La confrontation entre l'ex-agent Terry Mac Caleb et l'inspecteur Harry Bosch est tout simplement exceptionnelle.
Mc Caleb, retraité et heureux père de famille est sollicité par une ancienne collègue pour lui venir en aide sur une enquête sordide. Dans le même temps, l'inspecteur Harry Bosch est le témoin clé dans le procès d'un célèbre producteur accusé du meurtre d'une actrice.
Rapidement, des soupçons naissent dans l'esprit de Mc Caleb : son ami aurait-il pu commettre l'irréparable, animé par un désir de vengeance ?
Ce qui m'a particulièrement plu dans ce roman est que l'auteur nous révèle les faiblesses et surtout la fragilité des personnages, qui de ce fait sont extrêmement touchants. C'est d'ailleurs ce qui m'a toujours plu dans les romans de
Michael Connelly : l'aspect « humain » des enquêtes.
Mc Caleb, traumatisé par sa dernière enquête, mais ayant trouvé une stabilité familiale, est tiraillé entre son instinct d'enquêteur et l'amitié qui le lie à Harry Bosch.
Harry Bosch quant à lui apparaît comme étant extrêmement torturé, stressé par un procès qui le met sur le devant de la scène, affecté par le départ de sa femme et hanté par d'anciennes enquêtes.
Ce roman nous permet, plus que dans tout les autres romans de
Michael Connelly, de comprendre à quel point les enquêtes peuvent affecter le mental des agents concernés.
J'ai également beaucoup aimé l'enquête en elle-même, qui nous permet notamment de découvrir l'univers du peintre Hieyronymus Bosch et qui pousse le lecteur à aller voir les tableaux cités, et notamment le Jardin des Délices.
Avec
L'oiseau des ténèbres, Michael nous prouve une nouvelle fois tout son talent !