Dans ce premier roman, Harry a été affecté au commissariat d'Hollywood à la suite de l'affaire du "Dollmaker", que l'on retrouvera d'ailleurs dans
La blonde en béton, et apparaît comme le mouton noir du troupeau des flics de L.A. Solitaire, souvent en marge des procédures, ses méthodes lui valent de nombreuses remontrances.
Les égouts de Los Angeles permet de voir se dessiner un personnage qui prendra de la consistance au fur et à mesure des romans de son créateur tout en nous donnant des bases de compréhension, notamment en nous expliquant le rôle qu'il a tenu pendant la guerre du Vietnam.
Cette guerre du Vietnam est un point central du roman. On y découvre ses conséquences à la fois pour les anciens soldats, mais aussi pour leur entourage et leurs familles. Elle occupe une place de premier choix dans l'intrigue qui, si elle peine à démarrer, le temps que se mettent en place les différents protagonistes, s'accélère considérablement à partir du milieu du livre, condamnant le lecteur à engloutir les deux cents dernières pages.
Premier roman de
Michael Connelly,
Les égouts de Los Angeles porte en lui les ingrédients du succès que son auteur saura exploiter de main de maître dans d'autres titres et nous permet de rencontrer l'un de ses personnages les plus célèbres, Hieronymus Bosch, le flic, pas le peintre.
Lien : http://croqlivres.canalblog.com/archives/2011/07/12/21454316.html