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ISBN : 1091166021
Éditeur : lucane (16/10/2013)

Note moyenne : 4.6/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Kléber Dupuy a 24 ans lorsqu'il est envoyé à Verdun.
Les Allemands sont près de l'emporter,
pour tous la bataille est déjà perdue.
Tous. Sauf Kléber.
Il désobéit aux ordres et prend une incroyable décision.

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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
Stellabloggeuse
06 septembre 2014
★★★★★
★★★★★
Avec ce roman, Henri Courtade nous propose de découvrir le destin de Kléber Dupuy, le héros méconnu de la bataille de Verdun. L'auteur a rencontré le neveu de ce dernier et, littéralement fasciné par son récit, il a décidé de lui rendre justice avec un roman. Il revient brièvement sur la jeunesse de Kléber, avant de nous emmener dans l'enfer de Verdun et d'en tirer les leçons.

Comme le dit l'auteur, il est difficile pour nous de se représenter l'horreur des combats de la Première Guerre Mondiale pour tous ceux qui n'ont pas vécu « ça ». Pourtant, il parvient à nous faire vivre cette histoire de l'intérieur, au travers de Kléber Dupuy. Il n'épargne pas le lecteur concernant les obus et leurs dégâts, les cadavres laissés le plus souvent sur place, parvenant ainsi à nous faire ressentir la violence du conflit. Pour le passage-clé de la bataille, il utilise l'image parlante d'un match de rugby.

Mais pour moi, le principal point fort de ce roman à la frontière du documentaire historique, c'est que l'on ressent toute la passion de l'auteur pour son sujet. En effet, Henri Courtade est fasciné par ce premier conflit mondial, par ce gâchis en termes de vies humaines mais surtout, par l'incroyable courage de ces jeunes gens qui ont à peine vingt ans et qui meurent sans hésiter pour leur pays. On sent qu'il a beaucoup réfléchi sur le sujet, sur l'attitude des généraux, sur la psychologie des survivants. C'est un livre écrit avec le coeur, qui transmet des émotions et des réflexions, un bon livre d'Histoire dans le sens où il inculque sans donner un cours. Bref, un ouvrage qui a su parler à mon coeur d'ancienne étudiante en Histoire

On ne peut pas vraiment parler ici de personnages dans le sens où les hommes cités ici ont réellement existé. Kléber Dupuy est au centre, un instituteur réfléchi doté d'un instinct de protection bienvenu, un homme capable de mener des troupes. A côté de lui, les autres Poilus, certains anonymes et d'autres non, mais tous animés du même courage qui les empêche de reculer même si ce combat semble perdu d'avance. Ils savent jouer collectifs. Pourrions-nous en dire autant aujourd'hui si nous avions à revivre cela ? Enfin, des noms connus sont cités ici, des généraux, dont l'Histoire se souvient mais qui, ici, sont relégués à l'arrière-plan.

Concernant le style, que dire si ce n'est que ce roman est agréable à lire, que j'ai beaucoup aimé suivre ce morceau d'histoire écrit comme un roman. Si certains universitaires voulaient s'en inspirer un peu, ils seraient peut-être davantage lus ! Quoi qu'il en soit, le « style Courtade » est là, efficacement bien écrit. Les descriptions, essentielles pour ce type d'ouvrage, nous plongent véritablement dans le conflit de Verdun, ne nous épargnant ni la chair et le sang, ni le bruit, ni les odeurs.

Ainsi, Henri Courtade réalise ici une très belle application du devoir de mémoire en mettant en lumière un destin, celui de Kléber Dupuy, et à travers lui celui de milliers d'hommes ordinaires qui se sont battus pour la France. Il nous fait réfléchir sur ce premier conflit mondial, sur la manière dont il a été mené et sur ses conséquences. Mais surtout, il nous transmet toute sa passion pour le sujet et nous donne goût à la connaissance de l'Histoire. Je ne dirais pas que j'attends le prochain, parce que ce n'est pas gentil de mettre la pression sur un auteur, mais je n'en pense pas moins… ;)
Lien : http://romans-entre-deux-mon..
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Thalyssa
04 janvier 2015
★★★★★
★★★★★
J'avais rencontré Henri Courtade par deux fois en 2012 à Pau et ai eu la surprise de le retrouver en décembre dernier lors des Livres en Citadelle de Blaye. Toujours aussi amical et sympathique, il m'a parlé de l'évolution des ventes de ses romans et surtout, de ce dernier titre dont j'ignorais encore l'existence : Kléber. Kléber — Henri CourtadeIl m'a raconté avec une lueur passionnée dans le regard l'origine de ce roman, court mais intense. La magie d'internet a permis de le mettre en contact avec un descendant de ce héros de guerre méconnu. Un homme qui, malgré des statistiques aussi improbables que le désespoir était écrasant, a réussi à renverser le cours de la première Guerre Mondiale à Verdun. Comme tant d'autres, j'ignorais malheureusement tout de cet exploit et avais hâte de combler cette lacune.
Les premières pages nous plongent dans l'horreur de la guerre et des bombardements allemands dans les tranchées aux abords de Verdun. Henri Courtade retranscrit parfaitement l'incompréhension et l'angoisse qui tordent le ventre, les odeurs insoutenables, la peur même de respirer à cause de l'utilisation des premiers gaz de combat. Et la mort, partout. Dans un nouveau chapitre, il aborde les raisons l'ayant poussé à écrire ce roman et nous relate les origines de Kléber Dupuy avant de revenir sur le cours de la première Guerre Mondiale à partir de notes trouvées de-ci de-là. Avec cette biographie romancée, Henri Courtade rend un formidable hommage à un homme d'exception. On sent le respect inébranlable qui l'habite et le pousse à faire sortir Kléber de l'ombre bien que ce dernier nous ait quittés. Et en refermant ce livre, on ne peut que le rejoindre dans son combat...
D'une plume soignée, avec des mots d'esprit, des parallèles amusants sans être déplacés, et des métaphores justes et émouvantes, l'auteur dresse un portrait sans concession de la vie des poilus en première ligne comme dans les tranchées. le récit est d'autant plus poignant qu'il est vrai et continue de marquer notre Histoire un siècle plus tard. On ne peut pas se consoler, se dire que ce n'est que pure invention, que jamais on en arriverait là... Car les soldats tombent comme des mouches et désobéir aux ordres revient à se faire tirer une balle entre les deux yeux par son propre camp. Et pourtant, Kléber n'en démord pas. Il déploie un courage infini et un dévouement total envers ses hommes. La situation paraissait désespérée pour les français, mais comme dans les plus formidables contes et légendes, Kléber Dupuy nous prouve avec humilité qu'un seul homme peut faire la différence entre victoire et défaite.
Je n'en dis pas plus sur les détails et le génie tactique de Kléber pour vous laisser toute la fraîcheur de la découverte, mais c'est assurément un livre à mettre entre toutes les mains. Parfois, la réalité dépasse la fiction... C'est une lecture douloureuse mais nécessaire, car nous avons à jamais un devoir de mémoire envers ces hommes qui - de par leur sacrifice - ont dessiné la vie et le monde tels que nous les connaissons aujourd'hui.
Lien : https://dragonlyre.wordpress..
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josephine80
01 décembre 2013
Incroyable décision, oui... Kléber n'a pas hésité une seconde, malgré les sanctions possibles. Et il a sauvé Verdun de l'envahisseur !
Quel courage, quel sang-froid... Mon grand-oncle n'était pas très loin du fort de Souville ce même 12 juillet 1916, et lire les faits relatés par Henri Courtade, aidé par le neveu de Kléber, Jean-Louis, m'impressionne toujours autant, avec la boule au ventre... Vive les poilus, qui ont vaincu à Verdun !
Une histoire pas très connue, mais ô combien essentielle.
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FannyL
21 décembre 2014
★★★★★
★★★★★
La voici la perle inattendue.
Depuis longtemps j'avais en tête de lire Kleber d'Henri Courtade, la biographie d'un héros de la grande guerre.
Une de plus, penseront certains en ces temps où la mémoire collective se réveille au compte rond, 100 ans, déjà… quatre générations et le risque de l'oubli qui grandit alors que s'évanouissent les témoins de Ça.
Nombreux sont ceux qui ont rouvert au fond des greniers les cartons contenant les lettres, les souvenirs, ou qui au détour d'une succession se sont trouvé dépositaires des traces écrites de ce qu'avait été 14-18. Mais qu'en faire ? Chaque année revient le 11 novembre, la sonnerie aux morts, la minute de silence avant l'hymne national, l'appel des morts les précède parfois mais aujourd'hui plus personne n'a connu ces hommes. Et pourtant : « Les poilus souffrent et meurent délibérément parce qu'il le faut, parce que sauver ceux qui sont restés à l'arrière – femmes, enfants, l'idée qu'ils se font de leur pays – prime sur tout le reste. Ils ont vingt ans, bon sang ! Ils ont vingt ans et ils meurent sans hésiter ! ». Regardez dans les yeux les gosses de vingt ans aujourd'hui, vos enfants, vos amis, vos voisins... qui aurait ce courage-là? Cette abnégation, ce sens du devoir pour la Patrie ? Henri Courtade réussit à travers la vie de Kléber Dupuy, en peu de pages, à donner une réalité à tous ces soldats, morts pour la France, morts pour nous ! Morts, il y a si longtemps. Héros anonymes, il nous les rend proches, familiers.
L'écriture est vraie, simple et brillante ! Sans surenchère, sans voyeurisme ni complaisance ce livre offre à notre avenir ses racines. Il sera de mes incontournables, ceux que je ferai lire à mes enfants, mes petits enfants si j'en ai un jour, comme on passe un témoin.
Lien : http://fannyl.jimdo.com/2014..
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Citations & extraits (2) Ajouter une citation
StellabloggeuseStellabloggeuse06 septembre 2014
J’ai vu, révélé par le flash de l’éclair l’espace d’un dixième de seconde, ressurgir sur son visage la terreur sourde et profonde que mon grand-oncle cachait aux yeux de tous sous ses pitreries incessantes. Tel un voile qui se soulève à peine et laisse entrevoir un infime instant ce qui est caché aux yeux de tous, j’ai entraperçu pour la seule et unique fois de mon existence ce qui pouvait se tramer dans son âme – je dis bien son âme, car il s’agissait là de quelque chose de bien plus profond qu’un esprit meurtri. Une âme définitivement souillée par ce blasphème, cette insulte à la grandeur de l’homme. Une âme prise au hasard parmi des millions d’autres, jeunes et insouciantes, qui ne rêvaient que d’une vie paisible et d’une fille à aimer, enfin, toutes ces choses dont on peut rêver lorsque l’on a vingt ans. Oui, j’ai vu, le temps d’un battement de paupière, ce qui couvait au tréfonds de tous ceux qui avaient vécu ça, et n’en parlaient qu’entre eux.
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StellabloggeuseStellabloggeuse06 septembre 2014
Que faire ? Continuer. Jeter un regard impuissant empli de larmes de colère vers les camarades abandonnés là comme des chiens, puis à l’instant, leur voisin est volatilisé par un obus, quand il ne meurt pas noyé dans les trous gigantesques pleins de boue, ou enterré vif, juste le temps qu’il faut pour qu’il s’étouffe, car un nouvel obus se chargera de le déterrer – trop tard bien sûr – afin de le rappeler au bon souvenir de ceux qui respirent encore. Et avancer en rangs de plus en plus clairsemés. Avancer inexorablement. Avancer vers l’objectif. Coûte que coûte.
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