> Auguste-Jean-Baptiste Defauconpret (Traducteur)
> Philippe Jacquin (Éditeur scientifique)

ISBN : 208070611X
Éditeur : Flammarion (1999)


Note moyenne : 3.59/5 (sur 37 notes) Ajouter à mes livres
Le roman se déroule en Amérique, pendant la guerre de sept ans. Les affrontements entre français et anglais en forment la toile de fond. Cooper décrit notamment la bataille de Fort William Henry, qui opposa, en juillet et août 1757, les troupes du général français Montc... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 25 janvier 2011

    LiliGalipette
    Roman de James Fenimore Cooper.
    En 1757, la guerre fait rage sur le Nouveau Monde entre les Français et les Anglais. le peuple indien, composé de nombreuses tribus, a choisi ses alliés : les Hurons combattent aux côtés des Français et du général Montcalm alors que les Mohicans ont choisi le camp anglais. Sur les rives de l'Hudson, le Fort William-Henry, dirigé par le commandant Munro, attend les renforts que doit envoyer le Fort Edward, sous la direction du général Webb. Mais les hommes de ce dernier n'arrivent pas et le Fort William-Henry est assiégé. Les filles du commandant Munro bravent les dangers de la forêt pour rejoindre leur père. Escortées par le major Duncan Heyward et le maître de chant David La Gamme, les demoiselles tombent dans une embuscade menée par les Hurons. le chef de cette troupe, Renard Subtil, cherche depuis à longtemps à se venger de Munro et désire s'emparer de Cora pour en faire son épouse. Mais c'est compter sans l'aide d'un chasseur blanc, Oeil de faucon, rompu à la vie sauvage et au combat, et celle de deux Mohicans, Chingachgook et son fils Uncas, "Le Dernier des Mohicans." (p. 35) De bataille en reddition, d'enlèvement en traque humaine, les héros parcourent le Nord-Est américain, s'enfonçant toujours plus avant dans ses forêts, ses montagnes et ses dangers.
    Tout concourt à faire de cette oeuvre un parfait moment d'apprentissage ludique : le texte présente, certes romancée, la bataille de Fort William-Henry qui opposa les Anglais aux Français pendant la guerre de Sept Ans. Ce roman d'aventure a de quoi séduire les amateurs du genre : le rythme est soutenu, les séquences romanesques ne durent jamais très longtemps et ouvrent toujours sur des rebondissements palpitants, les héros sont vaillants et intrépides, les ennemis sont perfides et brutaux, les combats sont âpres et précisément dépeints, etc. Pas étonnant que le roman de Cooper ait séduit tant de jeunes lecteurs !
    La description des relations entre les Blancs et les Peaux-Rouges souffre néanmoins de l'ethnocentrisme de l'auteur qui a écrit ce roman en 1826. James Fenimore Cooper oscille entre une tendresse paternaliste envers un bon sauvage prometteur ("Uncas, lui-même, [...] prouvait, en laissant deviner son émotion, que même les Indiens savaient et sauraient un jour éprouver et manifester leurs sentiements sans fausse honte." p. 128) et un dégoût prononcé pour les indigènes non civilisés. Mais son récit donne la mesure des dégradations que l'homme blanc a apportées dans un mode de vie ancestral. Renard Subtil est soumis au démon de la bouteille et les Indiens en général souffrent du recul des frontières de leurs territoires. La mort de Uncas signe l'extinction d'un peuple déjà condamné.
    Mais ce roman ne signe pas la victoire des Blancs sur les Indiens. D'une part, les Anglais sont défaits face aux Français dans la bataille de Fort William-Henry. Même si Montcalm lui offre des termes de reddition avantageux qui préservent son honneur, l'armée britannique est en déroute. D'autre part, Uncas n'est pas la seule victime du récit. Cora, si belle et courageuse, perd la vie sans aucun profit puisque sa soeur était déjà sauve. Sa mort est aussi cruelle qu'inutile.
    La forêt est un élément majeur de l'histoire et pas simplement un décor. Elle motive l'action puisque c'est elle qui dissimule les ennemis, qui offre des refuges et qui ralentit les missions de sauvetage. Les reproductions de gravures de Michal Andriolli montrent une nature hostile et rugueuse, en totale opposition avec la grâce et la finesse des filles Munro. Les hommes, quant à eux, s'inscrivent dans le paysage à divers degrés : les Indiens s'y fondent, les Visages Pâles s'y perdent hormis Oeil de faucon. L'auteur sait également pointer le devenir de la forêt : au même titre que les Indiens, elle est vouée à reculer voire à disparaître.
    Aussi agréable que fût cette lecture, la surabondance de surnoms donnés aux Indiens m'a parfois interloquée. Pas facile de s'y retrouver quand un personnage change de nom 4 fois en un paragraphe ! Mais c'est un détail secondaire. La lecture est rapide et on ne s'ennuie pas.
    Maintenant, quand je compare le texte et le film de Michael Mann avec Daniel Day-Lewis, je ne peux que déplorer une adaptation cinématographique désastreuse ! L'intérêt du film porte sur la romance entre Cora et Oeil de faucon, romance que Cooper s'est bien gardée d'écrire ! En outre, Oeil de faucon devient à l'écran le frère adoptif de Uncas et perd tout l'intérêt qui faisait son personnage. Enfin, ce pauvre Uncas est totalement occulté par la force et la prestance du Blanc ! Si ce n'est pas de la réécriture à la sauce blanche, je ne sais pas ce que c'est !
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par austen, le 11 février 2011

    austen
    J'avais lu "Le Dernier des Mohicans" pré-adolescente, et j'avais beaucoup aimé les personnages et l'histoire.
    Pour cette seconde lecture, je dois avouer que j'en ressors un peu amusée et un peu moins enthousiaste.
    De fait, l'écriture de Fenimore Cooper est un peu vieillote, et ça en devient même assez amusant lorsque, par exemple, le tueur de daim utilise l'imparfait du subjonctif lors de ses échanges avec Duncan, alors que c'est un homme des bois vivant dans la forêt avec ses amis indiens...
    L'histoire: c'est le périple de deux jeunes filles, Alice et Cora, qui cherchent à rejoindre leur père commandant d'une place forte assiégée. Elles sont accompagnées de Duncan, un jeune officier envoyé par leur père. Leur guide dans cette région sauvage (la frontière entre les États Unis et le Canada) est un indien, le Renard Subtil qui s'avèrera être le méchant de l'histoire.
    En route le petit groupe va vivre des mésaventures à répétition, mais sera aidé pour sa survie par trois personnages-clé du roman: le tueur de daim, un chasseur obsédé par la pureté de son sang (il est blanc mais vit avec des indiens), Chingacook un indien mohican, et son fils Uncas, jeune homme beau et sympathique, bien qu'indien....
    En effet, jusqu'au bout de ce roman d'aventure, on ne comprend pas de façon très claire si l'auteur aime les indiens ou pas. Il parle très joliment de Chingacook et Uncas, mais décrit les indiens en général comme des sauvages que rien ne peut rattraper...
    Évidemment ses paroles sur les indiens paraissent cruelles et ethnocentrées de nos jours, mais son admiration évidente pour les deux mohicans permet d'équilibrer le roman. Cependant, j'avoue que souvent j'étais agacée par quelque parole sur la sauvagerie et la fourberie des hurons.
    Le rôle des femmes aussi est un peu agaçant; Alice, la plus jeune des deux soeur Munro, est particulièrement énervante: elle n'arrête pas de s'évanouir pour un oui et pour un non. Heureusement que Cora s'en tire un peu mieux, et va même jusqu'à susciter l'admiration des indiens.
    Ceci mis à part, j'adore les romans d'aventure, alors j'ai quand même eu beaucoup de plaisir à suivre les péripéties du petit groupe. Et je dois avouer que les 100 dernières pages sont passionnantes, j'ai dû aller loin dans la nuit pour finir, sans pouvoir lâcher Chingacook, Duncan et les autres.
    Au final, je lui ai seulement mis 3 étoiles pour toutes les fois où j'ai pesté contre son langage ampoulé ou contre les paroles sur les indiens. Mais ça a été un bon moment de lecture, et j'ai beaucoup aimé retrouver des personnages que je connaissais de mon enfance.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 02 juin 2011

    Onclepaul
    Si je présente également dans cet article (voir Le mouron rouge de la Baronne Orczy) des romans de James Fenimore Cooper, ce n'est pas par hasard, mais bien parce que cet auteur américain est né en 1789. Son héros, Natty Bumper, surnommé Bas-de-cuir ou encore Œil de Faucon, a été recueilli enfant par les Indiens. Cinq romans mettent en scène ce personnage dont le plus célèbre est bien évidemment Le dernier des mohicans, sous-titré Histoire de Mil-sept-cent-cinquante-sept. Un roman culte auprès des lecteurs de tous âges, et l'on peut affirmer sans conteste que Fenimore Coooper est le fondateur d'un genre littéraire qui fit les beaux jours du cinéma : le Western. Mais pas le Western qui explosa dans les années cinquante mettant aux prises les bons Blancs colonisateurs face aux affreux et méchants Indiens qui désirent protéger leurs territoires de chasse. le titre du roman phare est assez explicite sur cette entreprise de colonisation, même si les romans de Cooper sont en quelque sorte une apologie de l'époque des pionniers. Mais ces romans mettent en scène également les luttes franco-britanniques en Amérique du Nord, celles des envahisseurs qui s'affrontent pour leur prépondérance sur un continent neuf, et dont chaque camp reçoit l'aide de tribus indiennes. Titres composant le volume Bas de Cuir : le Tueurs de Daims ; le Derniers des Mohicans ; le Lac Ontario ; Les Pionniers ; La Prairie.
    Les éditions Omnibus font œuvre pie en permettant de retrouver en un seul fort volume des textes majeurs de la littérature populaire, remettant en valeur des titres oubliés et permettant aux lecteurs de retrouver des sagas qui trop souvent sont méconnues car seuls émergent des titres au hasard des pratiques éditoriales, le restant de l'œuvre étant souvent occulté pour des raisons que j'ignore.


    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
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    • Livres 2.00/5
    Par kiki23, le 08 février 2011

    kiki23
    Dans le courant du XVIIIème siècle et durant la guerre de sept ans qui a opposé les français aux anglais pour la conquête des territoires d'Amérique du nord, deux sœurs tentent de rejoindre leur père, commandant d'un fort assiégé par les français et les indiens. Elles sont accompagnées dans les bois d'un jeune officier et d'un iroquois. Parviendront-elles saines et sauves auprès de leur père ?...
    Ce roman historique mêle le réel (Montcalm et Munro ont existé) et la fiction, en multipliant les rebondissements.
    Tout y est pour maintenir le lecteur en haleine… et pourtant j'ai décroché à de multiples reprises. Je ne suis pas rentrée dans l'histoire.
    Certaines scènes apparaissent comme totalement improbables ; par exemple, le village indien qui est en fait un étang peuplé de castors…
    La narration s'est révélée pour moi pénible : la façon imagée de parler des indiens est certes pittoresque, mais à trop forte dose elle devient indigeste.
    En somme une grosse déception….
    Il me reste à voir le film : il va peut-être me réconcilier avec le livre…



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  • Par Aela, le 10 février 2011

    Aela
    Un des premiers récits d'aventures ayant pour contexte les terres sauvages des Etats Unis (wilderness). Nous sommes au début de la -Guerre Franco-Indienne (1757-1763) opposant les Britanniques associés aux Mohicans, et les Français, associés aux Hurons. Dans ce climat difficile, la frontière entre les deux territoires est très mouvante.
    Dans cette contrée inhospitalière se développent des relations d'amitié, d'amour et des conflits entre les Occidentaux et les Amérindiens, avec en arrière-plan le thème du métissage et des unions interethniques au Nouveau Monde.
    De très belles descriptions de paysages mais on peut déplorer l'excès de manichéisme..
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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 25 janvier 2011

    Le massacre de William-Henry - c'est le nom qui reste dans l'Histoire pour désigner l'ignoble tuerie perpétrée par les sauvages Iroquois, sous l'oeil même des troupes françaises, à l'égard de la malheureuse garnison anglaise désarmée - a définitivement compromis la réputation du général Montcalm. Sa mort glorieuse, survenue peu après dans les plaines d'Abraham, n'a pas totalement effacé cette tache honteuse. C'était un héros sur le champ de bataille; mais il manquait de ce courage moral qui fait la véritable grandeur d'un homme.
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  • Par Aela, le 10 février 2011

    Il fut un temps où nous entendions la colère du lac salé de l'endroit où nous dormions. Nous avions alors des dirigeants et des sagamores partout sur notre terre. Mais quand le visage pâle fut aperçu près de chaque ruisseau.. les Delawares étaient partis.
    Once we slept where we could hear the salt lake speak in its anger. Then we were rulers and sagamores over our land. But when a pale-face was seen on every brook..the Delawares were gone.
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  • Par LiliGalipette, le 25 janvier 2011

    La cessation des hostilités fut annoncée publiquement. Munro avait signé une capitulation aux termes de laquelle le fort devait être rendu au petit matin, et la garnison en sortir avec armes, bagages, drapeaux et tous les honneurs de la guerre.
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