> Robert Pépin (Traducteur)

ISBN : 2020923858
Éditeur : Editions du Seuil (2010)


Note moyenne : 3.52/5 (sur 101 notes) Ajouter à mes livres
"Dans la tête d'un tueur de 16 ans", c'est l'article sur lequel travaille Jack McEvoy, journaliste au L.A. Times. Article en forme de vengeance : sa hiérarchie veut le virer. Comprenant vite que le gamin est innocent, il s'acharne à le prouver. Ce qui n'est pas du goût ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Stemilou, le 15 juin 2010

    Stemilou
    On ne peut pas dire que j'ai suivi de près le parcours de Michael Connelly, déçu du premier livre que j'ai lu « Chroniques du crime » je ne me suis pas essayer à d'autres romans de son cru, il est vrai que la blogosphère le disait haut et fort que ce livre n'était pas à la hauteur de ses autres romans mais je n'ai pas tenté l'aventure.
    Renversement de situation avec Masse critique de Babelio à laquelle je me suis inscrite avec comme choix de lecture L'épouvantail le dernier Connelly.

    Surprise ! Oh surprise ! Je ne l'ai pas lâché avant de connaître le mot de la fin. le héros, Jack McEvoy journaliste chargé des affaires criminelles en fin de carrière au LATimes (il vient de se faire virer, réduction de personnel et il coute trop cher au journal), m'était inconnu mais je suis arrivé à cerner le personnage et d'adhérer complètement, il y a des références à d'anciennes affaires (d'autres titres : le poète, Echo Park…) mais même en ne les ayant pas lu j'ai très bien compris l'histoire. Donc n'hésitez pas à lire ce dernier opus même si vous n'avez jamais lu les précédents !!

    Il reste donc 15 jours à McEvoy pour former sa remplaçante, Angela Cook, mais il espère surtout trouver le sujet du siècle et écrire un article du tonnerre avant de quitter les lieux.
    Le sujet se présente à lui le jour même de son licenciement, la grand-mère du jeune Alonzo Winslow, petit dealer d'un quartier noir de L.A., lui téléphone en lui demandant de rectifier un article paru quelques jours auparavant et d'innocenter son petit fils du meurtre d'une jeune femme blanche.
    Mais sans le savoir il va s'engager dans une enquête qui va le mener jusqu'à Las Vegas à la poursuite non pas de 1 mais de 2 tueurs en série, et c'est lui qui va arriver à faire le lien entre 2 meurtres à la barbe et au nez du FBI.
    Trop fort Jack !!!!

    Le point développé par Connelly est celui d'Internet et de ses pratiques dangereuses, les hackers et autres pirates du net qui en une fraction de seconde peuvent chambouler votre vie, avoir accès à tout et surtout à vos données personnelles. Ça fait peur !!
    Un très bon polar qui fait froid dans le dos, car on suit L'épouvantail dans ses délires de recherches et de tortures de femmes, c'est assez sombre mais fascinant aussi. Connelly nous fait également découvrir les coulisses d'une salle de presse avec tout le jargon qui va avec : box, ram, radeau…

    Alors oui c'est mon véritable premier Connelly, voilà peut-être pourquoi je suis si enjouée mais un point important à signaler : les histoires de meurtres, de tueurs en série on connait déjà, le sadisme de certains c'est du déjà vu mais le roman a quand même quelque chose de captivant, quelque chose qui vous entraîne jusqu'à la dernière page à un rythme effréné.

    Lien : http://www.stemilou-books.com/article-l-epouvantail-michael-connelly..
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par gruz, le 12 janvier 2012

    gruz
    Sacrément efficace comme histoire, ça c'est clair.
    Une sorte de blockbuster de la littérature policière avec ce que ça implique : c'est dense, on voit défiler l'histoire à toute vitesse, mais ça sent aussi le déjà-vu, il ne faut pas se le cacher.
    Si on arrive à faire abstraction de ce sentiment là, il est facile de se plonger dans cette énième histoire de serial killer.
    De ce coté là, Connelly a fait ce qu'il fallait : un style direct, tout en efficacité, des personnages connus des fans (mais sans qu'il soit besoin d'avoir lu ses précédents romans), une trame intelligemment tissée.
    A noter, un arrière-plan, fouillé sur la décrépitude de la presse écrite, bouffée par internet pour le meilleur et surtout pour le pire. Une peinture du journalisme sans concession, assez intéressante à lire.
    Au final, 520 pages qui s'avalent comme un bon repas ; un repas qu'on a l'habitude de s'enfiler, mais qui titille toujours les neurones du plaisir (même si ce n'est plus aussi jouissif que la première fois).
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Eskalion, le 12 janvier 2011

    Eskalion
    Connelly a l'art de raconter des histoires, de prendre la main de son lecteur et de l'emmener dans l'univers de son imaginaire. A mes yeux, c'est un véritable écrivain qui réalise une alchimie réussie et sans cesse renouvelée des mots et des émotions. Il a une plume indéniable. Ses personnages ont une réelle profondeur, avec leurs doutes, leurs échecs et leurs espoirs, comme tout un chacun. Et on a véritablement plaisir à s'y attacher, à les voir vivre et évoluer au fil des romans.
    Dans l'Epouvantail nous retrouvons deux personnages récurrents de l'œuvre de CONNELLY , le journaliste Jack Mc Evoy ( découvert dans « le poète » , sans doute le meilleur roman de l'auteur.), et Rachell Walling, une profileuse du FBI avec laquelle il avait eu autrefois une relation amoureuse.
    Leurs chemins vont à nouveau se croiser, pour se lancer cette fois aux trousses d'un tueur en série particulièrement diabolique (mais en connaissez vous d'angélique ?) qui s'ingénue à faire porter la responsabilité de ses crimes sur des innocents qui se retrouvent derrière les barreaux.
    C'est juste après avoir appris son licenciement que le journaliste décide ainsi de s'intéresser au cas d'Alonso Winslow, un gamin de seize ans accusé d'un meurtre qu'il clame ne pas avoir commis. Mc Evoy décide de se servir de cette histoire pour écrire un dernier papier retentissant qui aura la valeur d'un « je vous emmerde »destiné à sa direction qui se débarrasse de lui. Il ne se doute pas encore du lièvre qu'il vient de lever.
    J'ai eu du plaisir à lire ce roman. Je ne peux pas dire le contraire. L'histoire est bien emmenée et rythmée à souhait. Je reconnais bien tout le métier de CONNELLY à travers ce roman. Pour autant…
    Pour autant je commence sérieusement à me demander si mon auteur préféré n'est pas en train de tourner en rond avec ses personnages. Ce qui faisait la force de CONNELLY, le dessert un peu dans ce roman. Tout est trop bien ficelé, trop lisse, voire trop stéréotypé.
    On peut s'interroger par exemple du choix d'un scénario bâti autour d'un serial killer, une énième version du tueur psychopathe dont on a été passablement abreuvé au cours des 15 dernières années. Même le talent d'un CONNELLY n'y suffit pas pour renouveler le genre.
    D'autant plus que celui-ci avait crée quelques années plutôt le personnage du Poète, un tueur de flics magistralement réussi.
    Celui de l'Epouvantail est cette fois un personnage sans aucune profondeur psychologique, et ses capacités phénoménales à s'introduire dans n'importe quel réseau informatique pour annuler des cartes bancaires, vider des comptes, lire les mails des personnes visées, détourner des caméras de surveillance à son profit, rajoute à la caricature du personnage.
    Ce livre n'est pas mauvais, loin s'en faut ! La description qu'il fait de la mort annoncée de la presse écrite au profit du web est remarquable. Mais j'ai la même impression depuis 2008 et la sortie de « A genoux », celle que CONNELLY actuellement n'écrit pas parce qu'il à des choses à raconter mais parce qu'il lui faut respecter un contrat d'édition qui exigerait de lui de publier une fois par an.
    Un auteur aussi grand soit il ne peut pas avoir toujours la même constance dans la qualité de ses œuvres, et c'est bien humain. Gageons que Michael CONNELLY trouvera très vite le second souffle qui lui manque pour se renouveler un peu dans un genre où il reste une pièce maîtresse !

    Lien : http://passion-polar.over-blog.com/
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Shamash, le 22 janvier 2011

    Shamash

    Et un serial killer, un ! Un de plus, dans la littérature polardienne contemporaine qui grouille déjà de cette sympathique engeance. Pas très original, pourrait-on dire, mais heureusement le serial killer en question est le bébé, la créature, la chose du grand Michael Connelly, qui lui ne manque pas ( quand il est en forme) d'originalité.
    Originalité… mais encore ? Dès les premier chapitres, nous savons tout sur le tueur, depuis son nom (Carver), son métier (informaticien spécialisé dans la protection des données, méfiez-vous de cette profession), son obsession (les « girafes », femmes aux jambes interminables, selon la terminologie du FBI). Des « girafes » qu'il adore tuer lentement après les avoir affublées de prothèses sur les jambes : abasiophile, c'est ainsi que se nomment les obsédés des prothèses, nous apprend un des personnages. Mais cette technique de dévoilement du tueur au tout début du roman est utilisée dans de nombreux polars. Rien de surprenant de ce côté, donc.

    Quant au partenariat entre Jack McEvoy le journaliste ( un brin cynique, compétent, sur le point d'être viré de son journal) et Rachel Walling l'enquêtrice du FBI (efficace, séduisante, pugnace) qui vont terrasser le méchant tout en vivant une belle histoire d'amour, il n'est pas non plus terrifiant de nouveauté. En réalité, vue du côté psychopathe, l'histoire est plutôt ordinaire, d'ailleurs tous tant que nous sommes nous avons rencontré des psychopathes bien pires que ça.
    L'intérêt du roman est ailleurs. Tout d'abord dans sa description fine, méticuleuse, chirurgicale, de la vie d'un grand quotidien américain, emporté dans la tourmente de la concurrence avec Internet et ses infos rapides et gratuites. le fonctionnement d'une salle de rédaction nous devient familier et le lecteur s'amuse à retrouver les décors qu'il avait côtoyés avec Hyeronimus Bosch et ses collègues, mais vu cette fois-ci par les yeux d'un journaliste spécialisé dans les affaires criminelles et qui, à ce titre, est appelé à croiser des flics tous les jours. le talent de Connelly se situe dans sa capacité à restituer des détails précis, à nous donner à voir des choses que d'autres trouveraient insignifiantes mais qui, grossies par le microscope électronique de son écriture, deviennent des objets nouveaux pour le lecteur. le boulot de journaliste chargé des affaires criminelles est ainsi remarquablement décortiqué et documenté.
    L'autre intérêt du roman réside dans la capacité de l'auteur à maintenir le suspense de la première à la dernière page. Lorsque l'on sait tout sur le tueur, le seul moyen de maintenir la pression sur le lecteur est de créer un personnage de psychopathe très méchant, très cinglé et très intelligent. Mission accomplie : Carver réunit toutes ces qualités. De plus, nous savons dans le premier tiers du roman qu'il est sur la piste de nos deux héros pour les occire très vilainement : suspense garanti !
    Tout le jeu de Connelly consiste à semer des indices que le journaliste et l'enquêtrice vont remonter pour arriver jusqu'au tueur ; il le fait remarquablement. Attention, il s'agit d'indices tellement subtils, que des personnes ordinaires, comme vous ou moi, n'y prêteraient aucune attention. Mais heureusement Jack et Rachel ne sont pas ordinaires, ils repèrent tout, les bougres !
    Pour résumer, un roman distrayant et agréable à lire. Pas un chef d'œuvre, mais du bon boulot, d'un professionnel du polar qui sait ficeler une histoire avec talent et efficacité.


    Lien : http://unpolar.hautetfort.com/archive/2010/12/17/l-epouvantail-de-mi..
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    • Livres 2.00/5
    Par kedrik, le 07 septembre 2011

    kedrik
    Je me suis jeté sur The Scarecrow comme une secrétaire de direction sur son Biba. Connelly a su diversifier ses points de vue sur LA en mettant en scène d'autre héros que son éternel flic qui écoute du jazz en repensant à ses cold cases qui le hantent. Il écrit ainsi de très bons romans où il met en scène un avocat démerdard dont le bureau est une Lincoln. Il écrit aussi des polars en prenant pour angle de vue un journaliste du LA Times spécialisé dans la chronique judiciaire. Ce n'est pas pour rien que Connelly est fort pour retransmettre cette ambiance journalistique puisqu'il est lui même le fruit d'une carrière de journaleux. C'est un peu de l'auto-fiction.
    Dans The Scarecrow, le journaliste Jack McEvoy vient tout juste d'être mis à la porte du LA Times pour des raisons budgétaires. Eh oui, Internet oblige à couper dans le gras, et le salaire de vétéran de McEvoy coûte cher au journal. On donne 15 jours au journaliste pour former sa remplaçante, une belle fille un brin arriviste au salaire de débutante. Or pour partir en beauté, McEvoy veut signer un dernier article bien gaulé qui fera regretter à la haute direction du Times de l'avoir saqué. Sauf que sans s'en rendre compte, McEvoy va entrer sur le terrain de jeu d'un tueur en série qui donne son titre au roman. Et la chasse commence.
    J'avais déjà trouvé que le précédent Connelly (The Overlook/À genoux) était mou du bide. Prévisible, surfant maladroitement sur l'actualité, il était un brin mineur dans la série sans doute parce qu'il paraissait en feuilleton dans un journal. Mais The Scarecrow ne fait ne confirmer ce que je craignais : Connelly est prisonnier de son univers. Parce que le coup du tueur en série, il l'a déjà largement exploité avec Le poète (que McEvoy a très bien connu dans les épisodes précédents de la saga). Alors on assiste à une resucée avec l'éternel FBI, la confrontation finale avec le tueur et tout le tralala. C'est d'un conformiste polaresque dégoutant. le point de vue journalistique est intéressant, mais ça reste une histoire tout ce qui a de plus superficielle. le tueur en série, c'est comme la prophétie et le dragon en fantasy : il vaut mieux s'en passer.
    Et de ce que j'ai entendu du livre suivant (9 dragons), consacré à Harry Bosch, ça ne va pas en s'arrangeant puisque le flic de mes rêves s'en prend aux Triades à lui tout seul, comme l'inspecteur Harry d'antan. Où sont passés les enquêtes intimistes des débuts ? Connelly était fort pour raconter le quotidien d'un inspecteur tenace, mais céder à l'appel d'Hollywood en proposant des intrigues façon L'arme fatale, c'est trahir l'esprit du Connelly qui racontait si bien le beat de la rue.
    Je décroche.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2010/02/scarecrow.html
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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 15 août 2011

    Parker Center en était à ses derniers jours d’existence. Cela faisait presque cinq décennies que ce bâtiment qui tombait en ruine était le centre de commandement des opérations de police, et il avait au moins dix ans d’obsolescence. Il n’en avait pas moins rendu de grands services à la ville, avait survécu à deux émeutes, à d’innombrables manifestations et crimes graves, et avait abrité des milliers de conférences de presse comme celle que je m’apprêtais à suivre. Il n’empêche : en tant que quartier général, il y avait longtemps qu’il était dépassé. Et on s’y entassait. La plomberie était morte et le chauffage et la climatisation agonisaient. Il n’y avait pas assez de parkings, pas assez d’espace pour les bureaux et pas assez de cellules. Il y avait aussi dans les couloirs et les bureaux des endroits où ça sentait l’aigre et le rance. Les planchers en vinyle avaient gauchi ici ou là et que la structure de l’immeuble puisse résister à un gros tremblement de terre paraissait douteux. De fait, nombre d’inspecteurs travaillaient sans relâche certaines affaires à l’extérieur des bâtiments et s’y démenaient de façon extraordinaire pour trouver des éléments de preuve et des suspects… dans le seul but de ne pas être coincés dans les bureaux quand frapperait le « Big One ».
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  • Par kiki23, le 29 mars 2011

    Pour le journal, je peux vous dire que j’ai su que Brian était innocent dès le premier jour…
    - Et strictement entre nous?
    - J’ai toujours pensé qu’il était coupable comme c’est pas permis. C’était la seule façon que j’avais d’accepter de perdre le procès.
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  • Par keisha, le 19 septembre 2010

    « La cour suprême avait arrêté que la police pouvait mentir à un suspect à condition qu'il y ait raisonnablement des chances qu'un innocent s'en aperçoive. »

    « Le FBI était capable de recueillir de l'ADN à partir des minuscules bouts de peau qui tombent entre les lettres d'un clavier. »
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  • Par eloiX, le 26 septembre 2011

    Je m’étais tellement habitué à voyager en avion depuis une quinzaine de jours que je ne me donnais même plus la peine de regarder par le hublot pour aider l’appareil à toucher terre sans danger rien qu’avec mes pouvoirs parapsychiques.

    Ce qui a fait que les horreurs vécues par Carver dans son enfance se sont métastasées dans le cancer que fut sa vie d’adulte reste à découvrir.
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