ISBN : 2070329518
Éditeur : Gallimard (2006)


Note moyenne : 3.74/5 (sur 31 notes) Ajouter à mes livres
" A cette heure précise où les buses s'installent autour de la piscine, les parachutistes français, dans leurs transats de résine, se donnent des airs de Rambo, des coopérants québécois rivalisent de rires bruyants avec des coopérants belges. En ce dimanche tranquille, ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par LindaLapostolle, le 14 juillet 2011

    LindaLapostolle
    Un roman dans lequel plusieurs personnages sont réels, certains portent leur vrai nom. Un roman, mais aussi un livre témoignage sur le génocide au Rwanda, cette étape meurtrière de l'histoire de ce pays. Un récit touchant, où l'horreur et l'amour se cotoient, où la mort devient parfois un moindre mal, une porte de sortie, une façon de sauver les siens. Un roman qui se lit d'un seul trait, mais qui nous laisse dans une bouffé d'émotion.
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    • Livres 4.00/5
    Par AFSanAngel, le 21 avril 2010

    AFSanAngel
    Un dimanche à la piscine à Kigali est d'abord un témoignage. Gil Courtemanche nous permet de comprendre exactement ce qui s'est passé au Rwanda, non seulement en ce fatidique mois d'avril 1994, mais depuis l'arrivée des coloniaux européens à la fin du XIXe siècle. Il montre à l'œuvre la force de la haine raciale, la pusillanimité des médias internationaux, l'hypocrisie des services diplomatiques. Il montre comment l'ignorance et la pauvreté contribuent à la diffusion d'une épidémie mortelle, mais aussi que la folie meurtrière des hommes est plus redoutable que n'importe quel virus.
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    • Livres 5.00/5
    Par iarsenea, le 27 décembre 2010

    iarsenea
    Encore une « claque sur la gueule » ! Décidément, le défi Décembre au Québec de Jules m'aura réservé de bien belles surprises ! J'avais l'intention de lire ce roman depuis longtemps, mais pour une raison quelconque son tour n'était pas venu avant aujourd'hui.
    Il ne faut surtout pas s'attendre à une lecture facile. Si le résumé laisse entendre une belle histoire d'amour, les personnages du roman passent surtout au travers de nombreuses épreuves. On découvre toute l'horreur du génocide au Rwanda, en même temps qu'on découvre tout l'amour de ses habitants pour ce petit pays. On comprend aussi que les Rwandais n'ont pas été que les acteurs du génocide. Ils en ont surtout été les victimes. Victimes des grands dirigeants qui derrière leurs bureaux ont tiré des ficelles. Victimes des circonstances aussi : s'ils ne tuaient pas, ils étaient tués. Nombreux ont été ceux qui ont dû éliminer leurs amis, leur parenté. Quelle horreur indescriptible !
    Avec justesse, Gil Courtemanche désigne le génocide du Rwanda comme un deuxième Holocauste où les assassins n'avaient pas pour tuer proprement leurs victimes.
    Je vous suggère à la fois le film et le roman d'Un dimanche à la piscine à Kigali. Vous aurez parfois des hauts le coeur, vous aurez envie de pleurer, vous voudrez sûrement fermer le livre ou la télévision devant tant d'horreurs, mais vous en sortirez fiers d'être allés jusqu'au bout. Après tout, les Rwandais, eux, n'avaient pas la chance de fuir, n'est-ce-pas ? Nos souffrances sont tellement minimes comparées aux leurs. Et puis, quelle belle histoire d'amour !

    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.com/2010/12/un-dimanche-la-piscine..
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    • Livres 2.00/5
    Par Muse_clio, le 22 avril 2010

    Muse_clio
    fin décevante et machiste. Je ne crois pas réellement que Gentille puisse «apprécié» le viol.
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Citations et extraits

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  • Par iarsenea, le 25 décembre 2010

    Je m'appelle Méthode, cadre à la Banque populaire, disc-jockey les week-ends à la discothèque de Lando. Ma musique préférée est le country et les chansons sentimentales. Je suis tutsi, vous le savez, mais avant tout, je suis rwandais. Je vais mourir dans quelques heures, je vais mourir du sida, une maladie qui n'existait pas il y a quelques années selon le gouvernement, mais qui déjà me défaisait le sang. Je ne comprends toujours pas très bien comment la maladie fonctionne, mais disons que c'est comme un pays qui attrape tous les défauts des gens les plus malades qui le composent et que ces défauts se transforment en maladies différentes qui s'attaquent à une partie du corps ou du pays. Voilà à peu près ce que j'ai compris de la maladie, c'est une forme de folie du corps humain qui succombe morceau par morceau à toutes ses faiblesses.
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  • Par iarsenea, le 27 décembre 2010

    Au début des massacres, presque tous les Tutsis avaient eu le même réflexe. Les miliciens n'oseraient pas s'attaquer à la maison de Dieu. Par dizaines de milliers, de toutes les collines et de tous les hameaux, ils avaient couru, marché dans la nuit, rampé, et avec un grand souffle de soulagement s'étaient accroupis dans le choeur d'une église, dans l'entrée d'un presbytère ou dans une classe sur laquelle le crucifix veillait. Dieu, le dernier rempart contre l'inhumanité. En ce doux printemps, Dieu et surtout la plupart de ses pieux vicaires avaient abandonné leurs brebis. Les églises devinrent les chambres à gaz du Rwanda.
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  • Par iarsenea, le 27 décembre 2010

    Seules quelques femmes acceptaient de parler, à voix basse, les yeux plantés dans le sol et qui y restaient longtemps après qu'elles avaient terminé la description, presque clinique (car elles ne possédaient que des mots concrets), de l'assassinat de leur mari, de leurs fils. Les viols, ces femmes tellement prudes et timides, elles les décrivaient avec un luxe de détails qui donnaient le frisson, comme si elles rédigeaient leur propre autopsie. Elles évoquaient les pires mutilations et les plus perverses agressions avec un calme, une distance qui les rendaient encore plus atroces.
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  • Par iarsenea, le 27 décembre 2010

    Sur les collines, dans les petits villages, dans les lieux-dits, aux carrefours où s'organisent les marchés et les rencontres, les histoires se répétaient. Des voisins, des amis, parfois des parents étaient venus et ils avaient tué. Dans le désordre peut-être, mais efficacement. On les connaissait, on les nommait. Chaque cadavre possédait son assassin connu. Dans les petites villes et les chefs-lieux, le génocide avait été plus systématique. On avait organisé des réunions, lancé des mots d'ordre, donné des directives, tracé des plans. Si les méthodes paraissaient aussi inhumaines, si les assassins tuaient avec une telle sauvagerie, ce n'est pas qu'ils agissaient dans l'improvisation et le délire, c'est tout simplement qu'ils étaient trop pauvres pour construire des chambres à gaz.
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  • Par iarsenea, le 25 décembre 2010

    Moi je vous dis, et c'est pour cela que je veux vous parler avant de mourir, que nous serons des millions à mourir. Du sida, bien sûr, de la malaria aussi, mais surtout d'une maladie pire, contre laquelle il n'existe pas de capote ou de vaccin. Cette maladie, c'est la haine. Il y a dans ce pays des gens qui sèment la haine comme les hommes inconscients sèment avec leur sperme la mort dans le ventre des femmes qui la portent ailleurs, dans d'autres hommes et dans les enfants qu'elles conçoivent.
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Vidéo de Gil Courtemanche

Presentación de "Una muerte singular" de Sirpus, presentado en La Central del Raval, con el autor Gil de Courtemanche y Ana Zendrera, en la que el autor nos habla de su obra. (en espagnol)








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