> Christophe Grosdidier (Traducteur)

ISBN : 2846261431
Éditeur : Au Diable Vauvert (2007)


Note moyenne : 3.51/5 (sur 43 notes) Ajouter à mes livres
Liz Dunn est grosse et lucide sur elle-même. Et si derrière cette morne apparence se cache un esprit acéré, elle n'attend rien de la vie, hormis une imminente opération dentaire et une quantité de films larmoyants loués pour supporter sa convalescence. Mais alors qu'ell... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Zazette97, le 22 mai 2012

    Zazette97
    Publié au Canada en 2004 et traduit en français en 2007, "Eleanor Rigby" est un roman de l'écrivain canadien Douglas Coupland, notamment auteur de "Génération X", "Toutes les familles sont psychotiques", "Girlfriend dans le coma" ou plus récemment de "JPod".
    Liz Dunn, 36 ans, célibataire "à l'épreuve de la beauté", se complait dans une solitude résignée, à peine meublée par un job ordinaire et une famille à l'humour vache qui multiplie les maladresses.
    Alors qu'elle se remet de son opération des dents de sagesse, Liz reçoit un coup de fil lui demandant de se rendre de toute urgence à l'hôpital où l'attend quelqu'un qu'elle ne pensait pas revoir après 20 ans.
    Sa mère et ses frères et soeurs ne manquent pas de venir aux nouvelles, trop curieux de savoir qui est ce mystérieux Jeremy Buck que Liz a accepté d'héberger chez elle...
    J'ai acheté ce roman il y a deux ans, attirée par cette couverture plutôt kitsch mais surtout par ce titre emprunté à ma chanson préférée des Beatles.
    Allez savoir pourquoi j'ai attendu aussi longtemps pour le lire, peut-être avais-je peur que le thème de la solitude me mine le moral.
    A ma grande surprise, j'ai beaucoup souri durant ma lecture. Liz Dunn est un personnage lucide et bourré d'humour qui envisage sa solitude avec ironie, une fatalité dont elle n'essaie toutefois pas de sortir.
    Sa famille, notamment sa mère avec laquelle elle entretient des rapports houleux, lui rappelle sans arrêt à quel point son comportement la dessert.
    Hormis la découverte du cadavre d'un travesti sur la voie ferrée alors qu'elle était petite fille et un voyage scolaire à Rome à l'issue inattendue, l'existence de Liz Dunn est plutôt ordinaire.
    L'arrivée de Jeremy Buck marquera un tournant dans sa vie. Liz va devoir apprendre instinctivement à s'occuper de quelqu'un d'autre qu'elle-même.
    Une relation particulièrement touchante se noue entre Liz et Jérémy, deux solitudes qui se complètent à leur manière.
    Malgré l'absence de chapitrage, je n'ai pas vu passer les 200 premières pages de ce qui s'avère être le journal de Liz Dunn, trop intriguée que j'étais par ces allers-retour entre passé et présent qui dévoilent petit à petit l'évolution de la narratrice.
    Affublée d'un sens aiguisé de l'observation, elle s'interroge sur la vie et nourrit des réflexions souvent d'une implacable logique mais bien à elle.
    J'ai aimé cette galerie de personnages barrés et parfaitement assumés par le ton décalé et l'écriture énergique de l'auteur, capable de faire passer facilement son lecteur du rire aux larmes.
    Hélas, j'ai détesté le tournant déroutant et grotesque que prend l'histoire à partir du moment où Liz se rend en Autriche, les nombreuses incursions mystiques de la dernière partie dont le sens m'échappait totalement et cette fin vraiment trop facile et à mon sens, bâclée.
    Dommage car il s'en est fallu de peu pour que je sois conquise...

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2012/05/eleanor-rigby-douglas-coup..
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    • Livres 4.00/5
    Par MsGoliath, le 20 mai 2012

    MsGoliath
    Il y a comme un refrain de Beatles dans la vie de Liz. Célibataire, grosse, mal dans sa peau et socialement défectueuse, Elizabeth s'enferme dans sa petite vie monotone où rien ne se passe. Au détour d'une chambre d'hôpital, la donne va changer et Liz va voir sa vie bouleversée.
    Douglas Coupland à bien choisi son titre. À la fois intriguant (« Mais, Eleanor Rigby c'est pas le titre d'une chanson des Beatles ça ») et attractif, Eleanor Rigby ne laisse pas indifférent et en voyant la couverture du roman on se demande bien ce que l'on va pouvoir trouver au sein de ces pages. Reflex basique, on tourne le bouquin pour lire les quelques lignes de résumé en espérant se faire happer directement par l'auteur et se dire « bon, celui-là il va tout en haut de la pile ». Raté. Enfin, pour moi.
    Le résumé ne m'a pas plus donné envie que cela de lire le bouquin, que j'ai reposé en disant « mouaif« . Au final, ma soeur jouant de persuasion, j'ai repris le bouquin et l'ai posé à côté de ma pile. Sauf que voilà, c'est un format poche et que dans le train c'est bien pratique comparé aux pavés de ma pile « en cours ». Alors voilà comme Liz et moi avons pris le train ensemble vers d'autres destinations.
    Au final, après quelques pages lues, Liz m'a tout de suite plu. Drôle, lucide, pragmatique, sa vie qu'elle pense si vide se remplie d'inconnus au fur et à mesure que le roman avance. J'ai beaucoup ri et apprécié le côté savoureusement décalé de quelques passages. Elle est unique, et elle me plaît. Coupland s'amuse à jouer avec le temps, si bien que d'un paragraphe à un autre on ne sait pas toujours à quel moment de la vie de Liz nous nous trouvons. C'est peu être un peu déconcertant, mais ça participe grandement au charme de l'oeuvre. En bref, j'aime beaucoup !

    Lien : http://www.cappuccino-time.fr/eleanor_rigby_coupland_livre.html#cont..
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    • Livres 3.00/5
    Par valeriane, le 26 août 2009

    valeriane
    Titre inspiré par la chanson éponyme des Beatles, le dernier roman (paru en français, j'entends) de Douglas Coupland met en scène Liz Dunn. le lien entre les deux...la solitude.
    Lizz Dunn, 36 ans, est obèse et vit seule dans un appartement pas très folichon. Sa famille prend quelque peu de ses nouvelles, mais la considère comme un cas désespéré. Lizz, elle, n'attend pas grand chose de son avenir. Elle sort d'une opération des dents de sagesse et passe sa semaine de convalescence entre anti-douleurs et films à l'eau de rose qui la font chialer.

    Alors qu'elle arrive au bout de son stock de joyeusetés, elle reçoit un coup de fil de l'hôpital. Un jeune homme y a été admis. Il porte un bracelet mentionnant les coordonnées de Liz.
    Un coup de fil qui fait l'effet d'un tourbillon vers un passé bien enfouit.
    Coupland porte à nouveau un regard sur la société et le comportement des gens. Acide et cynique, il use de beaucoup d'humour et de non-sens.
    J'ai apprécié ce roman, un peu plus que "Girlfriend dans le coma", mais moins que "Toutes les familles sont psychotiques". Un peu à la manière de Girlfriend, je me suis plongée dans la vie de Lizz, avec l'envie d'en découvrir toujours plus. Puis, quelques éléments "bizarres" donnent une tournure au roman qui m'a donné moins envie (dans girlfriend, c'est la troisième partie qui m'a déçue).
    L'écriture de Coupland est agréable. J'apprécie cet auteur et sa vision du monde. Il nous fait réfléchir sur le monde qui nous entoure. Par contre, je suis déçue par ce petit "moins" qui fait que je ne suis pas sortie de ce livre en me disant "wouaf! C'était vraiment génial", mais plutôt avec un "Ah, bin c'était chouette oui" et un petit sentiment de doute.
    Tout cela ne m'empêchera pas de me plonger dans "Hey Nostradamus!" qui trône sur ma PAL depuis des lustres déjà!
    J'espère toujours retrouver ce qui m'a piqué dans "toutes les familles..."
    Un roman qui vaut quand même la peine d'être découvert. Un auteur qui vaut la peine d'être lu!
    Ma note : 3,5 étoiles

    Au diable Vauvert, août 2007, 308 pages
    Mais aussi en poche : 10-18, mai 2009, 304 pages
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    • Livres 3.00/5
    Par valeriane, le 08 février 2012

    valeriane
    Titre inspiré par la chanson éponyme des Beatles, le dernier roman (paru en français, j'entends) de Douglas Coupland met en scène Liz Dunn. le lien entre les deux...la solitude.Lizz Dunn, 36 ans, est obèse et vit seule dans un appartement pas très folichon. Sa famille prend quelque peu de ses nouvelles, mais la considère comme un cas désespéré. Lizz, elle, n'attend pas grand chose de son avenir. Elle sort d'une opération des dents de sagesse et passe sa semaine de convalescence entre anti-douleurs et films à l'eau de rose qui la font chialer.Alors qu'elle arrive au bout de son stock de joyeusetés, elle reçoit un coup de fil de l'hôpital. Un jeune homme y a été admis. Il porte un bracelet mentionnant les coordonnées de Liz.Un coup de fil qui fait l'effet d'un tourbillon vers un passé bien enfouit.Coupland porte à nouveau un regard sur la société et le comportement des gens. Acide et cynique, il use de beaucoup d'humour et de non-sens. J'ai apprécié ce roman, un peu plus que "Girlfriend dans le coma", mais moins que "Toutes les familles sont psychotiques". Un peu à la manière de Girlfriend, je me suis plongée dans la vie de Lizz, avec l'envie d'en découvrir toujours plus. Puis, quelques éléments "bizarres" donnent une tournure au roman qui m'a donné moins envie (dans girlfriend, c'est la troisième partie qui m'a déçue). L'écriture de Coupland est agréable. J'apprécie cet auteur et sa vision du monde. Il nous fait réfléchir sur le monde qui nous entoure. Par contre, je suis déçue par ce petit "moins" qui fait que je ne suis pas sortie de ce livre en me disant "wouaf! C'était vraiment génial", mais plutôt avec un "Ah, bin c'était chouette oui" et un petit sentiment de doute.Tout cela ne m'empêchera pas de me plonger dans "Hey Nostradamus!" qui trône sur ma PAL depuis des lustres déjà!J'espère toujours retrouver ce qui m'a piqué dans "toutes les familles..."Un roman qui vaut quand même la peine d'être découvert. Un auteur qui vaut la peine d'être lu!Ma note : 3,5 étoilesAu diable Vauvert, août 2007, 308 pagesMais aussi en poche : 10-18, mai 2009, 304 pages
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    • Livres 3.00/5
    Par mcm, le 01 mars 2012

    mcm
    livre bien écrit
    histoire qui met en haleine au fur et à mesure des chapitres mais au final reste très platonique, une solitude appréciée par le personnage principal
    cette vie très rangée et très triste est au final la vie qu'à choisi Liz
    les personnages sont très attachants
    les quelques lignes de la fin sont à revoir
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Citations et extraits

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  • Par Zazette97, le 22 mai 2012

    Ravi de vous rencontrer enfin, mademoiselle Dunn.
    - De même." On nous a déplié de lourdes serviettes blanches sur les genoux. " C'est agréable de visiter la ville où le subconscient a été inventé."
    Il m'a regardé d'un air sombre. "Mademoiselle Dunn, le subconscient n'a pas été inventé. Il a été découvert.
    - Oh, pardon. Je n'y avais jamais vraiment réfléchi. J'ai toujours cru qu'on avait notre personnalité de tous les jours et que parallèlement à ça on renfermait ce foutoir qu'on appelle subconscient.
    - Qu'est-ce qui vous fait croire que c'est un foutoir ?
    - Eh bien, si notre subconscient était attrayant, on ne serait pas obligé de l'enfouir au fin fond de nous-même. p.247
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  • Par Zazette97, le 22 mai 2012

    Je m'imagine parfois dépenser cent mille dollars en chirurgie esthétique - pour être transformée en femme bionique, ou en un clone de Leslie - mais je ne franchirai jamais le pas.
    Notamment pour la simple raison que le patient doit être raccompagné chez lui par un membre de sa famille; les taxis ne sont pas autorisés - ni même les limousines.
    La seule idée d'être fustigée par Mère dans la voiture alors que je suis emmaillotée de bandelettes stériles, telle une momie, met un terme à tout fantasme - c'était déjà assez pénible avec les dents de sagesse. Bien que j'aime Leslie - ma séduisante soeur, la trayeuse automatique, avec ses seins façon Hindenburg-, notre intimité repose sur le fait qu'elle est jolie et moi transparente. Elle trouverait un prétexte pour ne pas venir me chercher. William accepterait probablement, mais...je ne veux tout bonnement rien me faire refaire. Un point c'est tout.
    Je ne peux pas mettre de mots là-dessus. C'est quelque chose de primitif. p.156
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  • Par Zazette97, le 22 mai 2012

    Je ne fais pas honneur à mon nom : je ne suis ni enjouée, ni femme d'intérieur. Je suis morne, maussade et sans amis. J'occupe mes journées à mener un combat permanent pour préserver ma dignité.
    La solitude est ma malédiction - la malédiction de notre espèce -, c'est l'arme qui tire les balles qui nous font danser sur le plancher d'un saloon et nous humilier devant des inconnus. p.15
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