Telles les faces d'un prisme qui captent et réfractent chaque rayon lumineux, les huit nouvelles de ce recueil s'emparent de la réalité quotidienne, la fractionnent en milliers de particules infimes pour lui donner une dimension inattendue : une rame de métro un soir d'... > voir plus
Pour le moment, avec ma manie de lire plusieurs livres en même temps, je n'ai lu que la première nouvelle : "Liliana pleurant"... Wah ! C'est merveilleusement bien écrit. Simple. Facile à lire. L'histoire racontée, en elle-même, n'a rien d'extraordinaire, elle "s'encre" dans le quotidien d'un homme malade à qui il reste peu de temps à vivre. Il nous raconte les réactions de son entourage, les visites, sa femme, Liliana, la vie qui continue comme elle peut en dehors de sa chambre et... l'inattendu. Les mots, les émotions semblent glisser d'eux-mêmes sur cette simple et banale histoire qui pourtant explore les profondeurs des relations humaines.
Des histoires très humaines, intimes, des histoires de vie, de souffrance, d'amour, des histoires faites de ces petites choses du quotidien qui, par la plume de Cortázar, deviennent sublimes ! Un ouvrage très facile à lire... pour un moment de flânerie, par exemple.
Trois ou quatre jours, sans qu'il me dise jamais qu'il veillera à ce qu'il n'y ait pas ce qu'on appelle une agonie, laisser le chien crever lentement, à quoi bon ; je peux lui faire confiance, les drenières pilules seront toujours vertes ou rouges mais dedans il y aura autre chose, le grand sommeil dont je lui suis déjà reconnaissant tandis qu'il reste là au pied du lit à me regarder, l'air un peu perdu parce que la vérité l'a vidé, pauvre vieux.