crimes, il répondit « Pour mon plaisir et ma délectation charnelle ».
    Pour qui n'est pas spécialiste de la période (début XVe siècle), la première partie du livre est assez ardue, malgré l'extrême rigueur de l'auteur dans sa chronique : un foisonnement de personnages à la parenté incertaine se croisent, s'allient, complotent, se trahissent, s'entretuent dans le tumulte de la guerre de Cent Ans, pendant que la peste et la famine déciment la population. le tout, condensé en quelques pages, est difficile à appréhender.
    La seconde partie, centrée sur Gilles de Rais, est plus intéressante, plus horrible aussi. Toutefois, dans ce récit, il n'y a nulle esthétisation du mal. Les débordements de l'histoire et de la chair sont décrits avec sobriété. Pierre Combescot livre un récit précis et pondéré, qui évite l'écueil de l'outrance "gore", mais qui est aussi un peu plat, sans verve, et qui ne rend pas compte à sa juste mesure de la truculence horrifique de son personnage.

    Lien : http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/archive/2009/06/10/po..
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    • Livres 3.00/5
    Par yv1, le 12 septembre 2010

    yv1
    Pierre Combescot écrit formidablement bien, n'élude rien du parcours de Gilles de Rais (même si son livre aurait pu être un pavé, tellement il y a à dire sur cet homme). La première partie du livre est assez confuse pour moi qui ne suis pas spécialiste de la période en question (fin 14° et début 15° siècles). Toutes les alliances et les mésalliances, les ententes et les divisions des Seigneurs. Beaucoup de noms propres dont certains se ressemblent.

    Lien : http://lyvres.over-blog.com/article-30778013.html
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    • Livres 2.00/5
    Par nymo, le 17 janvier 2012

    nymo
    Poussif
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Citations et extraits

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  • Par SCOman, le 14 novembre 2011

    « Une odeur de charnier saturait l’air. Amoncellement de crustacés d’acier mal nettoyés par les vents au milieu d’un taillis de ferrailles, reste d’une chevauchée sans lendemain mûrissant au soleil. La trahison, la peste prospéraient. Les princes s’assassinaient avec minutie. Et pas les moindres : ceux de sang. Bourgogne, Orléans. Les lances, les braquemarts, les haches, les becs-de-faucon, les boucliers abandonnés hérissaient la terre ; la rendaient rêche et vaine. Les hasards de la guerre ne traitaient pas mieux le fier chevalier que le simple piéton ou le sournois archer anglais. Étendards en loques, bannières effilochées par les vents, usés par les années, trempaient dans la boue. Certains dataient de la lointaine bataille de Poitiers : Luxembourg, Alençon, Châtillon, Chalons, d’Harcourt, Nevers… Et dans l’enclos d’Azincourt, ce fut pire encore. Les barons s’entremêlaient avec les ducs et ceux-ci avec leurs écuyers. Les carcasses des chevaux formaient de grands orgues où le vent, s’engouffrant, hennissait sa musique. Tous étaient égaux devant la mort. » (p. 11-12)
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Pierre Combescot : Les diamants de la guillotine
Depuis le café parisien "le Rostand" , Olivier BARROT et Pierre COMBESCOT, auteur de "Les diamants de la guillotine" (éditions Robert Laffont ) parlent de ce roman historique consacré au scandale du collier de la reine, Bt du livre.








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