ISBN : 2702137563
Éditeur : Calmann-Lévy (2007)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 99 notes) Ajouter à mes livres
" Il se plante devant la porte ouverte, jambes écartées, poings sur les hanches. Il hume l'air. La nuit s'annonce douce et tranquille. Mais d'un coup, ses sourcils se froncent, une ombre passe, et sans se retourner... - Passe-moi le fusil, j'vais allumer le chat ! Il n'... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Kittiwake, le 21 avril 2012

    Kittiwake
    Avec Et puis Paulette, il était difficile de résister à l'envie de découvrir les autres productions de Barbara Constantine. C'est donc Allumer le chat qui ouvre le bal (les autres sont en rang d'oignon dans ma liseuse). Et c'est à nouveau c'est un tourbillon de personnages pas trop dans les normes,pas comme il faut, surtout si l'on se glisse dans le secret des alcôves (trahison, vols, crimes déguisés, mensonges, sont les apanages de couples mal assortis, d'enfants non désirés, de femmes trompées, d'hommes aussi, de photographes pervers, ou de cuisinières «sauvages»). Chacun prend la parole pour donner sa version,  les enfants , les parents, les amants, les beaufs, les croque-morts, et même le chat, celui qui manque de se faire allumer à chaque fois que Raymond traite son intoxication à la nicotine par de l'herbe (et ça marche, dit-il)
    Le langage est haut en couleur, plus ou moins châtié en fonction du narrateur, toujours très explicite : il n'y a pas que le chat qui soit appelé par son nom. Terrible le matou, entre nous soit dit, il cherche les histoires : «le petit salopard avait trouvé ses cigarettes dans sa poche et les avait toutes dépiautées pour se rouler dedans» de quoi se faire allumer!
    Icic les décès sont plutôt bien vécus : ils soulagent d'un bourreau, donnent l'occasion de se faire la belle, font naître des passions artistiques, créent de nouveaux couples, et pas forcément classiques, permettent de déterrer (!) des secrets de famille. La mort fait partie et de la vie et se fait complice des destinées et redresseuse de torts.
    On est pas loin de Clochermerle, revu à la mode du XXIè siècle. 
    Lu sur Sony reader PRS T1
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
  • Par InColdBlog, le 08 septembre 2010

    InColdBlog
    Restons dans le registre animalier. Après Déloger l'animal, voici Allumer le chat, de Barbara Constantine. En fait, pour tout vous dire, quand je suis venu piocher dans ma PAL, je m'étais d'abord saisi d'Allumer le chat. Puis, tout contre, la couverture du roman de Véronique Ovaldé m'a fait de l'œil. Alors, à défaut de se faire allumer, le chat pouvait aller se brosser un moment.
    Mais, à peine l'animal délogé, je suis revenu chercher le roman de Barbara Constantine, plutôt excité à l'idée de découvrir le roman d'un nouvel auteur dont je n'avais lu que de bons échos, comme autant de promesses d'un agréable moment de détente et d'humour, petite trêve plutôt bienvenue dans la guerre des nerfs engagée avec le chef de l'armée d'ouvriers qui nous assiégeaient à la maison. Pour ce qui est de l'histoire proprement dite, je vous renvoie vers les excellents billets de Bernard , Tamara et Anne .
    « Bonne nouvelle ! Les Deschiens ont fait un enfant à Queneau et le chat se porte bien. Allumer le chat, c'est un feu d artifices », annonce Daniel Picouly en 4e de couv'. Oui, ben moi j'y ai plutôt vu le remake d'Ensemble c'est tout par Jean-Pierre Mocky, où se mélangent allègrement bons sentiments primaires et langage pour le moins fleuri. Cela dit, j'aurais dû me méfier, je me suis déjà fait avoir par le passé par ce genre de formule accrocheuse. Et pourtant, il me faut bien le reconnaître, le chat de Barbara Constantine ne manque pas de chien. Par son originalité, son roman se démarque sans peine de ses voisins.
    Les 70 chapitres, très courts, s'enquillent facilement, comme une succession de petits sketches pas désagréables au demeurant. La multiplicité des personnages donne à l'ensemble le dynamisme d'une ruche où chacun s'active à ses petites affaires. En revanche, si je n'ai rien contre la gouaille populaire, son utilisation systématique, tant dans les dialogues que dans le récit lui-même, m'a lassé à la longue. Tous les personnages parlant de la même façon, aucun ne se démarquait vraiment, tous se fondant dans une espèce de magma verbal flirtant plus qu'à son tour avec l'argot, voire, parfois, le vulgaire. "« Quand Edith m'appelle Bobby, ça m'énerve et ça la fait marrer, la môme. J'aime pas les Ricains que j'lui dis ! Mais je ne pourrai jamais lui dire à quel point. Parce que le gars qui l'a engrossée ma Roberte, avant que je la rencontre, il venait de là-bas. Et il a eu de la chance de ne pas me croiser, parce qu'il serait reparti avec ses couilles entre les dents ! J'ai toujours été un sanguin. Même avant de partir en Algérie. »" ou encore : "« Soixante-cinq ans tout rond ! Moi, j'dis que tant qu'on arrive à se torcher le cul tout seul, ça va ! le jour où on peut plus, y'a plus qu'à se faire sauter le caisson ! C'est la limite à pas dépasser. Pour l'instant, ça va. J'ai besoin d'aide de personne. Même pas pour faire ma gnôle. »"
    Côté humour, la succession de situations plus invraisemblables les unes que les autres (l'accident du cerf, les recettes de Marie-Rose, la machine de mort de Robert, la liaison Josette/Edith, j'en passe et des meilleures), mais finalement trop absurdes et caricaturales pour que j'y adhère un minimum, m'a laissé de marbre. Ah, c'est sûr, ça dépote chez Barbara Constantine ! Mais au risque de passer pour un pisse-froid, en place et lieu des bonnes rigolades promises ici et là, j'ai esquissé au mieux un ou deux sourires. "« La première personne qu'il a croisée, c'est son voisin. L'imbattable sur la culture des fruits. Sourd comme un pot. Alors, Robert en profite. « Espèce de vieux naze », qu'il marmonne, tout en présentant un visage amical. C'est d'ailleurs parce que c'est un vieux naze qu'il trouve normal d'aller lui piquer ses fruits, la nuit, dans son verger. Si ç'avait été un mec bien, jamais il aurait eu l'idée de faire ça ! La « naserie », ça se paye. C'est comme ça, c'est tout."
    "- Alors, ça va ? il crie… et il finit en marmonnant entre ses dents… pauv' couillon !"
    "- Oui, ça va, et vous ?"
    "- Moi, ça va. Et vos fruits, ils viennent bien… connard ?"
    "- Mes fruits ? …Ah oui, ils viennent bien"
    "- Bon, eh bien au revoir, alors… ducon de mes couilles."
    "C'est ce qu'il appelle être en bons termes avec son voisin"
    "Ni plus, ni moins. »"
    Pas de quoi fouetter un chat. Bref, appelons un chat un chat : je n'ai pas accroché ; ce roman a un côté too much pour moi, comme un gâteau très appétissant de loin mais qui, une fois qu'on s'en est approché, se révèle dégoulinant de crème et finalement écœurant. A part le couple formé par Raymond et Mine, que j'ai trouvé très attendrissant, je suis resté extérieur à ce livre qui ne m'a pas touché. Sans son caractère outrancier, je crois bien qu'Allumer le chat aurait pu me plaire. Peut-être le trouverais-je plus digeste dans un format programme TV court, type Caméra café ou Kaamelott ?
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par sylvie, le 04 juin 2009

    sylvie
    j'ai vraiment aimé ce premier roman de l'auteur à la verve truculente et originale qui sait nous faire passer un excellent moment de lecture.
    Barbara Constantine construit un monde rural et rustique, peuplé de personnages tous tellement cassés par les aléas de la vie qu'ils en sont devenus déjantés.
    Elle ne fait pas de quartier et les travers des uns et des autres sont présentés avec humour, férocité ou tendresse, c'est selon.
    Tous ces allumés ont des tranches de vie cocasses à souhait et sont mus par des sentiments intenses qui les poussent à continuer à vivre.
    Ce petit monde pas tranquille du tout est décrit dans une langue parlée et largement fleurie, pleine d'images qui nous font sourire et de jeux de mots qui laissent passer les désirs, pas toujours catholiques, et l'esprit qui fait se retourner les situations les plus désespérées...
    En pas moins de 70 chapitres qui s'enchainent dans un rythme trépidant, l'auteur boucle la boucle en portant un message d'espoir dans la joie de vivre et l'amour.
    Il y a aussi des irrécupérables dans ce roman et nous sentons la jubilation avec laquelle l'auteur les fait disparaitre en moins de deux dans des circonstances absurdes et rocambolesques...
    A lire pour sourire et se faire plaisir !
    des liens sur le blog

    Lien : http://sylvie-lectures.blogspot.com/2009/06/allumer-le-chat-barbara-..
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    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par zazy, le 22 juillet 2011

    zazy
    Détachez vos ceintures (de pantalon), préparez vos zygomatiques et c'est parti !!!!!!!!!!!
    Vous allez faire connaissance de Mine et Raymond, un couple de vieux qui s'aiment toujours. Raymond a un tic : il veut allumer ou dégommer (vous avez le choix du terme) Bastos, qui n'est autre que le chat de la maison, mais, comme il a toujours un canon d'avance, bien sûr, il tire à côté, tant pis pour les lapins…..
    Raymond est fâché avec sa fille Josiane qui a épousé ce crétin de Martial et qui a mis au monde un gamin nommé Rémi. Rémi (fa sol la si do) a de l'eczéma et, cela va rapprocher père et fille. Il faut dire que Raymond a un « don », il sait guérir.
    Arrivent un kaléidoscope de personnages. Pierrot, employé aux Pompes Funèbres et amateurs de photos « Pompes-funébreuses ». Marie-Rose, à la vie pas rose qui sent pas la rose, excellente cuisinière qui concocte des recettes « sauvages ». Ce crétin de Martial qui rencontre un cerf et en meurt. Momo, le cantonnier, ivrogne comme il se doit, amoureux de Marie-Rose et excellent braconnier. J'allais oublier le chat Bastos très imbu de lui-même….
    Picouly a raison quand il écrit « Les Deschiens ont fait un enfant à Queneau. de la loufoquerie à l'état pur, mais très sensée, quelque fois attendrissante, jamais vulgaire malgré le langage fleuri et imagé employé. Et les titres….. des petits joyaux à eux tous seuls : Youka morte raconte sa vie (une vraie vie de chien !!!) – Martial rompt avec Edith et rencontre le cerf – le gendarme croit que c'est son jour de chance, mais en fait, non
    Je le lisais dans la salle d'attente d'un médecin et je rigolais…. Imaginez la tête de la personne qui attendait en même temps que moi !!!!! Une bombe à dégoupiller d'urgence.
    Que cela fait du bien. Comme dirait Bastos : « j'en miaule de plaisir ». Comme c'est un livre emprunté à la bibliothèque, je vais devoir l'acheter….. j'en aurais besoin de temps à autre pour une remontée de moral !!!!!!
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  • Par petitepom, le 19 avril 2012

    petitepom
    J'ai beaucoup aimé cette lecture, l'auteur aurait pu parler d'un accident, ou d'un rencontre amoureuse entre deux femmes ou encore d'un grand père et son petit fils qui apprennent à se connaître, mais non, elle aborde tous ces sujets, et bien d'autres encore.
    A travers des chapitres courts, on suit la vie et surtout les rencontres de plusieurs personnages (on peut s'y perde parfois), dans un petit coin de campagne. L'humour est au rendez vous, j'ai adoré les chapitres où Bastos, le chat nous fait part de ses réflexions.
    J'étais assez curieuse en découvrant le titre, j'ai compris son importance à présent ; ce roman est une série de retrouvaille, d'amour filiale ou passionnel, un bon moment de lecture.
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Citations et extraits

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  • Par Kittiwake, le 21 avril 2012

    Le petit salopard avait trouvé ses cigarettes dans la poche de sa veste et les avait toutes dépiautées pour se rouler dedans! l'odeur des brunes le rendait fou! Pas moyen de le détourner de son vice! En tout cas, c'est comme ça que pendant des années, Raymond s'était fait faire les poches par son chat...
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  • Par angel92, le 07 février 2012

    Quelle joie de redécouvrir cet auteur. J'aime son style, simple, rapide, drôle, tendre....
    Je me suis tout de suite sentie bien parmi ces personnages durs et si attachants. Leurs histoires se recoupent d'une manière inattendue.
    Je me suis sentie seule à la fin du livre- J'aurais voulu rentrer dans leur univers et y rester.
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  • Par Soundandfury, le 27 avril 2011

    Martial, enfant, il était buté, brutal. Et plus ça allait, plus il devenait... obtus. Après avoir redoublé deux fois sa cinquième et une fois sa troisième, il a bien fallu admettre qu'il n'irait pas très loin dans ses études. [...]

    Et une fois adulte, ça ne s'est pas amélioré. Son entreprise de maçonnerie... Du ciment, du béton, du parpaing!

    Il y avait de si belles choses à faire. Des matériaux nobles... La chaux, le torchis, la terre cuite. Non. Le ciment!

    Alors quand il a refait leur maison, sans les prévenir, pendant qu'ils étaient en vacances... Là, il aurait pu le tuer! Il a réussi à aire un pavillon de banlieue de leur belle maison en pierre de pays.
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  • Par line70, le 19 mars 2011

    Quand on est jeune, on brûle quelquefois les étapes pour savoir ce qui se cache derrière les choses... pour découvrir le fameux « secret » des adultes... celui du : « Tu verras quand tu seras grand », qui justifie leur pouvoir.
    Eh bien, la vérité, c'est qu'ils n'en ont pas, de secret, les adultes.
    C'est très très décevant, mais c'est comme ça. Ils n'en ont pas.
    Alors, autant le savoir tôt. Ça fait qu'on est moins pressé de devenir grand.
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  • Par sylvie, le 04 juin 2009

    Le chat et le poêle ronronnent.
    Le chat rêve de sa mère. Il ne l'a pas connue longtemps, mais son souvenir est encore très vivace. Une vraie tigresse la mère de Bastos ! S'il était resté, il aurait certainement eu envie de se la faire, une fois grand. C'est comme ça, chez les chats...
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SMEP - Barbara Constantine
La présentation du livre "Le Violon d'Auschwitz" de Maria Angels Anglada par l'éditeur : Auschwitz, 1944. Les privations, les coups, les humiliations. Un prisonnier juif, Daniel, lutte pour la survie de son âme. Surprenant un concert organisé par Sauckel, le commandant du camp, il révèle son talent de luthier pour sauver son ami Bronislaw, violoniste de génie accusé à tort d'avoir joué faux. Il va alors devoir fabriquer un violon qui imite le son d'un Stradivarius, car de cet instrument dépend leur salut... Composant un mélange subtil entre réalité et fiction, des documents historiques entrecoupent le récit comme autant de pauses glaçantes. Dans la tradition littéraire d'un Primo Levi, l'auteur mène une danse effroyable entre l'horreur de la barbarie et le sublime de la musique. C'est une leçon d'harmonie qu'offre la Catalane Maria Àngels Anglada. Son Violon est artisan de volupté, de fraternité. D'humanité. Laure Mentzel, Le Figaro. La présentation du livre "Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom" de Barbara Constantine par l'éditeur : Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobile home avec Joss, sa mère (plutôt jeune : elle l'a eu à treize ans et demi). Comme Joss adore faire la fête et partir en week-end avec ses copains, Tom se retrouve souvent seul. Et il doit se débrouiller. Pour manger, il va chaparder dans les potagers voisins... Mais comme il a peur de se faire prendre et d'être envoyé à la Ddass (sa mère lui a dit que ça pouvait arriver et qu'elle ne pourrait rien ...








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