> Jean Esch (Traducteur)

ISBN : 225309031X
Éditeur : Le Livre de Poche (2004)


Note moyenne : 3.16/5 (sur 70 notes) Ajouter à mes livres
Entre les mois d’août et novembre 1888, au moins sept femmes furent assassinées à Londres dans le quartier de Whitechapel. La nature effroyable de ces meurtres provoqua la panique et la terreur dans l’East End, et donna naissance au surnom qui allait devenir synonyme de... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (12)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par patachinha, le 13 juillet 2010

    patachinha
    Plus d' un siècle après les faits, il continue à faire parler de lui : l' auteur d' une des affaires judiciaires les plus célèbres, énigmatiques et controversées de tous les temps...
    Il y a plus d' un siècle maintenant, ce psychopathe sévissait Outre-Manche, dans le quartier de l' East End à Londres...
    Il compta à son actif, du moins officiellement, pas moins de 7 meurtres . 7 " malheureuses " comme on les appelait à l' époque furent tuées sauvagement. Qu' avaient- elles en commun? La prostitution qui était leur gagne- pain, l' alcool, la misère, la solitude, le rejet et le mépris de toute une société. Oui, il était d' usage de considérer que ces pratiques dépravantes étaient liées à un insatiable appétit sexuel; de là, la prostitution n' était plus un moyen de subsistance mais un simple passe- temps. C' est une donnée importante pour comprendre l' opinion publique de l' époque, qui au début attachait très peu d' importance à ces crimes. Après tout cet anonyme accomplissait une oeuvre louable, il débarrassait Londres de ses pourritures...
    L' auteur nous propose à cet égard une intéressante description des bas fonds de Londres, ainsi que l' ambiance générale qui règnait en cette époque victorienne. D' un côté, une atmosphère mondaine, liée au monde de l' art, du spectacle, de distractions diverses et variées...
    De l' autre, des quartiers malfamés, où grouillait la promiscuité, l' insalubrité, une surpopulation qui s' entassait dans le peu de dortoirs disponibles avec les maladies, les rats, toutes sortes de bestioles, ...
    C' était le terrain de jeu idéal pour Jack l' éventreur, une zone qui connaissait très peu d' illuminations dans les rues , où les patrouilles de police étaient quasi inexistantes, où le brouillard durant la nuit était extrêmement épais même par nuit d' été!
    Jack l' éventreur n' était pas un simple meurtrier, il allait bien au-delà de ce que le monde avait découvert jusqu' alors. C' était un individu qui recherchait foncièrement à faire parler de lui, en envoyant des centaines et des centaines de lettres à la police et aux journaux pour se moquer de qu' ils ne l' attraperaient jamais, ou pour les mener en bateau, ou encore pour se faire des éloges à lui-même.
    La police elle était bien impuissante, et s' entêtait dans de fausses pistes qui jaillissaient au fur et à mesure des enquêtes. Par manque de volonté parfois, par manque de moyens techniques d' autres fois, ou encore parce que ces crimes dépassaient largement leur entendement. Ils avaient affaire à un être nettement plus intelligent qu' eux tous réunis.
    Comment l' auteure en est-elle venue à affirmer que Walter Sickert, un peintre réputé de l' époque était le meurtrier? Elle nous brosse le portrait d' un homme très tourmenté. D' origine allemande, polyglotte, doté d' une rare intelligence,d' une grande élégance et courtoisie, en même temps que calculateur, manipulateur, mystérieux; c' était aussi quelqu' un qui avait vécu un traumatisme d' enfance lié à une difformité de son appareil sexuel qui lui avait valu plusieurs opérations douloureuses pshysiquement et moralement. Il était curieux de tout, un véritable dilettante. Il connaissait bien l' East End, pour y passer nombreuses de ses soirées dans les music-hall, dans des galeries d' art proches de ce quartier; parce qu' il louait en cachette divers trous à rats qui lui servaient d' ateliers, ou encore parce qu' il se promenait régulièrement très tard dans la nuit parmi les ruelles et les impasses, après être sorti d' un music-hall pour digérer et méditer sur ce qu' il venait de voir disait- il à ses proches. Il disparaissait aussi parfois, pour quelques jours ou quelques semaines sans que personne ne sache ce qu' il advenait, même sa femme.
    Sur la base d' une recherche minutieuse, d' un travail de collaboration avec différents spécialistes de tous bords, que ce soit du monde de la police lui ayant facilité l' accès à de très nombreux documents, en passant par des instituts de médecine - légale, des experts en art, des experts en papier, ou en écritures. Tout est concocté pour amener le lecteur à une seule solution possible : Sickert était le meutrier.
    On ne peut reprocher à celle-ci de s' être basée sur une croyance fantaisiste, c' est un policier qui lui a parlé de la possiblité Sickert en 2001. Et elle aura à coeur de le démontrer, on le voit à travers ses phrases, que cette affaire l' a totalement absorbée; je dirais même qu' elle en a fait une fixation totale en achetant de nombreux documents, des tableaux de Sickert, en se déplaçant à divers endroits fréquentés par Sickert notamment à Dieppe.
    Que ressort- il de toute sa démonstration? Une impression d' acharnement, de fixation, sur un individu. Les moments où elle ne nous submerge pas de données indéchiffrables pour le commun des mortels, elle remplit par des "peut- être", des "certainement", des " sans aucun doute", des " a priori ", des " logiquement", des " je n' ai aucune raison de croire que" et j' en passe.
    Alors c' est troublant. Parce que j' ai bien envie de la croire malgré tout. Pour reprendre une citation d' un profiler du FBI dont elle nous parle dans le livre : " Il n' existe pas beaucoup de coincidences dans la vie. Et dire qu' une succession de coincidences est une coincidence, c' est de la bêtise, purement et simplement."
    Je reste convaincue par beaucoup de ses arguments, basés sur des recherches de professionnels en la matière; mais encore une fois un livre aussi accusatoire n' aurait pas dût être écrit par une auteure de fictions policières si il voudrait être tout à fait crédible.
    Je trouve qu' elle y met un peu trop de sentiments personnels parfois, émet régulièrement des critiques sur les lacunes que la police de l' époque aurait pu éviter, des comparaisons sur ce que les moyens actuels auraient pût faire. Et nous assomme véritablement par moments avec des données relatives à l' ADN, au sangs, à l' évolution de la raideur cadavérique... Les dates et les faits sont parfois assez confus et brouillons; énormément de spéculations aussi. Cependant j' ai trouvé un passage fort intéréssant sur la médecine- légale :
    " Les psychiatres interprètent les états mentaux et les désirs émotionnels d' un patient à travers son comportement et les aveux de ses sentiments et de ses actes. Les médecins des morts, eux, doivent faire ces mêmes interprétations en utilisant le braille des blessures, anciennes et récentes, les résidus présents sur le corps, la manière dont une personne est habillée et où elle est morte. Ecouter parler les morts est un don unique, et cela nécessite une formation hautement spécialisée. le langage du silence est dur à interpréter, mais les morts ne mentent pas. Il et parfois difficile de les comprendre, et on peut les comprendre de travers, ou ne pas les retrouver avant qu' ils aient cessé de parler. Mais s' ils ont encore des choses à dire, la véracité de leurs affirmations est implacable. Parfois, ils continuent à parler longtemps après avoir été réduits à l' état de squelette..."
    En définitive, je pense qu' elle a misé très gros en écrivant ce livre, elle porte là de très graves accusations, et vers la fin, ne se gêne pas pour dire ouvertement Sickert a fait si, Sickert a fait ça... On a envie de la croire. Trop de coincidences, mais une histoire trop romancée par moments... Je reste mitigée, et je concluerais en disant que il y a encore beaucoup à faire. Dans 100 ans, avec de nouveaux moyens encore plus perfectionnés, peut- être trouvera-t-on définitivement le coupable. Néanmoins, il ne doit rester déjà plus de lui que poussière...
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par iarsenea, le 05 avril 2010

    iarsenea
    Jack l'Éventreur est un nom que tous associent à tueur en série. En effet, qui ne le connaît pas au moins de nom ? La raison qui m'a poussée à lire ce livre de Patricia Cornwell est que je voulais mieux connaître l'histoire entourant les meurtres de ce terrible tueur. Je voulais connaître les victimes, savoir son mode d'opération, puisque dans un mois et demi, je ferai le «Jack the Ripper Tour » de Londres qui reconstitue les meurtres de 1888 dans les rues brumeuses et mal éclairées de l'East End de Londres. Ooooouuuuuu !!!! J'ai hâte !
    Quels meurtres épouvantables que ceux qu'a commis Jack l'Éventreur ! Il s'attaquait à des prostituées qu'il égorgeait parfois jusqu'à ce que leur tête soit à peine rattachée au corps avant (ou après, personne ne l'a clairement déterminé) de les éventrer pour extraire l'utérus, les intestins ou d'autres organes. Apparemment, il emportait quelques-uns de ses organes, nous ne savons pas pour quelle raison. Espérons qu'il n'était pas cannibale en plus !
    Il est bien étrange qu'à chaque fois, il ait réussi à faire en sorte que ses victimes ne fassent aucun bruit, à ne pas se tacher et à ne pas se faire surprendre ! Nul doute que derrière le personnage de Jack l'Éventreur se cachait un homme (ou une femme) extrêmement intelligent et prévoyant. Et ça tombe bien, parce que cela concorde tout à fait à la personnalité de Walter Richard Sickert, un homme excentrique mais si intelligent et organisé !
    Je vais donc aller à l'encontre de plusieurs critiques que j'ai lu jusqu'à présent en disant que j'ai beaucoup aimé.
    Oui, je suis totalement d'accord que le livre ne repose que sur des spéculations et oui, c'est un peu agaçant que l'auteure ne modère pas ses propos en laissant place au doute. Mais force est de constater que l'auteure est convaincue de ce qu'elle avance et qu'elle a les preuves les plus convaincantes qu'elle puisse avoir étant donné les circonstances.
    En effet, que reste-il à examiner plus de cent ans après les événements ? Non seulement l'Éventreur est plus que vraisemblablement mort, mais le suspect n'a pas eu d'enfants et ses frères et soeurs non plus. Donc, plus une seule personne qui l'ait connu est en mesure de témoigner en ce jour. De plus, plusieurs lettres ont disparu, les dossiers des victimes sont incomplets, les photos des scènes de crimes sont floues et peu nombreuses ou carrément inexistantes ! Considérant tout ceci, il est en fait surprenant que Cornwell ait pu amasser autant d'éléments pour appuyer sa théorie selon laquelle le peintre et comédien Walter Richard Sickert aurait été le meurtrier. Moi, en tout cas, elle m'a convaincue qu'il y a de très fortes chance qu'il s'agisse bien là du meurtrier­. D'accord, on a pas d'ADN, d'empreintes, ou quoi que ce soit d'irréfutable, mais ne nous leurrons pas: nous ne les aurons jamais et nous ne serons jamais totalement certains de qui était en fait le tueur.
    D'ailleurs, comme le dit si bien Thomas du club des rats de biblio-net, « la technologie médico-légale progresse parallèlement à la désintégration des preuves ».
    Mais ce qui m'a par-dessus tout plu dans ce livre, c'est la découverte de la vie à Londres dans les années 1880, les music-halls, les rondes de polices, les ambulances à bras, la correspondance, les classes sociales, les techniques utilisées en médecine légale, la pollution, l'hygiène, la santé et les maladies, etc. J'ai donc beaucoup appris dans ce livre, et dans le cadre d'une affaire qui est plus qu'intéressante.
    Franchement, si Patricia Cornwell n'avait pas utilisé les noms de Jack l'Éventreur et de Walter Richard Sickert de manière si interchangeable, je n'aurais eu aucun reproche à lui adresser.


    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.com/2010/04/jack-leventreur-affair..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Davalian, le 31 mars 2012

    Davalian
    Voici Patricia Cornwell persuadée d'avoir résolu la quête du Saint-Graal des tueurs en série : découvrir qui est Jack l'Éventreur.
    L'ouvrage réserve quelques bonnes surprises. le lecteur sera bercé par une époque et de véritables personnalités : Henry Irving, Oscar Wilde, mais aussi par l'ombre de Stevenson (Docteur jekyll et mister hyde). le travail fourni semble sérieux, bien mené... encore est-il l'œuvre de toute une équipe (et sans doute de moyens financiers importants).
    L'ouvrage est agaçant. Les nombreux anachronismes et jugements de valeur déplacés. Ensuite, il y a cette condescendance persistante. Il faut le lire pour le croire. Mention spéciale au passage ou l'auteure compare les système policier et judiciaire du Londres victorien.... à celui de la Virginie du début des années 2000 !
    Enfin, la longueur du livre et les trop fréquentes digressions achèvent le tableau. L'auteure semble parfois perdre le fil et "faire du remplissage" sur des points secondaires. Cela est franchement frustrant car sa thèse repose sur des bases fragiles qu'elle n'explique pas vraiment...
    Un livre confus, long, ennuyeux et de peu d'intérêt sinon pour les spécialistes... qui on du bien s'amuser à le lire.
    (Pour la version complète c'est par ici-bas)

    Lien : http://kriticon.over-blog.com/article-jack-l-eventreur-affaire-class..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 07 août 2008

    annie
    Entre les mois d'août et novembre 1888, au moins sept femmes furent assassinées à Londres dans le quartier de Whitechapel.
    *
    La nature effroyable de ces meurtres provoqua la panique et la terreur dans l'East End, et donna naissance au surnom qui allait devenir synonyme de serial killer : Jack l'Eventreur.
    *
    Pendant cent quinze ans, ces meurtres ont constitué une des plus grandes énigmes criminelles du monde.
    *
    C'est lors d'une visite à Scotland Yard, en mai 2001, que Patricia Cornwell s'est intéressée à l'affaire Jack l'Eventreur et à la personnalité ambigüe et inquiétante de Walter Sickert, un peintre impressionniste britannique célèbre à la fin du xixe siècle.
    Très vite, elle a eu l'intime conviction que Sickert et l'Eventreur ne faisaient qu'un.
    Après avoir mis en piste les plus fins enquûteurs et experts en médecine légale, l'auteur nous livre les résultats de son enquûte et, comme un véritable témoin à charge, présente ses preuves.
    Grâce à sa connaissance des enquêtes criminelles, à l'étendue de sa documentation et à ses talents de romancière, Patricia Cornwell reconstitue l'arrière-plan de cette sinistre affaire : l'Angleterre à l'époque victorienne.
    Patricia Cornwell réussit un véritable thriller, avec une parfaite maîtrise et une conviction sans faille
    *
    Sites à voir :
    http://www.patriciacornwell-deuxterres.com/
    http://www.lire.fr/entretien.asp/idC=44401/idTC=4/idR=201/idG=8
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par MsGoliath, le 26 mai 2012

    MsGoliath
    A force de conditionnel et de supputations douteuses, on peut aussi en déduire que c'était Obiwan Kenobi. Inutile et mal écrit.
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (10)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par patachinha, le 13 juillet 2010

    Les psychiatres interprètent les états mentaux et les désirs émotionnels d' un patient à travers son comportement et les aveux de ses sentiments et de ses actes. Les médecins des morts, eux, doivent faire ces mêmes interprétations en utilisant le braille des blessures, anciennes et récentes, les résidus présents sur le corps, la manière dont une personne est habillée et où elle est morte. Ecouter parler les morts est un don unique, et cela nécessite une formation hautement spécialisée. Le langage du silence est dur à interpréter, mais les morts ne mentent pas. Il et parfois difficile de les comprendre, et on peut les comprendre de travers, ou ne pas les retrouver avant qu' ils aient cessé de parler. Mais s' ils ont encore des choses à dire, la véracité de leurs affirmations est implacable. Parfois, ils continuent à parler longtemps après avoir été réduits à l' état de squelette...

    > lire la suite
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par iarsenea, le 02 avril 2010

    Très souvent, plus on questionne un témoin, plus il se remémore des détails, tout comme une personne suspecte invente des mensonges de plus en plus enjolivés et contradictoires, à force d'être interrogée.
    Citation de qualité ? (14 votes positifs)
  • Par iarsenea, le 29 mars 2010

    L'équivalent de un dollar ou un dollar et demi de loyer hebdomadaire représentait parfois un cinquième du salaire d'un travailleur, et quand un de ces propriétaires, véritables Ebenezer Scrooge, décidait d'augmenter le loyer, c'était parfois toute une famille nombreuse qui se retrouvait à la rue, avec juste une brouette pour transporter ses biens terrestres.
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par iarsenea, le 30 mars 2010

    La plupart d'entre nous possèdent des fantasmes érotiques qui sont plus excitants que leur réalisation, et l'attente d'un événement nous procure souvent plus de plaisir que l'événement en soi. Il en va de même pour les psychopathes violents qui anticipent leurs crimes.
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par iarsenea, le 31 mars 2010

    En outre, les coroners se trouvèrent impliqués dans la sinistre pratique de l'ordalie, qui exigeait d'une personne qu'elle prouve son innocence en ne montrant aucune douleur, ni aucune blessure, après avoir mis sa main dans le feu ou d'autres tortures, sous le regard sombre du coroner assis à proximité. Avant l'époque des autopsies et des enquêtes de police professionnelles, la mort d'une femme provoquée par chute dans l'escalier de son château pouvait passer pour un meurtre si son mari se révélait incapable de supporter de terribles tortures et de s'en sortir indemne.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (7)

Videos de Patricia Cornwell

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Patricia Cornwell


Rencontre avec Patricia Cornwell, la reine du polar américain
L'auteur américaine de best-sellers Patricia Cornwell était de passage à Paris pour la sortie de son roman "Le Havre des morts". Pour TF1, l'écrivain évoque son rapport avec son personnage principal, les lecteurs qu'elle ne veut pas seulement distraire mais informer sur ce qu'est la société d'aujourd'hui.











Acheter sur Amazon

Faire découvrir Jack l'éventreur : Affaire classée par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (167)

> voir plus

Quiz