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> Robert Pépin (Traducteur)

ISBN : 2020923882
Éditeur : Editions du Seuil (2011)


Note moyenne : 3.13/5 (sur 196 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Harry Bosh est dépêché sur les lieux d’un meurtre, quelque part au Sud de Los Angeles : dans son petit magasin de spiritueux Fortune Liquors, le vieux Monsieur Li a été abattu de trois balles dans la poitrine.
Secondé par l’Unité des Crimes Asiatiques en la perso... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par belette2911, le 30 août 2012

    belette2911
    Sachant que quelqu'un sur ce site attend ma critique avec l'impatience du loup guettant le passage du petit chaperon rouge portant son panier de galettes pur beurre et son petit pot de crème garantit sans OGM, c'est avec les yeux rivés dans mon dos que je la rédige.
    Pourtant, je signale d'entrée de jeu que je lui colle trois étoiles (non, pas me frapper !) car le roman de Connelly m'a fait passer un bon moment de lecture, même s'il a quelques défauts.
    En ayant lu, dans les critique, des vertes et des pas mûres, ayant pouffé de rire devant ce jeu de mot magistral de lehane-fan : "Après un Poète ahurissant, un Pouet retentissant !", j'ouvris ce livre avec une sorte d'appréhension, tel un contrôleur fiscal ouvrant une boîte en carton, expédiée anonymement et qui fait "tic-tac".
    Surtout que j'eus à subir quelques pressions lors de ma lecture, et quand je dis "pression", je ne parle pas de pichet de bière !
    Entrons dans le vif du sujet : le récit commence donc avec le vendeur de liqueur que j'avais vu dans "L'envol des anges" que je venais de reposer.
    Pas de bol, il ne me vendra pas du whisky frelaté puisqu'il vient de se prendre trois bastos dans le thorax.
    Non, pas de doute, c'est un meurtre et pas un suicide. le visage n'ayant pas été touché, il s'agit d'une exécution, pas d'une vengeance.
    Une ch'tite enquête banale, quoi ? On pourrait le croire...
    Si ce n'était que le mort, quand il ne l'était pas tout à fait, a ingéré une douille, sauvegardant ainsi une preuve (vous y penseriez, vous ? Moi non, je n'écrirais même pas son nom au mur). Sans parler du fait que la victime se faisait racketter par les triades, payant même pour le magasin de son fils.
    Enfin, ce qui, pour nous, est considéré comme du "racket", pour les Chinois, c'est comme payer ses impôts... J'vous dis pas la tronche des contrôleurs des impôts ! Vaut mieux pas déclarer des notes de frais bidon.
    Ok, les mecs, c'est votre droit de considérer ce racket comme une aumône faite aux Triades. Autres lieux, autres mœurs.
    Le livre nous éclairera aussi quelque peu sur les mœurs, étranges à nos yeux, de ce grand pays démocratique qu'est la Chine (tousse, tousse).
    Pour les conditions de la femme, on repassera ! Les filles étant appréciées dans une famille pour leur côté "fais la vaisselle, Cendrillon, n'oublie pas l'aspirateur, Cendrillon"... Bref, de la main-d'œuvre plus que bon marché. Nous en avons un brillant exemple avec la fille du mort.
    Mais je m'égare...
    Voilà donc notre Harry (Bosch, pas le prince homonyme qui se promène cul nu !) qui enquête et renifle les pistes avec la ferveur d'un chien de race Saint-Hubert sur la piste d'un bifteck saignant. C'est Bosch qui découvre le racket, heu, pardon, le "paiement au Trésor chinois" et il démarre au quart de tour sur la piste toute fraiche.
    Là, je me suis posée quelques questions, dont une : pourquoi tuer la poule aux œufs d'or ?? Un mec qui raque toutes les semaines, ça se chouchoute, non ? Vous le flingueriez, vous ? Moi, non. Mais bon, qui suis-je, moi, lectrice, pour juger une enquête ? le collecteur local avait peut-être une toute autre raison de refroidir son généreux donateur.
    Alors que Harry se débat, non pas avec une femme (comme le prince du même nom), mais avec son enquête, j'ouvre grand mes yeux en le découvrant papa !
    Oui, bon, ça va, j'ai passé bon nombre de romans et dans le dernier lu, sa femme se faisait la malle ("L'envol des anges", mais ça concerne pas le départ sa femme le titre du roman).
    Ici, treize ans se sont passés et il nous la joue "papa cool" et sa gamine ne rêve que de venir vivre à L.A.
    Bref, Harry est dans son enquête, se méfiant de tout le monde, surtout du flic traducteur, pestant sur son collègue qui file à la pointeuse avant l'heure...
    Notre inspecteur tend son filet et voilà ti pas que l'on kidnappe sa fille, peu de temps après que "mister collecteur d'impôt", le suspect appartenant à une triade, fusse arrêté à l'aéroport.
    Saloperie de triades qui veulent faire capoter l'enquête ! Et Harry voir rouge, plus rouge que le drapeau des communistes.
    Attention aux spoiler que je pourrais laisser passer !
    Petite question : heu, on trucide un bête marchand de liqueurs, on arrête un bête membre des triades et bardaf, sa fille cachée à Hong-Kong se fait enlever ?
    Comment la triade a-t-elle eu connaissance de son existence ? Dû au fait que papa avait envoyé les tatoo du mort et que cela cachait un secret caché ? Huum, louche.
    Là, j'ai suivi la piste des triades uniquement parce que je collais aux basques de Harry, mais j'avoue que je n'y croyais pas trop.
    Que l'auteur m'entraîne sur une fausse piste, je veux bien, je suis pour, mais que Bosch coure devant moi, la truffe au vent, je reste dubitative.
    Les émotions nous font réagir bêtement, certes. Sherlock Holmes le lui aurait même dit que les émotions étaient mauvaises, faussant tout le raisonnement.
    Je m'excuse pour ces petits apartés, mais il fallait que j'en parle sinon ma critique n'aurait pas été correcte. Cela fait partie des quelques petits défauts du livre.
    Si jusque là l'histoire se déroulait à un bon train de sénateur, sans être trop rapide, mais plaisant, il va s'accélérer quand Harry rencontrera, non pas Sally, mais Hong-Kong (qui n'est pas un grand singe).
    Ah là, il met le paquet, le Harry ! (et je ne parle toujours pas du prince homonyme qui a mis le paquet, lui aussi). Waw, ça pulse à mort le rythme du récit.
    Sacré Jack Bauer, va ! Aidé de son ex-femme et du nouveau Jules de sa femme, ils vont tout faire pour la retrouver, aidé juste par les photos tirées de la vidéo de sa fille, quand la caméra a basculé, révélant des choses qui lui feront trouver l'endroit.
    Semant des cadavres dans son sillage, dépeuplant un peu la Chine, Harry va commettre une erreur fort grave : négligeant les conseils du Julos de sa femme, il oubliera les règles en vigueur qui font qu'il vaut mieux éviter d'étaler son fric devant certains...
    Et, comme le disait un humoriste de chez nous "Bardaf, c'est l'embardée !". Une erreur que Harry paiera cash, mais c'est une autre personne qui douillera. Là, mon petit Harry, je ne te reconnais pas.
    Poursuivant sa route, ne reculant devant rien, notre pétillant quinquagénaire, dopé à l'EPO, va mettre les gaz pour retrouver sa fille vivante. Jack Bauer, je vous le disais.
    Les cadavres se ramassent toujours à la pelle, la course est haletante, les balles sifflent à vos oreilles et, là où la Poste met péniblement 48 heures pour vous livrer une lettre "Prior" (au plus tôt et je vise la Belgique), Harry ne mettra que 39 heures pour récupérer sa mouflette.
    A peine de retour à L.A, le voilà qu'il repart sur l'enquête.
    Quelques révélations plus loin (je m'y attendais, ayant compris qu'il ne fallait pas chercher trop loin), Harry boucle son enquête.
    Là où je croyais en avoir fini, la claque sur mon nez est arrivée et je me la suis prise sans m'y attendre.
    Certes, j'avais bien flairé une entourloupe, mais pas celle-là ! Franchement, il n'y a plus de jeunesse, ma bonne dame !
    En résumé, malgré ses défauts et le billet un peu ironique que je viens de rédiger, je n'ai pas de regret à avoir de ma lecture.
    "Neuf dragons" n'est pas le roman du siècle (normal, il n'est pas terminé), ce n'est pas non plus le roman policier de l'année, mais c'était le roman du jour et il m'a bien diverti.
    J'avais une longueur d'avance sur Harry dans l'enquête, ce qui n'est pas négligeable, j'ai passé un bon moment et j'ai eu mon étonnement final, ma claque sur le bout du nez.
    What else ? "Le poète" était un roman hors norme, un festin, un repas gastronomique et il est toujours difficile pour un auteur de refaire pareil. Je ferai donc avec le plat du jour...


    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/4-romans-policiers-contemporai..
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    • Livres 3.00/5
    Par lehane-fan, le 28 avril 2011

    lehane-fan
    Un Connelly en petite forme...
    Le mois dernier , j'avais dégusté " le Poete " plus qu'enthousiaste , j'ai refermé ces " Neufs Dragons " déçu...Nom d'un petit scarabée !
    Le bouquin se lit plutot bien mais est véritablement sans grande surprise , quid de l'originalité ? C'est de façon tres lineaire que je l'ai parcouru dans le vain espoir qu'à un moment donné , quelque chose allait faire que j'allais m'y plonger corps et ame , en apnée ( 12 sec 7 , record perso , qui dit mieux ? ) , tournant de plus en plus vite les pages afin de le refermer avec le sourire béat de celui qui vient de lire quelque chose d'exceptionnel en apprehendant deja la fadeur du suivant ne pouvant immanquablement soutenir la comparaison...
    Jules Cesar a dit : j'ai reçu , j'ai lu , j'ai oubliu , moi itou..
    J'ai trouvé que Connelly avait vraiment cédé à la facilité sur ce coup-là !
    En voici quelques exemples puisque vous insistez...

    _L'on retrouve l'ami Bosch tentant d'elucider le meurtre d'un commerçant d'origine asiatique , impliquant peut-etre les triades et comme de par hasard , l'on apprend que sa fille vivant , elle , à Hong-kong avec sa mere , aurait été enlevée au meme moment par ces meme triades afin d'inciter ce fin limier a lacher l'affaire...un peu gros !
    -J'ai arreté de compter le nombre de fois ou l'on a cru sauvé Maddie et puis non...1 fois , ça va , puis le ressort psychologique a tendance à se réduire comme peau de chagrin par la suite...un peu gros !
    -Et que dire de cette façon quasi miraculeuse de tomber sur un flingue alors que l'on se trouve planqué sous un lit en ayant la fine intuition de jouer avec son économiseur de portable...un peu gros !
    -Et que dire itou du Diplodocus a poil ras..un peu gros également mais amplement justifié dans le cas présent d'autant plus qu'il n'en est absolument pas question ici..
    Un récit donc linéaire qui débute par l'arrestation d'un suspect dans le cadre du commerçant assassiné ( ou suicidé mais bon , 3 balles dans le corps , le doute est permis..) pour se poursuivre à Hong-Kong a pourchasser les vilains kidnappeurs de sa fille adorée , aidé en cela par son ex et son nouveau jules , qui suite à cet épisode asiatique , deviendra certainement l'un de ses nouveaux amis sur facebook..pas rancunier le gars..
    Alors bien sur , ça pétarade quelque peu , le sang gicle à droite à gauche , mais le tout est poussif , désespérement prévisible..J'ai pourtant éssayé de m'enthousiasmer , de m'auto-persuader que le bouquin etait une vieille loco ( voire un vieux dragon , ça crache un dragon alors neuf ! ) qui n'allait pas tarder a se transformer en TGV mais rien n'y a fait , le train est resté en gare ou peu s'en faut..Le plaisir de lecture également...
    Leger sursaut final en apprenant que la petite fille à son papa serait possiblement à l'origine d'une blagounette aux conséquences familiales dévastatrices et irrémédiables , n'en jetez plus , la coupe est pleine ! Petite coquinette va !
    Le final ou l'on decouvre la nature humaine et son indicible cruauté paracheve ce récit sans saveur...un comble pour une enquete au pays du soleil levant !
    Paradoxalement , des trois romans reçus dans le cadre du jury policier ( que je remercie au passage ainsi que les éditions du Seuil ) , c'est ce Connelly que je sentais comme le plus prometteur , je m'ai trompé , mon flair légendaire etant apparemment toujours anesthésié par ce rhume des foins tenace...atchouuumm...bardonnez-boi..
    Ce Connelly est "juste" bon alors qu'on le sait capable du meilleur..
    Apres un Poete ahurissant , un Pouet retentissant !
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    • Livres 2.00/5
    Par bilodoh, le 27 janvier 2014

    bilodoh
    Décidément, pas le meilleur Connely.
    C'est un polar à feu et à sang où un Bosch infatigable sème les cadavres sur son passage. On comprend son acharnement, car c'est sa propre fille qui serait en danger.
    On comprend moins qu'il laisse autant de victimes sans en éprouver de remords. On pourrait croire que c'est moins grave quand les morts sont des Asiatiques…
    Je n'aime pas trop quand le policier se comporte avec quasi le même manque de respect pour la vie humaine que les criminels qu'il traque…
    Sinon, c'est un polar américain, avec beaucoup d'action et de rebondissements.
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    • Livres 2.00/5
    Par Pinklychee, le 20 octobre 2014

    Pinklychee
    L'inspecteur Harry Bosch mène l'enquête dans le quartier chinois de Los Angeles: le propriétaire d'une boutique de spiritueux a été assassiné, et très vite Bosch soupçonne une affaire de racket de la part des triades.
    Préoccupé par cette affaire, il ne prend pas le temps de lire le message vidéo que lui a envoyé sa fille Maddie, 13 ans, qui vit à Hong Kong: il semblerait que les triades l'aient enlevée...
    Bosch se prépare donc à partir pour la Chine: il retrouvera sa fille, ou mourra en essayant...
    Je suis bien obligée d'avouer que je ressors déçue de ma lecture. Peut-être que j'en attendais trop, surtout après avoir lu le résumé très alléchant, je ne sais pas, mais je suis passée à côté de ce livre.
    Déjà, j'ai trouvé le rythme très mou. On commence donc avec le meurtre de l'épicier chinois, la collecte d'indices, les bâtons que l'on met dans les roues de Bosch, le fils pas très clair de l'épicier... Tout cela prend un temps fou, et je me suis ennuyée.
    Il faut attendre environ la moitié du livre pour que Bosch reçoive la fameuse vidéo de sa fille, et là enfin tout s'accélère, et j'avoue qu'à ce moment je commençais enfin à me réconcilier avec ma lecture. Pas de temps mort durant cette partie, tout s'enchaîne, les actions se succèdent.
    Seulement voilà, là encore je ressors insatisfaite, car cette partie du livre, bien que rythmée et efficace, est assez invraisemblable: Harry Bosch réussit tout ce qu'il entreprend, retrouve sa fille avec une facilité déconcertante, il déchiffre sans mal les indices qu'il trouve sur son passage... Sur ce coup, Harry Bosch, c'est un peu McGyver: avec un trombone, il fait un tracteur... Bref, trop de facilité tue la facilité!
    Niveau personnages, j'ai (heureusement) aimé Harry Bosch, même si j'ai eu l'impression d'avoir encore un "vieux" flic désabusé en guise de héros. J'avoue ne pas avoir lu les autres titres mettant en scène ce personnage, donc je ne peux pas dire si c'est l'atmosphère de ce roman qui m'a donné cette impression, ou si Harry est vraiment comme ça.
    J'ai aimé son côté papa-en-apprentissage, ses difficultés avec sa fille Maddie, qu'au fond il connaît très peu, ses relations tendues avec sa femme Eleanor. J'ai aimé aussi son côté "d'abord je cogne et après je pose les questions", bah oui j'aime bien les types qui foncent dans le tas ^^
    J'ai apprécié le personnage d'Eleanor, j'aurais aimé qu'elle soit plus fouillée, que ses relations avec Bosch soient plus approfondies. Mais il faut dire aussi que Les neuf dragons est le 15è tome d'une série consacrée à Bosch, donc il faudrait sûrement que je lise les 14 autres pour en apprendre un peu plus en ce qui concerne ces deux-là ^^
    Maddie est une jeune fille attachante, une ado un peu paumée, comme on peut tous l'être à cet âge. Elle fait des erreurs, certaines ont des conséquences plus dramatiques que d'autres, mais dans l'ensemble j'ai apprécié ce personnage, avec ses failles et ses faiblesses.
    J'ai tout de même apprécié la fin, qui rehausse un peu l'ensemble: c'est bien trouvé, même si à la lecture de certains détails on pouvait se douter de la tournure que pendraient certains évènements. J'avais deviné la vérité à propos de Maddie, mais pas de l'épicier chinois, et ça a été une bonne surprise.
    En bref, une lecture dont j'attendais beaucoup (trop?), mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable...

    Lien : http://2.bp.blogspot.com/-WFUeHnl3Je4/VETGKfZMiSI/AAAAAAAAAso/V4zShF..
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    • Livres 2.00/5
    Par sandrine57, le 18 mai 2011

    sandrine57
    Harry Bosch, celui qui était torturé par l'assassinat de sa mère, traumatisé par la guerre du Vietnam, n'est plus...Il a été remplacé par Jack Bauer! Il fait même plus fort puisque ce n'est pas en 24 heures chrono qu'il sauve le monde mais en 39 heures qu'il sauve sa fille.
    Apaisé, Harry Bosch est presque heureux. Toujours très impliqué dans ses enquêtes, il fait aussi la découverte de la paternité,échangeant mails, SMS et coups de fil avec sa fille qui vit à Hong-Kong. Ce nouveau rôle, curieusement, lui enlève de l'épaisseur et le rend presque quelconque...
    Cette dernière enquête commence banalement par le meurtre d'un épicier chinois à Los Angeles. Les premiers indices mènent les policiers sur la piste d'une triade. Harry, et là il est fidèle à lui-même, se méfie de son coéquipier occasionnel, l'inspecteur Chu dont il ne sait si il est lié à une triade ou si il veut faire cavalier seul pour résoudre l'enquête. Traditionnelle, l'intrigue se déroule tranquillement jusqu'au coup de théâtre: l'enlèvement, à Hong Kong, de la fille de Bosch, vraissemblablement par une triade qui veut faire cesser les investigations de la police. A partir de là, le rythme s'accélère. Bosch décolle pour Hong Kong où il va, cow boy solitaire, tout faire pour récupérer saine et sauve la chair de sa chair. Bagarres, coups de feu, fusillades, Bosch sème les cadavres, suit ses propres lois et tique à peine quand sa méconnaissance des usages du pays lui fait commettre une erreur aux conséquences dramatiques. Vulnérable, car attaqué là où ça fait mal, Bosch n'est malheureusement pas touchant. CONNELLY semble avoir abandonné la psychologie des personnages pour laisser parler la poudre. J'ai lu toute la partie hong kongaise comme j'aurais regardé une série télé sans intérêt où l'on sait que les méchants vont se repentir d'avoir défié le héros qui bien sûr sortira vainqueur de l'affrontement.
    Je suis déçue par cet opus. J'ai entamé ma lecture en espérant retrouver le Harry Bosch que j'aimais comme on renoue avec un ami perdu de vue depuis un moment et j'ai été plongée dans un épisode de 24 heures chrono avec quelques gouttes des Experts, le tout à la sauce chinoise.
    Merci tout de même à Babelio et aux Editions Seuil.
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Critiques presse (3)


  • LesEchos , le 01 août 2011
    Le maître Connelly déçoit en entraînant son héros Harry loin de l'Amérique. [..] On est rassuré : Michael Connelly a bien du talent. «Les Neuf Dragons », petit passage à vide dans l'oeuvre du maître, ne doit pas nous en faire douter.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • LaLibreBelgique , le 21 juin 2011
    L’intrigue, si efficace et sans temps mort soit-elle, [perd] quelque attrait en ce qu’elle est linéaire et monolithique.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • LeFigaro , le 14 juin 2011
    Avec Les Neuf Dragons, Connelly nous donne un polar qui démarre tout doucettement, fait même un instant craindre le pire et devient palpitant dès lors que l'action est transportée à Hongkong.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Citations et extraits

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  • Par ladesiderienne, le 03 août 2012

    - Kowloon, répéta Starkey. Ça a quelque chose de sinistre.
    - Ma fille m"a dit que ça signifiait " les Neuf Dragons".
    - Tu vois ! Je te l'avais dit ! Qui pourrait bien décider d'appeler son quartier " les Neuf Dragons" à moins de vouloir foutre la trouille aux gens pour les faire partir ?
    - Ça vient d'une légende. Dans une ancienne dynastie, l'empereur qui n'était encore qu'un garçon se fit chasser par la Mongols jusque dans ce qui est Hong Kong aujourd'hui. Il vit les huit sommets des montagnes qui entouraient la région et voulut appeler l'endroit " les Huit Dragons". mais un des hommes qui le gardaient lui rappela que l'empereur était lui aussi un dragon. Ils ont donc appelé l'endroit " les Neuf Dragons". Kowloon.
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  • Par GribouilleChat, le 04 mai 2011

    Toute sa vie durant, Harry Bosch avait cru avoir une mission. Et pour pouvoir la mener à bien, il avait besoin que rien ne l’atteigne. Il devait se construire et construire sa vie de façon à être invulnérable, de façon que rien ni personne ne puisse l’atteindre. Tout cela avait changé le jour où on lui avait présenté la fille qu’il ne savait pas avoir. Dans l’instant, il avait compris qu’il était tout à la fois sauvé et perdu. Il allait être à jamais relié au monde comme seul peut l’être un père. Mais perdu, il le serait aussi parce qu’il savait que les forces du mal qu’il affrontait finiraient par la trouver. Et peu importait qu’un océan entier les sépare. Un jour ou l’autre, on en arriverait là. Alors les forces du mal la trouveraient et se serviraient d’elle pour l’atteindre. (p.194)
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  • Par ladesiderienne, le 05 août 2012

    Avant même d'avoir refermé la porte, Bosch sut que la mort les attendait. Il n'y avait ni odeur renversante, ni sang sur les murs, ni indice physique dans la première pièce, mais après avoir examiné plus de cinq cents scènes de crime au fil des ans, il avait développé un véritable sixième sens pour le sang. Sans avoir quoi que ce soit de scientifique pour étayer sa théorie, il pensait que le sang versé altère la composition de l'air environnant et c'était bien là ce qu'il sentait maintenant. Que ce sang puisse être celui de sa fille rendait la chose encore plus horrible.
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  • Par porthos, le 12 décembre 2012

    Qu'est ce que c'est ?
    Le melting-pot de Hong Kong. C'est l'endroit le moins cher de la ville où passer la nuit, et donc le premier arrêt pour tous les immigrants du tiers et quart-monde qui viennent ici. Tous les deux ou trois mois, les journaux racontent comment quelqu'un s'y est fait arrêter ou assassiner au couteau ou par balle. C'est une manière de Casablanca postmoderne...tout en un Building
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  • Par LUKE59, le 02 janvier 2012

    Au fur et à mesure qu'ils s'enfonçaient dans Kowloon,la dégradation urbaine et la densité de la foule augmentaient de façon exponentielle.Comme dans toutes les grandes villes,se dit-il.Plus on s'éloigne des lieux où il y a de l'argent,plus sordides et désespérantes sont les apparences.(p256)

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