ISBN : 9782709633215
Éditeur : J.-C. Lattès (2010)


Note moyenne : 3.55/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
Babakar est médecin. Il vit seul avec ses souvenirs d’une enfance africaine, d’une mère aux yeux bleus qui vient le visiter en songe, d’un ancien amour, Azelia, disparue elle aussi, et autres rêves de jeunesse d’avant son exil en Guadeloupe, berceau de sa famille. Mais ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson, le 22 décembre 2010

    mimipinson
    « En fin de compte, il retourna à la vie puisque celle-ci est toujours la plus forte. »
    De vie, il en sera question tout au long de ce roman. La vie, dont mon livre est imprégné de l'écriture de Maryse condé : « La vie, rien que la vie. » m'écrit-elle d'une main un peu fatiguée par les années, mais l'esprit vif et le regard droit dans les yeux d'une lectrice venue pour elle un dimanche de fin d'été.
    Le roman est construit d'une manière assez singulière, mais sans lourdeur ni flou. L'auteur utilise plusieurs narrateurs, comme pour souligner la complexité de ces vies .Au narrateur principal s'ajoutent les différents personnages qui interviennent et se font à leur tour narrateurs lorsqu'ils sont mis en lumière.
    De ce livre sort une puissance terrienne assez indéfinissable mais bien perceptible. Pas la terre au sens matériau du terme, mais la terre comme un territoire, comme une matrice, un berceau.
    Cette histoire s'imprègne de cette terre, de cette ile d'Haïti, mais et surtout de l'Afrique des origines. On y retrouve des personnages pétris d'une atmosphère et d'une culture qui peuvent paraître si étranges à nous occidentaux.
    Maryse Condé nous retrace le parcours chaotique de trois hommes et d'une petite fille à la recherche de leurs origines. Et c'est un voyage entre Afrique, Guadeloupe, et Haïti qu'elle va nous offrir ; un voyage teinté de la présence des esprits, des ancêtres.
    Babakar est un médecin accoucheur de brousse, doté d'une humanité et d'une sensibilité à fleur de peau. Médecin de la vie, confronté à la mort, dans une ile accablée de malheurs, il n' de cesse de vouloir conjurer le mauvais sort. Il est doté d'une fibre paternelle extraordinaire pour une petite fille, Anais, au regard…….
    L'ambiance est envoutante, surnaturelle. Les esprits ne lâchent Babakar, avec une mère aux yeux si bleus qui peuplent les rêves de son fils, et lui fera un cadeau si inattendu…….
    Dans un style magnifique, dans un phrasé qui par moment se veut poétique, à d'autre plus féroce, avec des phrases en créole ici ou là , Maryse Condé ne lâche son lecteur qu'à la dernière phrase.
    « Il caressa tendrement la menotte et l'enfant ouvrit les yeux. C'est à ce moment là que tout se joua. Comme elle semblait le fixer, une émotion poignante se fit jour en lui tandis qu'une idée se glissait dans on esprit. »
    « Un nègre aux yeux bleus, ô miracle ! »
    « Quelle belle couleur que la couleur noire, l'envers obscur de nos rêves. »
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    • Livres 4.00/5
    Par silvi, le 12 avril 2011

    silvi
    Babakar est Malien par son père et guadeloupéen par sa mère. Son enfance au Mali en pays Mandé est heureuse. Maryse condé fait référence à Ségou là où se trouve les racines de ses ancêtres, esclaves d'Afrique, qui furent conduits dans les caraïbes.
    La mère de Babakar,Thécla, mourra alors qu'il n'est encore qu'un jeune enfant. le souvenir de sa mère ne le quittera jamais. Elle lui apparaîtra dans ses rêves pour l'aider à choisir le chemin de sa vie et donner la bonne direction à son bonheur. Une étrange histoire entoure Thécal Minerve, femme noire aux yeux bleus.....
    C'est ainsi qu'entre le moment de la naissance d'Anaïs, petite Haïtienne apatride, et avant leur départ pour Haïti, Babakar emmène le lecteur sur les traces de ses ancêtres, de sa famille. Il nous fait partager sa vie avant son arrivée en Guadeloupe. Rejeter en Afrique, tirailler par les guerres de clans, trahi par ses amis, Babakar fera le choix de quitter ce continent pour se rendre sur les terres de naissance de sa mère.
    la suite sur le blog...

    Lien : http://silvi.over-blog.com/article-en-attendant-la-montee-des-eaux-m..
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    • Livres 4.00/5
    Par claracambry, le 09 septembre 2010

    claracambry
    Babakar est médecin en Guadeloupe. Une nuit, Movar vient le chercher pour un accouchement. La mère, Reinette est décédée et Movar n'est pas le père de l'enfant. Babakar y voit un signe du destin et décide de s'occuper de l'enfant comme de sa propre fille. Movar a promis à Reinette qu'un jour son enfant verra Haïti.
    Voici un livre qui parle non pas de l'Afrique mais de toutes les Afrique, de Guadeloupe et d'Haïti. Ce roman polyphonique nous fait remonter les ascendances de Babakar et d'autres personnages du livre. On découvre les haines, les rivalités qui existent entre les différents peuples. Qu'on ne s'y méprenne pas ! Noir de peau ne veut pas dire frère. Entre traditions, rites vaudous et malédictions, Maryse Condé nous offre une vision politique de l'Afrique et d'Haïti.
    Babakar, le médecin souvent décrié à cause de ses origines Maliennes, s'occupe d'Anaïs, la fille de Reinette, avec Modar. Ces deux pères de cœur vont voyager jusqu'à Haïti malgré la guerre civile et les tensions politiques.
    C'est un roman dense qu'il faut prendre le temps de lire car les personnages sont nombreux, roman qui nous fait suivre leur destin.
    L'écriture est limpide et possède ce phrasé que j'affectionne, les personnages sont décrits en profondeur. Mon bémol : j'ai trouvé qu'il y a beaucoup de thèmes abordés ce qui m'a par moment déroutée...


    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/09/maryse-conde-en-attendant-la-..
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    • Livres 4.00/5
    Par SD49, le 24 septembre 2010

    SD49
    J'ai aimé ce livre qui m'a fait voyager. L'auteur nous emmène en Afrique, en Guadeloupe et en Haïti, c'est très dépaysant. La trame principale du livre est l'histoire de Babakar mais dès qu'il parle d'un autre personnage, on en découvre aussi la vie. On découvre ainsi une profusion de personnages mais le livre est organisé de telle façon que cela n'est pas gênant, j'ai réussi à tout suivre sans trop m'emmêler.
    Ce livre est facile et agréable à lire même si les histoires des personnages ne sont pas très gaies, il est en effet beaucoup question de déracinement, d'exil, d'attentats, de meurtres, de disparitions suspectes.
    Babakar est un personnage attachant qui traverse des pays martyrisés par la guerre, il n'a pas la vie facile mais ne se laisse pas abattre.
    Une belle lecture, de beaux personnages, j'ai donc passé un bon moment.


    Lien : http://pages.de.lecture.de.sandrine.over-blog.com
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    • Livres 2.00/5
    Par Jules, le 28 septembre 2010

    Jules
    Maryse Condé pousse les aventures de Babakar sur plus d'un contient, puisque son destin le mène un peu partout et où il ne pensait jamais s'installer, soit Haïti! À travers son histoire et ses origines mixtes, elle nous dresse le portrait d'un médecin qui reste hanté par la mort de sa mère à travers les apparitions de celle-ci tout au long du roman. Pour certains, la nuit porte conseil, pour lui, c'est elle qui dirige ses pas. Les femmes de sa vie n'ont pas eu de chance, il veut essayer de réparer tout cela avec Anaïs, cette petite dont la mère est morte en couche. Movar lui explique ce que sa maman souhaitait pour elle et Babakar se fera gardien des désirs de cette femme qu'il a aussi (secrètement) désirée.
    Des touches d'histoire colorent ces pages, on y apprend beaucoup sur les croyances des Haïtiens et c'est une bonne occasion de faire changement des textes qui ne parlent que des ouragans et tremblements de terre. Ces catastrophes naturelles ne sont pas totalement mises de côté, mais elle font partie d'un ensemble pour expliquer ce que vivent quotidiennement les habitants de ce pays décharnés. Au niveau culturel, ce livre gagne ses gallons, mais pour le fil conducteur du roman, je suis restée sur ma faim.... comme si la base n'était pas assez solide. Les récits permettent de dresser des portraits plus approfondis pour chacun des hommes qui formeront "la colonie", mais j'aurais aimé plus de profondeur émotionnelle!


    Lien : http://booki-net.blogspot.com/2010/09/en-attendant-la-montee-des-eau..
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Citations et extraits

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  • Par claracambry, le 09 septembre 2010

    La misère n’est pas douce. Lan mizè pa dou, ho.C’est ce que dit une chanson de chez nous et crois-moi, c’est la vérité ! Depuis que je suis tout petit, je me lève et je me couche avec elle. C’est ma compagne la plus fidèle, elle ne m’a jamais laissé en paix un seul jour.
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  • Par mimipinson, le 22 décembre 2010

    « Quelle belle couleur que la couleur noire, l’envers obscur de nos rêves. »
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  • Par mimipinson, le 22 décembre 2010

    « En fin de compte, il retourna à la vie puisque celle-ci est toujours la plus forte. »
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  • Par mimipinson, le 22 décembre 2010

    « Un nègre aux yeux bleus, ô miracle ! »
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L'écrivaine Maryse Condé répond aux 5 Questions pour Île en île. Entretien réalisé à Paris le 8 octobre 2009 par Giscard Bouchotte.








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