> Jean Baisnée (Traducteur)

ISBN : 2246770815
Éditeur : Grasset (2011)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres

Marina a l'allure fragile d'une jeune fille et a un fils de deux ans, qu'elle élève au mieux, en se reprochant de ne pas être une mère parfaite : trop égoïste, maladroite, impatiente, fautive. Elle part avec le petit Marco se rep... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (11)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 15 octobre 2011

    brigittelascombe
    "C'est l'instinct maternel, toutes les femmes le possèdent."
    "Et moi?" s'interroge Marina face à son petit Marco qui lui pompe toute énergie faute du lait qu'elle n'a pas.
    Mario,son mari, lui parle sans la regarder, mais n'en pense pas moins:"La dernière des mères.Un cas désespéré."
    "Je n'y arriverai jamais." se persuade celle qui, désirable, faisait tourner les têtes dans les fêtes.
    Un mois à la montagne pour retrouver le sommeil et calmer l'enfant? Pourquoi pas! Seule à seul!
    Et la voilà à se morfondre avec son bébé brailleur, au dessus de l'appartement de son propriétaire Manfred, le guide.
    -Bonjour.
    -Bonjour.
    Ca claque sec, comme une roche, détachée d'une corniche, dont l'écho se répercute au fin fond d'une faille.
    Manfred, peu loquace, est beau, mais son visage sillonné de rides parle de l'abandon de sa mèredans son enfance, du départ de sa femme et des enfants qu'il ne voit plus(encore que, bon débarras!).
    "Un solitaire".
    D'ailleurs ses frères et lui c'est du pareil au même "des hommes qui font fuir les femmes".
    Voilà Marina intriguée.
    "Il ne s'étouffe pas avec le drap sur la figure?" s'inquiète la fille de la pâtisserie face à la poussette.
    Chuttt!!!
    Le mois s'éternise.L'enfant grandit.Les chuttt!! aussi.
    Enfin,dans la tête de Marina, lorsque l'enfant lui crie "Maman va-t-en" et qu'elle le met en danger en s'évadant dans des rêveries,des regrets,des souvenirs d'avant.
    "Le gosse pleure,elle hurle".
    Du vin. Elle a bu et le petit qui est tombé ne se réveille pas.Vite les urgences!
    Le passé gifle Manfred avec cette mère qui n'en est pas une et une étrange relation ambigue va s'installer entre eux.
    "Une femme qui agit comme ça avec mon fils, moi,je lui en colle une".
    L'amour sera-t-il plus fort que la haine?Peut-on réparer l'indicible du genre toutes les femmes qui couchent sont des putes?Une relation faussée peut-elle se reconstruire?
    Avec des mots dépouillés, secs comme ces montagnards bourrus cloitrés dans leurs retranchements, Cristina Commencini se met tour à tour dans la tête de Marina et de Manfred pour extirper les non-dits qui pourrissent la vie.
    Mario, le mari a-t-il son mot à dire?
    Chacun cache des blessures, même Marco dont le crane est recousu!
    Un beau livre à la fois tendre et dur.
    A signaler que Quand la nuit de Cristina Comencini (auteur de plusieurs romans et scénariste qui a organisé à Rome le rassemblement des femmes anti Berlusconi) a été sélectionné avec Côme de Srdjan Valjarevic et Les mille et uns jours des Cuevas de Juan Manuel Florensen, pour le prix des lecteurs varois 2011 qui sera attribué lors de la fête du livre du Var les 18,19 et 20 novembre prochains.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Ness, le 14 juin 2011

    Ness
    Marina, une jeune mère au bord de la dépression, part une semaine en vacances avec son fils à la montagne. Là-bas, elle fera la connaissance de Manfred, un montagnard bouru. Entre ces deux êtres que tout opposer va se créer une relation bien particulière, entre amour et haine. Seulement voilà, même s'ils connaissent les pires secrets et questionnements de l'un et l'autre, aucun des deux n'osent faire ce premier pas qui pourrait changer leur vie.
    Dès les premières lignes, j'ai eu beaucoup de mal avec la construction du récit. Dans un même paragraphe, d'une phrase à l'autre, on peut avoir les pensées de Marina puis celles de Manfred avant de revenir à la jeune femme. Cela m'a beaucoup destabilisée et rendue ma lecture difficile. Il faut vraiment être très attentif et ne pas faire plusieurs choses à la fois (comme cela est souvent mon cas).
    Les retours en arrière, souvent écrits au présents, sur la jeunesse des deux personnages principaux, m'ont également posés quelques difficultés parce que je ne savais pas toujours de qui ou de quoi il était question.
    En dehors de ces petits soucis de construction, j'ai trouvé l'histoire palpitante puisqu'on attend quelque chose qui malheureusement n'arrivera pas ce qui finalement est tout l'intérêt du roman.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par claracambry, le 21 mars 2011

    claracambry
    Marina vient passer un mois dans un petit village de montagnes avec Marco, son fils de deux ans. Elle loue un appartement à un montagnard Manfeld. Un guide de haute montagne, un taiseux dont la fierté et le mépris envers les femmes dissimulent bien des blessures. Marina est jeune et bien sûr, elle aime Marco. Elle l'adore car il s'agit de son fils, de sa chair. Mais il s'agit aussi d'un enfant qui pleure ou qui ne veut pas dormir. Alors, quelquefois Marina s'énerve, s'emporte contre lui et le regrette. Elle a décidé de prouver au père de Marco qu'elle est une bonne mère et qu'elle peut s'occuper de son fils sans aide. Manfeld l'épie, la traque. Comme s'il voulait lui faire payer la fuite de sa mère, l'abandon de sa femme. Dans ce hameau montagneux des Dolmites à la frontière autrichienne, tout prend une autre allure. Marine qui semble si fragile est prête à tout pour ne pas montrer ses faiblesses. Un soir, Marco est blessé. Manfeld veut que Marina avoue la vérite. Vérité honteuse...
    Un combat s'instaure entre Marina et Manfeld. Deux êtres que la solitude commune rapproche et sépare.
    La suite sur :
    http://fibromaman.blogspot.com/2011/03/cristina-comencini-quand-la-nuit.html

    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2011/03/cristina-comencini-quand-la-n..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par maylibel, le 29 avril 2012

    maylibel
    Marina, maman d'un petit garçon de deux ans prénommé Marco, se reproche sans cesse d'être une mauvaise mère. Elle part avec lui se reposer un mois dans un hameau des Dolomites où elle loue une maison à un guide de montagne assez rustique, Manfred. Mais elle a beaucoup de mal à s'occuper sereinement de son fils…
    "Quand la nuit" est un roman qui fait alterner les voix des deux narrateurs (qui emploient tous deux la première personne), Marina et Manfred, qui s'observent d'abord avec méfiance. L'écriture de la fille du cinéaste Luigi Comencini, très soignée, permet de glisser aisément d'un personnage à l'autre, sans que cela paraisse jamais fabriqué. Elle explore avec talent des thèmes difficiles et trop rarement explorés, comme la dépression post-partum. L'auteure parvient ainsi à éviter les clichés et à faire de son roman une histoire courte mais intense, qui nous montre sans jamais en rajouter à quel point il peut être parfois difficile de devenir mère.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 15 octobre 2011

    brigittelascombe
    Quand la nuit de Cristina Comencini, auteur et scénariste italienne étudie à la loupe la relation ambivalente entre Marina, qui voudrait être une bonne mère mais n'y parvient pas par manque de confiance en elle et Manfred, le montagnard bourru, abandonné par sa propre mère dans son enfance puis par sa femme, qui la loge dans l'appartement au dessus du sien.
    Des portraits au scapel. Celui d'une femme, qui aurait tant d'amour à donner face à un mur qui voudrait tant.
    Les murs ont-ils des oreilles pour que les douleurs lointaines se laissent oublier?
    Un livre fort et émouvant qui sonne juste.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (8)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par brigittelascombe, le 15 octobre 2011

    Comment sa femme a-t-elle pu résister? Aucune conversation.Je parie que même au lit,il ne dit pas un mot.Quel ennui.Il touche, il jouit.Une de mes amies dit de son mari.
    -De temps en temps,on dirait qu'il arrive à la maison avec son machin à la main.Ca se lit sur son visage,ce soir il veut baiser.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par brigittelascombe, le 15 octobre 2011

    Si la fille du magasin ne couche pas,je dois résoudre mon problème autrement.Me branler en pensant aux nichons de Luna, ça va un moment.Après on a besoin d'une bonne chatte,rien ne peut remplacer ça.Voilà le premier point noir,la cause de tout ce désastre.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par brigittelascombe, le 15 octobre 2011

    Joli compliment comme celui que m'a fait mon père après la noce.
    -C'est courageux de te marier.
    Et il en faut du courage pour se marier et enfoncer une porte quand il y a trop de silence.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par esperance62, le 22 novembre 2011

    il est toujours muet, il a mauvais caractère , mais à l'enterrement de votre père il a été le seul à parler de lui ... p 252
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par brigittelascombe, le 15 octobre 2011

    Quel lien? Le bébé est encore en moi, nous sommes dans un endroit lointain innaccessible. Eux ne savent rien.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (1)

Video de Cristina Comencini

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Cristina Comencini

Bande-annonce "La Bête dans le Cœur"








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Quand la nuit par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (24)

> voir plus

Quiz