Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)
Le Régulateur, tome 1 : Ambrosia1Ajouter à mes livres
Cartonné. Couleurs. Bras armé dune organisation dont le but déclaré est de renverser le gouvernement, Aristide Nyx est un Régulateur doté de nerfs dacier et dune technique en béton armé. Malade, il sai... > voir plus
Nous avons ici un tome d'exposition où nous faisons connaissance avec Aristide Nyx, un personnage victorien jusqu'au bout de la canne, grand, brun, froid, mystérieux et cynique (il m'a fait penser à Dorian Gray) et avec Ambrosia, femme fatale, aussi retorse qu'une Milady de Winter. Les enjeux se mettent en place : intrigues politiques avec l'assassinat comme sélection naturelle, manipulation, existence d'organisations criminelles très efficaces. le rythme, sans temps morts, accroche immédiatement l'attention. Les décors sont somptueux, riches et baroques, tout à fait dans l'extravagance steampunk : métal parfois bien rouillé et robes à froufrous (mais combi en latex rouge et bottes à talons hauts pour une rouquine diabolique), dirigeables et voitures inspirées des années 20, gratte-ciel à balcons hausmanniens... le dessin des personnages manque parfois de précision ou reste dans le flou. C'est peut être voulu mais pour quelqu'un qui aime le travail d'orfèvre de Florence Magnin c'est un peu frustrant. Les couleurs sont parfois ternes mais cela sied bien à cette ambiance de fin du monde. Car en plus d'être à fond dans l'esthétisme steampunk nous sommes aussi dans un futur lointain, post-cataclysmique (une catastrophe écologique mondiale qui n'est pas décrite avec précision)